Cet article explore en détail les caractéristiques des balles de mitrailleuse de 30 mm, un armement significatif utilisé par les forces armées américaines. Nous examinerons leur mécanisme, leur composition, les différents types de projectiles disponibles, ainsi que des exemples d'armes utilisant ces munitions.
Le mécanisme de ces armes est breveté au nom de James Paris Lee, inventeur du magasin détachable. Son invention concerne le mécanisme de verrouillage et d’alimentation. Le brevet n°513647 est daté du 30 Janvier 1894, et les schémas semblent représenter une cartouche de 6mm sans bourrelet. Aucun loquet de chargeur n’est visible, donc il ne s’agit pas d’un chargeur détachable, mais d’un magasin interne non amovible.
Si la méthode de verrouillage de la culasse est la même entre ce concept et la version définitive, de nombreux points de conception fondamentaux vont être modifiés entre le brevet du 30 Janvier et les essais du 1er Aout. Ce brevet de 1894 fait suite aux premiers concepts qui peuvent être étudiés au travers des brevets préalables 506319 et 506320 du 10 Octobre 1893.
En termes d’encombrement, l’arme dans sa déclinaison militaire Musket mesure 122cm et pèse 3.7kg. Un Lebel fait 0.5kg de plus.
Le système du Lee-Navy est qualifié d’action rectiligne, ce qui n’est pas tout à fait exact. Il s’apparente plutôt à un bloc tombant. Il n’y a pas de rotation de la tête de culasse actionnée par came comme sur presque tous les autres systèmes rectiligne contemporains (Schmidt-Rubin, Steyr Mannlicher, Ross, Sig-Mondragon,…). La surface de verrouillage se situe entre le puit de chargeur et la détente.
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La culasse du Lee-Navy ne peut pas être ouverte par une action sur le levier d’armement tant qu’elle est armée. Cette disposition est délibérée et sert de sécurité pour éviter que la culasse ne soit ouverte par accident via un léger coup sur le levier. Les seuls moyens de déverrouiller la culasse sont soit d’actionner le percuteur pour permettre la manipulation, soit d’utiliser un bouton sur le côté gauche du boitier. Lorsque le bouton est actionné, la culasse est propulsée dans sa position ouverte sous l’effet de la tension du ressort de percuteur.
Une des curiosités du système réside dans l’emploi d’un extracteur dit « flottant ». Celui-ci circule dans une rainure pratiquée à l’intérieur du boitier suivant le déplacement de la culasse. En pratique, à l’ouverture de la culasse, celle-ci se déplace sur presque 6cm avant que l’extracteur ne soit en butée et commence à extraire la cartouche.
Cette curieuse conception a aussi pour conséquence qu’il n’y a pas de liaison mécanique entre l’extracteur et la culasse. Quand la culasse est extraite du boitier, l’extracteur n’est pas retenu et tombe en dehors du boitier. La perte de l’extracteur est un problème récurrent du Lee-Navy. Cela sera mentionné à plusieurs reprises dans les commissions d’essai comme un défaut majeur mais restera inchangé pour la durée de vie de l’arme.
Le canon fait 710mm avec 4 rayures au pas de 165mm. Son diamètre extérieur est remarquablement fin grâce au faible diamètre de sa munition ce qui contribue au poids contenu de l’arme. Les rayures sont de types Metford, c’est-à-dire que les rayures ne sont pas clairement définies et arrondies sans distinction nette entre les creux et les sommets.
Le choix de ce type de rayures semble être motivé par un désir de diminuer les effets de la combustion à forte température de la Rifleite et l’érosion prématurée des rayures à la bouche qu’elle engendre. En pratique cela ne s’est pas vraiment efficace.
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L’étrangeté se poursuit avec la méthode de chargement du Lee-Navy. Le conditionnement réglementaire se présente sous forme de lames chargeurs de 5 cartouches. Seulement les cartouches ne doivent pas être déplacées depuis la lame vers le puit de chargeur. Malgré son apparence, la lame fonctionne comme un bloc Mannlicher, c’est-à-dire qu’elle reste avec les cartouches dans le magasin à l’insertion.
