Le cinéma d'action et les thrillers psychologiques sont toujours au goût du jour, offrant des expériences cinématographiques intenses et mémorables. Voici un aperçu de quelques films qui promettent de faire sensation.
La première bande-annonce de John Wick 4 est sortie, et Keanu Reeves reprend du service devant la caméra de Chad Stahelski. Dans cette nouvelle aventure, notre héros va tenter de vaincre la célèbre organisation criminelle, la Grande Table. Mais avant cela, pour regagner sa liberté, il va devoir affronter le Marquis de Gramont, joué par Bill Skarsgård.
Au programme, gros calibre, bagarre et course poursuite explosive entre le désert et les rues de Paris. Toujours réalisé par le papa de la franchise, Chad Stahelski, le long-métrage accueillera de nouvelles recrues. Parmi eux, Scott Adkins, Hiroyuki Sanada (récemment vu dans Bullet Train) et l’immense Donnie Yen.
D’autres visages familiers feront également leur retour, notamment Ian McShane, Laurence Fishburne, ainsi que Lance Reddick. Attendu le 22 mars 2023 dans les salles obscures françaises, John Wick 4 devrait amorcer l’issue de la franchise, avant un cinquième volet, prévu pour 2025.
Cet ultime opus devrait en effet conclure la saga à succès, John Wick ayant engrangé 587 591 242 de dollars au box-office mondial, depuis le premier film sorti en 2014. Ce dernier a d’ailleurs relancé les films d’action bourrus, tout en y apportant une mise en scène, et une photographie plus travaillées.
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Construite également comme un hommage à des longs-métrages tels que Le Bon, La Brute et Le Truand (1966), Le Cercle Rouge (1970), ou encore The Man From Nowhere (2010), la franchise John Wick catalyse plusieurs références. On peut aussi citer la trilogie de la vengeance de Park Chan-wook, ainsi que les films d’arts-martiaux, un clin d’œil au rôle de Neo, incarné par Keanu Reeves dans Matrix (1999).
Depuis l’arrivée sur grand écran de John Wick, de nombreux films d’action ont suivi. On pense à The Equalizer (2014), à Atomic Blonde (2017), ou encore plus récemment à Nobody (2021) et Bullet Train (2022).
Côté réalisation, Chad Stahelski, David Leitch, et Antoine Fuqua sont notamment les chefs de file de ce nouveau cinéma qui entre action et hommage renouvelle, depuis plusieurs années, le genre du blockbuster musclé.
Il ne faut jamais généraliser car dans le lot, il y a des films qui valent le coup d’œil comme Calibre (2018) dont nous allons parler aujourd’hui.
Ce fameux postulat de départ très simple, le voici : Deux amis qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps partent pour un week-end dont le programme est faire la fête et taquiner du gibier au fin fond des Highlands en Ecosse. L’accueil des locaux est ce qu’il est mais l’alcool coule à flot et la soirée est des plus réussies.
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Le lendemain matin aux aurores, encore un peu vaseux, ils prennent donc balles et fusils et se rendent au fin fond d’un bois à quelques kilomètres de là. Ils ne tardent pas à apercevoir un cerf et l’un d’eux le met en joue. Sauf qu’au moment où il tire, le cerf s’échappe, et la balle vient se loger en plein dans le crâne d’un enfant non loin de là qui campait avec son père. Moment de panique, le père de l’enfant accourt dans tous ses états et, ne sachant pas quoi faire, le deuxième tireur abat le père.
Complètement perdus, ne sachant pas quoi faire, ils décident d’enterrer les deux corps dès la nuit tombée en se disant que s’ils partent vite de ce trou paumé, et qu’ils sont retrouvés plus tard, personne ne fera le lien avec eux. Sauf qu’au moment de se barrer de là, les conséquences d’une histoire de fesses de la veille vont faire qu’ils vont devoir rester quelques jours de plus.
Calibre est le genre de film qui met face à face l’homme et sa conscience. Ce genre de film où, du début à la fin, on ne peut s’empêcher de se demander ce que nous aurions fait, nous, dans une telle situation et est-ce que nous serions capable de vivre avec ça toute notre vie.
Matt Palmer contourne tous les clichés les plus évidents de ce genre de scénario et va faire en sorte que les deux personnages principaux arrivent à rester crédibles tout du long. Leurs réactions complètement différentes font qu’on s’identifie automatiquement à l’un ou l’autre des protagonistes. C’est une des forces du film, c’est qu’il est crédible. Il n’en fait jamais trop, il est plein de justesse, et ne succombe à aucune fioriture.
Le réalisateur prend le temps de développer la psychologie de ses deux personnages principaux et on subit leur chute inévitable, rendant le film extrêmement prenant malgré sa relative lenteur (ça ne commence à bouger qu’à partir de 1h10). L’accent est clairement mis sur l’ambiance angoissante, avec une tension palpable de tous les instants et un côté parano qui grandit au fur et à mesure que l’étau se resserre autour des deux « héros ».
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Les dialogues sont très finement écrits et ont parfois un gros impact sur les personnages, avec des sous-entendus, des changements de tons, et parfois une lecture entre les lignes nous faisant comprendre la suspicion des locaux. Des locaux qui, une fois n’est pas coutume, sont loin des clichés des « rednecks » auxquels le cinéma américain nous a habitués. Tony Curran (Underworld 2, Red Road) en chef de file y est d’ailleurs magistral.
La mise en scène du film est volontairement froide afin de coller à l’ambiance inquiétante. Les couleurs sont délavées et le travail du directeur de la photographie Márk Györi est à saluer. L’absence de musique sur les scènes fortes crée des silences très pesants et donne parfois au film un côté très glaçant.
Calibre est un thriller / survival qui nous prouve qu’on peut accoucher d’un excellent film à partir d’un postulat de départ simple si le traitement qu’on en fait est travaillé.
Le 11 septembre 2012, un groupe de terroristes investit un camp de l'armée américaine et une agence de la CIA à Benghazi, en Libye. Des agents de sécurités stationnés non loin se portent alors à leur secours. L'histoire, digne des meilleurs films d'action, est vraie.
Cela tombe bien, Hollywood, toujours friand de ce genre d'actes de bravoure, s'est penché sur ces évènements, sous la houlette de Michael Bay, maître incontesté de blockbusters explosifs bourrés de muscles. Cela donne 13 Hours, dont la bande-annonce promet son lot d'action, de fusillades et de discours guerriers.
Le programme est connu: du muscle, de l'héroïsme et des images ultra-léchées typiques du réalisateur de la saga Transformers, Armageddon ou The Rock. La bataille de Benghazi ayant duré 13 heures comme l'indique le titre du film, le réalisateur semble s'en être donné à coeur joie niveau explosions et gros calibres.
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