Le fusil à pompe, une arme emblématique au mécanisme unique, suscite un intérêt constant tant chez les collectionneurs que chez les tireurs sportifs et les chasseurs. Son histoire riche, ses applications variées et sa conception particulière en font un sujet d'exploration digne d'intérêt.
Choisir une réplique ou une arme à feu n'est pas une mince affaire. Face à la multitude de modèles disponibles, chacun doté de caractéristiques et de capacités distinctes, il est facile de se sentir dépassé. Pour une première acquisition, notamment dans le domaine de l'airsoft, opter pour un fusil à pompe peut s'avérer une solution judicieuse, alliant simplicité, coût abordable et facilité d'utilisation.
L'histoire du fusil à pompe est longue et fascinante, remontant au XVIe siècle avec le développement des premiers modèles de fusils à canon lisse, considérés comme les ancêtres de cette arme.
Le concept du fusil à pompe a été inventé par Spencer en 1882. Cependant, c'est JM Browning qui a repensé le concept, aboutissant à un système à pompe révolutionnaire avec un élévateur qui verrouille la culasse en prenant appui sur la carcasse.
Au VIIIe siècle après Jésus-Christ, les Chinois (et peut-être aussi les Indiens) inventent la poudre noire. Il s’agit d’un mélange de salpêtre (nitrate de potassium), de soufre et de charbon de bois. Le salpêtre joue le rôle de comburant, apportant de l’oxygène et activant la vitesse de combustion du charbon de bois et du soufre. Ce mélange, lorsqu’il est de qualité et comprimé dans un canon, brûle à la vitesse d’environ 300 à 600 mètres par seconde (suivant sa granulométrie), ce qui constitue une explosion de type « déflagration » (vitesse d’inflammation inférieure au km/seconde).
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Vers 1150 - 1200, la poudre noire est utilisée par les Arabes (qui l’ont empruntée aux Chinois via le Moyen-Orient), sous la forme d'un canon rudimentaire à main, le « Madfaa », qui propulse une flèche trapue à courte distance.
Vers 1280, la poudre est redécouverte en Europe et des pots de fer à « traire garrot » sont créés. Ce type de canon primitif propulse une grosse flèche appelée « Garrot », cherchant à concurrencer l’espringale, une sorte de grosse arbalète sur roues. En août 1324, une bombarde est utilisée pour la première fois en France lors de l’attaque de la ville de la Réole (Gironde). Elle est montée sur un fût en bois et posée à même le sol, avec un pointage rudimentaire à l’aide de cales de bois glissées sous le fût.
Vers 1380, elle devient plus efficace lorsqu’on lui adjoint une culasse mobile (boîte à feu) permettant un chargement plus rapide, et la charge à la place du boulet d’une centaine de balles de plomb, la « plommée », en guise de projectiles.
Vers 1370, l’hacquebute (primitive) : Littéralement « canon à croc » du germanique « hakenbüchse », destinée à tirer en crochetant un mur ou une palissade avec son croc de fer situé en dessous de l’arme pour que le mur encaisse le recul à la place du tireur. Elle comporte un long fût de bois (ou parfois de fer), à l’avant duquel est fixé un canon de fer de courte dimension (20 à 25 cm). Son calibre fait généralement de 18 à 28 mm. Une balle ronde en plomb, de 18 mm de diamètre part à la vitesse de 130 mètres par seconde, avec une charge de 4 grammes (7 grammes au moyen âge) de poudre noire. Allumage au boutefeu à mèche ou par un ringard chauffé au rouge.
Vers 1460 jusqu’à 1660, l’arquebuse, mot découlant d’hacquebute : C’est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer fixé sur le côté du fût et tenant une mèche.
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En 1520, l’arquebuse à canon rayé (rainuré) hélicoïdalement : Il semble que le germanique Auguste Kotter, remarquant que les « viretons d’arbalète » (traits aux ailerons inclinés qui partaient en tournant sur eux-mêmes) avaient une plus grande précision que les « traits classiques » comme le « carreau ». Il inventa le « rayage (rainurage) hélicoïdal » de l’intérieur des canons d’arquebuses. Cela apporta une précision nettement plus efficace de l’arme par stabilisation gyroscopique de la balle dans l’espace, et une augmentation de puissance en supprimant les fuites de gaz propulseurs des armes à canon lisse dont la balle était plus petite que l’âme du canon.
