En mai 1870, un plébiscite a lieu. L'affaire du Luxembourg et les préparatifs de l'Allemagne sont des sujets d'inquiétude. Le roi Guillaume à Paris, les forces militaires de la France, la candidature du prince de Hohenzollern, Benedetti à Ems, la déclaration de guerre, Thiers à la tribune du Corps législatif et le « cœur léger » d'Émile Ollivier sont autant d'éléments qui précèdent le conflit.
La déclaration de guerre affecte la population de Strasbourg, suscitant diverses réactions. Le pont de bateaux entre Strasbourg et Kehl est enlevé, et des souscriptions pour les blessés sont ouvertes. L'arrivée des troupes destinées à l'armée de l'Est et la formation d'un comité central de secours marquent le début des préparatifs.
L'arrivée du général Uhrich, le départ des pontonniers et l'implication de la population strasbourgeoise sont notables. Les Badois font sauter le tablier tournant du pont de Kehl. L'organisation de la Garde nationale est mise en place.
Des essais de mitrailleuses ont lieu, et la bataille de Wissembourg ainsi que celle de Frœschwiller marquent un tournant. L'arrivée des blessés et des fuyards, la fermeture des portes et la première sommation de l'ennemi ajoutent à la tension.
La chasse aux espions et les calomnies du baron Pron sont des aspects sombres de cette période. L'état de défense et la garnison de la place de Strasbourg sont mis en place, malgré les avertissements du colonel Stoffel et du général Ducrot.
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La loi martiale est proclamée, et les premières rencontres entre les assiégeants et les assiégés ont lieu. Les premières bombes tombent sur la ville.
La fête du 15 août est célébrée, mais l'artillerie badoise inquiète la ville. La sortie du 16 août, la prorogation des pouvoirs du Conseil municipal et le bombardement du 18 août causent de nombreuses victimes.
Le général de Werder refuse de laisser sortir de la place les vieillards, les femmes et les enfants. Le Jardin botanique est transformé en cimetière. Le bombardement régulier est officiellement annoncé.
Le bombardement régulier commence, détruisant des bâtiments emblématiques comme le Temple-Neuf, la Bibliothèque de la ville et le Musée des Beaux-Arts. L'évêque de Strasbourg tente une démarche.
Une nouvelle sommation est lancée, et des incendies ravagent des quartiers entiers. Le Conseil municipal est remplacé par une Commission municipale.
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La sortie du 2 septembre et la mort du colonel Fiévet marquent des moments tragiques. Strasbourg reste sans nouvelles de l'extérieur.
La Suisse offre son secours aux habitants de Strasbourg, et des délégués suisses arrivent en ville.
La nouvelle de la proclamation de la République parvient à Strasbourg, et la ville se pavoise sous le feu de l'ennemi. M. Th. Humann, maire, démissionne, et M. le professeur Émile Küss est nommé maire de Strasbourg.
Le général Uhrich est nommé citoyen de Strasbourg. La Cathédrale est transformée en asile, et la pénurie de lait ainsi que la mortalité infantile augmentent.
Edmond Valentin, préfet du Bas-Rhin, fait son entrée dans la place, mais la préfecture est incendiée. Un journal du siège est publié.
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L'Hôpital civil est touché pendant le bombardement, et le détachement des marins se distingue. Le dernier jour du bombardement, le drapeau blanc flotte sur la Cathédrale, et la ville se rend.
| Événement | Date | Description |
|---|---|---|
| Bombardement du Temple-Neuf et de la Bibliothèque | 24 août 1870 | Destruction de bâtiments emblématiques |
| Sortie du 2 septembre | 2 septembre 1870 | Tentative de résistance, mort du colonel Fiévet |
| Arrivée des délégués suisses | Septembre 1870 | Offre de secours humanitaire |
| Capitulation de la ville | Fin septembre 1870 | Fin du siège, occupation par les forces allemandes |
Les instructions relatives à la population civile sont mises en place, et les réquisitions sont fréquentes. La société de secours strasbourgeoise s'organise, et l'estimation des dommages commence.
Le rapport du général Uhrich sur la capitulation est publié, suscitant des controverses. Une étude sur les fortifications de Strasbourg est réalisée.
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