Les arcs et les arbalètes comptent parmi les armes de jet les plus emblématiques de l’histoire. Mais comment savoir laquelle correspond le mieux à votre pratique ? Instrument ancestral, l’arc repose sur un principe simple : des branches flexibles courbées, une corde tendue… et la force physique de l’archer. Les premiers arcs remontent à la préhistoire.
L’arbalète reprend le principe de l’arc, mais avec un mécanisme de verrouillage qui maintient la corde armée sans effort. L'arc est en effet monté sur le corps d'un fusil, la corde déclenchée par une gâchette. L’arbalétrier peut donc viser longuement, avec une stabilité difficilement atteignable à l’arc. Alors que l’arc requiert une force physique et des fondamentaux techniques pour être maîtrisé, l’arbalète permet une prise en main plus aisée et est souvent préférée pour sa précision et sa puissance à longue distance. L’arbalète l’emporte grâce à son système de détente et la possibilité d’ajouter un viseur optique, comme sur une carabine.
L’arc demande un apprentissage plus long mais offre une expérience plus « pure » et technique. L'achat est libre. L'achat est réservé aux majeurs de 18 ans et plus. On peut aussi pratiquer l'arbalète chez soi ou sur le terrain d'un tiers, à condition d'avoir avec soi une autorisation du propriétaire.
ARCHER, ÈRE, subst.
A.− Tireur à l'arc :
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ARCHER, ÈRE, subst.A.− Tireur à l'arc :
tir à l'arc personne qui tire à l'arc ou à l'arbalète L'archer visa soigneusement avant de décocher sa flèche.
sport sportif qui pratique le tir à l'arc Cet archer s'entraîne tous les jours pour les championnats.
militaire soldat ou garde armé d'un arc Les archers du roi protégeaient les remparts du château.
tir à l'arc femme qui tire à l'arc ou à l'arbalète Cette archère a remporté la médaille d'or aux championnats.
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fortification ouverture étroite dans un mur pour tirer à l'arc Les archères du château permettaient aux défenseurs de tirer sur l'ennemi.
− MYTHOLOGIE
B.− Spéc., vx
Née en Chine au Ve siècle av. J.-C., l'arbalète a connu de nombreuses évolutions à travers le temps. Voici les principaux types d'arbalètes modernes :
Une fois l'arbalète armée, le tireur - comme les tireurs à armes à feu - doit maintenir sa position de visée et appuyer sur la gâchette pour libérer la corde et faire partir le trait.
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Une arbalète à poulie ou arbalète compound représente la meilleure innovation technologique dans l’univers des arbalètes. En effet, la présence du système de poulies permet la réduction de la force nécessaire à l’armement de la corde, mais aussi une optimisation de la précision de tir. De différentes tailles, le système de poulies se place au bout des branches. Elle contrôle la force de la tension de la corde de tir. Lorsque les poulies tournent lors de l’armement, elles engendrent la tension des câbles et démultiplient ainsi la puissance de l’arc de tir. Cette grande puissance de l’arc provient de sa forme en curve et de sa grande rigidité.
Par ailleurs, elle s’associe également à l’élasticité des branches de l’arbalète à poulie, plus souples à double branches et plus raides en mono branche, qui attribue plus d’énergie dans le jet de la flèche. La disposition des poulies, de part et d’autre de l’arc, permet également une meilleure répartition du poids de l’équipement.
Selon les modèles et la puissance des arbalètes, la vitesse à laquelle les flèches se propulsent varient significativement. En générale, les mini arbalètes de 50 à 80 lbs lancent des flèches à une vitesse allant de 165 km/h à 295 km/h.
Vitesse initiale : 102 m/s (env.
Les matériaux qui composent les arbalètes sont variés : fibre, plastique, bois ou métal. L'arc a été adopté peu avant Clovis (465), par les Francs à la guerre, bien que son utilisation n'ait pas été généralisée avant la fin du VIIIIème siècle. Mais contrairement à ce que disent certains mythes populaires, les archers n'étaient pas aussi prédominants à la guerre.
Les archers étaient souvent les soldats les moins payés d'une armée, ou étaient recrutés parmi les paysans. Ceci était dû à la nature bon marché de l'arc, comparée aux dépenses effectuées pour équiper un homme d'arme professionnel avec une bonne armure et une bonne épée. Les archers professionnels passaient une vie entière à s'entrainer, et utilisaient des arcs coûteux pour être efficaces, et ainsi étaient relativement rares en Europe. L'arc était rarement utilisé pour décider de l'issue d'une bataille, et était souvent vu comme une arme de classe inférieure ou comme un jouet par la noblesse.
L'arbalète est devenue assez populaire pendant le Moyen Âge. Des tournois, avec des récompenses pour les vainqueurs, étaient organisés pour encourager les archers. En 1346, à la bataille de Crécy, et en 1356, à la bataille de Poitiers, les archers anglais défont les armées françaises.
