Cet article examine les circonstances entourant l'attentat de Nice, l'intervention de la police et l'usage des armes à feu.
Quelques heures après l'attaque qui a fait au moins 84 morts et une cinquantaine de blessés en urgence absolue jeudi soir à Nice, Manuel Valls a annoncé trois jours de deuil national à compter de samedi. Vers 22h45 jeudi soir, alors que le feu d'artifice du 14 juillet venait de se terminer à Nice, un camion blanc a foncé dans la foule.
Sur une distance de deux kilomètres, il a fauché toutes les personnes se trouvant sur son chemin. Le bilan de l'attaque s'établissait, vendredi vers 17h, à 84 morts dont dix enfants et adolescents, 52 blessés en "urgence absolue", dont 25 en réanimation, a annoncé le procureur de la République de Paris François Molins. Parmi les victimes, un haut responsable de la police aux frontières.
Dans la nuit, François Hollande a réagi, annonçant la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence, et la mobilisation de la réserve opérationnelle. Vendredi matin, le Président a annoncé, par l'intermédiaire de Manuel Valls, que les journées de samedi, dimanche et lundi étaient décrétées jours de deuil national.
Le conducteur du camion a été formellement identifié. Il s'agit d'un Niçois de nationalité tunisienne de 31 ans, dont les papiers ont été retrouvés dans la voiture, ainsi que des armes factices. Il ne faisait plus l'objet du moindre suivi de la part des autorités judiciaires ce vendredi et était totalement inconnu des services de renseignement. Une perquisition a eu lieu à son domicile vendredi matin et son ex-femme a été mise en garde à vue, selon France Info.
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Un numéro d'urgence a été mis en place pour les proches des victimes et ceux qui sont encore à la recherche d'amis ou de membres de leur famille. De nombreux étrangers figurent parmi la liste des victimes : trois Allemandes dont deux lycéennes, deux Américains, deux Suisses, une Russe, une Arménienne, un Ukrainien, trois Tunisiens, une Marocaine auraient perdu la vie ce jeudi soir.
Le Conseil s'était réuni ce vendredi matin auquel avaient assisté le garde des Sceaux, le ministre de la Défense, le chef d'état-major des armées, le ministre de l'Intérieur par visioconférence depuis Nice et les principaux responsables du renseignement.
Le Président brésilien par intérim, Michel Temer réunira en urgence ses ministres de la Justice et de la Défense ainsi que le responsable du renseignement ce vendredi à 19h (16h locales) afin de renforcer la sécurité des Jeux de Rio qui auront lieu du 5 au 21 août. "Nous sommes en train de revoir et d'amplifier nos contrôles, même si ça représente une gêne de plus pour ceux qui vont participer ou assister aux jeux olympiques, mais c'est nécessaire au nom de la sécurité de tous", a déclaré Michel Temer.
L'enquête a été ouverte pour des chefs d'assassinats et tentatives d'assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ; de tentatives d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en bande organisée, en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroristes en vue de préparer des crimes d'atteinte aux personnes, dont l'association de malfaiteurs terroristes criminels.
Selon France Info, l'ex-femme du chauffeur du camion serait en garde à vue ce vendredi. Elle se serait présentée spontanément au commissariat niçois. Les forces de l'ordre ont perquisitionné le domicile du chauffeur et de son ancienne épouse, cherchant à établir les motivations et s'il a bénéficié, ou non, de l'aide d'un complice.
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Interpol a annoncé qu'elle envoyait une équipe de spécialistes, notamment des experts en identification de victimes étrangères sur place pour aider à l'enquête.
Le chef de l'Etat a fait état d'"une cinquantaine de personnes en urgence absolue, entre la vie et la mort". Le Président a souligné d'un ton grave "le courage, l'engagement" des forces de l'ordre qui "ont agi pour que le tueur soit tué et ainsi arrêter le carnage".
Manuel Valls a rappelé les mesures annoncées par François Hollande. Il a également annoncé que le président de la République a décidé de déclarer trois jours de deuil national, les 16, 17 et 18 juillet, en hommage aux victimes. Les drapeaux seront en berne dès ce vendredi.
"La France doit rester unie autour de l'esprit du 14 juillet", a par ailleurs déclaré Manuel Valls, avant de partir pour Nice. "La France ne cèdera pas à la menace. Nous avons changé d'époque, et la France devra vivre avec le terrorisme. Mais nous devons faire bloc, être solidaires" (Manuel Valls).
Le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sera présenté mardi en conseil des ministres, puis mercredi et jeudi au Parlement.
