Le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa) est une unité parachutiste rattachée au commandement des forces spéciales Terre (COMFST). Héritier des SAS britanniques, le 1er RPIMa est stationné à Bayonne. Ces militaires sont spécialisés dans les actions non conventionnelles face à une situation de crise.
Leur but est d'obtenir des effets précis sur l'ennemi (capture, neutralisation, destruction, extraction, etc.) ou de collecter des informations avant de mener des opérations. Au 1er RPIMa, si les opérateurs ont une formation commune, chaque compagnie a développé la maîtrise d’un savoir-faire spécifique.
Le 1er RPIMa est engagé dans des missions principalement orientées vers le contre-terrorisme, allant de la libération d’otage à la protection rapprochée, en passant par le renseignement opérationnel et les missions d’appui et de formation. Les missions spécifiques qui leur sont demandées sont :
Constamment déployé sur de nombreux théâtres, le 1er RPIMa est en mesure de fournir, dans un délai très court, des détachements capables de mener des actions de contre-terrorisme et de libération d’otages (CTLO), de capture de cible à hautes valeurs ajoutées (HVT), de destruction d’objectif, mais aussi de formation au profit d’unités étrangères ou de protection de hautes autorités ou de site prioritaires (garde du corps / GDC).
Quel est l’équipement de ce corps d’élite, dont les hommes ont obligation d’être toujours au combat avec une arme de poing et une arme longue ? La spécificité des missions des opérateurs du 1er RPIMa oblige le régiment à dispenser sa propre formation.
Lire aussi: Focus sur le fusil à pompe : 1er RPIMa
Comme les autres unités des forces spéciales Terre, il reçoit les jeunes engagés à l’issue de leur formation initiale forces spéciales Terre (FI-FST de 3 mois) les futurs commandos devront suivre une formation d’une année au total. Du point de vue de l’armement, le régiment recherche toujours plus de légèreté et de compacité, tout en gagnant en performance.
Pour l’armement de poing on retrouve des Glock 17 et HK USP, les armes longues quant à elles vont du HK 416-A5 au M4, en passant par le HK417, le SIG MCX, le FN P90, le HK MP5 ou encore les fusils à pompe Benelli M3 et M4. Les mitrailleuses lourdes sont principalement fournies par la société belge FN Herstal avec des Minimi, Evolys et Mag, mais on trouve aussi de la Browing M2 12,7 mm et quelques AANF1 en 7,62 mm.
Sur le stand des armes, les armes ne sont pas chargées et elles sont liées par un câble métallique, pour que l’on ne puisse pas s’en saisir. Entre les munitions, les deux armes et le sac, le chargement du soldat du 1er RPIMa sur un théâtre d’opérations atteint facilement 30 kilogrammes.
Les armes les plus imposantes sont les mitrailleuses : la Minimi (mini-mitrailleuse) de fabrication belge, qui permet des tirs en rafale de 30 minutions (chargeur) voire de 100 ou 200 munitions (caisson).
Les hommes du 1erRPIMa peuvent équiper le HK 416 de balles fumigène, lacrymogène, caoutchouc, incendiaire ou perforante selon les besoins sur le terrain. Sur le stand, les visiteurs ont également découvert les fusils longue distance Sako ou Hélate II, qui permet d’atteindre une cible jusqu’à 3 000 mètres.
Lire aussi: Recommandations concernant les fusils turcs
Moteur du régiment, l’innovation est au centre d’une démarche de recherche et de développement portant sur les matériels, les techniques et concepts d’emploi. De nombreux projets développés et testées par le régiment servent ensuite aux Armées. En pointe en matière d’innovation, cette unité de l’armée de Terre dédiée à l’action spéciale a réuni des élèves ingénieurs pour un « innovathon ».
L’objectif ? Les forces spéciales ont depuis toujours joué un rôle de laboratoire dont les expérimentations bénéficient à l’ensemble des armées. L’idée d’un événement pour capter les bonnes idées issues du monde étudiant a émergé il y a environ deux ans, fruit du dialogue établi de longue date entre la cellule recherche et développement du 1er RPIMa et l’École supérieure des technologies industrielles avancées (ESTIA) de Bidart (Pyrénées-Atlantique).
Vingt-deux défis techniques déterminés par les forces spéciales, la DGA ou le BattleLab Terre sont soumis à l’ensemble des étudiants, qui auront 24 heures pour concevoir et défendre leur solution. En découle un mélange des compétences propice à la synergie créative, à la convergence d’idées en provenance de domaines d’études très différents, du design à l’aéronautique.
