L'année 1780 est une période charnière de l'histoire, marquée par des conflits majeurs et des évolutions technologiques significatives dans le domaine de l'armement. En Angleterre, l'armurerie connaît un essor particulier, influençant les conflits navals et terrestres de l'époque.
Une discussion sur un forum en ligne révèle l'intérêt pour un pistolet à silex datant d'avant la Révolution française de 1789. Un expert identifie l'arme comme un "chien de mer" d'officier de marine, apparu vers 1780 et inventé par Duché, arquebusier de Tulle.
Ces armes, caractérisées par leur crosse en forme de tête de chien, étaient fabriquées pour les officiers de la marine royale jusqu'en 1790, puis pour la marine marchande, les corsaires et les négriers jusqu'en 1810. Leur petite taille les rendait particulièrement adaptées au service en mer, et elles étaient souvent vendues par paires.
Il est intéressant de noter que certains experts suggèrent que le chien du pistolet pourrait être d'origine anglaise. De plus, le calibre de l'arme est mentionné en pouces, ce qui pourrait indiquer une influence britannique.
Un autre exemple d'arme de cette époque est un magnifique et rare tromblon de marine britannique de prise française. Son canon en bronze est en excellent état, et sa baguette d'origine possède également une extrémité en bronze. La platine est en très bon état et parfaitement fonctionnelle.
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Des poinçons réglementaires anglais typiques de la période 1740-1820 sont présents, ainsi que des fleurs de lys sur-imprimées sur le poinçon plus ancien de la couronne britannique. Il s'agit du poinçon à trois fleurs de lys sous couronne réglementaire français, présent sur nombre d'armes notamment de marine des années 1730/1790. C'est une arme de prise par les français sur les anglais avant la révolution.
Les garnitures sont en bronze également très joliment gravées de rinceaux et de trophées d'armes avec drapeaux et armes notamment sur le pontet. Au global une très belle arme d’ancien régime anglaise ayant fait l’objet d’une prise française - un rare tromblon racontant les combats navals de la deuxième moitié du XVIIIième siècle - dans un état global excellent pour son époque et une addition de choix pour un collectionneur d’objet de marine.
L'année 1780 est également marquée par l'implication de la France dans la guerre d'indépendance américaine. Le marquis de La Fayette, considéré comme un héros des deux mondes, embarque sur la frégate l'Hermione en 1780 pour rejoindre les insurgés américains.
Avant cela, Silas Deane, un négociant américain, arrive à Paris en 1776 pour acheter des armes, des munitions et des équipements pour l'armée continentale. Beaumarchais reçoit l'autorisation de vendre aux insurgés poudre et munitions pour près d'un million de livres tournois, sous le couvert d'une compagnie maritime fictive, Rodrigue Hortalez et Compagnie.
Jean-Joseph Carrier de Monthieu, un négociant d'armes de Saint-Étienne, fournit à Rodrigue et Hortalez et Cie une partie des armes destinées aux insurgés. Grâce à cette aide considérable, les Américains remportent en septembre 1777 la bataille de Saratoga, un tournant du conflit.
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Le canon de 36 livres constituera, jusqu’en 1837, l’armement réglementaire de la batterie basse (ou 1ère batterie) des vaisseaux de ligne à deux et trois-ponts.
Les 24 livres arment la deuxième batterie des trois-ponts et la seconde batterie des deux-ponts ; entre 1793 et 1799, une douzaine de frégates, dites grandes ou lourdes, armées de 24 à la batterie principale, seront construites à Brest et Toulon ; le canon de 24 livres deviendra le calibre réglementaire des batteries de frégates, sous la Restauration, à partir de 1820.
Le 18 livres est devenu, à la veille de la Révolution, le canon réglementaire de la batterie couverte des frégates, après y avoir remplacé le 12 livres. Le 12 livres n’arme plus que le troisième pont des vaisseaux à trois-ponts et la batterie couverte de quelques frégates armées avant 1782.
Les pièces des calibres de 8, 6 et 4 livres (supprimé en 1786 puis réintroduit en 1787) sont, essentiellement, installées sur le pont principal ou supérieur, non couvert (gaillard et dunette), ou arment les batteries des petites unités comme les corvettes, les bricks, etc. Elles ont la particularité de se décliner en deux modèles, court & long, sachant que les pièces longues, dans la marine française, ne sont, généralement, utilisées que sur le pont principal, lorsque les sabords ou les embrasures sont disposées à proximité immédiate des haubans et bas-haubans, pour éviter que les gaz dégagés lors du tir et les déchets de poudre ou de gargousse incandescente n’y mettent le feu.
| Calibre | Utilisation |
|---|---|
| 36 livres | Batterie basse des vaisseaux de ligne |
| 24 livres | Deuxième batterie des trois-ponts et des deux-ponts, batteries de frégates (à partir de 1820) |
| 18 livres | Batterie couverte des frégates |
| 12 livres | Troisième pont des vaisseaux à trois-ponts, batterie couverte de quelques frégates armées avant 1782 |
| 8, 6 et 4 livres | Pont principal ou supérieur, batteries des petites unités |
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