Créée au milieu du XIXe siècle, la marque Suisse Omega a connu une évolution considérable. De nos jours, il est relativement aisé d'acquérir la montre de ses rêves grâce à Internet, où le choix est vaste. Cependant, les besoins et les aspirations des passionnés d'horlogerie restent spécifiques.
Omega a souvent privilégié un style sobre et intemporel. De nombreuses montres dites « classiques » se distinguent par une variété de cadrans, d'index et d'aiguilles de haute qualité.
Omega est souvent moins cotée sur le marché des montres de collection pour plusieurs raisons. Premièrement, la grande quantité de montres produites offre un choix plus vaste aux amateurs, ce qui tend à faire baisser les prix. De plus, elle n'a pas la même image que Rolex.
La comparaison avec Rolex est pertinente, car les deux marques se concurrencent sur des marchés similaires, notamment celui des montres sportives. Pourtant, Omega offre souvent un meilleur rapport qualité-prix. Par exemple, les premières Rolex Submariner avaient des bracelets en acier creux, sujets à l'usure, et des boucles fabriquées à partir de plaques d'acier pliées, une méthode de production moins coûteuse.
Bien que des marques comme Heuer ou Tudor aient vu leurs prix s'envoler, souvent grâce à des modèles emblématiques associés à des courses automobiles et portés par des pilotes de renom, leur prix ne se justifie pas toujours par la qualité. Chez Omega, la qualité est souvent supérieure pour un prix inférieur.
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Certains détails importants ne sont visibles qu'aux yeux d'un horloger. Les pignons, pivots et axes de roue sont usinés à partir des meilleurs aciers, parfaitement polis et d'une dureté inégalable. Ces mécanismes, qui ont fonctionné pendant 70 ans, ne présentent souvent aucune trace d'usure ou de rayure. On peut observer un pivot de roue au microscope sans y déceler le moindre défaut. Ces montres étaient conçues pour durer.
Pour les pièces de mouvement, les montres Omega sont équipées de mouvements maison avec une finition cuivrée. Pour les pièces d'habillage, une grande variété de couronnes, cadrans et aiguilles sont disponibles sur Internet. De nombreux horlogers disposent de stocks et offrent des solutions en cas de casse. Les joints de fond et les verres ont des formes standardisées, mais la plupart des verres en plastique sont sérigraphiés avec un petit signe (Ω) visible à la loupe.
Avant de choisir l'époque de votre montre, réfléchissez bien à l'usage que vous comptez en faire.
Les montres de poche font partie de l'histoire et de l'identité d'Omega, et leur qualité est excellente à tous points de vue.
Les montres produites avant 1938 ne sont pas dotées de systèmes antichocs (protégeant le balancier en cas de choc). Il est donc crucial de vérifier la référence du mouvement si vous souhaitez une montre équipée d'un tel système. Bien que cela ne soit pas un obstacle, il faudra éviter de laisser tomber la montre, ce qui augmenterait les chances de casser les chatons ou l'axe de balancier.
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Les montres des années 40 représentent une période très intéressante. Les mouvements sont d'une fiabilité et d'une robustesse à toute épreuve. Le calibre 30T2 en est un exemple frappant et est souvent recommandé. C'est un mouvement manuel qui permet de gagner de l'espace en épaisseur de boîtier et en fiabilité. Ce calibre a été fabriqué bien avant l'invention de l'obsolescence programmée et peut résister à tous les dégâts du temps.
Les années 50 sont marquées par une demande plus forte en montres automatiques avec la démocratisation du système « bumper », déjà présent dans les années 40. Dans un mouvement automatique moderne, le rotor tourne à 360 degrés grâce au mouvement du poignet pour remonter la montre. Dans le système « bumper », le rotor est limité dans sa course et heurte les parois du mouvement. Si vous acquérez une montre équipée du calibre 355 par exemple, vous sentirez les chocs produits par le bumper au premier mouvement de poignet.
