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La vision fantasmée d’une tribu d’hommes préhistoriques traquant un mammouth dans la boue est dans toutes les mémoires. Le dessinateur tchèque Zdnek Burian a donné vie et réalité à ces grands moments de chasse du Paléolithique. Dès le plus jeune âge les enfants savent reconnaître un rhinocéros laineux, un mammouth ou un bison des steppes…

En même temps que notre branche s’est développée, nous, hominidés, avons également évolué en termes de physique bien évidemment, mais également de mode de vie, de régime alimentaire et de localisation géographique. Toutes les espèces d’hominidés n’ont pas été chasseurs ni même omnivores ou carnivores. Les ancêtres d’Homo sapiens avaient des pratiques et un régime alimentaire bien différent.

Si au Paléolithique ancien, la consommation de viande par l l’Homme est attestée… la préférence manifeste pour les grands herbivores suggère le charognage ou la chasse passive (piégeage ?) sans affrontement direct au vu de la modestie des armes disponibles. Au dessus, une illustration de Zdenek Burian montrant une sorte de piégeage pour tuer un mammouth.

Pour trouver les plus anciennes traces de chasses préhistoriques nous disposons de plusieurs moyens à notre disposition. C’est presque une lapalissade mais il est logique que si une espèce est végétarienne ou frugivore il n’est pas nécessaire pour elle de pratiquer la chasse. On imagine pas non plus un hominidé chasser un herbivore pour en tirer uniquement de la peaux, des os et des tendons : le risque est bien trop élevé. Au mieux, s’il mange quelques petits animaux, il peut se contenter de les charogner. Il est possible, voire probable, que certains insectes ou petits animaux (limaces, larves, chenilles) étaient consommés en même temps que les végétaux mais cela n’était pas forcément volontaire. Les plus anciens hominidés (dont les australopithèques) ne consommaient que très peu de viande qu’ils se procuraient accidentellement ou par charognage.

Pour Marylène Patou-Mathis, « des chercheurs ont montré que les deux pratiques, chasse et charognage, coexistent depuis fort longtemps et qu’en outre, elles ont perduré dans les sociétés d’agro-pasteurs. » Si les paléolithiques se sont mis à charogner et à chasser c’était principalement pour la viande.

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La dentition d’un hominidé peut nous en apprendre énormément sur son régime alimentaire : l’analyse isotopique mesure les concentrations relatives de carbone 14 et carbone 13 et donne ainsi ses préférences alimentaires, comme pour des herbes, des arbustes, des feuilles, ou même de l’écorce. Les taux de baryum et de calcium dans les dents permettent de déterminer les espèces carnivores ou herbivores. Les marques sur les ossements des animaux tués et consommés sont parfois la preuve d’une action anthropique. De la même façon, les marques sur les restes fossiles d’un hominidé peuvent montrer que ce dernier a servi de repas à ses congénères (anthropophagie) mais pas forcément en ayant été chassé. Les traces de boucherie effectuées avec un outil sur les ossements indiquent le travail d’un hominidé sur la carcasse, mais on ne sait pas si l’animal a été charogné ou bien chassé. Ces marques sur les ossements peuvent indiquer une action de décharnement pour séparer les muscles. Des os longs brisés suggèrent quant à eux la recherche de moelle… L’âge de la faune chassée est également un marqueur du type et de la saison de chasse pratiquée.

C’est avec le genre Homo que les hominidés vont rajouter la viande au menu. L’anthropo-généticienne Evelyne Heyer explique que c’est l’adaptation à un changement climatique vers un assèchement qui a obligé les premiers hommes en Afrique, à élargir leur régime alimentaire et devenir omnivore. « Les premiers Homo habilis… vont se libérer très vite de leur milieu naturel réducteur et bouger immédiatement. Ils vont s’en libérer parce que devenus carnivores, ils disposeront d’un territoire plus vaste que celui des végétariens qu’ils étaient ; parce qu’étant carnivores, ils vont chasser et donc bouger davantage… »

Ce changement de ressources alimentaires va avoir un impact sur le métabolisme des hominidés. La taille du cerveau va augmenter, ainsi que la stature. La viande va permettre de répondre aux besoins nutritionnels croissants des hominidés en termes de calories et de protéines. Le cerveau, dont nous sommes si fiers, consomme à lui tout seul jusqu’à 20% des calories que nous ingurgitons. C’est un investissement important qui nous différencie du reste de la faune.

