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Jacques Onfroy de Bréville dit Job (1858-1931)

Jacques Onfroy de Bréville, dit Job, né en 1858 et décédé en 1931, est un artiste barisien dont la renommée provient de ses illustrations pour des livres pour enfants, des journaux, des affiches, des programmes et des menus.

Très soucieux de la réalité historique, il fait souvent preuve d’une certaine tendresse, voire d’un soupçon d’humour dans ses dessins.

Bien qu'il se passionne très vite pour l’art, son père lui refuse l’entrée aux Beaux-Arts, le poussant à s’engager dans l’armée dès 1886, ce qui influencera son œuvre par la suite.

Malgré un succès mitigé, il continue à peindre et dessiner. Durant la Première Guerre mondiale, il créé un atelier pour les mutilés de guerre qui découpent des maquettes dessinées par ses soins.

Ce souci, on le retrouve dans ce pastel, donné au musée par sa femme en 1932. Il est inventorié sous le titre « Scène du Deuxième Empire » mais on lui donne également comme dénomination « L’escalier des Tuileries un soir de bal ».

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Il faut préciser que le palais est déjà détruit au moment où Job réalise son dessin.

Cette œuvre a vraisemblablement été exposé sous le numéro 969 au Salon des humoristes, organisé par le journal « Le Rire » au Palais des Glaces des Champs-Elysées du 25 mai au 30 juin 1907 (Job y est membre du comité artistique).

Le cadre d'origine comporte en effet, au dos, une étiquette d'adresse au nom d'Onfroy de Bréville de « P. Ferret emballeur de la direction des Beaux-Arts », ce qui semble indiquer que le pastel a été exposé.

Libron & Stiegler Corset sans couture (1877)

Nous avons tous en tête l’image du corset ayant pour but de mettre en valeur le corps des femmes à partir de la Renaissance.

L’homme à l’origine de cette invention s’appelle Jean Werly, né à Bâle en 1779. Il est touche à tout, tour à tour horloger, graveur et relieur.

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En 1832, il dépose un brevet pour cinq années pour la création d’un métier destiné à la fabrication des étoffes à rondes bosses et surtout à celle des corsets sans coutures.

Ces corsets sont élégants dans leur forme, élastiques par leur tissu, facilitant les mouvements. Plus souples que les corsets cousus, ils compriment moins la poitrine.

De plus, les femmes peuvent s’habiller seules, n’ayant plus besoin d’aide pour le laçage.

Ils sont aussi meilleur marché que les corsets cousus, ce qui permet à un plus grand nombre de femmes d’y avoir accès.

Une fois son brevet tombé dans le domaine public, 112 manufactures vont s’établir et en 1862, ce n’est pas moins de 14000 ouvriers en France et à l’étranger qui vivent de l’invention de Werly.

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À Bar-le-Duc, deux sociétés concurrentes à celle de Werly et Cie se mettent à fabriquer des corsets sans couture à partir de 1837 : Guillaume-Enginger et Varnier Fils, puis Ulrich et Cie en 1853.

En 1900, la plus importante fabrique de corsets est la maison Ulrich-Vivien située rue du Docteur Nève.

Okimono Ivoire Japon, XIXe siècle

L’okimono est une petite sculpture japonaise généralement produite par les artisans de netsuke, objet servant d’attache sur le kimono.

Partageant les mêmes caractéristiques techniques et esthétiques, l’okimono est toutefois de dimension plus importante.

Contrairement au netsuke et comme son nom l’indique (« ornement », « objet à poser »), l’okimono n’a aucune fonction utilitaire, c’est un objet purement décoratif.

En bronze ou en ivoire, les okimono représentent principalement des dieux, des petits métiers typiques du Japon ou encore des animaux mythologiques ou communs dans le pays.

Cet okimono est sculpté dans une seule pièce d’ivoire. La finesse, la richesse des détails et le naturalisme de ces pièces en font des objets prisés par les collectionneurs.

Le phénomène du Japonisme en Occident (dernier tiers du XIXe siècle) fait de l’ère Meiji (1868-1912), l’âge d’or des okimono. L’accroissement de la demande occidentale entraîne l’émergence d’une production uniquement destinée à l’exportation.

L’art de l’okimono est donc étroitement lié au contexte d’ouverture du Japon sur le monde à partir de 1854.

Charles-Louis Malapeau Les vendanges à Bar (1840)

Charles-Louis Malapeau est un peintre de natures mortes, d’animaux et de paysages, élève de Jean-Baptiste Regnault, peintre, et de Charles Percier, architecte et décorateur.

Cette scène de vendanges se déroule à Bar-le-Duc. Selon un autre titre connu de l’œuvre, c’est le petit matin, il est environ 6 h.

Le peintre décrit avec précision le matériel et les vêtements des vendangeurs et vendangeuses, tout comme leur environnement.

