L'Ardèche, terre d'histoire et de mémoire, a été le théâtre de nombreux événements marquants durant la Seconde Guerre mondiale. La découverte d'un dépôt de munitions datant de cette époque témoigne de l'importance stratégique de la région et de l'activité intense qui s'y déroulait.
Un important entrepôt allemand de munitions de la Seconde Guerre mondiale a été mis au jour lors de travaux dans une école élémentaire de Buxerolles, près de Poitiers. Les ouvriers du chantier ont fait cette surprenante découverte, révélant un dépôt de munitions datant probablement de la Seconde Guerre mondiale. Les munitions allemandes étaient entreposées en nombre sous la cour de l'école élémentaire.
Une partie des munitions découvertes ont été détruites en fin de journée du 30 juillet 2025, mais la plus grosse partie du dépôt reste encore sous terre. L'opération n'est pas difficile pour les services de déminages, mais face à l'importance du dépôt de munition, l'équipe d'astreinte de démineurs a besoin de plus de moyens pour intervenir.
Parmi celles sorties de terre, une centaine de munitions de mortiers allemands de la Seconde Guerre mondiale d'une taille de 5 cm, mais également des restes d'obus de 2 cm et 3,7 cm ainsi que des cartouches.
À l'emplacement de l'école et du terrain de football qui la borde, se trouvait un ancien camp militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale. Il y avait d'abord un camp de réfugiés espagnols qui a été ensuite récupéré par les militaires allemands. Quand les Allemands ont quitté ce lieu, ils ont détruit ce lieu par une explosion, pour éviter que les alliés utilisent le matériel et aient des informations.
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Afin de détruire les munitions sorties de terre, la commune de Buxerolles, la préfecture de la Vienne, les services de police ainsi que les démineurs se sont coordonnés. La mairie a mis à disposition un terrain loin de toute habitation afin que les démineurs puissent faire exploser les munitions allemandes.
L'Ardèche a été un haut lieu de la Résistance française. Pour honorer la mémoire de ceux qui ont lutté pour la liberté, un mémorial a été érigé au Gerbier des Joncs. Une sculpture réalisée par le ferronnier d’art Philippe Poulard a été inaugurée le 24 juin 2017 par Hervé Saulignac, président du Département de l’Ardèche et Bernadette Roche, conseillère départementale déléguée à la ruralité et à la forêt, présidente du Syndicat mixte de la montagne ardéchoise.
Cette œuvre intemporelle et universelle invite à scruter la ligne d’horizon et à tendre l’oreille pour entendre arriver les résistants d’ici et de partout. Elle s’est posée en ce lieu pour le temps long, le temps de la mémoire. Cet hommage tient en trois mots : RESISTANCE, RESISTANCE, RESISTANCE.
Le Service d'atterrissages et de parachutages (SAP), en relation avec Londres, a été mis en place à compter du mois d'août 1943. Ce service comprenait un responsable national, un responsable par région qui supervise des responsables départementaux qui sont tous des résistants locaux, présentant les meilleurs garanties de sérieux et d'efficacité.
La Drôme et l'Ardèche avaient un chef commun, Henri Faure : "Gérard", secondé par trois adjoints : Firmin Faure: "Etienne", Léon Faille : "Constant " et Maxime Junique : "Marius". Ils étaient basés dans la Drôme qui a reçu les premiers parachutages de matériel, dont une partie infime a été remise aux résistants ardéchois, à la fin du mois d'octobre.
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Dans l'Ardèche, la prospection de terrains a été entreprise sur le plateau, dans les environs du Gerbier des Joncs, par différents réseaux mais sans coordination. A la fin de l'année 1943, le SAP reprend cette prospection. Henri Faure a pris contact avec Michel Bancilhon, qui, aidé par Pierre Fournier, Pierre Bertrand et toute une équipe, établit un réseau de terrains remplissant les conditions exigées : dimensions, aptitudes à la réception et des caches pour les armes reçues.
Les coordonnées des terrains sont transmises au délégué régional SAP, puis proposées aux Britanniques qui homologuent les terrains, en leur affectant un numéro à la suite du nom conventionnel.
Quelques terrains en Ardèche :
Ces terrains étant presque tous dans la partie sud du département, c'est le groupe de résistants d'Aubenas, sous les ordres de Bancilhon, qui est chargé de l'organisation des opérations de signalisation et de réception des parachutages et du stockage du matériel récupéré. Pour les terrains "Acanthes" et "Adjoint", le maquis du Gerbier des Joncs, installé à la Chave de Fialon, assure la protection et aide au ramassage des containers.
Malgré la souffrance des hommes qui se rendent sur place chaque fois qu'un parachutage est annoncé, les échecs se succèdent pendant tout le mois de février 1944. Le premier parachutage réussi à lieu sur le terrain "Ail" à basse altitude, bien dégagé et sec, le 8 mars 1944.
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En six mois, le SAP a réceptionné 80 avions de matériel et une douzaine d'hommes parachutés.
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