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Un télescope est un instrument optique conçu pour observer les objets célestes, tels que les étoiles, les planètes et les galaxies. Régler un télescope est essentiel pour obtenir des images claires et nettes, permettant ainsi une expérience d'observation optimale. Si vous voulez tirer le meilleur parti de votre télescope, il est important de vous assurer qu'il est correctement aligné et calibré.

Composants clés d'un télescope

Pour bien comprendre le réglage du viseur, il est important de connaître les principaux composants d'un télescope :

  • L'objectif: C'est la partie principale du télescope qui collecte la lumière provenant des objets célestes.
  • Le tube optique: C'est le corps principal du télescope qui abrite l'objectif et les autres composants optiques.
  • Le système de mise au point: Il permet de régler la netteté de l'image observée.
  • Les oculaires: Ils permettent de voir les objets célestes sous différents grossissements.
  • Le chercheur (ou viseur): C'est un petit télescope ou une lunette située sur le tube optique, servant à localiser facilement les objets dans le ciel.

Types de chercheurs

Il existe deux principaux types de systèmes de visée pour les télescopes :

  • Chercheur: Il s’agit d’une petite lunette équipée d’un réticule (une croix). L’image est alors inversée et grossie de 5 à 10 fois, avec un champ apparent de l’ordre de 5° à 7°, supérieur au champ de l’instrument principal. Le diamètre de son objectif, souvent compris entre 20 et 50 mm, détermine sa luminosité et sa capacité à viser des objets faiblement lumineux.
  • Pointeur: Il s’agit d’un système qui émet un point ou une cible lumineuse rouge virtuelle sur le fond du ciel via un plan incliné transparent.

Le chercheur et le pointeur sont complémentaires et peuvent être montés ensemble sur un instrument d’observation. Pour être utilisables, ils doivent être parfaitement réglés par rapport à l’instrument principal.

Réglage du chercheur

Le réglage du chercheur est une étape cruciale pour faciliter l'observation des objets célestes. Pour que la visée effectuée avec le « chercheur » corresponde à celle effectuée par le corps du télescope, il faut que leurs axes de visée soient parallèles. Il convient donc de régler ce parallélisme. Ce réglage doit être effectué de jour.

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  1. Choisissez un objet éloigné visible en journée (un bâtiment ou un arbre par exemple).
  2. Centrez cet objet dans l’oculaire du télescope.
  3. Ajustez le chercheur pour qu’il pointe également vers cet objet. S’il ne pointe pas exactement vers le même objet que celui visé avec le corps du télescope, on règle celui-ci pour qu’il affiche cet objet (en beaucoup plus petit) en son centre. Ce réglage varie selon les modèles, mais il s’agit, le plus souvent, de jouer sur la position de plusieurs vis.

Lors des soirées d'observation, il peut être plus rapide d'étalonner le chercheur sur une seule étoile, proche de la cible que l'on désire observer. La précision sera suffisante pour les objets voisins de cette étoile.

Ce n’est donc que dans un second temps que s’effectue le réglage du « chercheur ».

Une fois, l’objet céleste repéré à l’œil nu dans le ciel nocturne, on point grossièrement l’instrument vers celui-ci. On utilise ensuite le « chercheur » pour affiner le pointage de celui-ci. Ce n’est qu’une fois l’objet céleste positionné au centre du « chercheur » que l’on passe à l’observation proprement dite de celui-ci en regardant dans l’oculaire.

NB: Pour le réglage, on dispose de 3 vis à 120° ce qui est à priori assez déroutant. À force de tourner ces vis un peu n'importe comment on fini souvent en butée. La bonne méthode consiste à décider qu'une des 3 vis ne bougera jamais. On pourra être amené à retoucher celui-ci de temps à autres en séance d’observation en centrant de la même façon sur une étoile bien lumineuse. En cas de fort déréglage, on procédera par approximations successives.

Supposons que l’on ait choisi une cheminée comme objet de centrage et qu’à l’oculaire on ne voie qu’une partie de toit composé de tuiles toutes identiques. À priori on ne sait pas où aller. La solution consiste à se déplacer vers le haut en gardant l’œil à l’oculaire. On finira toujours par atteindre la crête du toit.

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La méthode présentée entraîne une légère erreur. En effet, les deux axes (du télescope et du chercheur) étant décalés, pour qu’ils soient rigoureusement parallèles, ils doivent viser des points décalés de la même quantité. Par exemple, on devrait voir le dessus de la cheminée au centre du champ du chercheur et un point 25 cm en dessous au centre du champ de l’oculaire, si la distance entre les 2 axes est de 25 cm. Sans cela l’angle entre les deux axes est égal à d/D radians et 57 fois plus en degré (d=distance entre les axes et D= distance de l’objet observé). Par exemple, si la cheminée est à 200 m, l’erreur vaut 25/20 000 = 0,00125rd = 0,0716°. Quand même pas de quoi fouetter un chat, mais si on est tenté par une visée à 30 m, l’erreur sera presque de 0,5°.

