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Le verbe "manquer" a plusieurs significations en français. MANQUER signifie, figurément, Tomber, faiblir, défaillir.

En parlant des armes à feu, lorsqu'on veut tirer et que le coup ne part pas, on dit : "Son revolver, son fusil a manqué".

MANQUER DE, suivi d'un infinitif, signifie particulièrement Courir quelque risque, être sur le point d'éprouver quelque accident. Nous avons manqué de verser. Il a manqué d'être tué ou, elliptiquement, Il a manqué mourir.

MANQUER À signifie Ne pas faire ce qu'on doit à l'égard de quelqu'un ou de quelque chose. Manquer à son devoir, à ses amis. Manquer à ses engagements, à l'honneur, à sa foi, à sa parole.

MANQUER est quelquefois transitif et signifie, en général, Ne pas réussir dans ce qu'on a entrepris, ne pas rencontrer ce qu'on cherchait, laisser échapper ce qu'on poursuivait.

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Manquer une pièce de gibier, c'est la tirer et ne pas l'atteindre.

La Gestion des Populations de Gibier

Les populations de sangliers et d’ongulés sauvages ont connu une croissance sans précédent depuis une vingtaine d’années, au point que les gestionnaires ont dû mener des actions visant à faire face, tantôt à une situation de pénurie et tantôt à la gestion de l’abondance dans bon nombre de départements français. Ce phénomène ne se limite pas au territoire national.

Cette augmentation est générale dans l’hémisphère Nord et engendre de manière préoccupante des problèmes de conservation des populations. Dans un souci de gestion durable des ressources naturelles et de suivi des populations d’ongulés, un minimum de connaissance sur la dynamique des populations de sangliers semble indispensable.

Effectivement, une bonne connaissance des effectifs et de leur dynamique (rapport des sexes, répartition par classes d’âges, taux de reproduction, etc.) sont des éléments importants pour la gestion des populations. Les gestionnaires de la faune sauvage ont le devoir de communiquer à l’administration un effectif estimé ou mesuré des populations de cervidés présents sur leurs territoires.

Néanmoins, il est toujours intéressant de pouvoir disposer de données indiquant la dynamique (augmentation, stabilisation ou régression) des populations, faute d’une connaissance précise des effectifs. Pour cela, il est indispensable de disposer de méthodes et d’outils fiables.

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Méthodes de Dénombrement du Gibier

Dans les années 1970 à 1980, de nombreux travaux de recherche ont eu pour but la mise en place de protocoles pour dénombrer précisément les cheptels d’ongulés sauvages. Pour cela, un certain nombre de méthodes propres à chaque espèce a été mis en place.

Techniques d'expertise

Elles fournissent à l’instant « t » le nombre d’animaux présents sur un territoire. Les battues à blanc ou les poussées d’animaux sur secteur ou sur un secteur échantillon en sont des exemples. Des rabatteurs sont chargés de mettre en fuite les animaux remisés qui sont méthodiquement comptés et consignés par des observateurs. Ces techniques sont lourdes en main-d’œuvre.

Techniques d'indice

Ces techniques sont des méthodes plus légères que les techniques d’expertise. De nombreux indices existent, l’Indice Kilométrique d’Abondance (IKA) par exemple est largement utilisé par les gestionnaires. Il s’agit de comptabiliser le nombre d’animaux vus par kilomètre, lors d’un parcours qui peut être réalisé à pied ou à l’aide d’un véhicule.

Méthode de capture-marquage-recapture

La méthode de capture-marquage-recapture sert souvent de comparaison pour étalonner d’autres méthodes de recensement. Elle est essentiellement utilisée à des fins de recherche. Le principe de cette méthode est de capturer à l’aide de filets ou de cages-pièges des animaux qui sont relâchés munis de marques. Par la suite, un protocole de recaptures visuelles ou réelles est mis en place.

Cette méthode a également ses limites comme le coût engendré en temps et en personnel.

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Dénombrement par temps de neige et observations sur les places d'affouragement

D'autres méthodes de quantification existent, telle la méthode de dénombrement de sangliers par temps de neige dont le but est d’estimer l’effectif d’une population de sangliers par relevés d’empreintes sur la neige. La technique du dénombrement de sangliers par observations sur les places d’affouragement est peu contraignante et plus généralisable.

Indicateurs population-environnement

Ainsi, un nouveau concept des indicateurs population-environnement a fait son apparition. Il s’agit de méthodes plus légères de suivi de populations par indices liés aux relations entre la population et son milieu. Contrairement aux techniques précédentes, ces indicateurs n’ont pas pour objectif de déterminer une densité mais de refléter les tendances de l’évolution d’un système population-environnement.

Actuellement, il n’existe pas encore de bio-indicateurs validés pour le suivi des populations de sangliers. La connaissance des effectifs de sangliers ainsi que leur répartition par sexe et par âge n’est donc pas chose aisée.