Le tableau nous offre une vue sur la ville haute : on y repère l’ancien château (actuel Musée barrois), la tour de l’Horloge ainsi que l’église Saint-Étienne.

On ne peut pas dater de façon exacte le début de la culture viticole à Bar-le-Duc.

Au XVIIIe siècle, le vignoble est l’activité principale de la ville. Le pineau de Bar est, dans les meilleures années, un breuvage excellent et très recherché mais les mauvaises, il est difficile de le déguster car son aigreur le rend imbuvable.

Malheureusement, tout au long du XIXe siècle, la culture viticole s’essouffle, les parcelles se réduisent et finalement, le phylloxera tue ce qu’il reste des vignes.

Charles-Laurent Maréchal, dit Maréchal de Metz, d’après Peter Paul Rubens L’enfance d’Apollon

Charles-Laurent Maréchal est un artiste complet : à la fois peintre, peintre-verrier et pastelliste, il s’intéresse à tous les genres, du paysage à la peinture d’histoire.

L’artiste s’est librement inspiré d’une œuvre de Rubens intitulée La félicité de la régence de Marie de Médicis, tableau faisant partie du cycle de Marie de Médicis.

Ce fameux cycle est un ensemble de 24 tableaux consacrés à la gloire de la reine de France, aujourd’hui visibles au Louvre mais qui ornaient une salle d’attente menant à ses appartements au palais du Luxembourg.

Elle les commande à Rubens, peintre incontournable de l’école baroque flamande et alors à son apogée, en 1622. Marie de Médicis souhaite montrer la légitimité de son autorité après l’assassinat de son mari, le roi Henri IV, en 1610 alors que Louis XIII n’est âgé que de 8 ans.

Ce chef-d’œuvre de Rubens est une grande source d’inspiration pour les artistes à travers les siècles. Ici, Maréchal se base sur l’épisode de La félicité de la régence de Marie de Médicis qui est le dernier tableau livré et qui ne devait même pas exister.

Dans l’inventaire du musée, cette œuvre achetée en 2002, est appelée L’Enfance d’Apollon mais rien ne prouve qu’il s’agisse d’une scène mythologique.

Fers à repasser Camion Frères et Gendarme (Fin XIXe-début XXe siècle)

Avec le récolement des collections d’art et de tradition populaire en cours, le Musée barrois a mis la main sur un objet du quotidien en vogue dès la fin du XVII siècle : le fer à repasser.

À partir des XVIIe et XVIIIe siècles, le repassage entre dans les mœurs des populations, ce qui donne l’occasion aux classes moyennes d’adopter de la lingerie fine et aux artisans de développer leurs modèles.

Très tôt, la forme en « bateau » prend le dessus : elle permet au nez du fer de s’introduire dans les recoins des vêtements, même les plus petits.

Dès le XIXe siècle, avec la Révolution industrielle, la production de fonte est désormais réalisée de manière industrielle, permettant de passer à une production de biens manufacturés à grande échelle.

Les productions de la ferronnerie et quincaillerie « Camion frères » se reconnaissent au symbole de l’ancre marine et aux initiales C.F.

Située à Vivier-au-Court dans les Ardennes et fondée en 1820, elle marque l’union de deux frères, propriétaires des usines de Moraimont. À l’origine, cette ferronnerie était spécialisée dans les armes et les armements de guerre.

Toujours dans les Ardennes, précisément à Vrigne-aux-Bois, la fonderie et les ateliers du Laminoir « Gendarme » naissent sous le maître de forge Jean Nicolas Gendarme, qui, après avoir conçu des projectiles pour la Grande Armée, décide en 1817 de créer une usine de fers dans son village natal.

Ce fut l’une des premières industries à doter les fers d’un décor en relief, souvent un blason.

Sorbetière (Début du XXe siècle)

C’est l’été et quoi de mieux, avec les températures qui montent, que de dévorer une bonne glace, peut-être à l’italienne, ou encore un sorbet bien frais ?

Les hommes n’ont pas attendu l’arrivée des congélateurs modernes, idéales pour les conserver, pour consommer des glaces. Dès l’Antiquité, ils éprouvent la nécessité de se rafraîchir avec des boissons en écrasant des fruits avec du miel, le tout mélangé à de la glace.

Ce n’est qu’au XVe siècle, en Italie, qu’un pâtissier a l’idée d’ajouter de la crème dans cette préparation : c’est la naissance de la crème glacée !

Au XIXe siècle, une révolution a lieu dans ce domaine et les glaces artisanales deviennent accessibles au plus grand nombre.

Le Musée barrois possède cette sorbetière datant du début du XXe siècle et provenant supposément des États-Unis si l’on en croit les inscriptions retrouvées sur les différents éléments.

Elle est composée d’un seau en bois permettant de mettre la glace pilée mélangée au sel pour faire descendre la température. Les ingrédients que l’on souhaite transformer en glace sont mis dans le bac en métal.

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