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Le pistolet semi-automatique Beretta 9×19 mm Parabellum est considéré comme le meilleur pistolet tactique militaire et de police depuis plus d'un quart de siècle.

Une arme légendaire, le meilleur pistolet de service utilisé par les forces militaires et de police du monde entier, dont l'US Marines Corps, la Garde Civile espagnole, carabiniers italiens, armée italienne etc.

Catégorie B1° (Armes de poing ) /Art.

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Les images ne sont pas contractuelles.

Sur le Beretta 92FS en calibre 9x19, les organes de visée sont de type fixes : le guidon est usiné dans la glissière et la hausse est montée en queue d’aronde, sans réglage micrométrique intégré.

Beretta et les Guerres Mondiales

Au cours des deux guerres mondiales, les soldats italiens furent souvent équipés d’armes bien fabriquées mais certaines étaient cependant peu pratiques et parfois peu fiables.

Au milieu de ces armes médiocres, le pistolet-mitrailleur Beretta Modèle 38 se distingue par sa simplicité d’emploi et son efficacité.

À ce titre, il représente sans doute l’une des armes le plus réussies de l’arsenal italien jusqu’en 1945.

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En adoptant en 1915 la mitrailleuse jumelée ultra-légère Villar Perosa, l’Italie avait fait un premier pas vers l’adoption d’un pistolet-mitrailleur.

Le Villar Perosa, tirant une version légèrement sous-chargée de la 9 mm Parabellum - le 9 mm Glisenti - ne possédait guère d’efficacité tant dans le rôle d’arme d’appui que dans celui de mitrailleuse d’aviation qu’on aurait souhaité lui faire tenir.

De tentatives furent réalisées pour rendre le Villar Perosa transportable et utilisable par un combattant en déplacement.

Ces recherches aboutirent très vite à la dissociation du jumelage et au montage de chacun des ensembles canons/ boîtier de culasse sur une crosse équipée d’un mécanisme de détente du type carabine.

Comme les autres PM fabriqués à cette époque, ces armes ne trouvèrent guère d’acquéreurs, car l’expérience de l’emploi du Bergmann MP 18/I allemand avait été oubliée et la plupart des armées du monde étaient à cette époque surtout préoccupées par l’adoption d’un fusil-mitrailleur réellement performant.

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Beretta commercialisa une carabine très proche de ses PM mais dépourvue de capacité de tir par rafales : la Beretta modèle 18/30.

Cette arme fut employée par certaines forces de police italiennes mais aussi par la police argentine et l’on en retrouva en 1938 dans les stocks d’armes dissimulées en France par le mouvement social révolutionnaire plus connu sous le nom de « la cagoule ».

L’incertitude qui persistait au sein des états-majors sur l’emploi tactique du pistolet-mitrailleur conduisit Tullio Marengoni à proposer un nouveau type d’arme : le mousqueton automatique ou « Moschetto automatico » en italien.

Fonctionnant à culasse non calée, il tirait à culasse ouverte une nouvelle munition très proche de la 9 mm Parabellum, mais à charge renforcée : la 9 mm M.38.

Cette munition vint augmenter la puissance de la 9 mm Glisenti alors employée par l’Italie dans ses armes de poings (Glisenti modèle 1910, Brixia modèle 1912 et Beretta modèle 1915) ainsi que de la Villar Perosa et ses dérivés.

L’emploi de la 9 mm M.38 est d’ailleurs à proscrire dans ces pistolets, encore partiellement en service dans l’armée italienne pendant la seconde guerre mondiale.

Afin d’éviter toute confusion, l’étui de cartouches M.38 est identifié par une cannelure imprimée à sa partie médiane.

Le levier d’armement est positionné sur le côté droit et possède un volet cache-poussière usiné.

L’arme est dotée de deux queues de détente : une à l’avant qui commande le tir coup par coup et l’autre à l’arrière le tir par rafales, cette dernière est striée pour une identification tactile aisée.

La présence sur l’arme d’un dispositif de blocage permettant à volonté de neutraliser la fonction tir par rafales confirme la vocation prioritaire de carabine semi-automatique.

Un levier de sûreté bloquant les détentes est placé du côté gauche du boîtier.

Pour le transport de l’arme chargeur enlevé, le logement de chargeur comporte un volet destiné à éviter l’entrée de corps étrangers dans le mécanisme.

Une solide crosse en bois à poignée demi-pistolet, une hausse graduée jusqu’à 500 m et un canon de longueur respectable (31,5 cm contre 20 cm pour la plupart des PM), pouvant être prolongé d’une baïonnette à lame repliable complétaient le caractère de carabine semi-automatique de cette arme.

L’armée italienne l’adopta en 1938 sous l’appellation de « Moschetto Automatico Beretta Modelo 38 » (en abrégé MAB Mod.38).