Le chargeur dispose d’une sorte d’épingle présentant deux extrémités hautes et basses retenant les cartouches en place et une extrémité à l’arrière à mi-hauteur. L’action conjuguée du boitier et de la culasse lors du chambrage de la première cartouche fait pivoter cette épingle à 90°. Cette action libère alors les 5 cartouches du chargeur et celui-ci tombe par l’ouverture dans le fond du magasin.
Il est tout à fait possible de charger le magasin individuellement cartouche par cartouche sans avoir recours à la lame. Cela est possible grâce à l’extracteur qui vient se placer au-dessus du magasin lorsque la culasse est ouverte et empêche donc la cartouche du dessus d’être éjectée sous l’action de l’élévateur.
Parmi ces munitions, on compte la munition HEI (High-explosive-incendiary) de calibre 20, 25 ou 30mm utilisées principalement dans l’armée contre des tanks, véhicules blindés, bunkers, navires de guerre etc. Ces cartouches fonctionnent à la manière des bombes incendiaires ou fougasses incendiaires utilisées lors de la Seconde Guerre Mondiale. Une charge explosive initiait le matériau inflammable contenu dans la cartouche.
Les cartouches explosives contiennent environ 1 gramme de nitrocellulose ou de tétryl contenu dans une amorce placée dans la tête du projectile ou au milieu de celui-ci.
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Il existe un très grand nombre de formes de projectiles et de type / composition de chemisage :
Certaines munitions militaires sont pourvues de projectiles en noyau en plomb nu ou d’un mélange plomb acier avec un chemisage complet TMJ en acier ou tombac (Cuivre + 5 à 20% de Zinc).
Certains projectiles, appelés projectiles traçants ou lumineux, possèdent à l’intérieur de celui-ci une charge pyrotechnique généralement à base de phosphore ou de magnésium qui produit une vive lumière lors de son inflammation.
On parle de calibre réel lorsqu’il s’agit du diamètre d’un projectile et de calibre nominal quand il s’agit de l’appellation de la munition. Le calibre nominal d’une munition d’arme de poing peut être exprimé en millimètres (exemple du 9mm Parabellum ou du 7,65mm Browning), en centième de pouce (par exemple le .45ACP avec 1 pouce = 25,4mm) ou même en millième de pouce (par exemple le .357 Magnum).
La cartouche .50 Browning est principalement utilisée par les mitrailleuses Browning M2 et M3. Ces armes automatiques, fabriquées lors de la Seconde Guerre mondiale, étaient alimentées par des bandoulières à cartouches et refroidies par air.
La M2 est transportable par quelques hommes, à condition de ne pas emporter trop de munitions. Une bandoulière métallique est utilisée pour introduire les munitions dans l’arme. En remplaçant certains éléments de la mitrailleuse, les munitions peuvent être introduites du côté gauche ou droit. Elle était et est toujours utilisée en appui d’infanterie au sein des compagnies d’armes lourdes, avec une cadence de tir de 450 à 550 coups/minute et une portée efficace de 1830 mètres. Le chargeur de la M2 contient 150 cartouches en bande panachée.
Au fil du temps, différents types de balles ont été développés pour la .50 Browning, adaptées à des usages spécifiques :
Il est crucial de ne pas manipuler des munitions dont on ignore la composition et l'état. Si vous trouvez une munition suspecte, il est impératif de contacter les forces de l'ordre pour qu'elles puissent intervenir en toute sécurité.
| Caractéristique | Dimension |
|---|---|
| Diamètre de la balle | 12,95 mm |
| Diamètre de l’étui au collet | 14,08 mm |
| Diamètre de l’étui à la base | 20,28 mm |
| Diamètre de l’étui au culot | 20,35 mm |
| Longueur de l’étui | 99 mm |
| Longueur totale | 138 mm |
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