Le nom « carabine » provient d’un corps de gardes à cheval du roi de France Henri III qui étaient équipés d’une arquebuse à canon rayé, et d’un habit satiné qui les faisaient ressembler à un « Escarabin » (Le scarabée fouisseur de cadavre) mais aussi à cause de leur tir précis qui transformait souvent leur cible en cadavre (pour « scarabée »). Ils furent donc nommés « carabins » et par analogie leur arme carabine.
L’arquebuse étant assez courte, se prêtait mal au tir de guerre sur plusieurs rangs, l’embouchure du canon se retrouvant au niveau de l’oreille du rang précédant. Il fut donc décidé de rallonger l’arquebuse et d’en augmenter le calibre, donc le poids du projectile et la puissance destructrice.
1728-40 Généralisation en France de la cartouche de guerre en papier, comportant 10 à 12 grammes de poudre noire (suivant la qualité de la poudre) et une balle de 16,3 mm en général. La balle est plus petite d’environ 1,2 mm que le calibre de 17,5 mm, pour qu’elle rentre facilement lors du rechargement, même si le canon est un peu encrassé par le tir précédent. Il n’y a plus de calepin de tissu graissé avec la cartouche, le papier de celle-ci en faisant office, tassé avec elle lors du rechargement.
Le fusil à pompe Winchester modèle 1897 est devenu une icône, adopté par les chasseurs, les forces de l'ordre, les gardiens de pénitenciers, les amateurs de ball-trap et les US Marines en 1917 pour le nettoyage de tranchées.
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La Winchester à pompe modèle 1893, fonctionnant à la poudre noire, était capricieuse en raison des explosions, de l'encrassement et de la variation des charges entre les fabricants. En 1897, l'arme est adaptée à la poudre sans fumée, connaissant un immense succès commercial.
Durant la 1ère guerre mondiale l’US Army a utilisé le modèle 1897 (M97) à canon court et tenon de baïonnette, appelé Trench Gun. La rapidité de la manœuvre de la pompe du M97 et sa capacité de six coups le rendent efficace pour les nettoyeurs de tranchées.
Si Winchester avait tenu le haut du pavé quant à la quantité de carabines à pompe à chien extérieur en .22, elle avait dû subir la compétition de deux autres fabricants importants, Marlin et Stevens.
En 1906, Marlin introduit son modèle 18 « Baby », chambré en .22LR, mais livré avec un auget élévateur qui ne gérait que les .22 short. Le modèle 18 fut abandonné trois ans plus tard. La Marlin suivante du même type fut le modèle 20, qui évolua ensuite en la 20-S. De 1907 à 1922, un nombre respectable doit avoir été produit de ce modèle à carcasse démontable. Il digérait les .22 Short, Long et Long Rifle et possédait un canon octogonal de 23″ ou 24″. Il exista des modèles à magasin complet ou demi-magasin.
Le modèle 25, fabriqué uniquement en 1909 et 1910, avait un canon rond de 23″ et, comme le modèle 18, possédait une carcasse non démontable.
L’année 1923 vit l’introduction de la plus fréquemment rencontrée de toutes ses .22 à pompe, le modèle 37. Elle connut une belle popularité pendant une dizaine d’années, mais succomba à la Dépression en 1932. Elle remplaçait le modèle 20-S et possédait toutes les qualités qui ont fait de Marlin un solide adversaire commercial : carcasse démontable, .22 S, L et LR, canon rond de 24″, magasin complet (de la même longueur que le canon) et crosse droite.
Cette dernière Marlin .22 à pompe n’était qu’une version économique à canon court, à pompe lisse du modèle 37 et était offerte gratuitement aux acheteurs d’actions Marlin comme « bonus ».