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Aujourd'hui directeur général de la Gendarmerie nationale, le général Hubert Bonneau était chef du GIGN au moment des attentats de 2015. Suite à ces événements tragiques, la doctrine de sécurité a évolué avec notamment la mise en œuvre d'un schéma national d'intervention. Au lendemain des attentats de janvier et novembre 2015, le ministère de l’Intérieur a entamé une réflexion afin d’être encore plus efficace en matière de contre-terrorisme. La Gendarmerie nationale et plus particulièrement le Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) ont naturellement été associés aux réflexions de fond. Notre réflexion a ainsi été guidée par plusieurs enseignements tirés de ces attentats. D’abord, le rôle déterminant des primo-intervenants a été constaté.
Premiers sur les lieux d’une attaque, ils sont en capacité de figer la situation dans l’attente des renforts des unités d’intervention spécialisée. Leur action permet ainsi de déstabiliser et de « fixer » les assaillants afin qu’ils se retranchent sans faire davantage de victimes. Cette réflexion, menée par l’ensemble des directions du ministère de l’Intérieur, a conduit à la mise en œuvre d’un schéma national d’intervention commun à toutes les forces. Un des premiers enseignements tiré de cette crise est l’importance de la coordination entre les différentes unités, police comme gendarmerie, à tous les niveaux. Véritable facteur de réussite, cette coopération est devenue essentielle pour maximiser notre réactivité et notre efficacité face à des terroristes désormais capables d’agir en tous lieux.
Si cette collaboration n’est pas nouvelle - sur le terrain, les unités Gendarmerie nationale et Police nationale ont l’habitude de travailler ensemble lorsque nécessaire, tout comme le RAID, la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) et le GIGN qui réalisaient déjà des exercices communs avant 2015 pour renforcer leur interopérabilité - la plus-value de ce travail coordonné entre les différents acteurs mobilisés s’est parfaitement illustrée lors de la traque des frères Kouachi, en janvier 2015. Lors des opérations de ratissage, le GIGN, la BRI et le Raid ont ainsi travaillé côte à côte pour localiser les terroristes.
À travers le partage de renseignements et la mise en place de lignes d’interception, dans le cadre du plan Épervier, la Gendarmerie nationale et la Police nationale ont fait preuve d’une grande complémentarité, en s’appuyant sur les unités territoriales, gendarmes départementaux en tête pour ce qui concerne la Gendarmerie nationale. Jusqu’à 710 gendarmes ont ainsi été mobilisés pour boucler la zone et sécuriser l’intervention du GIGN à Dammartin-en-Goële, avec l’appui constant des services de la Police nationale dans la traque. Cette mobilisation de l’ensemble des forces de sécurité intérieure, de l’échelon territorial au plus haut niveau de commandement, a permis de tenir dans la durée et de resserrer l’étau autour des terroristes.
La coordination entre la police et la gendarmerie s’est une nouvelle fois illustrée lors de l’assaut final. Le GIGN, le Raid et la BRI se sont coordonnés, notamment grâce à la présence d’officiers de liaison au sein des structures de commandement, afin d’intervenir simultanément à l’Hypercacher, porte de Vincennes, et à l’imprimerie de Dammartin-en-Goële.
L’autre enseignement majeur de ces attentats est le rôle déterminant des primo-intervenants. Au Bataclan comme à Dammartin-en-Goële, l’intervention de policiers et de gendarmes n’appartenant pas aux unités d’intervention spécialisée, mais présents rapidement sur place, a permis de figer la situation.
Au Bataclan, c’est un policier de la BAC 75 Police nationale qui est intervenu le premier, abattant l’un des terroristes et obligeant les assaillants à stopper la tuerie. Ce sont aussi deux gendarmes départementaux de la Brigade territoriale autonome (BTA) de Dammartin-en-Goële qui arrivent les premiers à l’imprimerie. Les frères Kouachi sont alors contraints de se réfugier dans le bâtiment après un échange de coups de feu avec les militaires. La négociation sera ensuite reprise par le GIGN, nouvelle illustration de la subsidiarité opérationnelle à l’œuvre au sein de la gendarmerie - du primo-intervenant aux spécialistes de l’anti-terrorisme et de l’intervention.
Enfin, les zones de compétence, structurantes au quotidien, ne doivent pas être un frein à la bonne conduite des opérations par des contraintes inutiles alors que le temps est un facteur clé fasse aux terroristes. L’antenne GIGN d’Orange a été immédiatement engagée et mise au service du direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) 06 qui disposait déjà du RAID déployé.
