Les intérêts sont multiples et varient à l'infini, venant de l'infinité de nos caractères et de nos aptitudes.
Nous nous portons, selon nos préférences, soit vers l'agriculture, soit vers l'industrie, soit vers le commerce, qui sont les trois grandes artères de la richesse publique.
Il y a aussi la littérature, les arts et les sciences qui attirent leurs contingents. Mais que nous soyons agriculteurs, industriels, commerçants, littérateurs, artistes ou hommes de sciences, nous avons, les uns envers les autres, des obligations naturelles, dans une mesure relative, qui font, des intérêts partiels réunis forcément, un tout que nous appelons intérêts généraux.
Autant et plus que les économistes, nous croyons que les intérêts généraux doivent être le but exclusif des efforts de tous. C'est là un principe indiscutable en équité. Personne n'ose se déclarer ouvertement son adversaire.
Il s'agit de bien préciser si, entre les idées énoncées et les faits en résultant, il y a assez de concordance pour leur donner logiquement suite. En d'autres termes, il importe de savoir si le fond théorique émergé des cerveaux de nos réformateurs d'après le codex économique, n'est pas rendu illusoire par des vices de forme.
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Sans doute, il est beau de faire, sur le papier, l'harmonie sociale ; mais il faut aussi justifier les conceptions par des résultats, et tant que le papier seul, en dépit de la liberté comprimée et de la justice boiteuse, nous poursuivra de l'optimisme de ceux qui l'auront noirci, nous prendrons pour des rêves - et pis encore, - les vues des utilitaires, à commencer par celles de Bentham, leur chef à tous.
Comment, en effet, approuverions-nous les diverses théories qui ont été formulées par les économistes sur la réunion harmonique des intérêts généraux, quand nous voyons leurs sectateurs se fractionner et se clôturer dans chaque fraction, de manière à ne permettre, de la part de ceux qui se rendent les plus forts, que le plus petit accès possible aux plus faibles?
On reconnaît ces faits; on les déplore, mais sans vouloir indiquer nettement leur source, parce que l'on serait souvent contraint de se désigner soi-même.
On semble nous dire que la perfection n'existera jamais, et qu'entre le bien et le mal, nous devons nous contenter de ce qui n'est ni mal, ni bien. On nous donne l'ignorance des masses pour cause de la nécessité de ce juste-milieu, comme si cette ignorance n'était pas voulue et maintenue par la plupart de ceux qui savent.
Si tout le monde savait, qui donc croirait? Où en serait la nécessité des riches et des pauvres? Qui donc se résignerait, tout en travaillant durement et sans cesse, à jouer perpétuellement le rôle ingrat de pauvres, tandis que d'autres, tout en ne faisant rien, ne sortiraient pas du rôle agréable de riches?
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Pour nous, cette harmonie officieuse des intérêts généraux est factice et ne produit qu'un équilibre d'acrobate. Elle ne repose que sur des cordes usées, fragiles, aux sons faux, qui menacent de se rompre à chaque instant.
C'est une longue gamme cacophonique, dont les notes et leurs dièses ou bémols sont en complète discordance. En récapitulant le solfége de l'économie sociale pratiquée, nous trouvons : la note de la vieille noblesse ne s'accordant pas avec celle de la noblesse récente; la note du clergé catholique hurlant à côté de celle du clergé protestant qui, elle-même, file un son fêlé parmi celles non moins rauques du clergé des autres religions; la note du bourgeois écrasant celle du prolétaire ; la note du propriétaire étouffant celle du locataire ; la note du gros commerçant dominant celle du commerçant en détail ; la note de l'instruction opprimant celle de l'ignorance, et bien d'autres notes d'un ensemble tellement charivarique qu'il faudrait entrer dans la nuit de Valpurgis pour entendre son pendant.
Chacune de ces notes représente un intérêt distinct, qui a ses nuances formant autant de fractions, lesquelles fractions se meuvent isolément et tâchent de vivre à part, aux dépens des intérêts généraux. Cela signifie que l'individu, où qu'il soit, se dégage tant qu'il peut de la collectivité, même partielle, et qu'avant de penser aux autres, il s'occupe d'abord de lui, non-seulement pour son nécessaire sa vie durant et au-delà, mais encore pour son superflu illimité, comme si le bien-être particulier, dans une très grande mesure, ne dépendait pas du bien-être général.
Celui qui a dit le premier que « charité bien ordonnée commence par soi-même », ne se doutait probablement pas de la portée' de son axiome. Le MOI s'est ancré de telle sorte dans les caractères que, sans le dévouement maternel, par exemple, qui nous montre la véritable nature, il nous ferait croire à l'impuissance des institutions devant les mauvais penchants de l'humanité.
