La question de la violence et de la criminalité en France est un sujet de préoccupation constante.
La Fédération nationale des chasseurs ne cessait de le répéter chaque fois qu’elle était interrogée sur la question : les accidents de chasse ont drastiquement baissé sur les vingt dernières années. On reconnaît dans de nombreux journaux que les accidents de chasse sont en baisse. Malgré une année brouillée par les confinements, on voit la tendance s’accentuer. Cette saison, la chasse a provoqué huit décès, dont sept étaient des chasseurs. Au total, 83 victimes, morts ou blessés, sont à déplorer. Ces données sont en baisse.
Comparé à la saison 1999-2000, lors de laquelle on a déploré 39 accidents mortels, les chiffres sont très encourageants et montrent un regain de vigilance de la part des chasseurs. Toutefois, pas d’excès d’optimisme. « Nos efforts pour les réduire doivent se poursuivre. Les principales causes des accidents découlent d’ailleurs de manquements aux règles basiques de sécurité : le non-respect de l’angle de tir à 30°, les tirs sans avoir formellement identifié le gibier, ou encore, dans le cas des « auto-accidents », la mauvaise manipulation de son arme.
Les accidents mortels ont baissé de 71 % en 20 ans. Preuve que les chasseurs se mobilisent pour faire baisser le nombre d’accidents et obtiennent des résultats même si un décès par accident est toujours un mort de trop.
En moyenne, les accidents mortels concernent moins d’une victimes non -chasseur par an.
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Il y a en moyenne moins de 100 accidents de chasse (blessures corporelles liées à l’utilisation d’une arme de chasse) par an. 90 accidents ont été enregistrés pour la saison 2021-2022, dont 8 mortels. Parmi ces derniers, deux ont concerné des victimes non-chasseur. La tendance d’une baisse générale depuis 20 ans se confirme.
Les actions de chasse collectives (battues) causent le plus d’accidents et notamment au grand gibier. En proportion d’accidents on est au-dessus de 50% (66 % pour la saison 2021-2022 contre 55 % la saison précédente) alors que la tendance est baissière tous accidents confondus. Rappelons que les chasseurs prélèvent plus de 1,5 million de grands gibiers par saison de chasse.
La FNC et son réseau fédéral sont totalement mobilisés sur cet enjeu de sécurité pour les chasseurs et les non-chasseurs.
Parmi les principales causes d’accidents recensés, on trouve, chaque année, le, manquement aux règles essentielles de sécurité : non -respect de l’angle de tir (30 degrés), mauvaise manipulation d’armes, non prise en compte de son environnement (tirs en direction des routes, habitations, etc.). Lors du moindre doute, le chasseur doit s’abstenir de tirer.
La FNC a souhaité inscrire dans la loi, lors de la dernière réforme de la chasse en 2019, l’obligation faite à tous les chasseurs, tous les 10 ans, de suivre une formation « sécurité décennale ». Elle consiste en une remise à niveau de leurs connaissances sur la sécurité. L’objectif est de former 100 000 chasseurs par an. Peu de pratiques dites de loisir peuvent se prévaloir d’un tel dispositif qui témoigne du sens des responsabilités des chasseurs.
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La sécurité à la chasse est une priorité de l’OFB, qui œuvre, à travers ses missions de délivrance du permis, de police de la chasse ou de sensibilisation, à sanctionner ou à faire évoluer les situations considérées comme dangereuses.
L’arrêté du 5 octobre 2020 relatif à la sécurité en matière d’activité cynégétique a créé une obligation de formation sur les règles élémentaires de sécurité.
Oui il existe une police de la chasse. Les gendarmes disposent de deux possibilités ; soit sanctionner l’état d’ébriété à l’occasion d’un contrôle routier dès lors qu’il y a un déplacement en véhicule avant, pendant, ou après la chasse, soit constater un état d’ivresse publique manifeste dans les lieux publics. Dans les forêts privées, ce sont les agents chargés de la police de la chasse et de l’environnement qui peuvent le constater.
L’agent confronté à un individu en état d’ébriété au cours d’une action de chasse peut en avertir le préfet, qui est habilité de procéder à une saisie d’armes et de munitions à titre préventif. Si le comportement d’une personne en action de chasse est en état d’ébriété avancé et que son comportement présente un risque grave et avéré pour la santé publique, les agents chargés de la police de la chasse et de l’environnement peuvent faire appel à un officier de police qui procédera au constat de délit de mise en danger de la vie d’autrui.
Dans le cas d’un accident ou incident en état d’ébriété, la juridiction peut interdire l’obtention et la détention du permis de chasser.
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La FNC est totalement engagée en faveur de la sécurité à la chasse, et nous condamnons sans réserve tout comportement irresponsable. Dans le cadre d’une chasse collective, l’organisateur doit assumer des responsabilités au plan civil et pénal, et il ne peut pas faire courir de risques aux participants ni aux tiers.
Depuis 2023, les chasseurs peuvent être passibles d’une amende de 1500 euros s’ils sont « en état d’ivresse manifeste ». En cas de récidive, cette amende peut atteindre 3 000 euros.
Sur les 61 mis en cause lors d’accidents testés pour la saison 2024-2025, seuls 2 ont été testés positifs à l’alcool, soit un taux de 3,3 %.
Il faut être âgé de 15 ans révolus le jour des épreuves du permis de chasser. Le permis de chasser ne s’obtient qu’au jour des 16 ans. Le permis de chasse et le titre de validation de l’année en cours donnent le droit de porter et de transporter une arme lors d’une activité liée à la chasse. Il ne faut donc pas être majeur pour détenir une arme et chasser mais d’avoir réussi l’examen du permis de chasser.
La chasse accompagnée, instituée sur le modèle du permis de conduire accompagné, permet de chasser avec une arme pour deux, dès l’âge de 15 ans. L’autorisation de chasse accompagnée est délivrée après une formation pratique du jeune et de son parrain.
Non. Il n’y a pas d’accidents en chasse accompagnée. Ce dispositif qui ressemble à la conduite accompagnée permet de chasser, avec une arme pour deux, dès l’âge de 15 ans pendant un an. L’autorisation de chasser accompagnée est délivrée après une formation pratique aux côtés d’un parrain détenteur d’un permis de chasse depuis plus de 5 ans.
Au même titre que le permis de conduire, le permis de chasser peut-être retiré en cas de faute grave. En cas d’accident corporel, il y a systématiquement une enquête de gendarmerie.
Plusieurs mesures pourraient être envisagées pour améliorer le contrôle des armes à feu :
Il existe aussi un stock important d’armes de chasse non déclarées. On estime à 5,4 millions le nombre d’armes déclarées en 2021 dans le fichier Agrippa) et à plusieurs millions le nombre d’armes non déclarées.
La rubrique « homicides réalisés » comptabilise, pour l’année 2024, un total de 980 faits. On en avait comptabilisé 816 en 2020, 881 en 2021, 959 en 2022 et 1010 en 2023. Si la progression a donc été stoppée en 2024, le chiffre global reste important, puisque environ trois homicides sont désormais commis chaque jour en France.
En France, tuer par arme blanche est le mode opératoire le plus fréquent. Selon le dernier rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, en 2020, on dénombrait 120 attaques au couteau par jour en France.
Voici un aperçu des principales tendances observées :
Bien conscients des risques, les chasseurs ne lésinent pas sur l’importance de la sécurité.
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