L'histoire de la visée a connu des avancées significatives, particulièrement durant la Seconde Guerre mondiale, avec l'émergence et le perfectionnement des viseurs. Ces dispositifs, cruciaux pour les canons antichars et antiaériens, ont évolué pour devenir des outils indispensables dans divers domaines, allant de l'armement militaire à la chasse et au tir sportif.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le terme "visée" appliqué à l'artillerie diffère de sa conception habituelle. Les artilleurs ne voyaient pas directement leur cible. Leur "visée" était le résultat de calculs complexes et de corrections fournies par un observateur, et non une visée directe.
L'azimut était ajusté à l'aide d'un simple croisillon, mais la distance posait un problème complexe. La trajectoire d'un obus n'est pas rectiligne, sauf à très courte portée. Par conséquent, même un azimut correct ne garantissait pas l'atteinte de la cible si la distance était mal évaluée. Les télémètres optiques étaient les outils utilisés pour estimer cette distance. La précision d'un télémètre dépendait de l'écartement entre les oculaires : plus l'écart était grand, plus le télémètre était précis.
Au moment du tir, la cible était souvent en mouvement, ce qui compliquait la tâche du canonnier. Il fallait anticiper la position de la cible au moment où l'obus atteindrait cette position. Quand l'image devenait nette dans le télémètre, l'angle correct était trouvé et la distance pouvait être calculée. Le tir sur une cible en mouvement était la situation la plus courante, notamment pour les tirs contre des chars, des avions ou des navires.
Le mouvement du canon lui-même ajoutait une autre difficulté. Bien que la position du canon au moment où l'obus atteignait sa cible n'ait pas d'importance, les mouvements imprévisibles de l'arme rendaient un tir précis quasiment impossible. Vers la fin de la guerre, certains chars anglo-saxons étaient équipés de systèmes de stabilisation en élévation du canon, compensant les mouvements verticaux grâce à un système hydraulique. Cependant, un tir précis en mouvement restait difficile.
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Les appareils de vision nocturne ont connu un développement significatif, initialement à des fins militaires. Les troupes allemandes les ont utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale sur des chars et par des tireurs d'élite. Cependant, ces premiers modèles nécessitaient un éclairage infrarouge.
Les appareils de vision nocturne sont classés en différentes générations, reflétant les avancées technologiques. Le principe de fonctionnement reste l'amplification de la lumière faible.
Des dispositifs dits de quatrième génération utilisent des photocathodes à l'arséniure de gallium et un système sophistiqué de synchronisation de tension, améliorant les caractéristiques en enlevant le film barrière ionique. Cette technologie est appelée Filmless Gen 3 ou sans film.
La technologie continue de progresser activement. Par exemple, une nouvelle technologie de vision nocturne montre tout sous une lumière très similaire au néon. Un autre développement est le système de vision nocturne IRWAY, qui affiche une image sur le pare-brise de la voiture, permettant de voir jusqu'à 50 mètres avec les feux de croisement et 150 mètres avec les feux de route.
Le viseur point rouge est devenu un accessoire essentiel pour de nombreux tireurs sportifs, chasseurs et passionnés d’armes.
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Un viseur point rouge est un système de visée optique électronique qui projette un point lumineux sur une lentille transparente. Ce point rouge sert de repère de visée, aligné avec le canon de l’arme. L’utilisateur n’a qu’à superposer ce point sur sa cible pour tirer avec précision, sans avoir à aligner hausse, guidon et œil comme dans une visée classique. Le point reste centré, même si l’œil n’est pas parfaitement dans l’axe, ce qui rend ce système très rapide à utiliser.
Le principal avantage du viseur point rouge est la rapidité d’acquisition de la cible. Il suffit d’ouvrir les deux yeux, de viser et de tirer. C’est l’accessoire idéal pour le tir instinctif à courte et moyenne distance. Il offre également une excellente précision en tir rapide, réduit la fatigue visuelle et fonctionne efficacement en conditions de faible luminosité. Sa légèreté et sa simplicité d’utilisation en font un choix privilégié pour les tireurs de tous niveaux.
La vision thermique repose sur des découvertes fondamentales du 19ᵉ siècle, notamment les travaux de John Herschel sur les rayonnements infrarouges.
John Herschel a été le premier à expérimenter une méthode pour visualiser l'invisible, en capturant les rayonnements infrarouges à l’aide d’un procédé photographique qu’il appelait la thermographie infrarouge primitive. Ces travaux ont jeté les bases pour le développement de technologies permettant de capter et de visualiser les rayonnements infrarouges.
La vision thermique offre des avantages considérables, notamment sa capacité à fonctionner dans l’obscurité totale et à détecter les différences de chaleur même dans des conditions météorologiques difficiles.
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Tableau récapitulatif des générations de vision nocturne :
| Génération | Année d'introduction | Caractéristiques principales | Applications |
|---|---|---|---|
| 0 | 1939 | Premiers dispositifs, nécessitent une source de lumière infrarouge active. | Militaire (Seconde Guerre mondiale) |
| I | Années 1960 | Dispositifs améliorés, comme AN/PVS-2 et AN/PVS-4. | Militaire, surveillance |
| II | Années 1970 | Introduction de la plaque à microcanaux (MCP), plus compacts. | Militaire, surveillance, applications civiles |
| III | Années 1980 | Photocathodes améliorées, film de barrière ionique, modèles AN/PVS-7B et AN/PVS-14. | Militaire, forces de l'ordre, applications professionnelles |
| IV | Récent | Photocathodes à l'arséniure de gallium, système de synchronisation de tension, Filmless Gen 3. | Militaire, forces spéciales, applications de pointe |
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