Challenge oblige, l’événement ne pouvait se conclure sans une remise de prix. Verdict : le premier prix revient à un système d’affût capable d’être monté sur n’importe quel véhicule léger « d’opportunité » rencontré en opération. Polyvalent et escamotable, il autorise l’emport de plusieurs types d’armes collectives tout permettant à l’équipage de remballer le système pour assurer sa discrétion.
Les derniers retex en provenance des théâtres d’opérations ont amené le 1er RPIMa à s’intéresser au fusil d’assaut MCX de SIG Sauer et au fusil de tireur d’élite CDX-40 Shadow, rebaptisé Elsa (extra long range shooting action), en calibre .408 du canadien Cadex. Souvent perçus comme des enfants gâtés, les snipers doivent en fait disposer du matériel le plus adapté aux contextes tactiques dans lesquels ils s’engagent ; ce qui nécessite de rester en veille technologique permanente, sur les armes et leurs munitions, mais aussi d’investir régulièrement dans de nouveaux matériels.
Lire aussi: Fusil Darne Calibre 12 : Détails Techniques
L’environnement joue, mais c’est évidemment la performance brute qui compte avant tout, et dans ce domaine, le régiment cherche à aller plus loin avec un matériel le plus léger possible, pour ses fusils de tireur d’élite longue distance (TELD). C’est ce besoin qui avait déjà amené à s’intéresser à la TRG-42 de la société finlandaise Sako en .338LM, un « simple » fusil de chasse à la base. Le 1er RPIMa continue d’ailleurs son partenariat avec Sako en testant un TRG-42 en semi-automatique.
Une guerre qui était au début assez proche de ce qu’ont connu nos anciens, dans les tranchées de l’est de la France face aux Allemands. Sauf que les distances excèdent régulièrement le kilomètre, et parfois plusieurs. Il faut donc de fines gâchettes - le régiment en possède - et un matériel doté d’une munition consistante, pour aller recréer l’insécurité chez l’adversaire.
Avec l’arme identifiée, le régiment reste à la pointe, et son choix, également regardé par d’autres (13e RDP, Hubert), bénéficie donc au constructeur canadien Cadex. Les SAS ont donc trouvé chez les fournisseurs de leurs cousins britanniques un prestataire, Sniper Extrem (dont le PDG est Bernie Montana), parfaitement au fait des besoins des forces spéciales.
Le choix retenu par les Français est une 420 grains monolithique. Sept cartouches de .408 pèsent autant que quatre de .50. Selon Delta Defense, qui promeut l’arme en France, l’énergie développée est supérieure à un .50 au-delà de 700 m. L’ogive reste supersonique jusqu’à 2 400 m.
La problématique initiale à laquelle a répondu le calibre .300 Blackout était de remplacer les pistolets-mitrailleurs HK MP-5SD en 9 mm, dotés de réducteurs de son intégrés. Le MP-7 du même fabricant, en calibre 4,7 mm, n’était pas une arme suffisante, car le calibre imposait de tirer à la tête.
La firme américaine développait alors son MCX, une plateforme AR-15 multicalibre et pouvant offrir jusqu’à 500 configurations différentes. Le Virtus est l’évolution de la famille de fusils d’assaut SIG Sauer, après son échec sur l’appel d’offres français AIF (destiné à remplacer le Famas, c’est finalement le HK416F qui s’est imposé) avec le MCX d’origine.
Le MCX n’a pas de ressort récupérateur dans la crosse, mais deux dans le upper. La crosse télescopique type MP-5 et peut remonter jusqu’à la poignée-pistolet, ce qui peut en faire une arme extrêmement compacte le cas échéant.
Le régiment souhaite notamment remplacer les PGM Commando 2 utilisés par les THP en calibre .308. Une commande de fusil tirant en .260 Remington est aussi envisagée, afin de traiter des cibles de 0 à 1 400 m en canon de 20 pouces. L’intérêt pour le lance-roquettes Carl Gustav M4 est aussi réel, car son poids a bien baissé (7,5 kg seulement) et il offre une large variété de munitions, de l’antichar 100 m ou 1 100 m.
| Type d'Arme | Modèles |
|---|---|
| Armes de poing | Glock 17, HK USP |
| Armes longues | HK 416-A5, M4, HK417, SIG MCX, FN P90, HK MP5, Benelli M3/M4 (fusils à pompe) |
| Mitrailleuses lourdes | FN Minimi, FN Evolys, FN Mag, Browing M2 (12,7 mm), AANF1 (7,62 mm) |
| Fusils de précision | Sako TRG-42 (.338LM), CDX-40 Shadow "Elsa" (.408) |
tags: #1er #RPIMA #équipement #armement