Remarque: Sur certains télescopes bon marché, le support du chercheur est tellement rudimentaire qu'il rend tout réglage quasi impossible.

Montures de télescope et leur importance

La monture est l’élément sur lequel le tube optique repose. Elle permet de diriger et de stabiliser le télescope tout en facilitant les mouvements de rotation nécessaires pour observer différents objets dans le ciel. Il existe principalement deux types de montures :

  • Monture azimutale: Elle permet des mouvements horizontaux (gauche-droite) et verticaux (haut-bas).
  • Monture équatoriale: Elle suit les mouvements de la Terre en alignant un axe de rotation avec l’axe de la Terre. Cela permet de compenser la rotation de la Terre et de suivre les objets célestes plus facilement.

Monture équatoriale et mise en station

L'axe de rotation principal d'une monture équatoriale est parallèle à l'axe de rotation de la Terre. Un seul mouvement de rotation à vitesse constante autour de cet axe, de même valeur que la rotation de la Terre et de sens opposé, lui permet de suivre une étoile dans sa course diurne. Ainsi, un seul moteur et un seul oculaire guide au bord du champ sont nécessaires.

Pour que la monture équatoriale soit efficace, elle doit être bien conçue (rigide, maniable, ...) et surtout, elle doit être bien mise en station.

Lire aussi: Viseur point rouge : le guide de réglage

Techniques de mise en station

Plusieurs méthodes existent pour réaliser la mise en station d'une monture équatoriale.

  • Méthode avec niveau à bulle et boussole:
    • Avantages : Rapide et simple, utilisable en plein jour.
    • Inconvénients : Nécessite un niveau à bulle et un cercle de déclinaison bien réglé.
  • Méthode par oscillations près du pôle:
    • Avantages : Ne nécessite pas d'équipement spécialisé, très rapide.
    • Inconvénients : L'étoile polaire doit être visible, précision limitée.
  • Méthode de la double pesée:
    • Avantages : Ne nécessite pas d'équipement spécialisé, rapide, permet d'évaluer une erreur de mise en station.
    • Inconvénients : L'étoile polaire doit être visible, erreur de perpendicularité des axes doit être faible.
  • Méthode de Bigourdan:
    • Inconvénients : Longue à mettre en œuvre, efficacité dépend de l'expérience et de la rigidité de la monture.
  • Méthode photographique de King:
    • Avantages : Précise, permet la mise en station sur le pôle réfracté.
    • Inconvénients : Nécessite une monture de grande qualité, un axe horaire très bien défini.

Viseur polaire

Le viseur polaire est une petite lunette astronomique fixée sur une partie de la monture qui est solidaire de l'axe horaire. Son axe optique est parallèle à cet axe. L'oculaire du viseur polaire possède un réticule permettant de déterminer la direction du pôle par rapport aux étoiles voisines. La position de la polaire sur le cercle doit correspondre à l'indication d'un abaque.

Construction d'un viseur polaire

Pour construire un viseur polaire, on peut utiliser une longue vue de 10x30 dont on retire le véhicule redresseur. Le réticule est réalisé à partir d'une figure indiquant les positions relatives du pôle, de la polaire et des trois plus brillantes étoiles voisines. Une LED rouge est placée au milieu du tube, face à l'oculaire, pour éclairer le champ.

Autoguidage et lunettes guides

Pour les poses longues en astrophotographie, il est souvent nécessaire d'autoguider en parallèle du télescope imageur. Cela permet d'obtenir des étoiles bien piquées sur les photos. Pour installer une lunette guide sur votre télescope, vous avez plusieurs possibilités, liées au type et à la focale de l'instrument.

Choix de la lunette guide

  • Pour les instruments jusqu'à 700mm de focale : lunettes guide de 50mm.
  • Pour les télescopes jusqu'à 1300mm de focale : lunettes guide de 60mm.
  • Au delà : lunettes guide de 80mm ou de 90mm.

Installation de la lunette guide

  • Pour une lunette astronomique : utiliser une embase pour chercheur.
  • Pour un C5, C6 ou C8 : utiliser une embase pour chercheur se fixant sur l'emplacement pour chercheur du télescope.
  • Pour un C8, C9, C11 ou C14 : utiliser une fixation sur queue d'aronde.

Conseils supplémentaires

  • Entretien régulier: Nettoyez régulièrement les lentilles et les miroirs du télescope pour éviter l'accumulation de poussière et de saleté.
  • Choix du site d'observation: Trouvez un endroit dégagé, loin des lumières de la ville, pour éviter toute interférence lumineuse.

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