Le MOI est factice, et cependant il s'empare de l'imagination jusqu'à s'en rendre maître. C'est lui qui a créé les castes sociales et apporté les divisions dans la société. Par lui, nous avons deux sortes principales d'intérêts : les intérêts individuels et les intérêts généraux, qui sont ennemis les uns des autres, veulent s'absorber réciproquement et soutiennent, avec des alternatives de revers et de succès, une lutte aussi opiniâtre que vieille pour rester autonomes.
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Les intérêts individuels, dans ce qu'ils ont d'âpre et de rigoureux, règnent par le vouloir d'une poignée de possesseurs qui détiennent la plus grande partie de la richesse publique, et dont les aspirations vers les jouissances matérielles constituent ce que nous appelons l'égoïsme.
Ces possesseurs refusent de comprendre que tous les hommes, quelle que soit leur position sociale, ont un égal besoin des bienfaits de la nature. A eux tous les agréments; aux autres toutes les misères. La plupart sont nés dans l'opulence. Dès leur plus bas âge, la bourse paternelle les a entourés des soins les plus délicats. Ils ont grandi dans le bienêtre. Leur intelligence a été continuellement développée avec une attention minutieuse. L'instruction et l'éducation des colléges n'ont pas eu de secrets pour eux - à moins que leur cerveau n'ait pu renfermer ces connaissances.
Sortis des colléges, les ambitieux sont lancés dans les carrières où l'on commande. Si jeunes qu'ils soient, ces messieurs ne se croient point faits pour obéir. A quoi bon l'expérience, puisqu'ils peuvent s'en passer? Sans la moindre pratique, ils saisissent le gouvernail et s'y cramponnent effrontément. Et on les subit ! Ils ne doutent de rien. Leur aplomb parvient à en imposer. Ils abasourdissent le public à coups de circulaires puisées dans le recueil formidable des palinodies administratives. Ils ne comptent plus leurs culbutes politiques. Pour eux, le tout est de se retrouver debout dans leurs fonctions, sous tous les régimes.
Ils ont loué le pouvoir précédent. Ils font ressortir que le pouvoir nouveau a toutes les qualités. Ceux qu'ils flattent leur donnent de l'avancement. Et ils ont en réserve une adhésion toute prête pour le pouvoir à venir. Arrivés à l'âge mûr, leur importance a passé à l'état de culte dans leur esprit. Ils finissent par croire à leur indispensabilité. Inutile d'ajouter qu'ils transmettent intacte cette manière de voir à leurs descendants. C'est la tyrannie de la rhétorique. Qu'on s'étonne ensuite du gâchis !
Les autres, c'est-à-dire ceux qui préfèrent le far niente dans le manger, le boire, le coucher et le reste, rentrent dans leurs pénates, où ils ne font pas moins sentir leur vanité consentie aux apprivoisés qui suent sang et eau pour perpétuer la distinction des castes et l'oisiveté.
Ceux-là, sans être au fond moins fats que les ambitieux, ont des appétits plus terre-à-terre. Ils remplacent l'esprit par le ventre et se font gloire de promener leur abdomen parmi les étiques qui les engraissent. L'ignorance pauvre les salue et jette inconsciemment du gros encens sur leur suffisance, tant la misère rend servile. Ces platitudes sont chères aux adulés. A bêtise, bêtise et demie. Ils les imposent, du reste, par les relations qu'ils ont conservées avec les ambitieux.
De temps en temps, ils « font atteler » et se rendent à la ville. De retour au village, ils narrent à leurs gens émerveillés les plats qu'ils ont digérés - à leurs frais - en compagnie du sous-préfet, du substitut, du percepteur ou du commissaire de police. Leurs gens racontent à leur tour, comme s'ils en avaient profité, ces prouesses de table à leurs pareils, et tout le village s'incline devant ces charniers si bien accointés.
Parfois, ces fonctionnaires viennent les visiter à domicile. Alors les hôtes étalent les fonctions aux yeux des paysans ébahis. Comment ne pas considérer des hommes qui hébergent les autorités de l'arrondissement ? D'ailleurs, de près comme de loin, les ambitieux et les repus se prêtent intuitivement la main pour conserver leurs positions respectives. La propriété ne repose-t-elle pas sur la loi, et la loi n'est-elle pas faite par les propriétaires?