Bien des évolutions ont marqué notre doctrine d’intervention depuis 2015. En 2016, le schéma national d'intervention est venu considérablement renforcer notre dispositif et notre organisation de la réponse face aux attaques terroristes. Presque 10 ans après, il reste pleinement pertinent et d’actualité. C’est un cadre adapté, indéniablement. Mais agir dans ce cadre impose une réflexion, des entraînements et des formations au quotidien. Ainsi, alors que la menace terroriste persiste, nous sommes aujourd’hui mieux préparés, mieux équipés, et nous avons continué à revoir notre organisation pour plus d’efficacité.
Dans le même temps, la coopération entre les forces de sécurité intérieure a encore été renforcée. Lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le GIGN, le Raid et la BRI ont pour la première fois élaboré une stratégie commune, particulièrement lors de la cérémonie d’ouverture (avec un poste de commandement unifié, des officiers de liaison, des zones de compétence abandonnées, etc.) afin de sécuriser cette cérémonie en plein air.
L’intervention intermédiaire a ainsi été renforcée avec la création, en 2016, des 150 pelotons de surveillance et d’intervention (PSIG) Sabre, déployés de manière stratégique sur tout le territoire, en complémentarité avec les implantations des autres unités spécialisées. L’objectif est d’être en capacité de se projeter rapidement en cas d’attaque terroriste. Les militaires appartenant à ces unités (6000 personnels répartis dans 375 unités, dont 150 PSIG Sabre) ont bénéficié d’une montée en compétence, grâce à un effort de formation et de moyens (armement, protection balistique).
La gendarmerie a également poursuivi son adaptation constante à la menace en faisant évoluer son unité d’intervention spécialisée, le GIGN. En 2021, la réforme de l’unité, dite GIGN 3.0, s’est notamment traduite par l’intégration des quatorze antennes GIGN de métropole et d’Outre-mer, désormais directement placées sous le commandant du GIGN central.
Aux anciens PI2G (pelotons d’intervention 2e génération) et GPI (groupes de pelotons d’intervention), rebaptisés antennes GIGN, sont venues s’ajouter cinq nouvelles unités, créées en 2016 (Nantes, Reims, Tours, Mayotte) et en 2021 (Caen). Aujourd’hui, les antennes bénéficient d’une doctrine d’emploi uniformisée ainsi que de formations et d’équipements qui leur sont propres. Le GIGN compte ainsi désormais plus de 1000 personnels à son effectif, sur le territoire métropolitain comme en Outre-mer, et même à l’étranger.
Force armée de couverture des territoires, la gendarmerie s’appuie sur l’ensemble de ses unités, des brigades territoriales jusqu’au GIGN, pour détecter les signaux faibles et les radicalités montantes, en collaboration avec les services de renseignement. La gendarmerie prend toute sa part, au profit de la DGSI, en récoltant des informations, en suivant des individus radicalisés, ou encore en participant aux instances locales et nationales (Unité de coordination de la lutte anti-terroriste - UCLAT, Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation - CIPDR).
Toutes ces évolutions ont permis de renforcer nos capacités et notre robustesse. Mais la menace demeure élevée et nous oblige à nous adapter en permanence aux modes d’actions des terroristes, afin d’être prêts à agir en toutes circonstances.
Ce mercredi 7 septembre à Nice, un policier a tué le conducteur d'un véhicule qui refusait d'obtempérer. L'homme aurait foncé à deux reprises sur les policiers. Hier, mercredi, aux alentours de 16h30, un policier a mortellement touché un homme au volant d'un véhicule en bas de l'avenue Henri Matisse. Ce dernier conduisait sans permis au volant d'un véhicule volé selon des sources policières.
Rapidement, sur les réseaux sociaux, des vidéos de témoins apparaissent. Bloqué par la voiture de police, l'homme fait marche arrière, puis s'arrête. Le conducteur du véhicule est décédé. Le passager, interpellé a été placé en garde à vue. L'auteur du coup de feu est un policier adjoint de 23 ans. Le procureur de la République de Nice a saisi l'IGPN pour enquêter sur ce tir. Dans une affaire comme celle-là, c'est l'ensemble de l'action qui doit être analysée. Ce qui s'est passé avant, dans l'environnement.
"Les collègues ont contrôlé cette personne qui a refusé de s'arrêter bien évidemment puisqu'en France, aujourd'hui, lorsque des policiers donnent des injonctions de s'arrêter, bon nombre de personnes refusent le contrôle et vont foncer délibérément sur les policiers. Je vous rappelle qu'un véhicule, c'est une arme par destination. Impossible cependant à ce stade de connaître les circonstances précises du contrôle et du tir.
