L’Arbalète match est l’héritière de l’arbalète qui était utilisée au Moyen Âge. C’est la discipline des passionnés et des collectionneurs.
Au Moyen Âge, les châteaux forts et les enceintes des villes se percent d’ouvertures de tirs afin de menacer l’approche des assiégeants. Ces meurtrières prennent le nom d’archères, d’archères-canonnières ou de canonnières selon l’arme utilisée par la défense. À partir du XIIe siècle, la garnison d’un château ne se contente plus d’attendre que l’ennemi s’épuise dans des assauts répétés ou se lasse. Les forteresses passent en mode « défense active ». Archers, arbalétriers, puis artilleurs visent l’adversaire à travers des trous ménagés dans les tours ou les remparts.
Les formes de ces trous sont très diverses : archère simple, archère à étrier, archère en croix, archère-canonnière, canonnière à la française… La liste est plus longue que celle à envoyer au père Noël.
Les meurtrières sont des ouvertures pratiquées dans les murs pour permettre aux défenseurs cachés derrière, de tirer flèches, carreaux et boulets sur l’assaillant. Les spécialistes des châteaux forts (les castellologues) n’emploient presque plus ce mot. Il fait « vieille école ».
Son imprécision est la raison principale. Il peut aussi bien désigner des archères (utilisés par des archers ou des arbalétriers), des canonnières (utilisées par les artilleurs à poudre) que des archères-canonnières. Déjà parce que les gens de la fin du Moyen Âge l’employaient. évoque les « murdriers » de l’enceinte d’Harfleur en Normandie. Pourquoi condamner aux oubliettes un mot aussi pratique ?
Lire aussi: Fonctionnement des pistolets arbalètes à poulies
Les archères sont des fentes verticales ouvertes dans un mur afin que des archers tirent discrètement sur l’ennemi. Des archères, vous en verrez sur la plupart des châteaux forts à tel point qu’elles font partie de leur image d’Épinal. Mais avez-vous remarqué leur variété, parfois leur degré de raffinement ?
Loin de se limiter à un trait vertical, la base de la fente peut s’évaser en un étrier ou en une bêche. Une disposition censée faciliter les tirs plongeants en direction des assiégeants qui s’aventurent au pied des murailles. Les bêches permettraient de glisser vers l’assaillant des projectiles incendiaires voire des fusées explosives. C’est en tout cas l’hypothèse du castellologue Alain Salamagne.
Des archères prennent même la forme d’une croix. À la fente verticale, s’ajoute donc une traverse. Son rôle ? Élargir le champ de vision du tireur et faciliter la visée. L’archer déclenche son tir quand la cible humaine passe dans l’intersection de la croix.
Les arbalétrières sont des fentes… à l’usage de l’arbalète. Au regard des comptes, des inventaires, des règlements et des rapports de fouilles, l’arbalète était au Moyen Âge une arme plus couramment utilisée dans les forteresses que l’arc. une armure ou un bouclier. recharge de son arme, tire trois fois moins vite qu’un archer. prendre en compte.
À quoi ressemble une arbalétrière ? La réponse ne fait pas l’unanimité. Le castellologue Jean Mesqui affirme : « il n’y a aucune différence avec une archère ! » Même si les textes parlent tantôt d’archères, tantôt d’arbalétrières, les deux termes se vaudraient. Autrement dit, derrière une archère ou arbalétrière, le tireur pouvait manipuler indifféremment un arc ou une arbalète.
Lire aussi: Guide des arbalètes sous-marines pneumatiques
Un autre spécialiste Alain Salamagne, déjà mentionné, n’est pas d’accord. L’arbalétrière se caractériserait, à l’intérieur, par un muret, une allège. Dessus, l’arbalétrier posait sa lourde arme lors du tir.
Là où ce petit groupe d’experts se rassemble, c’est pour contredire l’idée répandue que l’arbalétrière se reconnaîtrait par la fente en forme de croix. L’erreur est tentante. À l’arc, arme verticale, se rapporteraient les archères verticales. À l’arbalète, arme horizontale, correspondraient les archères en croix. Non, je le répète, le croisillon ne servait pas à loger l’arbalète ! C’était une aide à l’observation et à la visée. Les tireurs ne passaient pas leurs armes à travers les fentes. Ils se postaient en retrait.
