La 43ème fête annuelle de l’Avante, journal hebdomadaire, organe central du Parti communiste portugais s’est déroulée les 6, 7 et 8 septembre 2019 à Quinta da Atalaia. Le succès a été considérable aussi bien en termes de participation populaire, de contenu culturel et d’événement politique.
L'histoire du festival "Avante! Festival, qui porte le nom du journal officiel du Parti communiste portugais, remonte à 1976 et constitue depuis lors un grand événement culturel et politique qui attire des jeunes hommes et femmes de tout le Portugal ainsi que des délégations internationales de partis communistes du monde entier.
La fête est celle du journal Avante ! qui est l’organe central du Parti communiste portugais. Plus de 100 000 personnes s’y retrouvent.
Une nouvelle fois, cette fête sera une manifestation politique, culturelle, et solidaire extraordinaire, mise en œuvre grâce aux milliers de militants communistes et à la participation bénévole de nombreux amis du PCP et de la Fête. Jusqu’à l’ouverture, ils ne ménageront pas leurs efforts pour diffuser l´EP [Entrada permanente - billet d’entrée] et achever la construction de la Fête.
La fête de l’Avante, organisée tous les ans par le Parti communiste portugais, est toujours un moment décisif pour le communisme au niveau européen et même mondial. C’est plus loin, au sud de Lisbonne, et c’est la fête du journal du Parti communiste portugais. Nous y sommes allés, comme ça, pour voir.
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Rita, militante du PCP m’explique que le terrain de la fête appartient au PCP, et qu’en dehors de la fête, le reste de l’année le terrain est utilisé. « Il y a un espace où se déroulent les écoles du parti », me dit-elle. « La fête est un tout, entre montage, démontage, gestion de la fête. Tous les stands sont montés par les militants et amis du PCP, la préparation dure environ quatre mois. Elle ajoute : « C’est le plus grand événement communiste du Portugal, l’occasion de resserrer les liens et de se retrouver dans la joie et la fraternité. Une fête politique avec des débats, de la musique, des sports, de la culture, du théâtre, de la science, de la gastronomie, etc. ouverte à toutes et tous, aux travailleurs, aux familles et enfants (avec un véritable espace dédié), aux jeunes aux anciens, et qui se partage.
Difficile de résumer la grande diversité des concerts qui ont eu lieu pendant la fête, que ce soit sur la scène de la Paix, petite scène avec une belle ambiance, ou l’auditorium du 1er mai au bord de l’eau, ou bien sûr à la grande scène, espace central de la fête où tout le monde peut profiter du spectacle. Fado, ska-punk, rock, classique, rap, hip-hop, R&B, jazz, etc… Vous en avez pour tous les goûts !
Hier, la Direction générale de la santé (DGS) a dévoilé la liste des restrictions sanitaires et donc validé la tenue de la Fête de l’Humanité portugaise, organisée à chaque rentrée par le Parti communiste depuis 1976. Sa grande sœur à Paris est, elle, annulée à cause des contraintes liées au Covid-19.
Mais, en tant que manifestation politique, la Festa do Avante ne peut être interdite par la Constitution portugaise. Elle aura donc lieu, souligne le journal, “malgré les critiques des milieux politiques les plus divers”, qui craignent qu’elle ne se transforme en foyer de contamination.
Après avoir passé en revue les nombreuses restrictions sanitaires, le Correio da Manhã, premier quotidien du pays, annonce en manchette une “Avante sans alcool le soir”, puisque la vente y sera interdite après 20 heures. L’accès à l’enceinte de la Quinta da Atalaia sera également limité à 16 500 personnes (la moitié de ce qu’avait prévu le PCP), contre 100 000 d’habitude. Et tous les “festivaliers” devront porter le masque et assister sur des places assises aux concerts, aux projections de film ou encore aux débats politiques.
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A un mois des élections législatives du 6 octobre, les actions des différents candidats se multiplient. Elles ne bénéficient pas du même niveau de couverture dans les médias, qui valorisent et mettent en avant certains partis (PS, PSD, CDS e BE) et en dévalorisent d´autres, voire les réduisent au silence.
C´est aussi dans ce contexte que le PCP, en incluant les divers aspects de son intervention, poursuit son action de renforcement et de dynamisation de la lutte de masse des travailleurs, dans les entreprises et tous les lieux de travail, pour la défense de leurs revendications concrètes et pour celles des populations, notamment la défense des services publics et des fonctions sociales de l´Etat.