Ce ne fut qu'à la fin de la guerre de Cent Ans qu'on songea en France à revenir à la pratique de l'arc. Charles V réorganisa et encouragea les compagnies et s'efforça de renouveler leurs privilèges. Au cours du XVème siècle, puis pendant la Renaissance, se développe en France et dans le reste de l'Europe, le tir à l'arc sous forme de jeu d'adresse.
Les villes organisent chaque année, au printemps, les jeux du papegai ou papegault, qui consistent à atteindre une cible, représentée sous la forme d'un oiseau, le papegai ou papegault, accroché en haut d'un mât ou au sommet d'une tour.
Un tournoi peut accueillir toutes les catégories décrites dans son dossier d'affiliation.
Dans l'architecture des châteaux, l'archère est une ouverture pratiquée dans un mur dans un but de défense avec des armes de tir. On distingue :
Pour mieux comprendre l'architecture des châteaux forts et les termes associés à la défense, voici quelques définitions :
| Terme | Définition |
|---|---|
| Assommoir | Ouverture percée au dessus d’une porte ou d’un passage, destinée à laisser tomber des projectiles sur un assaillant. |
| Barbacane | Petit ensemble défensif en avancée du pont-levis d’un château fort, permettant de masser des troupes à couvert en avant du château. |
| Basse-cour | Espace situé à l’intérieur de l’enceinte d’un château-fort et situé en contrebas du donjon seigneurial, généralement construit sur une motte plus élevée. |
| Bastion | Ouvrage bas fortifié, à l’origine hémicylindrique et ouvert à la gorge, adapté au tir horizontal des canons. |
| Beffroi | Tour facile à déplacer, en bois, plus haute que les remparts afin de pouvoir tirer à l’intérieur de l’enceinte. |
| Bélier | Instrument d’attaque roulant, composé d’un madrier de bois porté à bras ou suspendu à des bâtis mobiles, afin de détruire portes et murailles. |
| Berme (voir lice) | Espace situé entre le pied d’un rempart et l’escarpe du fossé afin d’arrêter les terres et pierres provenant de l’éboulement du rempart et éviter ainsi que les assaillants n’approchent de l’enceinte. |
| Bossage | Saillies en pierres ménagées sur un mur ; il engendre un jeu d’ombres et de lumière renforçant en apparence la maçonnerie d’une tour ou d’une courtine. |
| Boulin | Trou percé dans un mur et destiné à recevoir l’extrémité d’une poutre ; la poutre elle-même. |
| Bretèche | Petit ouvrage défensif en saillie dont le mur extérieur repose sur des consoles. Elle permet le tir fichant (vertical). Souvent, elles servirent de latrines. |
| Canonnière | Embrasure percée pour accueillir le canon d’une arme à feu (voir archère). |
| Cantonné | Se dit d’une construction, d’une colonne, d’un pilier, d’un meuble, dont les angles sont relevés d’une tourelle, d’une colonnette, d’une ornementation. |
| Caponnière | Ouvrage bas flanquant l’intérieur d’un fossé et servant à la défense au moyen de tirs d’artillerie. |
| Casemate | Chemin de ronde souterrain. |
| Cavalier | Terrasse ménagée au sommet d’une tour de défense pour le tir au canon (à partir du 15ème siècle). |
| Châtelet | Entrée du château à vocation défensive et ostentatoire. Il permet l’adjonction d’élémens d’arrêt (herse, assomoir). Les défenseurs pouvaient y loger. |
| Chemise | Enceinte basse maçonnée enveloppant à faible distance la base d’une tour, souvent le donjon pour renforcer sa protection. |
| Chicane | Couloir en ziggaz destiné à filtrer et ralentir les mouvements de l’assaillant. |
| Commander | Un ouvrage en commande un autre quand il le domine de façon à le surveiller, le défendre. |
| Console | Ensemble de corbeaux supportant des mâchicoulis ou un chemin de ronde. |
| Contrefort | Massif de maçonnerie élevé en saillie contre un mur ou un support pour l’épauler. |
| Contrescarpe | Paroi d’un fossé du côté de l’assaillant. |
| Corbeau | Pierre ou pièces de bois en saillie, servant de support pour des planchers, des parapets... |
| Corps de place | Enceinte principale d’uneplace forte. |
| Courtine | Mur compris entre deux tours ou deux bastions. |
| Coussiège | Siège en pierre pris dans le mur et placé dans l’embrasure d’une fenêtre. |
| Créneau | Partie ouverte d’un parapet au-dessus d’un rempart ou d’une tour. |
| Cul de lampe | Ouvrage décoratif composé de pierres posées en surplomb pour supporter la retombée d’arcs ou de nervures. |
| Donjon | Grosse tour forte d’un château médiéval. Demeure du seigneur, il est aussi l’ultime défense. |