Les armes maniées (et fabriquées ) par les paléolithiques n’ont pas forcément laissé de traces, du fait d’un manque de conservation. Celles que nous pouvons retrouver sont forcément en matière résistantes, comme la pierre ou l’os. Le bois et les fibres en revanche ne peuvent se conserver que dans des circonstances très particulières… Les plus anciens outils en pierre sont datés de 3,3 millions d’années (site de Lomekwi). Avant de chasser, les hominidés charognaient et utilisaient des pierres ayant une arrête coupante pour dépecer leurs proies : ces outils peuvent laisser des traces caractéristiques sur les os.

Les premières chasses étaient opportunes et les paléolithiques pouvaient profiter d’un piège naturel pour immobiliser un animal, le tuer et le consommer. Toutes les armes crées permettaient aux Hommes de rester à bonne distance de leur proie et donc de minimiser les risques, mais également de provoquer des blessures de plus en plus profondes et létales.

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C’est vraiment avec les armes de jet que l’on peut vraiment parler de chasse. Pour l’archéologue Curtis Marean « cette invention a dû mettre très longtemps à émerger. » Les lances sont une innovation particulièrement impactante pour les paléolithiques car ils nécessitent un travail de préparation (choix de l’essence, ébarbage, appointage…) puis un entraînement, et enfin la coordination des individus pour mettre en place une stratégie de chasse. Les épieux, lances ou bâtons de jet ont été réalisés en bois, la pointe a été taillée et parfois brûlée pour en augmenter la résistance. En Pologne une sorte de boomerang en ivoire de mammouth a probablement été utilisé comme arme de jet il y a 40 000 ans. Les plus anciens bâtons de jet à ce jour, ont été retrouvés à Schöningen (Allemagne) et datés de 200 000 ans minimum (datation initiale -300 000 ans voir en bas de page*). Avec une datation moins précise entre 200 et 450 000 ans (!) une lance avec une pointe a été retrouvée en 2011 à Clacton-on-Sea en Grande-Bretagne. Ces armes de jet font partie des rares éléments en bois qui, bénéficiant de conditions de conservation exceptionnelles, ont survécu jusqu’à notre époque. A noter, un épieu long de 2,4 mètres, daté de 125 000 ans a été attribué à Néandertal sur le site de Lehringen (Allemagne).

Si l’on trouve des harpons principalement dans les gisements paléolithiques d’Europe de l’ouest, 90% proviennent de la zone franco-espagnole (en France, c’est en Aquitaine et dans les Pyrénées). Ils ont été utilisés au Magdalénien, il y a de ça 15 000 ans, et au global, près de 2000 harpons de paléolithiques ont été exhumés. Réalisés en os, en ivoire ou en bois de cervidés, les harpons comportent un ou deux rangs de barbelures. Si pour notre époque le harpon correspond à une chasse en milieu aquatique, il est plus que probable qu’au Paléolithique les préhistoriques utilisaient cette arme dans l’eau, sur la terre ferme ou dans les marécages !

Pour lancer un harpon emmanché les chasseurs pouvaient utiliser la force humaine, l’arc (?) ou bien le propulseur. Le propulseur est une arme de jet pour projeter plus fort et/ou plus loin une sagaie ou une lance. Par effet de levier, la sagaie est propulsée à distance avec précision (cela nécessite beaucoup d’entraînement !). Le propulseur était le plus souvent formé de deux parties : le « bâton » en bois (qui ne se conserve pas dans le temps) qui s’emmanche sur le crochet. Le crochet quant à lui est taillé dans de l’ivoire ou un bois de renne, plus résistant, ce qui a permis sa conservation. Certains crochets sont sculptés et représentent souvent des animaux (faon, mammouth, oiseau, hyène…). Pour les préhistoriens, l’utilisation du propulseur est attestée dans les chasses préhistoriques entre -19 000 et -12 000 ans. Ces armes sont principalement retrouvées dans la région sud-ouest de la France et nord de l’Espagne.