Le secrétaire général du Parti, Jeronimo de Sousa a notamment affirmé, dans son discours lors du meeting politique, que « le Parti socialiste [au pouvoir depuis 4 ans] n’avait pas changé de nature ». « Personne ne doit être dupe. Le PS n’a pas abandonné ses options de fond ».
« L’expérience historique du PCP, avec la configuration de son identité communiste propre, de même que son expérience du mouvement communiste et révolutionnaire international, montrent comme caractéristiques importantes d’un parti communiste : sa nature de classe, le marxisme-léninisme comme base théorique ; le projet d’une société socialiste et communiste ; une profonde démocratie interne ; une unique orientation générale et une unique direction centrale basées sur le développement créateur du centralisme démocratique ; une intervention permanente orientée vers la classe ouvrière et vers les masses ; le patriotisme et l’internationalisme.
« Avec l’intégration du Portugal à la Communauté économique européenne en janvier 1986, de nouveaux problèmes se sont posés au pays : les multinationales ont renforcé leur domination sur l’économie nationale, le processus de désindustrialisation s’est intensifié, la production agricole a chuté brusquement et le secteur de la pêche a presque disparu.
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« Dans la CEE/ Union européenne, avec de graves conséquences pour notre pays et contre la volonté manifeste des peuples, le traité de Maastricht a signifié un nouvel assaut dans l’approfondissement de la domination impérialiste des multinationales avec l’imposition de l’Union économique et monétaire, dont les conséquences s’aggraveront quelque temps après la mise en place de l’euro ; la logique de l’UE comme bloc politico-militaire s’est institutionnalisée. D’importantes parts de la souveraineté nationale ont été transférées aux institutions de l’Union européenne.
Le PCP a alerté et mis en garde à propos des graves conséquences qu’une monnaie unique amènerait pour un pays périphérique et de plus en plus dépendant, du point de vue économique, dans le contexte européen.
Le militantisme dans les organisations qui professent cette idéologie est souvent compris comme une étape de jeunesse - ou une « histoire de fous », pour reprendre le sous-titre d’un ouvrage sur le maoïsme en France - précédant une intégration ultérieure dans les élites politiques, économiques ou intellectuelles.
Cet article se propose d’étudier le cas portugais et de montrer comment ce champ politique s’est structuré dans la dernière décennie de l’Estado Novo, c’est-à-dire entre 1964, année de l’apparition de la première organisation pro-chinoise, et le 25 avril 1974, date à laquelle un mouvement d’officiers de rang moyen, las d’une guerre coloniale interminable, a décidé de mettre fin au régime et de laisser place à ce qui allait devenir l’amorce d’un intense processus révolutionnaire.
À cette époque, le maoïsme avait acquis des caractéristiques largement déterminées par le contexte du pays : dirigé par une dictature et menant une guerre en Afrique pour maintenir l’empire.
La réception des postulats de Mao et de l’expérience chinoise s’est déroulée en deux moments successifs.
Fondé en 1921, le Parti Communiste Portugais (PCP) a été le pilier de la résistance à la dictature de l’Estado Novo, notamment après la « réorganisation » du début des années 1940 et l’ascension d’Álvaro Cunhal (1913 - 2005).
Les critiques de Francisco Martins Rodrigues à l’égard du PCP s’articulent autour de trois axes.
D’importantes parts de la souveraineté nationale ont été transférées aux institutions de l’Union européenne.
Le PCF était lui aussi présent dans la fête. On en parle avec Charlotte Balavoine, responsable pour le parti des enjeux européens et de la campagne de solidarité avec Cuba. « C’est la dixième année que le PCF tient un stand à la Festa do Avante, et c’est important pour nous d’être ici. Nous avons une longue histoire de lutte commune entre les camarades portugais et français, nos deux pays, nos deux peuples, contre la dictature, le fascisme. Ces dernières années les liens entre le PCP et le PCF se sont renforcés. Des échanges sur le stand avec des Français vivant au Portugal, des personnes qui ont vécu en France et qui sont revenues au Portugal, etc.
Charlotte souligne que « notre parti a décidé d’être plus présent au niveau européen dans les différents moments, fêtes, et manifestations.