L’arme est équipée d’une culasse dont le ressort récupérateur de faible diamètre est logé dans un tube télescopique, selon le principe mis en vigueur quelques années plus tôt par l’Allemand Heinrich Vollmer.

Le ressort ainsi captif, cette disposition permettait un démontage très facile, dans lequel culasse et ressort récupérateur sont retirés de l’arme en un seul mouvement.

Cette disposition évite également l’action de corps étrangers sur le ressort et prévenait les torsions de ce dernier, fréquentes avec les ressorts de faible diamètre non maintenu par une tige-guide (comme sur les MP 18/1 et les PM français STA).

La culasse est munie d’un percuteur mobile actionné par un levier positionné sur la face inférieure de la culasse.

Ce levier fait saillir le percuteur lorsque la culasse, en fin de mouvement avant, heurte le support de l’éjecteur.

On retrouve cette disposition sur les PM Thompson 1921 et 1928.

Sur les premières versions, le canon du MAB 38 est protégé par un manchon perforé, constitué d’un tube usiné percé de trous oblongs.

Sur les versions suivantes les orifices sont circulaires.

À l’avant du guidon est installé un compensateur de relèvement, fonctionnant sur le même principe que le compensateur « Cutts » des PM Thompson : il s’agit d’une pièce cylindrique percée de deux larges fenêtres orientées vers le haut qui canalisent une partie des gaz à la sortie du canon dans cette direction et limitent le relèvement de l’arme.

La plaque de couche comporte une trappe relevable qui donne accès à un logement usiné dans la crosse dans lequel viennent prendre place deux tronçons de baguette (les baguettes du mousqueton Carcano) et un écouvillon de 9 mm pour le nettoyage du canon.

L’introduction du chargeur se fait droite dans l’arme.

À l’origine, trois types de chargeurs étaient disponibles : 10, 20 et 40 coups.

Les cartouches y sont stockées sur deux colonnes imbriquées et se présentent alternativement sur la lèvre droite puis sur la lèvre gauche.

Ce principe de fonctionnement les rend faciles à garnir à la main (au contraire des chargeurs de type « Schmeisser », dont les cartouches se représentent en position centrale).

Il existait toutefois un petit guide (souvent dénommée « chargette » par les collectionneurs), destiné à permettre de les garnir avec des lames-chargeurs de 10 cartouches.

Ce guide était souvent porté suspendu à l’équipement par un mousqueton.

À une époque indéterminée furent également mis en service des chargeurs de 30 cartouches qui étaient extérieurement identiques à ceux de 40, mais dont la plaque de fond comportait une cale limitant l’enfoncement de la planchette élévatrice et la capacité à 30 cartouches.

Il existe également des chargeurs de 30 cartouches d’une taille intermédiaire entre les chargeurs de 20 et de 40 coups, mais il semble qu’il s’agisse de fabrications postérieures à la Seconde Guerre mondiale.

Les chargeurs sont bronzés et portent sur leur face arrière des chiffres de 10 en 10 repérant les trous de contrôle de remplissage.

Certains chargeurs portent un marquage de fabricant mais la majorité sont anonymes.

Le chargeur du PM Beretta modèle 38 se révélera tellement réussi, qu’il sera adopté sur l’ensemble des PM italiens : de la seconde guerre mondiale (TZ-45, FNAB-43), mais aussi sur des armes d’après-guerre comme le Franchi LF-57 et le Beretta modèle 12 S en service dans de nombreuses forces de police.

  • le manchon de protection du canon, initialement usiné dans la masse fut remplacé par des manchons réalisés à partir de tubes étirés puis à partir d’ébauches rectangulaires enroulées et soudées sur sa partie inférieure,
  • au lieu d’être usiné dans la masse, le boîtier fut réalisé par enroulement et soudure d’une ébauche rectangulaire,
  • le poussoir de blocage du tir automatique, totalement inutile sur une arme de guerre fut supprimé,
  • le levier d’armement fut lui aussi simplifié et son volet usiné coulissant dans un rail, fut remplacé par une simple pièce de tôle emboutie couvrant la rainure d’armement,
  • le dispositif pour la fixation d’une baïonnette repliable fut supprimé,
  • peu à peu, le superbe noyer utilisé pour réaliser les crosses cessa de recevoir le poli d’antan pour prendre un aspect mat et mal fini puis il laissa la place à des bois plus simples d’aspect plus clair, exigeant moins de temps de séchage.

La satisfaction de cette demande est confiée une fois de plus à Tullio Marengoni, qui créa le « Modèle 1» : une arme qui conservait le mécanisme de base du MAB 38 mais était dotée d’une crosse repliable inspirée de celle de la MP 38 allemande, d’une poignée-pistolet en aluminium et dont le fût s’arrêtait à hauteur du logement de chargeur.

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