| Douves | Large fossé rempli d’eau entourant une demeure. |
| Ebrasement | Dans la partie intérieure d’une baie, ce sont les côtés obliques du mur. Il apporte plus de lumière à la baie ou plus de battement au vantail. |
| Echauguette | Petit ouvrage en surplomb de forme circulaire, à l’angle d’une fortification. |
| Embrasure | Ouverture pratiquée dans l’épaisseur d’un mur destinée à recevoir une fenêtre, une archère, une porte... |
| Encorbellement | Construction établie en porte-à-faux sur un étage en retrait et supportée par des consoles ou des corbeaux. |
| Escalier droit | Escalier se déroulant dans un même axe et composée d’une ou plusieurs volées. |
| Escalier rampant | Escalier placé dans l’épaisseur d’un mur circulaire dont l’axe forme une courbe. |
| Escalier à vis | Escalier tournant autour d’un axe appelé noyau et formé de marches triangulaires. Chaque extrémité de la marche constitue le noyau. |
| Escarpe | Paroi d’un fossé du côté de l’enceinte. Souvent maçonnée, elle constitue le socle du mur et présente un caractère défensif. |
| Fenêtre à meneau | Le meneau est un montant fixe qui divise une fenêtre en compartiments, notamment dans l’architecture du Moyen-Age et de la Renaissance. |
| Flanquer | On dit d’un ouvrage qu’il est "flanqué" quand il est entouré d’autres ouvrages. |
| Flèche | Bras de levage d’un pont-levis. |
| Fort | Place forte venant renforcer le système de défense d’un ouvrage militaire, d’une ville, d’une frontière... |
| Forteresse | Place forte à vocation purement militaire. |
| Galerie | A l’époque médiévale, le terme galerie désigne tout espace annexe sans destination précise à part celle de circulation ou de délassement qui ont une place très forte dans la vie castrale. |
| Gargouille | Conduit saillant, souvent orné d’une figure de fantaisie, adapté à une gouttière ou un chéneau et qui déverse les eaux de pluie à distance du mur. |
| Guette | Tourelle construite au sommet de la plus haute des tours afin de surveiller les alentours. |
| Herse | Grille de fermeture d’une porte glissant dans des rainures verticales, manoeuvrée au moyen d’un treuil ou d’un contrepoids. |
| Hourd | Coursière en bois construite en surplomb d’une courtine, d’une tour ou d’une enceinte. |
| Huchette | Sorte de volet pivotant sur l’axe horizontal supérieur, obturant une meurtrière ou un créneau. |
| Latrines | Toilettes médiévales se situant soit en encorbellement au dessus des fossés, soit dans les murs et raccordées par des conduits à une fosse. |
| Lice | Espace compris entre une enceinte et un fossé ou entre deux enceintes où se jouaient les tournois (d’où l’expression "entrer en lice"). |
| Loup (ou louve) | Crochet à deux pinces destiné à saisir le madrier du bélier et de le retourner contre l’attaquant soit en soulevant le bélier, soit en le brisant. |
| Mâchicoulis | Coursière en pierre de construction et à la fonction identiques à celles des hourds. Ils peuvent être couverts ou non. |
| Mantelet | Bâti roulant fait de planches de bois recouvertes de peaux fraîches destinées à le protéger du feu et qui servait à protéger les attaquants des tirs des assiégés. |
| Merlon | Partie maçonnée située entre deux créneaux. |
| Meurtrière | Voir "archère" |
| Mine | Couloir souterrain creusé par l’attaquant afin d’atteindre la base de la muraille et d’y ménager une chambre de mine. |
| Place forte | Lieu indépendant (ville, forteresse...) entouré de fortifications |
| Poivrière | Toiture à forme conique. |
| Pont dormant | Ouvrage fixe en bois permettant de franchir un fossé. |
| Pont-Levis | Constante du château fort, il permettait d’interrompre le passage au droit d’un fossé. |
| Poterne | Porte dérobée percée dans la muraille d’une fortication et donnant souvent sur le fossé. |
| Sape | Ensemble des travaux souterrains destinés à miner la muraille de l’assiégé. |
| Tablier | Plancher du pont-levis. |
| Talus (ou glacis) | Base inclinée des murs d’une fortification servant à entraver les approches ou l’échelade. |
| Tir | On distingue plusieurs type de tir selon l’angle et la direction. |
| Tour | Ouvrage saillant sur les courtines, à plan carré ou circulaire, et formant un flanquement suffisant avant l’emploi des armes à feu. |
| Vantail | Tout panneau mobile destiné à fermer une ouverture. |
| Volée | Ensemble des marches comprises entre deux paliers. |
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