Les bolas sont des pierre façonnées en forme de sphère par piquetage. Elles ont, en moyenne, un diamètre de 10 cm et sont parfois amincies au centre. Ce type d’arme est utilisé pour stopper une proie en immobilisant ses pattes. Les sphères sont reliées entre elles par une corde ou une lanière. Le chasseur fait tournoyer l’ensemble avant de le lâcher vers sa proie. Les bolas s’enroulent et se resserrent autour des pattes de l’animal. Les plus anciennes bolas retrouvées datent du Moustérien, mais seule la partie lithique a perduré : les cordes et liens ont disparu depuis longtemps. Il n’est actuellement pas possible de certifier que ces sphères étaient utilisées de cette manière.

Pour Henry de Lumley « ce sont les plus anciens symboles connus que se soit donnés l’humanité. » Le préhistorien Cattelain écrit qu’il est difficile de déterminer avec certitude quand l’arc est apparu. L’arc est le plus souvent réalisé en bois, de même que les hampes des flèches. L’ensemble ne se conserve que dans des milieux tout à fait particuliers, tels que les tourbières et les milieux lacustres. Seuls des éléments lithiques, comme les pointes triangulaires (Streletzkaja), les pointes de la gravette ou de Kostenki, ont pu se conserver et donc être retrouvés. Mais rien ne prouve qu’ils ont été projetés avec un arc : cela pourrait être également à l’aide d’un propulseur ou d’un autre élément inconnu. Le plus ancien arc complet provient des tourbières de Holmegaard, au Danemark. Taillé dans du bois d’orme, il était utilisé au Mésolithique, il y a 11 700 ans.

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Les microlithes sont des petites lames de quelques centimètres qui étaient fixées sur des hampes en bois (ou en os ?) avant d’être projetées vers une cible. N’ayant pas été découvertes emmanchées, il n’est pas encore possible de savoir si la projection se faisait avec un propulseur, un arc ou une autre arme non encore connue. Les plus anciens microlithes sont datés de - 71 000 ans (Pinnacle, en Afrique du Sud). En Europe, ils sont le plus souvent associés à des sites d’Homo sapiens.

Les pointes à crans étaient extraites de lames en silex. Une découpe spécifique était obtenue en retouchant soigneusement la lame. Le tailleur obtenait une lame acérée d’un côté, et rétrécie à l’autre extrémité. Nucléus, déchets de fabrication et lamelles brutes. Les lamelles étaient destinées à être emmanchées sur des sagaies pour la chasse.

Pour parler de scène de chasse à la préhistoire il faut qu’il y ait un chasseur… et non seulement les représentations humaines sont assez rares dans l’art préhistorique, mais les mises en scène comprenant un homme et des animaux sont encore plus exceptionnelles ! Parfois des scènes évoquent la chasse pour des yeux du 21ème siècle, mais il est impossible d’assurer que c’est bien un chasseur qui est représenté.

Les affrontements Homme - Bison, comme dans la grotte de Lascaux ou la grotte de Villars, montrent un humain face à une animal puissant… ce qui laisse planer un doute sur l’interprétation d’une scène de chasse. En effet, en s’approchant aussi prêt de l’animal c’est l’homme qui risque de mourir. En revanche, la scène de chasse de Sulawezi laisse peu de place à une autre interprétation que celle de prédateurs humains encerclant une proie, il y a 44 000 ans.

Il faut noter que de manière globale, les détails dessinés dès le Paléolithique, démontrent que l’artiste était un observateur hors pair.

En passant à un régime alimentaire omnivore, l’homme a en effet dû pratiquer la pêche sous-marine à mains nues, pour prélever coquillages, ancêtres des crustacés et sûrement, des poissons avec une lance. Au IXe siècle avant J.-C., on trouve trace de pêcheurs d’éponges à l’époque homérique. Plus tard, du IVe siècle avant J.-C. au IIe siècle de notre ère, des écrits d’Aristote à Pline l’Ancien mentionnent une pêche au corail rouge, puis aux huîtres perlières sur les côtes italiennes et grecques. Les premiers harpons seraient eux d’origine polynésienne : il s’agissait alors de lances à une ou plusieurs pointes. Puis, vint la foëne à l’élastique et enfin, le fusil harpon inventé en 1947 par Georges Beuchat. Ce dernier s’inspira des armes à feu avec un système de propulsion à gâchette pour mettre au point le premier fusil, nommé le Tarzan. Et depuis ? Les fusils harpon ont tantôt été grandis tantôt raccourcis, se composent d’aluminium ou de carbone, mais leur fonctionnement est resté le même.

