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Le Fujifilm X70 est un compact expert qui attire l’œil par son petit gabarit et son style vintage ! Il est destiné à vous suivre partout, avec son objectif de 10,8 mm f/2,8 (équivalent 28 mm).

Le choix le plus surprenant de ce X half concerne bien évidemment l’intégration d’un capteur type 1 pouce (ratio 4:3) de 17,7 Mpx, orienté à la verticale. Chose inattendue, le X half est capable de capturer de petites séquences vidéo en Full HD (2160 x 1440 px) et jusqu’à 48 fps.

Au dos, on trouve une touche lecture et un commutateur photo / vidéo. À sa gauche, Fujifilm a placé un second moniteur sous forme de pillule, servant à afficher la simulation de film sélectionnée. Un détail qui rappelle les compacts argentiques, mais aussi le X-Pro 3 qui était doté d’un écran similaire.

Outre l’écran, pour plus de « nostalgie », la visée est assurée via un viseur tunnel (grossissement 0,38x), comme ceux utilisés sur les appareils Instax. Sur la face avant, une fine bague permet de contrôler l’ouverture du diaphragme (f/2,8 à f/11). On dispose aussi d’une bague de mise au point.

L’appareil dispose d’un slot pour cartes SD UHS-I, logé sous l’appareil, au niveau de la trappe pour la batterie. L’appareil utilise un accumulateur NP-W126S, qui équipe déjà les boîtiers type X100. Entre l’absence de visée électronique, le petit écran ou encore le capteur peu gourmand, on peut compter sur une autonomie confortable de 880 images.

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Ainsi, comme avec les nouveaux Instax, Fujifilm lance une application dédiée, sobrement baptisée X half. Depuis l’app, on peut combiner les images ou les vidéos que l’on souhaite, quel que soit l’ordre de capture.

Avec le X half, Fujifilm lance un appareil vraiment très surprenant. Son petit gabarit, ses jolies finitions et son style vintage en font un produit indéniablement attrayant, pensé pour une utilisation conviviale et amusante. Certes, certains utilisateurs pourraient regretter la petite taille de son capteur ou sa définition modérée (17 Mpx). En revanche, son tarif de 799 € s’avère particulièrement salé.

Bien des similitudes réunissent logiquement le Fujifilm X70 et le Ricoh GR II, d'où ce duel : leurs capteurs APS-C de 16 Mpx par exemple, ou encore leur focale identique, leur absence de viseur et leur compacité. Bien des points les différencient aussi : technologie de capteur, écran orientable et tactile chez l'un, minimalisme chez l'autre, Wi-Fi, mode vidéo, ergonomie.

Comparaison avec le Ricoh GR II

Face à la série des DP (à l'exception du DP2 Merrill), aux Leica X et aux Fuji X100 beaucoup trop imposants, les deux versions GR, le Nikon Coolpix A et le Fujifilm X70 jouissent d'une compacité qui leur permettent d'être aisément transportés partout avec soi et glissés dans une poche. En contrepartie, ils délaissent le viseur et misent sur leur excellente qualité d'image.

Quoi de plus logique donc que de comparer le Ricoh GR II et le Fujifilm X70 récemment sorti, puisqu'ils proposent tous deux un capteur de 16 Mpx et des focales quasi identiques : un 18,3 mm f/2,8 chez Ricoh et un 18,5 mm f/2,8 chez Fuji, équivalent à un 28 mm. Seule leur technologie de capteur diffère : X-Trans chez Fujifilm, CMOS chez Ricoh.

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Aucun doute, le Ricoh GR II prend l'avantage sur cette manche. Que ce soit au grand-angle, en basse lumière ou encore au démarrage, il est bien plus vif que le X70 et il est d'ailleurs plus rapide que son autre adversaire proche, le Nikon Coolpix A. Le Ricoh GR II prend donc le dessus, mais nous sommes loin d'avoir affaire à un foudre de guerre, paré à changer de sujet aussi vite que nous le souhaiterions.

Les deux experts embarquent tous deux un capteur APS-C de 16 Mpx ainsi qu'un objectif fixe ouvrant à f/2,8 équivalent à un 28 mm. Seule leur technologie de capteur diffère puisque l'on retrouve un X-Trans chez Fujifilm et un CMOS chez Ricoh.

À l'œil, le Ricoh GR II délivre des photos visiblement plus détaillées et précises que le X70. Que ce soit au centre ou au bord de l'image, l'optique du GR II ne faiblit pas grâce à une homogénéité exemplaire. Les microcontrastes font également preuve d'une bien meilleure finesse et précision.

En revanche, les aberrations chromatiques et les artefacts colorés, inexistants chez le Fujifilm X70, perturbent un peu la lecture chez le Ricoh GR II. Côté colorimétrie, c'est assez identique, fidèle à la réalité et il n'y a pas de dominante malvenue.

Quant au traitement appliqué aux JPG, certains préféreront la douceur du Fujifilm, d'autres l'aspect plus vif et contrasté des images délivrées par le Ricoh.