Stevens fut beaucoup moins prolifique que Marlin ou Winchester dans sa sélection de modèles. De 1908 à 1934, la Stevens « visible loading » se vendit moins bien que les Winchesters ou les Marlins. Jusqu’en 1931, les Stevens à crosse droite portèrent aussi la désignation de modèle 70. Cette arme était chambrée pour les cartouches S, L et LR de manière interchangeables ou uniquement en .22S. Les sous-modèles étaient les 71 et 72 qui ne différaient que par les instruments de visée installés sur les canons de 20″ ou 22″. Les modèles chambrés uniquement en .22S étaient identifiés par le suffixe ½ accolé au modèle.
Là où Colt et Winchester éjectaient par le dessus et Marlin par le côté, les carabines de Stevens extrayaient l’étui vide à l’arrière de la carcasse jusqu’à ce qu’il soit entièrement visible.
En 1931, le nom modèle 71 fut réutilisé par Stevens. Cette fois-ci, il n’indiquait pas une variation dans les instruments de visée, mais une carabine esthétiquement revue avec une crosse à poignée-pistolet et un canon octogonal de 24″. Ce modèle chambrait les trois variantes de .22 et aucune variante en .22S ou option dans les instruments de visée n’étaient disponible.
La disparition de la gamme de carabines à pompe en .22 de Stevens en 1934 laissa Winchester seul maître à bord jusqu’en 1958, lorsque la firme décida à son tour que les carabines trombones à chien extérieur avaient fait leur temps.
Dix ans après que la 62-A avait été retirée du catalogue, une autre firme américaine - sud-américaine - reprit le flambeau. Jusqu’en 1968, Amadeo Rossi avait cantonné ses activités aux armes de poings et aux fusils à canon lisse, mais il avait dans l’idée de fabriquer une carabine en .22 qui s’adresserait aussi bien au marché domestique qu’à l’export. À la requête de son importateur états-unien de l’époque, Firearms International Corp, Rossi choisit de fabriquer une réplique de Winchester 62-A.
Dès 1969, la première version, dénommée Gallery Rifle, était en test. La reconstruction en métrique à partir d’un exemplaire original obtenu localement avait permis de créer une réplique presque parfaite de la 62-A, à l’exception des marquages et du type de bois. Le noyer s’étant avéré trop cher au Brésil, ce sont les bois durs locaux, l’imbuia et le Guajavira qui furent utilisés en remplacement. Une version en finition nickelée fut également proposée.
En 1970, Harrington et Richardson commandèrent 2000 carabines Rossi modifiées dotées d’un canon de 19″. Le modèle 749 de H&R fut livré en retard et vite retiré du catalogue.
En 1974, Rossi proposa une version courte de sa Gallery : soit nickelée soit bronzée et avec un canon de 16 1/4″.
En France, le 1897 est classé en catégorie B car il est à canon lisse et donc classé comme fusil à pompe. Du moment que le canon est rayé, il change de nom et devient une carabine à pompe. Là, on a une arme de chasseur, en gros. Une catégorie B, il te faut faire un dossier pour obtenir une autorisation de détention d'arme qui ne dure que 5 ans. Dès que tu arrêtes le tir, tu es obligé de revendre l'arme ou la faire neutraliser.
Une arme en catégorie "B" est tout à fait accessible, il suffit de demander une autorisation de détention. C'est valable aussi bien pour le Winchester 1897 (canon "court, donc, puisque les versions chasse à "canon long" sont en "D" comme le signale CLOSDELIF ), comme pour toute autre arme de la même catégorie.
Au lieu de poser l'arme sur la hanche, il suggère la position "underarms" où tu places la crosse sous ton aisselle droite cela t'offrira un point fixe et tu pompes de la main gauche. Il explique que historiquement et surtout militairement ce type de tir était réservé a des situations de tir de riposte ou en espace confiné.
Chuck Taylor et ensuite Massad Ayood ont développé une technique plus rapide que le tir épaulé et plus précise que le tir a la hanche. La "underarms" est plus rapide a mettre en oeuvre que le tir épaulé, dans un espace confiné elle permet de manipuler une arme moins longue, dans tous les cas la correction a apporter au tir est plus simple car seul le bout du canon est à élever ou abaisser.