Au cours de ces vingt dernières années, quatre limites au dénombrement ont été mises en évidence : limites de précision, de justesse, de contenu d’information et de coût.

Suivi des Populations par les Prélèvements de Chasse

Faute de méthode de dénombrement directe fiable et facile à mettre en œuvre à une échelle suffisamment fine (échelle des populations ou de métapopulation), le suivi des dynamiques des populations peut être connu par le biais des prélèvements effectués au moment de la chasse. Ces derniers permettent l’étude de la répartition et de la dynamique des populations de sangliers aussi bien au niveau national que local.

La connaissance des prélèvements apporte donc des informations sur la distribution et les densités des populations d’ongulés chassés. Compte tenu de leur répétition et en considérant qu’ils se font au hasard au sein de la population, les prélèvements dus à l’activité cynégétique peuvent être considérés comme de bons indicateurs pour suivre l’état et l’évolution des populations.

Les prélèvements de grands gibiers sont assez bien connus en France car ils sont pour l’essentiel soumis aux plans de chasse. En revanche, le sanglier n’est pas soumis au plan de chasse, à quelques exceptions près. Aussi, la connaissance des prélèvements est beaucoup plus difficile à obtenir puisqu’elle repose sur des enquêtes et des déclarations.

Ces dernières sont centralisées depuis 1985 par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. En effet, le ministère en charge de l’Environnement a confié à ce dernier le suivi patrimonial des espèces chassables.

Le réseau « Cervidés-Sanglier » utilise principalement deux sources d’informations pour connaître la répartition et la caractérisation des populations de sangliers en France. Il s’agit d’une part d’une enquête orale auprès des responsables d’équipes de chasseurs de sangliers réalisée depuis 1987 par les Services départementaux de la garderie de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et par certains services techniques des Fédérations Départementales des Chasseurs. D’autre part, certains départements ont mis en place un carnet de prélèvements.

La réalisation du prélèvement (tableau de chasse) dépend en premier lieu de la présence de gibier sur un territoire mais également des moyens mis en œuvre pour parvenir à un résultat.

Facteurs Influant sur les Prélèvements

L’utilisation des données brutes des prélèvements introduit des biais dans l’analyse. Pour que cette dernière soit plus pertinente, il est nécessaire de pondérer ces données par d’autres types de variables, comme l’effort de chasse qui correspond au nombre de chasseurs actifs pour un jour de chasse donné, ainsi que le nombre total de journées chassées pour une saison. Il est important de connaître les moyens mis en œuvre pour réaliser les prélèvements et de savoir comment l’information est récoltée.

Les statistiques portant sur le nombre de sangliers prélevés à la chasse donnent essentiellement le nombre d’animaux tués en battue organisée. Cependant, il est possible que des sangliers soient prélevés lors de chasse banale, c’est-à-dire que le(s) chasseur(s), seul ou en petit groupe (généralement moins de sept) parcoure (nt) la campagne avec ou sans chien dans l’espoir de croiser du gibier.

La chasse en battue est un mode de chasse beaucoup plus organisé et mieux contrôlé. Un arrêté préfectoral fixe généralement les conditions de cet exercice. Un minimum de participants est requis (généralement entre 7 et 10 personnes), sous la direction du détenteur du droit de chasse ou de son délégué.

Chaque équipe dispose d’un territoire qui lui est propre. La base statutaire du territoire de chasse peut être communale, privée ou domaniale. Ce territoire est soit circonscrit entièrement aux limites d’une seule commune, soit s’étend sur plusieurs communes contiguës ou non.

Le suivi des populations d’ongulés à travers l’analyse des prélèvements oblige donc à être prudent, car de nombreux biais existent et s’ajoutent à ceux liés à l’acquisition propre de cette donnée. Rappelons qu’elle provient d’une déclaration volontaire des chasseurs. Il faut garder à l’esprit que les carnets de prélèvements permettent d’obtenir des informations particulièrement fiables, dès lors que les équipes se les sont appropriées. Cela demande généralement quelques années.

Pour Gaillard (19849), aucune solution satisfaisante n’avait été trouvée pour la faune sauvage, à cause des pertes accidentelles, du braconnage ou d’une mauvaise information à la source (enquête orale, carnets de prélèvements mal ou incomplètement renseignés). Par contre cette méthode est difficilement transposable à la chasse en battue car beaucoup de facteurs sont difficilement mesurables (intuition, habileté au tir, qualité des meutes, etc.).

Le Gibier: Définition et Évolution

Avec le retour du froid les cuisiniers s’intéressent à nouveau au gibier. Selon les vieilles définitions, le gibier est l’ensemble des animaux sauvages (hors poissons, crustacés, coquillages, fruits de mer et mammifères marins) que l’on chasse pour en consommer la viande. On distingue, avec de bonnes jumelles et si l’on ne force pas trop sur l’apéritif, deux types de gibier : celui à plumes, donc les oiseaux et celui à poils, donc les mammifères.

L’Europe, qui aime simplifier, nous signale que «l’on entend par gibier sauvage les ongulés sauvages et les lagomorphes ainsi que les autres mammifères terrestres qui sont chassés en vue de la consommation humaine et sont considérés comme du gibier selon la législation applicable dans l’État membre concerné, y compris les mammifères vivant en territoire clos dans des conditions de liberté similaires à celles du gibier "sauvage".

Ce charabia, vous vous en doutez, n’est pas dû au hasard mais permet simplement d’affirmer qu’aujourd’hui, un gibier sauvage est aussi un gibier domestiqué. Du moins, plus vraiment sauvage. Remercions au passage cette instance qui nous permet d’élargir nos connaissances linguistiques en appelant un petit rongeur comme le lapin ou le lièvre un lagomorphe.

Dans le monde, la part globale du gibier dans l’alimentation diminue régulièrement. C’est considéré comme un produit de luxe, réservé aux fêtes. Aujourd’hui, la plupart des chasses sont alimentées par du gibier d’élevage et la majorité du gibier que l’on trouve chez le volailler provient, lui aussi, de l’élevage. Le gibier "sauvage" que vous consommez a peu de chance d’avoir vécu en dehors d’un enclos.

Il devient inutile de faire «faisander» la viande car cette opération consistait à l’attendrir et à éliminer les toxines secrétées par la fatigue de la course et la peur. On suspendait l’animal non vidé dans un endroit frais pendant parfois quinze jours. Il en résultait un goût très fort - proche de la putréfaction - qui ne correspond plus à l’attente de la majorité des amateurs.

La Chasse: Une Lutte

La lutte, par définition, est l’action de défendre, combattre pour l’obtention d’un bien et plus précisément d’un Graal recherché. Avant tout propos qualifiant les chasseurs « d’assassins », je tiens à préciser que la chasse et le prélèvement d’animaux sont indispensables au bon fonctionnement de la cohésion entre l’Homme et la nature. Par souci économique, l’homme a depuis longtemps supprimé les grands prédateurs qui étaient nécessaires à l’autogestion de la faune.

Les hommes sont effectivement équipés de carabines à lunettes, de fusils, de balles, de vêtements camouflés et de télémètres, mais aucune de ces technologies ne peuvent contrarier Mère Nature, qui a la main sur la météo, la direction du vent, les mœurs nocturnes du gibier, les facultés de celui-ci. Je rappellerai qu’on ne chasse pas pour tirer et blesser, mais pour tuer dans les plus brefs délais et sans souffrances un animal que l’on respecte.

Au-delà de la lutte physique, la chasse est une lutte psychologique. La chasse à l’arc c’est tout d’abord la découverte d’une nouvelle et très ancienne chasse. Il faut être passionné et se donner les moyens de réussir par un travail personnel.

Dans l’action d’une chasse à l’arc, il faut être près, très près de l’animal, une vingtaine de mètres et c’est déjà loin ! Imaginez-vous quand vous repérez un animal à 150 mètres et que vous devez l’approcher à 15 mètres, la lutte entre l’animal et vous s’engage alors. En vous se réveilleront des instincts oubliés, puissants.

N’oubliez jamais que les animaux sont très bien équipés pour survivre, des millénaires de sélection naturelle leurs ont fournis tout ce qui est nécessaire. Ils peuvent vivre et survivre seuls, contrairement à la très grande majorité des hommes, et sont résistants, courageux, forts, savent se reposer, et de ne s’apitoient jamais sur leur sort, ce que nous avons perdu.

Gestion Durable des Forêts et Équilibre Sylvo-Cynégétique

La gestion durable des forêts est souvent remise en cause par la présence excessive du grand gibier, qui interdit tout renouvellement dans des conditions techniques et économiques satisfaisantes. L’équilibre sylvo-cynégétique est une préoccupation de plus en plus prégnante pour de très nombreux forestiers et chasseurs.

Les cervidés font partie intégrante des écosystèmes forestiers, et leur présence est souhaitable. Le propriétaire et son gestionnaire forestier peuvent ainsi alerter les organismes en charge de la chasse, afin de trouver une solution sur le territoire concerné.

Tableau Récapitulatif des Termes Cynégétiques

Terme Définition
ACCA Association communale de chasse agréée.
CDCFS Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage.
GIC Groupement d'intérêt cynégétique.
ICE Indicateurs de changement écologiques.
ONCFS Office national de la chasse et de la faune sauvage.
SDGC Schéma départemental de gestion cynégétique.
UGC Unité de gestion cynégétique.

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