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Le X70 jouit d'une plage de sensibilité légèrement plus élevée et monte jusqu'à 51 200 ISO (contre 25 600 ISO pour le GR II), mais se limite malheureusement à une plage de 200-6 400 ISO au format RAW. La plage 100-51 200 n'est en effet disponible qu'en JPG, tandis que l'on peut exploiter la totalité de la plage du GR II (100-25 600 ISO) en RAW+JPG.

La montée ISO est très homogène chez l'un comme chez l'autre. Il est possible de photographier jusqu'à 1 600 ISO sans inquiétude. À partir de 3 200 ISO, le grain fait son apparition chez Ricoh, tandis qu'à l'inverse la sensation de lissage domine chez Fujifilm.

Malgré quelques petits défauts optiques et un traitement des JPG un peu trop soutenu, le Ricoh GR II prend l'avantage grâce à une restitution des détails excellente et une incroyable homogénéité.

Mode vidéo

Même triste mélodie pour les deux experts, qui ont obtenu deux étoiles pour leur mode vidéo. Côté définition, Fujifilm prend l'avantage : bien qu'il ne propose de filmer qu'en Full HD et non en 4K, il peut atteindre des cadences jusqu'à 60 ips, contre 30 seulement chez Ricoh. Aucun des deux n'excelle en qualité d'image vidéo.

Les vidéos du X70 dévoilent d'innombrables artefacts colorés, visibles sur l'ensemble de l'image et certainement dus à un mauvais dématriçage ; quant au GR II, il ne parvient pas à stabiliser le point pendant l'enregistrement vidéo. Autant dire que l'un ne vaut pas mieux que l'autre.

Le Ricoh GR II l'emporte haut la main, grâce à son optique au rendu exceptionnel et à un chrono bien meilleur que celui de son concurrent. Et c'est bien lui qu'il faudra sélectionner si l'on souhaite des images qui fourmillent de détails.

Malgré tout, le Fujifilm X70 a aussi des arguments intéressants et son ergonomie si singulière peut finalement vite faire pencher la balance, surtout si l'on désire un écran orientable et tactile, ainsi qu'une bague manuelle. Sur ce point, il est difficile de vous orienter puisque c'est avant tout une question de goût et de besoins propres à chacun.

Conseils pour la photographie de rue

La beauté avec la photographie de rue est que l’on peut en faire avec à peu près n’importe quel matériel photo : un téléphone, un compact, un reflex, un appareil moyen format, hybride, numérique ou argentique. Par conséquent, le choix de matériel se tourne vers celui qui sera peu voyant et peu bruyant.

Il existe plusieurs boitiers très adaptés pour la photo de rue, que cela soit en numérique ou argentique. Dans ce type de photographie, la toute dernière technologie n’est pas indispensable et ne fera pas une grande différence.

L’argentique peut être un bon moyen de vous lancer en photographie de rue en vous forçant à bien composer vos images à cause du nombre d’expositions limitées. De plus, les passants vous prendront moins pour un photographe professionnel, et plus pour un hipster et se sentiront donc moins agressés.

Si vous avez les moyens (au minimum 1500 €), vous pouvez vous acheter un appareil Leica avec un objectif Summicron. Sachez que les Leicas argentiques ne perdent presque pas de valeurs et que ce sont des appareils qui peuvent se garder à vie .

Veuillez enfin noter qu’un posemètre vous sera d’une grande aide lors de l’utilisation de votre appareil argentique si celui-ci n’a pas de cellule pour mesurer l’exposition. Plusieurs solutions existent sur smartphone (logicielle ou matérielle comme le Lumu), même si ce n’est pas forcément aussi précis qu’avec un vrai posemètre.

Les boitiers numériques offrent aussi un choix plus que décent pour la photographie de rue.

  • Fujfilm : la compagnie japonaise a su en séduire plus d’un avec la série du X100 S/T. L’appareil est très léger et surtout ne fait pas de bruit au déclenchement. Il est possible de prendre un Fujifilm XPro-2 / XT-2 avec un Fujinon 23mm, cependant le poids sera un peu plus important et surtout deux fois plus cher pour une qualité d’image meilleure, mais pas tant que cela. Les photos de Hong Kong dans cet article ont été prises avec un Fuji X100.
  • Ricoh : beaucoup de photographes ne jurent que par le Ricoh GR II. Cet appareil compact possède aussi un capteur APS-C et une très bonne qualité d’image. Il a été longtemps le seul choix dans cette catégorie avant l’arrivée du Fujifilm x70.
  • Leica, mais encore une fois il faudra avoir les moyens. On parle cette fois-ci d’environ 7000 €. Le problème des boitiers numériques de Leica est qu’ils perdent très rapidement de la valeur. Le Leica M Monochrom.

En ce qui concerne les objectifs, le choix va s’orienter vers des focales standards et les grands-angles. Les deux favoris sont sans surprise les objectifs 35 mm et 50 mm (respectivement 23 mm et 35 mm sur des capteurs APS-C).

Quoi qu’il en soit, ne vous sentez surtout pas obligé de revendre tout votre matériel. Robert Capa le disait : « Si votre photo n’est pas bonne, c’est que vous n’êtes pas assez proche ».

