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Le lundi 17 juin 2019, une magistrate, présidente de la cour d'assises des Yvelines, a été violemment agressée à son domicile, suscitant une vive émotion dans la magistrature et ses 8 500 membres, illustrant les menaces et agressions dont sont trop souvent victimes ces acteurs du monde judiciaire.

Les faits

L'une des présidentes de la cour d'assises des Yvelines a été visée à la tête vers 09h30 alors qu'elle sortait de son domicile situé dans une petite commune du nord de ce département.

Deux hommes casqués, arrivés à moto, sonnent au domicile de cette magistrate. Ils se présentent comme des livreurs. À cet instant, l'un d'eux sort une arme à feu, sans doute un Flashball, et lui tire en plein visage, quasiment à bout portant.

«Deux individus casqués et circulant à bord d'une moto se sont présentés à son domicile et ont sonné à l'interphone. Ayant ouvert une fenêtre, la victime a alors essuyé un tir d'arme de poing à ce jour non identifiée, dirigé vers son visage», selon un communiqué du parquet de Versailles lundi soir.

La victime a été blessée à la tête, touchée par un tir de lanceur de balles de défense (LBD).

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La magistrate a été hospitalisée et l'était toujours lundi soir, souffrant de «plusieurs fractures du visage».

Elle présente plusieurs fractures au visage, mais lundi soir son pronostic vital n'était pas engagé.

« Elle devait se faire opérer de l'œil dans la journée », confie une source proche de l'affaire.

C'est un membre de la famille qui a prévenu les gendarmes, a indiqué une source proche du dossier.

Selon nos informations, c'est son fils qui a appelé le 17 pour alerter.

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Réactions et émotion du monde judiciaire

L'agression a provoqué l'indignation du monde judiciaire.

«C'est quelque chose d'extrêmement rare, extrêmement grave et qui est une vraie transgression», a déclaré Vincent Charmoillaux, secrétaire général du syndicat de la magistrature (SM).

«Magistrats et avocats font face à une vague sans précédent de violences et de menaces dans notre pays. Nous ne laisserons pas faire!», a dénoncé la présidente du Conseil national de barreaux (CNB) Christiane Feral-Schuhl.

L'ancien bâtonnier Pierre-Olivier Sur, qui défend Isabelle Balkany, a lui aussi exprimé son émotion avant le début des plaidoiries.

Certains collègues de Magali Tabareau ne cachent pas leurs craintes de voir la violence les poursuivre jusqu'à leur domicile alors qu'ils ne bénéficient d'aucune protection particulière.

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«Ce genre d'agression est très rare, explique un haut magistrat de la cour.

L'agression a aussi suscité l'émoi au palais de justice de Paris, où se poursuivait lundi le procès de Patrick et Isabelle Balkany.

À l'ouverture de l'audience, le président de la 32e chambre correctionnelle, Benjamin Blanchet, a évoqué l'agression : "Elle a reçu une balle de flashball dans l'œil, tirée à bout portant.

Le tribunal dans son ensemble a une pensée pour elle."

Il a aussi rappelé "l'urgence du règlement de la protection des magistrats dans l'exercice de leur fonction".

Elle a manié des dossiers complexes, des grosses affaires de grand banditisme impliquant des gens dangereux.

Inès Da Camara, la secrétaire de l’Union syndicale des magistrats, a travaillé avec elle à la cour d’appel de Versailles: "Jusqu'à présent, elle avait toujours pu travailler sereinement".

Enquête et investigations

Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat".

Les enquêteurs de la section de recherches de Versailles sont chargés de mener les investigations.

Les militaires vont étudier les affaires traitées par cette juge réputée pour sa grande sévérité.

« On va regarder les dossiers qu'elle a déjà traités et ceux qu'elle devait juger dans les jours prochains pour tenter de trouver une piste », explique une source proche de l'enquête.

« Il est clair qu'elle était visée lors de cette agression et que son activité est le mobile de cet acte », assure une source proche de l'affaire.

Il semble clair que ces hommes sont venus envoyer un message ou mettre en œuvre une sanction.

L'usage de cette arme montre bien que ces deux hommes ne sont pas venus pour tuer.

Les raisons de son agression restent pour l'heure inconnues.

Selon la ministre, "l'enquête déterminera si elle a été agressée en raison de ses fonctions, c'est une piste qui ne peut pas être négligée".

Enquête pour "tentative d'assassinat" : une enquête a été ouverte du chef de tentative d'assassinat et confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Versailles.

« Selon les premiers éléments de l'enquête, deux individus casqués et circulant à bord d'une moto se sont présentés à son domicile et ont sonné à l'interphone.

Ayant ouvert une fenêtre, la victime a alors essuyé un tir d'arme de poing à ce jour non identifiée, dirigé vers son visage », a indiqué le procureur de la République de Versailles.

La gendarmerie a lancé ce mardi 27 septembre un appel à témoins national et international pour retrouver le conducteur d’un deux-roues dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’assassinat d’une magistrate à son domicile, à Versailles, en 2019.

« Deux individus, circulant sur une motocyclette, accèdent au domicile de la magistrate qui est victime du tir d’une arme », rappelle dans un communiqué la section de recherches (SR) de la gendarmerie de Versailles, chargée des investigations.

L’enquête a été dépaysée au tribunal judiciaire de Paris, où deux juges d’instruction sont en charge d’une information judiciaire toujours en cours pour tentative d’assassinat.

Profil de la victime et suites

La magistrate a été nommée à Versailles en août 2015, après avoir été vice-présidente du tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre.

Cette magistrate a commencé sa carrière comme juge d'instruction à Versailles en 2004 avant d'être mutée à Pontoise (Val-d'Oise).

Elle a présidé une chambre du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) entre 2011 et 2015 avant de continuer aux assises à Versailles.

La magistrate a été agressée chez elle ce matin vers 9h30.

Elle été prise pour cible par deux hommes selon une information de franceinfo.

Elle a reçu une balle de flashball dans l'œil, tirée à bout portant.

Appel à témoins et portrait robot

Les gendarmes de la section de recherches de Versailles lancent, ce mardi matin, un appel à témoins afin de retrouver un homme décrit comme « une personnalité clé de l’enquête », par un proche du dossier.

De « type afro-antillais, mesurant entre 1,70 et 1,80m, âge apparent entre 25 et 40 ans », l’homme est, sur la photo diffusée par la gendarmerie, vêtu d’une casquette violette et porte une « moustache naissante » et un « collier de barbe non fourni ».

Selon nos informations, cet homme que les enquêteurs cherchent à localiser ou identifier aurait été filmé par le visiophone du domicile de la magistrate le jour des faits.

Il est soupçonné d’être le tireur.

Hypothèses et motivations

Depuis deux ans, les enquêteurs de la SR de Versailles ont ainsi retracé toutes les audiences présidées par la juge en quête d’un condamné qui aurait pu se montrer véhément ou proférer des menaces à l’encontre de la magistrate.

Sans succès à ce stade.

L’hypothèse d’une querelle avec des éboueurs a aussi été creusée, sans plus de réussite.

D’autant que la victime n’avait aucun souvenir du moindre conflit l’opposant à des personnes de cette profession de sa commune.

tags: #attaque #magistrate #flashball

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