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La baïonnette est une arme blanche conçue pour s'adapter au canon d'un fusil ou d'une arme similaire et destinée au combat rapproché.

Peu courante est la baïonnette Chassepot de production d’urgence des années 1867/1868 sous traitée à l’industrie privée car dans la perspective de la guerre qui venait avec la Prusse et qui éclatera en 1870.

Les arsenaux d’état étaient débordés, et on a dû sous-traiter. Un des contractants, la firme Cahen Lyon, a sous-sous-traité sa commande en Allemagne.

Notre exemplaire est en excellent état : lame, poignée, bouton-poussoir, fourreau (qui a juste perdu un peu de son bronzage, mais c’est bien celui d’origine), fourreau sans coup ni bosse. Tout est complet, fonctionnel et en excellent état.

Le dos est muet comme toujours sur cette série étrangère, mais le logo au chevalier est bien visible. Arme et fourreau sont aux mêmes numéros sur notre exemplaire, ce qui est très difficile à trouver sur ces exemplaires déjà peu courants.

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Marquages et Fabricants

J'ai constaté l'existence de Chassepots ne présentant pas de marquages de manufacture sur le boitier de culasse, les autres marquages semblant tous être présents. En cherchant sur le net, j'ai trouvé diverses interprétations : fusils rebutés, pièces utilisées dans des associations de tir, marquages effacés après la guerre franco-prussienne... Mais qu'en est-il réellement?

Si je me souviens bien, les fusils Chassepots sans marquage de manufacture doivent dater de l'année 1868 voire 69.

Il ne s'agirait donc pas d'armes rebutées, ni de sociétés de tir mais plutôt d'un loupé (volontaire?) au niveau de la réalisation d'après ce que vous dites. Problématique rencontrée essentiellement sur des fusils fabriqués en 1868-1869. J'ai également l'impression que les sources concernant ces pièces ne sont pas nombreuses.

Selon Luc Guillou (GA n°450), ce serait durant la courte période succédant à la chute de l'empire que ces boitiers sans marquages Manufacture Impériale auraient été faits sur décision du Gouvernement de la Défense Nationale. En 1871 la fabrication reprend avec le marquage ME (Manufacture d'Etat).

Chassepots fabriqués par Cohen à Lyon ou sous licence donc pas de marquage de manufacture.

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Tous les Chassepots fabriqués et sous-traités par Cahen Lyon sont parfaitement marqués de Cahen, du modèle, et du sous traitant. Puaud/Méry montrent 7 exemples de marquages Cahen différents en page 85 de leur livre sur les armes de la Défense Nationale. Curieusement ils ne parlent absolument pas des boitiers vierges. Faute de mieux et de mieux documenté, je considère toujours que ce seraient des armes fabriquées en 68 et peut-être 69 quand les cadences de production se sont accélérées.

Ces Chassepots ont pu être fabriqués en 1870 en pleine guerre alors que l'Armée manquait cruellement de fusils après les revers subis dans l'Est. Les procédés de fabrication étaient simplifiés et de ce fait les marquages des fabricants devenaient superflus. Il en avait été déjà de même pour certaines séries d'armes pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

Tout d'abord ce n'est pas Cohen mais Cahen-Lyon, sa société n'était pas à Lyon mais à Paris et enfin il ne fabriquait pas mais avait un contrat avec le gouvernement impérial pour fournir des fusils Mle 1866 à charge à lui de trouver des fabricants à l'étranger.

Il y a donc plusieurs théories :

  • Soit une production d'après guerre 1870 lors d'une courte période.
  • Soit une production dans les années 1868 et 1869 lors d'une augmentation de la production.
Si l'on considère la première théorie en prenant en compte la seconde sur les années, cela voudrait dire que ce sont des pièces de stocks qui ont été utilisées pour être montées (uniquement des années 1868-69) sur des boitiers vierges.

Caractéristiques et Identification

Bien qu’il soit assez ancien, le M-1866 se retrouve assez facilement en bourses aux armes, ou sur certains sites de vente. Il remplace à la fois la baïonnette à douille et le glaive des troupes à pied M-1831 vulgairement appelé « coupe-choux ».

Lire aussi: En savoir plus sur la baïonnette du Berthier

Afin de mieux faire comprendre au soldat, que désormais la baïonnette fait partie intégrante de l’armement et non de l’équipement, il est décidé d’adapter en manufacture chaque baïonnette à un fusil précis.

Toutes les baïonnettes possèdent un matricule situé à gauche qui se compose d’une lettre de préfixe (indiquant l’arsenal de la combinaison fusil / baïonnette) et d’un nombre de 1 à 99 999.

Les lettres de A à E, en combinaison AB, AC, AD, AE, BC sont réservées aux fusils fabriqués à Châttelerault, de D à E à Mutzig, de F à Q, en combinaison FG, FH, FJ à Saint-Etienne sauf I et O, de R à T, en combinaison RS, RT, ST à Tulle.

Les lettres U ou V suivi du matricule, très rarement inscrites sur le fourreau, indiquent que celui-ci est d’importation. En effet, après la fermeture de la manufacture de Mutzig, celles de Tulle, St Étienne et Châtellerault ne pouvant satisfaire à la demande, la firme Cahen-Lyon fut mandaté par l’état pour importer ces armes de l’étranger.

La lame de type (yatagan), à un tranchant et contre-tranchant et pan creux de 430 mm de long sur chaque face convient parfaitement pour les travaux de bivouac.

« Yataghan » est dérivé du mot turc pour « celui qui se couche » pour décrire le profil de la lame à double courbe de descente. La double courbe ajoute de la résistance et de la rigidité, tout en gardant la poignée et le point d’alignement pour une efficacité de poussée.

tags: #baïonnette #Chassepot #fabricants #et #marquages

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