Donc, il y a solidarité entre les fonctionnaires des villes et les gros bonnets des campagnes. Si le hasard, joint à une volonté tenace et à une intelligence hors ligne, permet à quelques mal partagés d'atteindre par eux-mêmes le niveau des dirigeants, il y en a neuf sur dix qui, sous peiné d'être regardés dans le giron comme des intrus, sont obligés de se discipliner et de faire subir à ceux qu'ils ont laissés chemin faisant, ce dont ils ont souffert peut-être le maximum pour s'affranchir.
Et si le dixième affranchi veut, malgré les entraves apportées devant sa bonne volonté, se souvenir de ce qu'il a été, s'apitoyer sur le sort de ses ex-semblables, les aider à s'élever par ses actes, il est calomnié dans leur esprit et rendu impuissant devant le bien par la défiance et l'hostilité répandues à dessein autour de lui. On parvient à s'appuyer sur les ignorants, en faussant leur jugement et en les asservissant.
Donc, à part l'exception, les parvenus vont s'amalgamer avec les partisans nés des intérêts individuels. Les intérêts généraux sont défendus par une élite restreinte, mais généreuse, au coeur droit quoique élevée dans le milieu possesseur, et par la masse quelque peu éclairée qui veut son équitable contingent de richesses comme elle a sa part de soleil.
L'élite en question n'est pas nombreuse. Elle peut se chiffrer sans recourir à l'arithmétique. Les trop rares caractères qui la composent ont d'autant plus de mérite que, jusqu'à présent, leur manière de voir est diamétralement opposée à celle qui prévaut dans les esprits dits de haut lieu.
Les fusils Martini-Henry ont été fournis à l’Egypte à partir de 1903, les Britanniques passaient au Lee Enfield et supprimaient progressivement les Martini. Ils ont conclu un accord avec le gouvernement égyptien et ont envoyé des outils et des pièces de rechange à la Citadelle, une immense forteresse vieille de 850 ans située au centre du Caire. Là, les égyptiens ont pris des fusils britanniques et les ont reconstruits et remis à neuf selon leurs propres spécifications.
Au cours de cette période, l’Egypte était d’une grande importance et d’une grande influence pour l’Empire britannique, principalement pour protéger et contrôler le canal de Suez, qui était un élément vital, une importante voie d’approvisionnement pour l’Empire britannique.
La Grande-Bretagne a aidé à armer l’armée égyptienne, et cela a continué jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Les baïonnettes M-1876 d’origine pour fusils Martini-Henry ne pouvaient pas, à cause du guidon et sans modification de la douille, se fixer au nouveau canon. La douille d’origine de bonne constitution, à triple fente et virole médiane est reliée à la lame par un court coude de section ronde.
Le fusil Martini-Enfield a équipé les forces armées britanniques à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Les baïonnettes P-1895 ont été converties à partir de baïonnette M-1876. Ces baïonnettes, un total de 86 234, ont toutes été converties à la Enfield Small Arms Factory (RSAF) entre 1895 et 1902.
Comparativement au modèle 1876, celle-ci ne se fixe pas sur le côté, mais sous le canon, ce mode de fixation a l’avantage d’améliorer l’équilibre de l’arme au moment du tir. La modification de la douille, afin de l’adapter au canon de l’arme s’avère très complexe. Dans un premier temps, il faut couper la baïonnette M-1876 un peu après l’arrière du support de la virole, ensuite entuber une nouvelle demie douille, créer une fente et proprement ré-usiner l’ensemble.
Cette baïonnette « dite ergonomique », avec son système de fixation innovant, permet au militaire d’utiliser qu’une seule main, lors de la mise en place sur l’arme. La lame au départ de section ronde était rendue cruciforme par forgeage à chaud, c’était pour l’époque une innovation. Sa conception est le résultat d’études réalisées au cours de la guerre civile américaine et la guerre franco-prussienne qui a démontré que les sabres-baionnettes de type Chassepot modèle 1866, sauf dans des mains d’experts, étaient rarement efficaces en cas de combat rapproché.
Le crochet destiné en théorie à briser la baïonnette de l’ennemi est aussi utilisé pour former les faisceaux à trois fusils baïonnette fixée au canon. Les lames étaient marquées en théorie d’un petit poinçon de contrôle qualité et de la marque d’acceptation militaire appelée Contrôleur Poinçons (tampons des contrôleurs). Il y avait trois types différents de marques d’acceptation utilisées : Directeur de Manufacture, Contrôleur Généraux Principaux et Contrôleur de 1ère, 2ème et 3ème Classe.
Le fourreau utilisé avec les premières baïonnettes à soie courte est en tôle d’acier reliée par brasure, ce mode de fabrication a été utilisé jusqu’en 1893. La poignée de cette variante, modifiée à partir de mai 1890, est maintenue à la soie grâce à un écrou à deux ergots. La lame d’aspect identique au modè...
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