Les années 60 et 70 marquent un tournant pour la marque, avec l'arrêt de la production des calibres 30 en 1963, des 320 et 280 en 1968, mais aussi l'époque de la Speedmaster avec le mouvement original 321. Le prix de ces Speedmaster a grimpé, mais vous pouvez trouver des Seamaster équipées des mêmes mouvements pour moins de 3000 euros.
De manière générale, la fin des années 60 est une période pivot dans l'histoire horlogère, marquée par la concurrence des montres japonaises et une baisse de qualité généralisée.
Il est conseillé d'éviter les montres Omega des années 80, à moins d'être un grand amateur de quartz. Pour l'horlogerie mécanique, les Speedmaster passent très souvent au Lémania 5100.
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Avez-vous déjà imaginé porter la même montre qu’un plongeur de combat ou qu’un astronaute? Celle qui a survécu à 1500 plongées successives sans broncher? Une Seamaster 300 militaire, vendue à quelques milliers de francs dans les années 90, peut aujourd’hui atteindre le prix d’une berline allemande.
La première Seamaster n’était pas destinée aux abysses, mais conçue comme une “montre pour la ville, la mer et la campagne” - un concept révolutionnaire à l’époque. D’un modèle habillé étanche à 30 mètres en 1948, elle évolue vers la mythique Seamaster 300 de 1957, adoptée par les forces spéciales britanniques et les compagnons de Cousteau.
Née en 1948 pour célébrer le 100e anniversaire d’Omega, la Seamaster trouve ses racines dans les montres robustes fournies aux forces britanniques pendant la guerre. Dès 1940-45, Omega avait acquis un savoir-faire crucial en produisant plus de 50% des montres étanches de la Royal Air Force.
Fort de cette expérience, Omega crée la Seamaster CK 2518 pour le marché civil, dévoilée lors du Salon de Bâle 1948. Son concept ? Les premières Seamaster de 1948 reprennent ainsi la technique des montres militaires (joint en caoutchouc, boîtier étanche à 60 m) tout en soignant l’esthétique. Omega les propose en versions centrale secondes ou petite seconde (subtile à 6 h) pour plaire aux gentlemen civils.
Le design « fat lugs » (carrure aux cornes larges) de ces références CK 2518 et CK 2577 leur confère une présence classique de Calatrava tout en abritant le premier calibre automatique Omega. En effet, elles embarquent le calibre à bumper (masselotte) 30.10 - décliné en 343 (chronomètre) sur la CK 2518 - assurant un remontage automatique fiable malgré sa masse oscillante à course limitée.
Avec leur boîtier en acier de 34,5 mm et leur étanchéité garantie à 30 m, ces Seamaster originelles s’avèrent être des montres « habillées-sport » avant l’heure : elles accompagnent en costume comme en plein air.
Omega 30T2 : ce calibre à remontage manuel (30 mm de diamètre) est le descendant direct des montres militaires « Dirty Dozen ». Dans les Seamaster civiles d’après-guerre, il apparaît dans certaines références simples (ex : CK 2759) où il excelle par sa précision.
Calibre 3xx bumper (340/342/343/344) : Omega introduit très tôt l’automatique dans la Seamaster. Le calibre 343 à bumper équipe par exemple la CK 2518 (version chronomètre à petite seconde) dès 1948. Son rotor oscille sur ~120° et « rebondit » contre des butées (d’où le surnom bumper), produisant une légère secousse au poignet.
Calibre 50x (rotor intégral) : Au milieu des années 1950, Omega améliore son offre automatique avec le cal. 501 (introduit en 1955). Il amène un gain de finesse et un remontage plus performant. Omega en produira des variantes (cal. CK 2846 etc.).
Calibre 552 : Apparue en 1958, la série 55x va motoriser la plupart des Seamaster des sixties. Fin et modulable, il équipe tant les Seamaster 300 no-date (réf. 165.024) que des Seamaster « De Ville » plus habillées. Sa précision est telle que Omega en dérive une version chronomètre 551 pour la Constellation.
