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L'étymologie est cette partie de la grammaire qui nous enseigne comment les mots se lient entre eux, ou se tirent les uns des autres. C'est en même temps un des moyens les plus assurés pour déterminer leur véritable orthographe.

Considérations Générales

Les mots d'une langue en effet ne sont pas jetés au hasard et sans liaison entre eux : au contraire ils sont réunis dans des espèces de familles, par une raison très fine qui se manifeste presque toujours dans l'écriture.

Voyez par exemple les mots battre, battement, batterie, batteur, bataille, battoir, etc, qui renferment tous dans leur signification l'idée de battre. Les mots abattre, combattre, débattre, rebattre la renferment aussi, et les lettres principales du mot battre et ici prononciation fe retrouvent dans les mots plaeés après lui.

Nous ne pouvons donc douter que la langue n'ait suivi dans la création de ces mots la filiation des idées, et qu'on ne puisse par conséquent les rattacher tous au mot battre, comme étant leur origine commune. Ce mot battre est alors la racine de tous les autres, et ceux-ci s'en forment, comme on voit, ou par le changement de la syllabe finale, battre, battement, batteur, etc.; alors ils se nomment dérivés; ou par l'adjonction au commencement du mot de quelque particule, combattre, débattre, rebattre, etc., et dans ce cas ce sont des composés.

Par rapport aux premiers, le mot battre s'appelle primitif; par rapport aux seconds, il se nomme simple; et la comparaison qu'on a faite des uns avec les autres, y a fait distinguer diverses parties sous les noms de radical, particule prépositive ou préfixe, terminaison ou suffixe.

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Radical, Préfixes et Suffixes

Le radical est la partie commune à la racine et aux mots qui s'en forment. On n'a pas de peine à reconnaître que dans battre les lettres finales re indiquent un infinitif présent.

Elles ne se retrouveront donc pas dans les dérivés, où en effet n'apparaissent que les lettres batt ou bat. C'est là précisément le radical.

Les lettres qui viennent après le radical, soit-dans le primitif, soit dans les dérivés, s'appellent la terminaison, puisqu'elles terminent le mot. Ainsi eur est la terminaison dans batteur, oir l'est dans battoir, et aille dans bataille. Cette terminaison s'appelle aussi suffixe.

Importance de l'Étymologie

Tout le monde avoue que l'étymologie est une des parties les plus importantes et les plus fructueuses de l'étude des langues. Ce serait en même temps la plus facile, si une langue pouvait être faite d'ensemble par un grammairien, et qu'il n'y eût jamais aucune irrégularité dans la déduction des mots.

Quoique notre langue dépende essentiellement du latin, il y a moyen, sans connaître cette langue ancienne de se rendre compte au moins en gros et à peu près de la formation de nos mots. C'est ce que nous essayons de faire voir : et pour y parvenir, après quatre chapitres sur l'étymologie en général, sur la dérivation, la composition et la juxtaposition des mots, nous montrons comment sont composés le plus souvent ceux que nous tirons du grec.

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Nous passons ensuite à quelques vues générales sur l'origine de la langue française et sa formation latine ; puis à une formation qui lui appartient en propre, ou du moins n'est pas un résultat immédiat de l'imitation du latin.

Nous faisons enfin l'application de tout ce qui a été précédemment établi dans un Petit dictionnaire des principales racines de la langue française.

Ce petit dictionnaire, d'une forme absolument nouvelle, aura pour essentiel avantage de présenter sous une même vue les familles des mots, d'en bien faire comprendre la filiation et les analogies, de montrer comment des langues composées de trente ou quarante mille vocables se ramènent cependant à un petit nombre de racines, dont les familles entières nous sont ensuite connues sans autre étude préalable que celle des désinences et des préfixes.

Il ne faudra pas s'étonner si dans ce grand nombre de mots, il y en a plusieurs que l'Académie française n'a pas admis dans son dictionnaire. D'abord on sait qu'elle n'admet en général que les termes de la langue courante, quelle exclut presque tous les mots spéciaux à l'industrie , aux arts, aux métiers, qui pourtant sont très-français.

D'un autre côté, il y a des mots que l'analogie indique d'une manière absolue, et que l'usage peut très-bien n'avoir pas admis. Par exemple inexprimable est très-usité, il suppose certainement exprimable. Or celui-ci est tel qu'on ne l'emploie guère qu'avec la négation, de sorte qu'il revient lui-même à inexprimable, et reste tout à fait inusité dans la signification affirmative.

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Mais un mot inusité n'est pas pour cela barbare ; il peut être parfaitement français. Tels sont en particulier les anciens mots, tombés aujourd'hui en désuétude, et qui cependant ont formé des familles respectables qui durent encore.

L'étymologie ne doit pas les laissa perdre, non plus que les dérivés ou composés qu'ils forment, et dont le sens est bien déterminé par leur figure même, d'autant plus qu'ils servent souvent de lien entre des termes beaucoup plus usités, et dont, sans eux, on ne reconnaîtrait pas aussi aisément la filiation.

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