Au début des années 80, alors que les attentats terroristes se multipliaient en France et que plusieurs policiers avaient trouvé la mort, Gaston Defferre, alors ministre de l’Intérieur, avait décidé de lancer une table ronde pour réfléchir à l’utilisation du fusil à pompe par les forces de l’ordre, voire pour remplacer le pistolet-mitrailleur, la fameuse MAT 49.
Le fusil de type Riot Gun (fusil anti-émeute) était considéré aux États-Unis comme la « bonne à tout faire » de la police. C’est une arme voyante et impressionnante, surtout au bruit de la manœuvre d’armement. Elle entraîne un triple effet psychologique : rassurant pour celui qui la tient, dissuasif pour celui qui est en face, inquiétant pour le public.
Cependant, il met en garde contre le fait de faire croire à un policier qu’avec une telle arme il peut se confronter à un adversaire qui le braque avec un fusil d’assaut comme une Kalachnikov. Il insiste sur le fait que les possibilités de cette arme dépendent essentiellement du type de cartouches utilisées.
Au début, il y avait les poumons ! La première de toutes les carabines PCP n’est autre que la sarbacane. Il pourrait même s’agir de la première arme balistique de l’homme, possiblement même antérieure à l’arc et aux flèches.
Les premières armes à air comprimé mécaniques sont apparues en Europe centrale à la fin du XVe siècle. Ces dernières, fonctionnaient par le biais d’un système de soufflet. On trouve des inventeurs et des artisans tels que l’armurier français Marin Bourgeois, qui passe pour l’inventeur du fusil à vent, la première arquebuse à air comprimé vers 1560.
Les armuriers ont perfectionné les « fusils à vent ». Le matériau utilisé pour fabriquer les soufflets présentait une faiblesse inhérente. Nos ancêtres utilisaient le cuir à la fois comme un matériau solide et souple.
D’autres armurier ont eux focalisé leur attention sur des propulseurs mécaniques, les ancêtres de nos carabines break Barrel actuelles. Néanmoins le système de propulsion mécanique par ressort et piston était bien trop faible par rapport au système à soufflet. Ce manque inhérent de puissance limitait l’usage de ces carabines.
À la fin du XVIIIe siècle, l’Europe est en guerre. Napoléon Bonaparte et sa Grande Armée affronte la coalition formée par l’Angleterre, l’Autriche et la Russie.
Ce fusil, qui mesure 1,2 mètre de long et pèse 4,5 kilogrammes, est de taille et de poids similaires aux autres fusils de cette époque. Il est capable tirer des balles d’un calibre de 11,75 mm à une vitesse comparable à celle des balles modernes .45 ACP. Ces armes étaient l’équipement parfait du tireur de précision de l’époque.
Si certaines armes PCP ont eu des usages militaire, d’autres servirent plus au loisir. L’un des plus célèbre possesseur et utilisateurs de fusils à air comprimé était le Roi du Royaume-Uni George IV (du 29 janvier 1820 au 26 juin 1830).
Du 19e siècle à nos jours, les armes à air comprimé ont continué de se développer. L’entreprise fût fondée en 1923 par les frères Crossman. Ils possédaient une petite entreprise semencière à Rochester, New York. En 1924, l’entreprise a présenté sa première carabine PCP. Ce fût un succès immédiat.
Le fusil à pompe airsoft est un choix populaire pour plusieurs raisons :
Le fusil à pompe peut être utilisé pour la chasse, notamment pour le gros gibier, en utilisant des munitions adaptées. Cependant, certaines sociétés de chasse peuvent interdire son utilisation en raison de son image et de sa cadence de tir limitée. Il est essentiel de se conformer à la réglementation en vigueur et de respecter les traditions locales.
Le fusil à pompe peut être utilisé pour la défense du domicile, en respectant la législation française. Il est important de choisir un modèle adapté à cet usage, avec une puissance suffisante et une bonne maniabilité.
Calibre : Le calibre 12 est le plus répandu, offrant la plus grande polyvalence en termes de munitions.
Longueur de canon : Un canon plus long favorise une meilleure balistique, tandis qu'un canon plus court est plus maniable.
Capacité du magasin : La plupart des fusils à pompe ont une capacité de 4 à 8 cartouches.
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