Calibre 565 : Lancé en 1965, il s’agit du 552 agrémenté d’un quantième à 3 h à changement rapide (par tirage de couronne). On le retrouve dans la Seamaster De Ville réf. 166.010 et de nombreuses Seamaster Date. Astuce : Tirer la couronne au premier cran entre 21h et 24h fait avancer la date instantanément, une innovation à l’époque où changer de date exigeait souvent de faire tourner les aiguilles sur 24 h. Le 565 possède 24 rubis, et Omega en a proposé une variante 563 (17 rubis) pour le marché US. Sa robustesse est avérée : de nombreux 565 tournent encore comme des horloges de nos jours.
Sur les toutes dernières Seamaster militaires vers 1970, Omega intègre un mécanisme de hack (arrêt seconde) - fonctionnalité prisée pour les synchronisations, par exemple sur certaines 166.024 livrées à la Royal Navy (cal.
En résumé, ces calibres Omega - du 30T2 au 565 - ont en commun une excellente tenue de l’heure et une construction soignée (vis bleuies, antichoc Incabloc, etc.). Ils apportent aussi des complications utiles : l’affichage de la date (à partir du cal. 503 en 1956) puis le quantième rapide (cal. 565 en 1965). À noter qu’aucune Seamaster civile de 1948-1970 n’a de complication sophistiquée de type chronographe ou phase de lune : Omega réserve alors ces fonctions à d’autres collections (Chronostop, Speedmaster ou Cosmic).
Toutes les Seamaster vintage utilisent un verre en hésalite (plexiglas polyméthacrylate). Ce choix, étonnant face au verre minéral, s’explique par les avantages du plexi : il ne se brise pas en éclats (sécurité en plongée), se raye certes mais se polit facilement, et surtout assure une excellente étanchéité avec le bon joint.
Omega a été pionnier en la matière, testant ses Seamaster 1948 à 60 m dans des conditions extrêmes de température (de -40 °C à +50 °C). Omega garantit ainsi ses premières Seamaster à 30 mètres (suffisant pour la natation ou la voile).
Dès 1957, Omega pousse plus loin les capacités subaquatiques avec la Seamaster 300 (réf. CK 2913) qui, malgré son nom, est officiellement garantie 200 m. Omega préfère sans doute rester prudent en raison des limites des bancs d’essai de l’époque, mais la construction de la Seamaster 300 - double joint de couronne, glace extra-épaissie, fond vissé - laisse entendre qu’elle pourrait atteindre 300 m sans encombre. En 1964, les références de Seamaster 300 évoluent (14755 puis 165.024), conservant cette étanchéité de 20 ATM (≈200 m). Enfin, en 1970 Omega introduira la Seamaster 600 « Ploprof » (600 m) - au-delà du cadre de ce guide - puis la Seamaster 1000 en 1971, prouvant la capacité d’innovation constante de la lignée Seamaster en termes d’étanchéité extrême.
Les Seamaster vintage connaissent également des évolutions notables de design de boîte.
Bien entendu, les Seamaster habillées de la fin des années 60 (gamme De Ville) conservent des cornes fines classiques, souvent monobloc (unishell) sans fond vissé (ex : réf. BD 165.0020 or 14K, ouverture par le dessus). Mais même sur ces modèles de ville, Omega intègre dès 1958 un élément de design devenu iconique : l’hippocampe.
Ce médaillon de cheval marin stylisé, gravé ou en relief sur le fond, apparaît sur les Seamaster à partir de 1958 pour symboliser leur vocation aquatique. La présence d’un hippocampe net et conforme (et non d’une simple inscription ou logo générique) fait partie des points de contrôle d’authenticité sur ces montres.
Parmi l’abondante production de Seamaster sur ces deux décennies, certaines références se démarquent par leur rareté et l’attrait qu’elles suscitent chez les collectionneurs.
Vous désirez acheter une montre Omega d’occasion mais vous avez peur de tomber sur une contrefaçon ? Comment les reconnaître et avoir les bons réflexes ?
Avec l’explosion du phénomène de la copie d’articles de luxe dans tous les secteurs et notamment dans l’horlogerie, la question des contrefaçons fait l’objet de nombreux débats. La marque de montres la plus fréquemment contrefaite au monde reste Rolex et de loin.