Les archères-canonnières sont des ouvertures de tir mixte : une fente permet de tirer à l’arc ou à l’arbalète (les armes à cordes) tandis qu’un orifice autorise l’emploi d’armes à feu. Les archères-canonnières s’adaptent aux armes de la fin du Moyen Âge : une fente pour le tir à l’arbalète ou à l’arc et un orifice rond pour le tir de petits canons. Ce trou peut être indépendant de l’archère, se situer à différentes hauteurs ou être double voire triple.
En effet, à partir du XIVe siècle, la poudre fait son entrée sur les champs de bataille d’Occident. Face aux canons, les châteaux s’adaptent. D’anciennes archères sont percées d’un trou rond pour projeter des boulets tandis que les nouveaux châteaux renoncent aux archères en faveur des archères-canonnières. Selon Alain Salamagne, cette transformation se situe vers 1400 en France et dans les anciens Pays-Bas.
À la différence de l’archère-canonnière, la canonnière est uniquement destinée au tir des armes à feu. On les reconnaît à leur forme ronde, ovale ou rectangulaire.
Lire aussi: Projet DIY : arbalète en bois
Pour les châteaux, l’aménagement des canonnières est une question de survie, car, en face, l’adversaire fait cracher ses propres canons dont les boulets font ébouler murailles, mâchicoulis et merlons. Pour éliminer ces armes si dévastatrices, le château ou la ville fortifiée doivent riposter avec les mêmes moyens. Les sièges tendent à se transformer en duel d’artillerie, remisant aux placards les bonnes vieilles arbalètes et les échelles d’assaut.
Devant ces dangers, les bâtisseurs de châteaux et d’enceintes urbaines répandent, à partir du dernier quart du XVe siècle, une solution made in France : la canonnière en X. Voici son portrait : un ébrasement à l’intérieur comme à l’extérieur, l’orifice de tir se situant à l’intersection de la croix. Le mur gagne en solidité et les coups d’embrasure, sans disparaître, deviennent moins mortels.
Avec elle, on tire à 10 mètres en position debout et à 30 mètres dans les positions debout et genou. La compétition, ainsi que le haut niveau vous font rêver!
Les épreuves olympiques et mondiales de tir à la carabine sont à votre portée. Vous épaulerez une carabine munie d’une lunette et vous tirerez sur un chariot en déplacement latérale. Un dispositif de progression : les «Cibles Couleurs», ainsi qu’une filière de compétitions régionales et nationales spécifiques sont à la disposition des animateurs et des initiateurs des clubs pour animer et motiver les jeunes tireurs.
Le dépassement de soi du haut niveau et des compétitions vous laissent rêveur. Les épreuves de tir au pistolet, mondiales et même olympiques, sont à votre portée ! Si vous êtes à la recherche d’une activité adaptée à votre situation de handicap, la pratique du Para-tir vous permettra de vous surpasser en compétition ou en loisir. La compétition également.
La Fédération Française de Tir vous propose deux épreuves olympiques - la Fosse et le Skeet et un épreuve mondiale - Double trap. L’objectif est de renverser des cibles en métal ayant la forme de poulets, de cochons, de dindons ou de mouflons.
Le Tir sportif de vitesse, né aux États-Unis en 1976, vous propose des actions de tir spectaculaires. Cette discipline propose de tirer contre la montre avec des pistolets de calibre 9 millimètres et plus, munis ou non d’une visée optique.
En résumé, à partir du XIIe siècle, les meurtrières apparaissent dans les murs des châteaux et des enceintes. Elles permettent de tirer à l’arbalète et à l’arc tout en protégeant relativement le tireur.
La distinction arbalétrière/archères fait débat. Pour certains spécialistes, les deux termes désignent la même chose.
Dans les châteaux, les défenseurs privilégient l’arbalète par rapport à l’arc.
Pour faciliter les tirs, le dessin des ouvertures des archères/arbalétrières se complique : à la fente verticale, s’ajoute un étrier ou une bêche à la base, un croisillon au milieu…
Avec la diffusion du canon, les meurtrières se transforment en archères-canonnières (pour un tir mixte) ou en canonnière (pour le tir exclusivement d’armes à poudre). On les reconnaît à leur orifice rond, rectangulaire ou ovale.
L’intérieur de ces meurtrières mérite un coup d’œil. Au-delà de l’ébrasement, elles peuvent intégrer une allège, une niche, voire une grande niche (une chambre de tir) quand il s’agit de canon
tags: #arbalete #mode #de #fonctionnement #wikipedia