Les amateurs d'armes anciennes connaissent le fusil Chassepot. Ce fusil a donné satisfaction et le fonctionnement mécanique est parfait.
Le départ du coup est basé sur le fait de frapper l’amorce fixée à la base du sabot du projectile. L’arme est chargée dans la chambre de larme à larrière du canon.
Ce dispositif est appelé obturateur. Lobturateur en caoutchouc assure une étanchéité parfaite contre la surface fixe de la culasse.
Il est absolument nécessaire de contrôler létat de lobturateur en caoutchouc, et de s'assurer qu'il a toute son élasticité. S'il est fendillé et durci, il doit être remplacé par un obturateur neuf.
Le projectile et la poudre sont à présent assemblés dans un même étui de papier. La première cartouche doit être effectuée avec le plus grand soin.
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La cartouche Chassepot est dite combustible, la combustion du papier doit être complète par lexplosion. La cartouche à fabriquer doit supprimer le cône à balle et bien sûr la ligature en fil.
La face non gommée a été enduite de graisse de vaseline. La colle na rien perdu de ses propriétés, et ne vient donc pas au contact de la poudre. Le papier kraft est plus facile à déchiqueter et à brûler.
Une dimension à connaître est le calibre exact de larme. Le calibre est donc serré, un diamètre supérieur à 11,60mm est considéré comme serré. La longueur de cartouche pour le même calibrage est variable.
Le tube de tassement devra avoir 67,5mm pour un projectile LYMAN calibrée à 11,60mm. Il devra avoir 65mm pour un projectile R.B.C.S.
Tracer des rectangles à l’aide du gabarit d’étui sur du papier kraft. Humecter légèrement et coller les bords lun sur lautre. Le culot de létui est solidement collée sur la rondelle de carton.
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Verser la poudre en s'assurant qu'elle ne dépasse pas le volume imparti dans létui, et la pousser au contact de la poudre à l’aide du bourroir. Compresser légèrement la poudre. Le tube de tassement permet de compacter la charge à l'aide du tube et du piston, assurant une charge homogène.
Le projectile est graissé puis calibré à 11,48mm. L'ensemble est assemblé en respectant toujours le même sens denroulement.
La cartouche que nous venons de fabriquer nest pas un gadget. C'est une munition très puissante quil convient de manipuler avec précaution, et en toute sécurité, puisque la culasse est dépourvue de laiguille de percussion.
Il est important de prendre des précautions pour l’environnement humain ou matériel (cibles, port des lunettes etc.).
Effectuer des essais avec plusieurs cartouches différentes. Nettoyer la chambre de l'arme après le tir de quelques cartouches de manière à ce quelle soit compatible avec une chambre encrassée.
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La première cartouche est glissée dans la chambre avec appréhension, puis poussée avec le doigt, bien à fond jusquen butée. Le verrouillage se fait lentement puis est verrouillée sans effort.
Si la fermeture de la culasse est difficile, il faut vérifier la longueur de la cartouche. La longueur de 70mm s'est avérée satisfaisante.
Le nettoyage de la chambre doit être effectué fréquemment. Evidemment, la précision sen ressent un peu. La rotation de la tête mobile sur son axe doit être effectuée après le nettoyage de la chambre.
Le procédé aurait été purement et simplement rejeté à l'époque. Une cartouche dépoque encrassait-elle moins la chambre ? Est-ce que la cartouche dépoque est réellement une cartouche combustible ?
Le papier était donc solide et de qualité courante. Il faut éviter la production de cendre dans la chambre même de larme. La combustion sarrête dès que lon retire cette flamme, elle ne brûle pas du tout, elle rougit.
La solidité de létui de papier était renforcée pour éviter les déformations provoquées par les manipulations. Le système permet à la chambre de rester relativement propre après le tir. Si la combustion est complète, il n'y aura alors aucune cendre... Ca cest pour la théorie.
Le papier kraft est imprégné de CARTOFLAM puis mis à sécher. Dans la flamme dun briquet, le papier ainsi traité ne senflamme pas. Le CARTOFLAM permet de diminuer singulièrement le volume de cendre dans la chambre de notre Chassepot. Il permet d'expulser la totalité des résidus de papier.
La charge de poudre utilisée est proche de celle de lépoque qui était de 5,5 grammes. Les cartouches dites « de premier coup » sont à la longueur de 73mm. Le canon est brossé après le tir, ce qui permet de constater que le papier brûle complètement et ne produit pratiquement plus de dépôt. Le canon, la chambre et le mécanisme de la culasse de larme restent propres.
Le médiéviste Alain PARBEAU nous fait partager toute une vie de recherches et de connaissances sur le début de l’arme à feu. Les données balistiques (performances des projectiles de tir) citées dans cet exposé, font suite à des tirs réalisés par l’auteur avec des répliques d’armes et des armes authentiques, avec des chargements soignés et estimés proches de ceux de leur époque d’origine.
| Composant | Fonction |
|---|---|
| Amorce | Initialise la combustion de la poudre |
| Poudre | Génère les gaz propulsant le projectile |
| Projectile | Balle ou plomb, tiré vers la cible |
| Étui | Contient et maintient ensemble les composants |
| Obturateur | Assure l'étanchéité de la chambre |
Les militaires utilisent "tous" des munitions "tropicalisées", vu notre climat (-30° en hiver, +30° en été...bien plus dans un véhicule sous le soleil...quand à la pluie, n'en parlons pas, on a un bien beau printemps, non ?), en opérations il faut qu'elles soient "bien" étanches.
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