Ce dicton est particulièrement vrai en photographie de rue. Tout d’abord, l’avantage de se rapprocher de votre sujet permettra de montrer beaucoup plus de détails sur le visage ou les habits de la personne.

Enfin, si vous suivez les conseils sur le matériel à utiliser, vous aurez soit un 35mm soit un 50mm.

Comment aborder les sujets

La principale difficulté en prenant des photos de rue est la peur de se faire rejeter par les personnes que l’on tente de photographier. Vous avez bien évidemment le choix de demander la permission à la personne ou alors de prendre sa photo sur le moment.

Quelle que soit votre approche, il est préférable que vous soyez sûr de vous et de ne pas essayer de cacher vos intentions. De mon expérience, je trouve que toutes mes interactions avec des personnes dans la rue se passaient bien quand je souriais à la personne après avoir pris sa photo.

Ce conseil va demander un peu de patience, puisqu’il nécessitera de rester un peu plus longtemps sur les mêmes lieux. Qu’allez-vous faire pendant ce temps ? Prendre des photos de tout et de rien.

Plus le temps passera, plus les gens vous oublieront. Si vous voyez une scène qui vous plait, placez-vous à l’endroit que vous voulez et attendez le moment recherché. Généralement quand les passants vous remarqueront, ils penseront qu’ils vous dérangent plus qu’autre chose et presseront leur pas.

Astuces pour la discrétion

Que ce soit sur votre téléphone ou votre appareil photo, vous ne voulez pas qu’un son non voulu attire l’attention de votre sujet. Je pense particulièrement aux petits « bips » que les reflex font par défaut quand ils ont leur mise au point.

Comme Apple l’a dit dans une vidéo promotionnelle, l’objet le plus utilisé de nos jours est notre smartphone. Bien que cette déclaration peut être discutable, elle démontre à quel point cet objet est devenu commun aujourd’hui.

Aussi, certains smartphones peuvent déclencher l’appareil photo grâce à la télécommande présente sur les écouteurs.

Un autre moyen de ne pas vous faire remarquer est de ne pas regarder à travers le viseur de votre appareil. Placez votre appareil au niveau des hanches (ou laissez-le pendre au bout de sa courroie) et déclenchez. Bien évidemment, le cadrage sera moins précis.

Une autre astuce consiste à agir comme si vous preniez quelque chose d’autre en photo. Pour cela, vous pouvez pointer votre appareil vers la personne que vous photographiez (logique), mais regardez par exemple derrière cette personne.

Focus de zone

Le focus de zone est une technique de mise au point. On utilise la mise au point manuelle en la réglant par avance. Pour réussir, il faut utiliser une petite ouverture : à f/8 ou f/11 par exemple afin d’avoir une grande profondeur de champ (zone qui sera nette).

La mise au point est faite à une distance de 2 mètres, et grâce à notre ouverture de f/11 tout sera net de 1.5 mètre à presque 3 mètres. Comment le savons-nous ?

Cette technique est un excellent outil pour le photographe de rue, puisque vous pourrez prendre des photos plus rapidement que n’importe quel appareil photo, sans utiliser la mise au point automatique.

Afin d’utiliser cette méthode, il est préférable d’utiliser le mode priorité ouverture afin de laisser l’appareil s’occuper des autres réglages. Il est cependant possible que votre vitesse d’ouverture soit trop basse (en dessous de 1/125s ou même 1/60s).

Noir et blanc ou couleur ?

Bien évidemment, certaines scènes se prêtent plus au noir et blanc, tandis que d’autres le seront à la couleur. Il est toujours intéressant d’observer les grands maitres de la photographie de rue afin de voir leurs approches et techniques.

Quelques photographes de rue

  • Henri Cartier Bresson : Le créateur du photojournalisme. Beaucoup de ses photos étaient des photos de rue composées au millimètre prêt. Son approche était clairement celle d’un cueilleur. Pour lui, le plus important était ce qu’il appelait le « moment décisif ».
  • Bruce Gilden : est, comme Henri Cartier Bresson, membre de l’agence française Magnum. Cela dit, contrairement à son confrère, Gilden a une approche totalement opposée de la photographie de rue. Quand HCB va attendre le moment décisif, Gilden va créer ce moment, ou plutôt le provoquer.
  • Vivian Maier : est une photographe américaine qui a documenté sa vie à Chicago en utilisant essentiellement des appareils photo moyen format de la marque Rolleifleix.
  • Thomas : est un photographe et blogueur français qui partage sur son site plusieurs conseils sur la photographie de rue.
  • Un américain qui partage beaucoup de conseils sur son blog.

Droit à l'image

La photographie de rue impliquant des hommes, il y a toujours une problématique de droit à l’image qui n’est pas très loin. Il est important de vérifier les lois du pays dans lequel vous photographiez.

Soyez patient

La photographie de rue demande énormément de patience et c’est le temps et la pratique qui amèneront l’expérience. Certaines de vos sorties seront plus fructueuses que d’autres et il ne faut pas vous décourager si vous rentrez bredouille.

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