Un télescope est un instrument optique conçu pour observer les objets célestes, tels que les étoiles, les planètes et les galaxies. Régler un télescope est essentiel pour obtenir des images claires et nettes, permettant ainsi une expérience d'observation optimale. Si vous voulez tirer le meilleur parti de votre télescope, il est important de vous assurer qu'il est correctement aligné et calibré.
Pour bien comprendre le réglage du viseur, il est important de connaître les principaux composants d'un télescope :
Il existe deux principaux types de systèmes de visée pour les télescopes :
Le chercheur et le pointeur sont complémentaires et peuvent être montés ensemble sur un instrument d’observation. Pour être utilisables, ils doivent être parfaitement réglés par rapport à l’instrument principal.
Le réglage du chercheur est une étape cruciale pour faciliter l'observation des objets célestes. Pour que la visée effectuée avec le « chercheur » corresponde à celle effectuée par le corps du télescope, il faut que leurs axes de visée soient parallèles. Il convient donc de régler ce parallélisme. Ce réglage doit être effectué de jour.
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Lors des soirées d'observation, il peut être plus rapide d'étalonner le chercheur sur une seule étoile, proche de la cible que l'on désire observer. La précision sera suffisante pour les objets voisins de cette étoile.
Ce n’est donc que dans un second temps que s’effectue le réglage du « chercheur ».
Une fois, l’objet céleste repéré à l’œil nu dans le ciel nocturne, on point grossièrement l’instrument vers celui-ci. On utilise ensuite le « chercheur » pour affiner le pointage de celui-ci. Ce n’est qu’une fois l’objet céleste positionné au centre du « chercheur » que l’on passe à l’observation proprement dite de celui-ci en regardant dans l’oculaire.
NB: Pour le réglage, on dispose de 3 vis à 120° ce qui est à priori assez déroutant. À force de tourner ces vis un peu n'importe comment on fini souvent en butée. La bonne méthode consiste à décider qu'une des 3 vis ne bougera jamais. On pourra être amené à retoucher celui-ci de temps à autres en séance d’observation en centrant de la même façon sur une étoile bien lumineuse. En cas de fort déréglage, on procédera par approximations successives.
Supposons que l’on ait choisi une cheminée comme objet de centrage et qu’à l’oculaire on ne voie qu’une partie de toit composé de tuiles toutes identiques. À priori on ne sait pas où aller. La solution consiste à se déplacer vers le haut en gardant l’œil à l’oculaire. On finira toujours par atteindre la crête du toit.
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La méthode présentée entraîne une légère erreur. En effet, les deux axes (du télescope et du chercheur) étant décalés, pour qu’ils soient rigoureusement parallèles, ils doivent viser des points décalés de la même quantité. Par exemple, on devrait voir le dessus de la cheminée au centre du champ du chercheur et un point 25 cm en dessous au centre du champ de l’oculaire, si la distance entre les 2 axes est de 25 cm. Sans cela l’angle entre les deux axes est égal à d/D radians et 57 fois plus en degré (d=distance entre les axes et D= distance de l’objet observé). Par exemple, si la cheminée est à 200 m, l’erreur vaut 25/20 000 = 0,00125rd = 0,0716°. Quand même pas de quoi fouetter un chat, mais si on est tenté par une visée à 30 m, l’erreur sera presque de 0,5°.
Remarque: Sur certains télescopes bon marché, le support du chercheur est tellement rudimentaire qu'il rend tout réglage quasi impossible.
La monture est l’élément sur lequel le tube optique repose. Elle permet de diriger et de stabiliser le télescope tout en facilitant les mouvements de rotation nécessaires pour observer différents objets dans le ciel. Il existe principalement deux types de montures :
L'axe de rotation principal d'une monture équatoriale est parallèle à l'axe de rotation de la Terre. Un seul mouvement de rotation à vitesse constante autour de cet axe, de même valeur que la rotation de la Terre et de sens opposé, lui permet de suivre une étoile dans sa course diurne. Ainsi, un seul moteur et un seul oculaire guide au bord du champ sont nécessaires.
Pour que la monture équatoriale soit efficace, elle doit être bien conçue (rigide, maniable, ...) et surtout, elle doit être bien mise en station.
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Plusieurs méthodes existent pour réaliser la mise en station d'une monture équatoriale.
Le viseur polaire est une petite lunette astronomique fixée sur une partie de la monture qui est solidaire de l'axe horaire. Son axe optique est parallèle à cet axe. L'oculaire du viseur polaire possède un réticule permettant de déterminer la direction du pôle par rapport aux étoiles voisines. La position de la polaire sur le cercle doit correspondre à l'indication d'un abaque.
Pour construire un viseur polaire, on peut utiliser une longue vue de 10x30 dont on retire le véhicule redresseur. Le réticule est réalisé à partir d'une figure indiquant les positions relatives du pôle, de la polaire et des trois plus brillantes étoiles voisines. Une LED rouge est placée au milieu du tube, face à l'oculaire, pour éclairer le champ.
Pour les poses longues en astrophotographie, il est souvent nécessaire d'autoguider en parallèle du télescope imageur. Cela permet d'obtenir des étoiles bien piquées sur les photos. Pour installer une lunette guide sur votre télescope, vous avez plusieurs possibilités, liées au type et à la focale de l'instrument.
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