Depuis le début de l'année, d'après un décompte effectué par nos confrères de France Info, il y a eu neuf morts suite à des tirs de policier lors de refus d'obtempérer. Un chiffre en nette augmentation comparé aux années précédentes. La loi autorise policiers, gendarmes, militaires a faire usage de leur arme pour sauver leur vie ou celle d'autrui, seulement en cas d'absolue nécessité et de manière proportionnée.
Dans une autre affaire, la thèse d’un tir « accidentel » qui a coûté la vie d’un homme de 22 ans, mercredi lors d’une opération de police à Nice, ne peut pas être « contredite » par « les investigations menées […] à ce jour », explique ce vendredi le procureur de la République. En conséquence, le policier auteur du coup de feu, qui avait été placé en garde à vue pour « homicide volontaire », a été finalement mis examen pour « homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence », annonce aussi Xavier Bonhomme.
Une information judiciaire est ouverte du même chef. Le fonctionnaire a été laissé libre et placé « sous contrôle judiciaire strict », conformément aux réquisitions du parquet.« Les investigations menées notamment les exploitations vidéo de la scène des faits, les auditions de témoins, le recueil de données techniques sur l’arme utilisée, ne permettent pas à ce jour de contredire la thèse accidentelle avancée par le mis en cause », détaille ainsi le magistrat.
Les faits sont survenus à l’occasion d’une opération de police visant à arrêter plusieurs personnes en lien avec l’homicide de d’Ermelindo Goncalves Fontes, un jeune homme de 24 ans abattu la nuit de Noël dans un quartier du nord de Nice. « Un tir accidentel lié aux circonstances de l’interpellation » selon ce qu’a affirmé le policier mis en cause devant les enquêteurs, a alors atteint la tête de l’un des individus.
Une autopsie réalisée jeudi vient confirmer que sa mort était « consécutive à un tir d’une arme à feu l’ayant atteint au niveau de l’arrière du lobe inférieur de l’oreille droite », note le parquet de Nice.
Les faits se sont produits ce samedi 20 décembre peu avant midi, sur le cours Napoléon, artère très fréquentée du centre-ville d’Ajaccio. Un homme armé d’un couteau circulait à pied et menaçait des passants. Selon le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, les policiers ont d’abord tenté de maîtriser l’individu à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique, sans succès. Face à l’échec de cette tentative, l’un des policiers a fait usage de son arme de service à plusieurs reprises.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’homme avançant rapidement sur le cours Napoléon, tandis que des policiers le mettent en joue. Plusieurs témoins ont relaté une scène de confrontation directe avec l'homme armé. Sur RTL, ce dernier a raconté avoir vu l’assaillant se diriger vers les passants malgré les sommations policières. Un témoignage corroboré par celui d’Anthony Bezard, propriétaire d’une pâtisserie du cours Napoléon, entendu par l’AFP. "Je vois un monsieur avec un couteau qui me passe au-dessus de la tête (…) et en allant là-bas, il y a un monsieur qui l’a pris à coups de chaise.
Une enquête pour "homicide volontaire aggravé" a été ouverte à l’encontre du policier auteur des coups de feu, conformément à la procédure en cas d’usage de l’arme par les forces de l’ordre. Une seconde enquête pour "tentative d’homicide aggravé" vise l’assaillant. Le parquet a écarté la piste terroriste.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme, de nationalité sénégalaise et titulaire d’un visa étudiant, aurait entamé une déambulation à trottinette depuis la rocade avant de rejoindre le cours Napoléon. Il aurait eu une première altercation dans un bar, au cours de laquelle une personne aurait pu être blessée, avant d’être expulsé de l’établissement alors qu’il exhibait un couteau. Une seconde altercation dans un autre bar du cours Napoléon a ensuite conduit à l’intervention de la police.
Le parquet a indiqué que l’homme avait déjà été mis en cause en janvier 2025 en Seine-Saint-Denis pour des faits de menaces. Lors de cette précédente interpellation, il portait un couteau et avait résisté à son menottage. Sa garde à vue avait alors été jugée incompatible avec son état de santé, un médecin ayant préconisé une hospitalisation d’office.
Une autopsie doit être pratiquée afin de déterminer s’il se trouvait sous l’emprise de stupéfiants, d’alcool ou d’une autre substance au moment des faits. Un commerçant du cours Napoléon, Anthony Bezard, a témoigné auprès de l’AFP avoir vu l’homme brandir son couteau à proximité immédiate de sa terrasse, avant d’être repoussé par des passants.
Le maire d’Ajaccio, Stéphane Sbraggia, a évoqué un individu issu du quartier Sainte-Lucie où "nous avons d'ailleurs organisé une réunion avec la population (...) pour sensibiliser sur les questions d'errance et les questions d'individus qui, de par leur santé mentale, constituent un risque".
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