Envie de participer ?
Bandeau

L'histoire de la résistance est tissée de courage, de sacrifice et d'un engagement indéfectible envers la liberté. Des figures emblématiques aux héros méconnus, leur lutte continue d'inspirer les générations futures.

Magda et la Résistance Lituanienne

Magda est une enfant débrouillarde, fascinée par les histoires d’Indiens que lui racontait son père. Mais sa vie bascule le jour où elle assiste, impuissante, à l’arrestation de ses parents, de son petit frère et de sa petite sœur par l’armée soviétique. Seule et désemparée, Magda est recueillie par son ancien maître d’école, devenu l’un des chefs de la résistance lituanienne. À ses côtés, elle découvre le quotidien de ces hommes et ces femmes engagées dans la lutte pour la libération de leur pays. Richement documentée, cette bande dessinée nous transporte au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans une Lituanie occupée par l’armée soviétique.

L'Affiche Rouge et le Groupe Manouchian

À la veille de l'exécution de 22 résistants communistes, plus de 15 000 affiches rouges sont placardées en France. Le 21 février 1944, 22 membres du "groupe Manouchian" sont condamnés à mort puis fusillés au fort du Mont-Valérien, à l'exception de la seule femme de ce mouvement de résistance, Olga Bancic. Elle est guillotinée quelques mois plus tard, conformément au manuel du droit criminel de la Wehrmacht qui interdit alors de fusiller les femmes. Arsène Tchakarian, mort le 4 août 2018 à l'âge de 101 ans, était le dernier membre encore en vie de ce mouvement de résistance.

L'affiche rouge placardée à Paris et à Lyon, censée justifier les exécutions, n'aura pas l'effet escompté : elle devient un emblème de la Résistance et les membres du "groupe Manouchian" sont vus en martyrs.

Hommage Poétique

Louis Aragon composera en 1955 le poème "Strophes pour se souvenir", dans lequel il leur rend hommage :

Lire aussi: Idées d'activités manuelles pour enfants avec un pistolet à colle.

"Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant"

Aragon s'inspire alors de la dernière lettre que Missak Manouchian, le leader du mouvement de résistance, adresse à sa femme et qu'il écrit le jour de son exécution :

"Je meurs à deux doigts de la victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand. (...) Bonheur ! à tous ! J’ai un regret profond de ne pas t’avoir rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et avoir un enfant pour mon honneur et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse."

Aragon n'est pas le seul à dédier un poème à la mémoire du "groupe Manouchian", c'est également le cas de Paul Eluard, qui consacre son poème "Légion" "à la mémoire de vingt-trois terroristes étrangers torturés et fusillés à Paris par les Allemands" :

"C'est que des étrangers comme on les nomme encore
Croyaient à la justice ici bas et concrète
Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables
Ces étrangers savaient quelle était leur patrie"

Lire aussi: Chasse sur Wii : Guide Complet

Si dans son poème Aragon compose ce vers "Nul ne semblait vous voir Français de préférence" et si Eluard qualifie "d'étrangers" les membres du "groupe Manouchian" c'est parce qu'il s'agit d'une antenne des Francs-tireurs et partisans - main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), une unité de résistance communiste composée pour l'essentiel d'étrangers et d'apatrides.

Le Rôle des FTP-MOI

Constitué d'immigrés italiens, polonais, espagnols ou encore arméniens (c'est le cas de Missak Manouchian), ce réseau de résistance effectue de nombreuses actions coups de poings contre le régime de Vichy. Parmi celles-ci, le "groupe Manouchian" s'était notamment illustré en parvenant à abattre, le 28 septembre 1943, le SS Standartenführer Julius Ritter, responsable de la mobilisation de la main-d’œuvre du Service de Travail Obligatoire en France. Un des membres du groupe responsable de l'attentat, Marcel Rayman, était alors filé par la police française depuis plus de deux mois. Ils parvinrent ainsi à arrêter 23 des membres du "groupe Manouchian" en novembre 1943.

Claude Lévy, membre de la 35ème brigade des FTP-MOI de Toulouse, se rappelait alors de l'affiche rouge : "Historiquement, il a été montré que les Allemands n'ont pas pu aller plus loin dans la politique de répression justement parce qu'il a été démontré que ça n'arrêterait pas le processus de lutte armée, au contraire. (...) Nous étions pour beaucoup d'entre nous d'abord des réfugiés géographiques, souvent, et ensuite nous étions totalement démunis, puisque nous n'avions pas de moyens de subsistance. Nous étions souvent illégaux malgré nous, et nous étions très souvent sans famille, avec des familles internées ou dispersées. Et c'est là où j'avais pris l'exemple des jeunes du groupe Manouchian, fusillés, et qui dans leurs dernières lettres ne pouvaient pas écrire à leurs parents (...). Je crois qu'une lettre particulièrement émouvante commence par "Madame, si mes parents reviennent vous leur remettrez cette chemise et cette lettre...". Quelques autres étrangers du groupe, même espagnols, écrivent à leur femme ou leur mère. Tandis que les petits juifs de cette époque-là, déjà à 50 %, n'avaient plus de nouvelles de leurs familles..."

Missak Manouchian: Poète et Résistant

Missak Manouchian était, lui aussi, un poète. Dans "Le Miroir et moi", il composait ainsi :

"Me battant contre la mort, vivre étant le seul problème…
Quel guetteur têtu je fus des lueurs et des mirages !"

Lire aussi: L'histoire des jeux vidéo

Gaston Couté: Un Esprit de Résistance

Cette chanson est un véritable programme de vie et de résistance ! Magnifique fin qui promeut le défaitisme révolutionnaire, car comme le disait Karl Liebknecht, en août 1914, ce qui lui valut la prison : « L’ennemi principal est dans ton propre pays, c’est ta propre bourgeoisie ! « Et s’ils s’obstinent ces cannibales/A faire de nous des héros/Ils sauront bientôt que nos balles/Sont pour nos propres généraux.

Allez donc vous promenez dans les chansons de Gaston Couté, une soirée ne sera pas de trop… accompagné, pourquoi pas, d’une bouteille de vin de Loire que Gaston affectionnait tant ! « L’exquise douceur de la Loire/Et la bonté des vins nouveaux.

En route ! Allons les gâs ! Où nous enterrerons les dieux. Arrêtent les pas de l’amour ! L’épi blond, le raisin vermeil ! Ah ! Hélas ! Tuez !

tags: #avec #nos #fusils #et #nos #coeurs

Post popolari: