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Le calibre .44-40 Winchester est une munition emblématique, profondément liée à l’histoire du Far West et à l’essor des armes à levier de sous-garde. Introduit en 1873 par Winchester, ce calibre est rapidement devenu incontournable pour les tireurs et chasseurs de l’époque, et il continue aujourd’hui de séduire les passionnés de tir western, collection et armes historiques.

Caractéristiques et Utilisation du .44-40 Winchester

Les munitions .44-40 Win sont généralement chargées avec des ogives de 200 à 225 grains, avec des vitesses initiales allant de 300 à 400 m/s. Elles offrent un recul doux, une bonne précision à courte distance et un excellent confort de tir, que ce soit dans une carabine à levier ou dans un revolver compatible. Ce calibre est particulièrement apprécié pour le tir récréatif, le cowboy action shooting et le respect des configurations historiques d’armes anciennes.

Le .44-40 Win séduit également par son esthétique rétro et sa compatibilité avec des armes de collection ou de reproduction fidèles aux modèles du XIXe siècle. Sa faible pression et son comportement souple en font une munition idéale pour les armes anciennes ou modernes chambrées dans ce calibre, tout en conservant un réel potentiel de performance à 50-100 mètres.

Compatibilité et Offre Actuelle

Sur cette page, nous vous proposons une sélection complète de cartouches .44-40 Winchester, compatibles avec les armes rayées de catégorie C. Retrouvez des munitions à ogive plomb, blindée ou cuivrée, issues de fabricants spécialisés dans le tir traditionnel et western.

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Pressions d'Épreuve et Sécurité

Les pressions d'épreuve étaient autrefois testées au crusher (le piezzo donne des valeurs 10 à 20 % supérieures, pour la même cartouche). Le problème est que le système à crusher met en jeu des éléments mécaniques qui, quoique très légers, ont tout de même une certaine inertie, et des frottements. Ceci est à priori régulier sur le même appareil, mais ils n'étaient pas normalisés !

Les fabrications militaires se réfèrent au crusher réglementaire du pays considéré, mais pour les fabrications civiles ??? D'ailleurs, à propos du Lebel (vers 1900), la pression est donnée en bars, mais surtout en comparaison de la pression donnée par la munition réglementaire dans le même crusher ; pour une munition civile fabriquée par diverses entreprises, la référence de comparaison est moins fiable !

Les pressions sont souvent mentionnées sur des documents d'époque, tables de construction des munitions en particulier, mais l'information paraît éparse et fluctuante... Certaines valeurs annoncées par Malfatti peuvent aussi découler de mesures modernes SNPE ou St Etienne ; mais j'avoue que lorsque j'ai comparé les divers valeurs annoncées pour le 8x51R Lebel je me suis demandé d'où pouvaient provenir de tels écarts !

A noter, pour cette cartouche, que les chargements d'origine étaient très doux par rapport aux dernières fabrications de la fin des années 30, ce qui peut expliquer des différences de chiffres. On peut en déduire que les Lebel disposaient d'une marge de sécurité très large, voire disproportionnée, mais pour l'instant je n'ai pas l'assurance que ces cartouches 32N à 730 m/s (contre 700 m/s théoriques) n'étaient pas réservées aux mitrailleuses.

Par contre, les munitions manufacturées modernes doivent être testées dans les conditions décrites sur la fiche CIP (attention, les cotes du canon d'épreuve peuvent donc différer de l'arme de destination, et pas seulement sur des armes anciennes - non, je ne cafterai pas !). Le fabricant indique la pression sur l'étiquette des boîtes, ou pas, mais il doit la connaître ; peut-on obtenir une réponse par question directe à la cartoucherie ?

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Ce qui est certain c'est que la pression doit-être inférieure à la pression CIP maxi, mais rien n'interdit qu'elle soit très inférieure (les chargement chasse, par contre, semblent souvent très proches du maximum).

De plus, la pression d'épreuve n'est théoriquement pas la limite de résistance de l'arme, car une marge de sécurité est prévue (par contre, la valeur de cette marge est parfaitement inconnue). En fait, l'épreuve est surtout destinée à détecter une arme présentant des défauts structurels invisibles, dans l'épaisseur du métal ; du moins les défaut rongeant totalement la marge de sécurité...

Pour les armes militaires, il est (était ?) parfois pratiqué une "épreuve à outrance", en augmentant progressivement les charges jusqu'à destruction, pour analyser quand et comment ça lâchait. Ces résultats d'épreuve, pas ou mal classés, ne se retrouvent que par hasard. Les firmes privées faisaient-elles de même ? On peut de toutes façons craindre que les résultats n'aient été profondément enterrés (délibérément, cette fois)...

De toutes façons, il ne faut pas oublier que les aciers sont sujets au vieillissement, lequel entame progressivement cette marge de sécurité de valeur inconnue, à une vitesse inconnue... Et ça dépend beaucoup du traitement qu'a subi l'arme !

Quand on frappe répétitivement à coups de marteau sur un bout de ferraille, même avec une force modérée, on voit progressivement apparaître des altérations, puis des fissures. Lorsqu'on tire un coup de feu, on devine bien que certaines pièces de l'arme sont soumises à l'équivalent d'un coup de marteau ; et si ça cogne plus fort, le coup de marteau est plus fort, donc sur une pièce trop faible les fissures apparaîtront plus vite.

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Ce genre de résistance n'est pas mis en évidence par l'épreuve initiale de l'arme, mais par l'usage.

Rien n'assure donc qu'un modèle d'arme ayant prouvé sa longévité avec tel chargement (PN) encaissera éternellement un autre chargement (PSF), même si celui-ci ne semble pas dépasser les limites de pression admises.

Bon, d'un autre côté le verrouillage d'une Colt Ligthning est un peu plus convaincant que celui d'une Winchester 73. En donnant donc à la Ligthning un peu plus de vitamines qu'à la Winchester 73 ; et encore, est-ce bien indispensable à l'utilisation qu'on en fait ?

Choix d'une Winchester et Calibres Associés

Plusieurs calibres sont disponibles pour les Winchester, chacun avec ses avantages :

  • .30-30 : Simple à recharger, avec de bonnes occasions disponibles.
  • .44 Mag : Idéal pour le rechargement, facile à faire, compatible avec balles coulées et poudre noire.
  • .44-40 : Calibre historique pour les modèles 1873 et 1892, recul doux et agréable à tirer en PSF et poudre noire, facile à recharger.
  • .45/70 : Grosse cartouche puissante, très facile à recharger, tir précis au-delà de 200m.

Pour l'achat, une licence de tir et une CNI suffisent. Il est possible de recharger à la poudre noire, en utilisant par exemple de la poudre suisse n° 2 ou de la Vectan A1.

Le Rechargement du .44-40 : Conseils et Précautions

Le rechargement du .44-40 peut être délicat, notamment en raison de douilles plus fines. Il est important de vérifier la cote du canon pour choisir les bonnes balles ou le bon moule/recalibreur. L'utilisation de PNF2 peut donner une cartouche précise et pas trop violente à 100m.

Danger Potentiel des Balles Lourdes dans les Armes Anciennes

Il est important de noter que le rechargement avec des balles plus lourdes que celles d'origine peut poser des problèmes de sécurité. Voici quelques points à considérer :

  • Une charge de poudre raisonnable est essentielle pour éviter d'endommager l'arme.
  • Les aciers modernes sont plus résistants que ceux des armes d'époque, ce qui peut augmenter le risque d'usure en cas d'utilisation intensive.
  • La poudre noire moderne peut être plus puissante que celle d'époque, ce qui nécessite des charges réduites pour éviter un recul excessif.
  • Les douilles modernes ont un fond plein plus épais, ce qui réduit leur capacité par rapport aux douilles anciennes.

Classement des Munitions

Les munitions pour armes pré/1900 étaient classées au D §j) j) : « Munitions et éléments de munition à poudre noire utilisables dans les armes historiques et de collection… ; ». Leur date de fabrication n’était pas prise en compte, seules deux conditions s’imposaient : le chargement à poudre noire et l’utilisation dans les armes pré/1900.

  • §j pour les munitions « sans étui métallique » donc papier ou carton, quelque soit leur date de fabrication.
  • §j bis) pour les « Munitions à étui ou culot métallique … chargées à poudre noire et fabriquées avant 1900 »

Sont désormais classées au 11° de la catégorie C « Munitions à étui ou culot métallique à poudre noire et à percussion centrale, ainsi que leurs éléments… » conçues pour armes pré/1900. Sont exclus de ce classement les calibres classés en C6° (- 25-20 Winchester (6,35 x 34 R), - 32-20 Winchester (8 x 33 Winchester) ou 32-20-115, - 38-40 Remington (10.1 x 33 Winchester), - 44-40 Winchester ou 44-40-200, - 44 Remington magnum et 45 Colt).

Sont désormais classées au 13° de la catégorie B : « Munitions à étui métallique à poudre noire et à percussion centrale, ainsi que leurs éléments, conçus pour les armes de poing pré1900. » Il y a les mêmes exceptions que pour les armes d’épaule (voir ci dessus).

Attention : un étui ancien rechargé sera considéré comme une munition moderne du fait de l’adjonction d’éléments actuels. Si la munition pour arme pré/1900 est rechargée avec une autre poudre que de la poudre noire, elle est alors classée en catégorie B10°. Il en sera de même pour les ogives.

Pour les amorces small pistole, il faut que l’armurier soit certain qu’elles sont destinées à des étuis catégorie B13°. Si elle devait être employées sur des munitions classées en B10° il serait en droit de demander l’autorisation de l’arme qui doit les utiliser.

Pour les munitions chargées à poudre noire, il n’existe plus de quota.

Retex Chargement en 44/40 [1873]

Deuxième séance d'essais avec ma belle. Pour la première, je suis parti sur des balles 200 grains Flat Point en plomb de chez MPF, propulsées par de la Vectan A1, sur étuis Starline neufs.

Trois charges basses 0.40 /0.42 /0.44 Incontestablement, c'est 0.40 qui donne les meilleurs résultats.

Séance d'aujourd'hui en partant de plus bas encore : 0.38 / 0.39 / 0.40 Et c'est 0.40 qui donne le meilleur groupement. Oui mais, quand on regarde les impacts en cible, la plupart des balles arrivent de travers. Les déchirures du carton en témoignent.

Trois solutions :

  • Monter les charges. Mais il faut que je passe à 0.46 voire plus. La limite fixée dans la table Halo est 0.50 Et sachant que cette arme a été conçue pour tirer de la PN, je lui fais courir un risque de détérioration.
  • Changer de poudre vive. Mais les tables Johannes Couturier ont montré que c'est la A1 qui donne les meilleurs groupements en 44/40 (sur armes modernes à LSG).
  • Passer à la PN. Mais là, je n'ai aucun repère. Quelle poudre (je n'ai que de la Suisse 2 a priori pour armes longues) ? Et quelles charges ?

La S2 dont tu disposes est parfaite pour ce calibre, et une des PN les moins salissantes que tu trouveras.

Elle n'aime pas, parait-il, la compression, mais bénéficie d'un chargement au drop-tube, qui améliore sa combustion ET le volume disponible dans l'étui. (vérifié) la charge de base, c'est l'étui plein moins la place de loger la balle à poste contre la poudre (éventuellement avec un carton de séparation.) Tu peux ensuite essayer des charges inférieures en te souvennant de toujours avoir un étui plein (poudre + bourre) sur lequel appuyer la balle en place.

La PN demandera idéalement une lubrification différente de la PSF.

.44-40 signifie que le diamètre théorique du projectile était de 44/100ème de pouce soit 11,18mm et que la charge de poudre noire (théorique de l'époque) était de 40 grains soit 1,96 gramme.

des balles qui arrivent en travers:

  • vitesse faible
  • balle trop petite prenant mal les rayures
  • manque de pression:sertissage
  • le canon est bien en '427 et non pas '429?

il y a peut etre la solution de passer à la A0,qui donnera plus d'allonge en baissant la pression.??

si carabine origine:'427 de plus en plus,les copies actuelles sont un peu overbore..

une chose à laquelle je pense: balles trop dures.. des coulées, avec 5% d’étain gonfleraient dans les rayures, mieux que les balles du commerce dont l'alliage est conçu pour ne pas s’abîmer lors du transport.

La règle de base pour tirer avec une arme ancienne (et ce n'est pas inutile avec les répliques...), c'est de mesurer son canon, et pas de croire sur parole ce qu'affirme un "sachant".

Dans un magasin tubulaire, le sertissage fort est obligatoire, donc ce ne doit pas être ça. reste la vitesse (poudre) ou la balle (diamètre, dureté) Dans quel état sont tes rayures? et la bouche du canon?

Les armes anciennes à cartouches métalliques PN sont souvent rechargées avec de la Ba 10 (voir les 1873 réglementaires français, et autres 1874, etc...).

Les rayures pour poudre noire ne sont normalement pas les mêmes que celles pour les poudres sans fumée. En effet, à poudre noire on tire des balles tendres et non des balles durcies. Les rayures sont en général moins profondes, les cloisons plus larges et le pas de rayures plus long. Les balles pour PSF sont en alliage de plomb, étain et antimoine et prennent En principe des rayures plus profondes et aux cloisons plus fines pour éviter le surpassement. C'est pourquoi le pas des rayures est plus court pour les balles longues.

Le Calibre 44-40 Winchester dans la Culture Populaire

Le 44-40 Winchester a également une longue histoire dans la culture populaire, étant utilisé dans de nombreux westerns classiques et dans des jeux vidéo populaires.

Polyvalence du Calibre 44-40 Winchester

En résumé, le calibre 44-40 Winchester est un choix polyvalent pour les chasseurs de gros gibiers ainsi que pour les tireurs sportifs compétitifs.

Tableau Récapitulatif des Calibres et Poudres

Calibre Poudre Recommandée Remarques
.44-40 Winchester Suisse N°2, Vectan A1 Recul doux, facile à recharger
.30-30 Winchester - Recul plus brutal
.44 Magnum - Facile à recharger, puissant
.45/70 - Très puissant, pour le tir à longue distance

Ce sont souvent de très belles armes fabriquées avec soin qui auront traversé le temps pour parvenir aux amateurs d’histoire, aux tireurs poudre noire ou collectionneurs d’armes anciennes américaines.

A cette époque l’arme longue poudre noire a été conçue pour un usage militaire pour la guerre de Sécession, les guerres indiennes ou les autres conflits qui ont marqué cette période essentielle dans la construction des Etats-Unis ou pour un usage civil.

A cette époque une arme est chère, on doit pouvoir la détenir en toute confiance à ses côtés et pour longtemps. L’arme longue à poudre noire assure pour les civils en plus de la chasse éventuelle, la sécurité, besoin essentiel de cette époque tumultueuse et devra par sa qualité irréprochable être toujours utilisable et à portée de main.

On retrouvera des noms évocateurs de l’histoire des armes longues du Farwest tels que Winchester, Marlin, Remington, Colt, Henry, Sharps ou Springfield ainsi que des systèmes de tir à silex, à percussion puis a cartouche métallique suivant la période de fabrication.

Winchester sera la marque d'armes longues qui aura le succès le plus important que ce soit aux Etats-Unis ou à l’international, à cette époque il suffisait que sur l’arme soit gravé Winchester pour que le client soit conquis.

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