Il existe de tout dans le monde des reproductions et des contrefaçons. Sachez néanmoins que la technique la plus sûre reste de passer par un revendeur agréé comme la marque le rappelle sur son site officiel, ou de faire faire une expertise par un horloger avec le vendeur. Concernant les montres anciennes, noter qu’Omega propose maintenant un service d’authentification des montres de plus de 30 ans.
Avant toute chose, commencez par demander le numéro de série au vendeur. S’il n’est pas capable de vous le donner, il y a un problème. Toutes les montres Omega authentiques ont un numéro de série qui comporte entre sept et neuf chiffres selon les périodes de production. S’il vous le donne, faites une recherche sur internet.
Dans la mesure du possible, si vous ne connaissez pas le vendeur et qu’il n’est pas un professionnel reconnu, n’achetez pas une montre avant de l’avoir eu entre les mains. Organisez un rendez-vous pour vérifier que la montre qui est proposée sur le net est bien celle qui est en vente.
Sur les modèles plus récents de chez Omega, vous trouverez ce numéro unique à l’extérieur du boîtier, au niveau de l’intérieur des cornes. Il est gravé avec une précision chirurgicale au laser et il vous faudra certainement une loupe pour le lire clairement. Sur certains modèles, il peut être sur le boîtier et sur le mouvement, ce qui vous offre une vérification supplémentaire.
Prenez également des photos de la montre et du mouvement sur le site de la marque ou d’autres sources fiables pour pouvoir comparer les inscriptions, la composition, les customisations et d’autres détails sur le cadran et sur le mouvement. Dans l’idéal, il faudrait connaître la montre par cœur. Pensez également à étudier toutes les lignes et le design de la vraie.
Si vous tombez sur une montre qui vous plait chez un vendeur non-agréé, que vous ne connaissez pas cette référence sur le bout des doigts et que vous avez un doute sur son authenticité, passez votre chemin.
Sur la valve a hélium pour les montres Omega qui en sont équipées, on trouve une petite bague rouge à sa base qui n’est visible que lorsqu’elle est ouverte.
La qualité du LumiNova utilisé par Omega sur les index et les aiguilles est d’habitude de très haute qualité, surtout sur les modèles récents.
De nombreuses contrefaçons vont piocher des éléments de design distinctifs dans différentes lignes de montres de chez Omega, pour créer une pièce qui se retrouve avec les caractéristiques de deux modèles originaux différents, parfois même trois voire plus.
Omega utilise plusieurs techniques différentes de changement de date manuel. Sur certains calibres, on la change simplement en mettant la couronne sur la bonne position avant de la tourner. Sur d’autre, il faut utiliser un petit outil special et appuyer au centre de la valve à helium. Sur d autres encore c est en tirant puis en repoussant la couronne que la date va défiler. Vous devrez donc connaître le calibre qui est censé entrainé la montre qui vous intéresse, ainsi que ses caracteristiques.
Dans tous les cas, Omega nous rappelle qu’il faut éviter un changement de date manuel entre 20h00 et 02h00 sur toutes ses montres.
Toutes les impressions et les gravures, sur toutes les parties de la montre, doivent être proches de la perfection. Cela fait partie des caractéristiques fortes de la marque qui se veut perfectionniste et qui porte une attention toute particulière aux détails.
De nombreux fabricants de contrefaçons ne prennent pas le temps de copier toutes les fonctions originales de la montre authentique. Il se peut également qu’une copie de qualité moyenne n’ait pas de fonction date, tout en ayant une couronne de remontoir avec plusieurs positions, qui est d’habitude réservée aux mouvements avec des options de date.
Dans la mesure du possible, faites ouvrir la montre par un horloger. Il aura les bons outils, et il pourra vous donner son avis. Omega ajoute des gravures sur ses mouvements et la grande majorité des modèles vintages ont des mouvements plaqués cuivres. En plus de ces deux points, chacun des mouvements de chez Omega, qu’il soit ancien ou récent, bénéficie d’un niveau de détails remarquable et d’une qualité de finition hors normes.
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