La pêche sous-marine est aussi appelée « chasse sous-marine » ou « pêche en plongée ». Ce sport subaquatique consiste à explorer les profondeurs et à capturer sous l’eau certains poissons, mollusques, crustacés, etc. La pratique de la chasse sous marine est interdite en dessous de 16 ans. Pour pratiquer, il te faut une assurance responsabilité civile. Cette assurance permet de te couvrir en cas d'accident causé à un tiers. C'est assez rare en chasse sous marine mais c'est déjà arrivé. La bouée est obligatoire. Il ne faut pas la considérer comme un simple poids à traîner, c'est surtout ce qui permet aux bateaux de te signaler et (théoriquement) de t'éviter.

Sur les sites préhistoriques, les armes - celles identifiées comme telles par les préhistoriens, en tout cas - sont plus rares que les outils lithiques et apparaissent plus tard. Elles sont vraisemblablement destinées, pour l’essentiel, à la chasse. Certains matériaux organiques (bois, tendons d’animaux…) entrant dans leur fabrication se conservent mal, ne laissant aux chercheurs que de rares indices. Tout récemment, une équipe internationale, s’intéressant à des pierres de moins de 10 cm de longueur, taillées sur les deux bords de façon symétrique et découvertes sur le site de Kathu Pan (Afrique du Sud), en fabrique des répliques qu’elle utilise expérimentalement pour percer la carcasse d’un animal. Les traces laissées par ces impacts sont identiques à celles observées sur les originaux : ces derniers sont donc des pointes de sagaies utilisées pour la chasse.

Une équipe de chercheurs a découvert des outils de pierre sur le site archéologique de Lomekwi, au Kénya. Datés de 3,3 millions d’années, cela les positionne comme les plus anciens outils de pierre jamais découverts. Il repousse de 700 000 ans les précédents plus vieux outils utilisés par l’humanité en provenance du site de Gona en Ethiopie (-2,6 millions d’années). « L’Age de pierre a sans doute été avant tout un âge du bois », dit le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin.

Des épieux (armes de contact) tout en bois, à la pointe parfois durcie au feu - et exceptionnellement conservés jusqu’à nos jours - sont également connus pour cette époque, celle du Paléolithique inférieur, et pour le Paléolithique moyen : le fragment d’épieu en bois d’if d’un diamètre de 3,60 cm de Clacton-on-Sea (Angleterre), vieux de 200 à 450 000 ans ; les trois spécimens en sapin de Schöningen (Allemagne), vieux de 3 à 400 000 ans, longs d’1,80 m à 2,25 m, ayant 2,9 à 4,7 cm de diamètre et parfois considérés comme des javelots (armes de jet) ; l’épieu en if (en morceaux) de 2,40 m de Lehringen (Allemagne), fiché dans le corps d’un éléphant il y a quelque 125 000 ans. Vieilles de 65 000 ans, des pointes d’armes (peut-être de flèches) en pierre, récemment mises au jour dans la grotte de Sibudu, en Afrique du Sud, portent des traces de colle résineuse, preuve de leur fixation à des hampes.

Au Paléolithique supérieur (à partir de -40 000 ans), Homo sapiens généralise l’emploi des matières dures animales : os longs d’animaux, bois de cervidés (notamment de renne) et ivoire des défenses de mammouth, prélevées le plus souvent sur des carcasses d’animaux trouvés morts. Dans ces matériaux, les artisans de l’Aurignacien (-40 à -28 000 ans) et du Gravettien (-28 à -22 000 ans) taillent des baguettes, un peu courbes au départ, qu’ils redressent à l’aide de leviers, les fameux bâtons percés, souvent en bois de cervidé (c’est du moins la fonction imaginée par les préhistoriens pour ces curieux objets). Une fois droites, les baguettes sont taillées en pointes de sagaies, avec un bout offensif et l’autre aménagé en biseau ou en fourche pour être fixé sur une hampe de bois de quelque 2 m, qui s’orne souvent d’un empennage. Elle le devient d’avantage encore lancée à l’aide d’un propulseur, un engin inventé au Solutréen (vers -19 000 ans).

Il s’agit d’une sorte de bâton muni à un bout d’un crochet (une butée), sur laquelle on cale la hampe d’une sagaie. Le chasseur saisit puis lance l’ensemble, et le propulseur, généralement retenu au poignet par une lanière, prolonge la poussée du bras comme un levier, catapultant le projectile jusqu’à 100 m (avec précision jusqu’à 30 m). Une technique adaptée à la chasse en plaine plus qu’en forêt. Si les archéologues du 19e siècle ne retrouvent que les butées (en os, en bois de renne ou en ivoire) de ces instruments, la comparaison avec celles des propulseurs ‘modernes’ ramenés par les ethnologues permet l’identification. « Certaines têtes de propulseur sont magnifiquement sculptées, comme celle de Bédeilhac (Ariège), ornée d’un faon surmonté d’un oiseau.

Les hommes du Magdalénien (-17 à -10 000 et au-delà) s’intéressent aux animaux aquatiques, et inventent le harpon. Toujours en matière dure animale, sa pointe, dont un des bords (parfois les deux) est muni de barbelures qui la maintiennent dans le corps de la proie, est amovible, se détachant de la hampe à laquelle elle est toutefois reliée par un filin, ce qui permet de haler le gibier aquatique (ou terrestre ?) à soi. Enfin, si l’on écarte les pointes sud-africaines de Sibudu (mentionnées plus haut) et de petites pointes gravettiennes, perçues par certains auteurs comme des pointes de flèches, la technologie de l’arc n’apparaît qu’à la fin du Paléolithique, vers -10 000 ans. En bois, droit et d’une longueur d’1,50 m environ, l’arc est particulièrement adapté à une chasse individuelle en milieu forestier.

Dans son sens le plus ancien, un fusil était une petite pièce d'acier dont le choc avec un silex servait à produire des étincelles. On parlait alors de « battre le fusil » ou de « pierre à fusil ». La mèche à fusil était également un élément important de ce dispositif. Plus tard, le fusil est devenu une arme à feu individuelle constituée d'un canon long fixé sur une monture généralement en bois et comportant des dispositifs de visée et de mise à feu. Il existe différents types de fusils, chacun ayant ses propres caractéristiques et utilisations.

Le fusil sous-marin, ou lance-harpon, est une arme lançant un harpon, utilisée pour la chasse sous-marine. La chasse sous-marine n'est pas caractérisée par l'usage d'un fusil lance-harpon, mais par la capture des poissons à la nage ou en plongée.

Différentes vues de la pièce en bois de cerf richement ornée du site archéologique de Strandvägen (Suède). Là où se dressaient entre 5800 et 5000 av. J.-C. les habitations et ateliers d'un vaste habitat mésolithique, l'eau stagnante et une roche mère particulière ont permis la conservation d'une grande diversité d'objets : des aiguilles, outils, os gravés, fragments de crânes humains et dépôts funéraires… Parmi eux, une ramure de cerf élaphe s'avère être magnifiquement sculptée.

Il semble également que plusieurs personnes aient travaillé sur la ramure, certaines marques étant moins précises, d'autres maladroites, parfois superposées ou modifiées. Les résultats de l'étude du bois, partagés dans l'Oxford Journal of Archaeology en janvier 2025, suggèrent également qu'outre avoir circulé, l'artefact aurait changé de fonction. Parce qu'il présente des bris (cassures visibles) caractéristiques d'un usage intensif, il aurait pu constituer le manche d'une hache de guerre. Mais les archéologues ont aussi repéré des bris secondaires, suggérant une reconversion de la ramure. Probablement, en harpon de pêche, outil fréquemment retrouvé sur le site de Strandvägen.

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