L'histoire du pistolet Webley Mark VI et de ses holsters est un sujet complexe, souvent source de confusion pour les collectionneurs. Cet article vise à clarifier l'évolution de ces armes emblématiques et les différents types de holsters associés.
L’histoire des revolvers Webley est relativement embrouillée, et certaines similitudes d’appellation ne font que renforcer la confusion. Les revolvers Webley Mk I à Mk IV chambrés en calibre .455 sont classés dans une catégorie spécifique en raison de leur conception, de leur mise sur le marché (notion correspondant au « modèle » militaire), ou de leur adoption par l’armée britannique avant 1900.
De fait, la lignée commence en 1872 avec le Mk I, suivi du Mk II en 1894, puis du Mk III en 1897. Chaque variante correspondant à quelques petites améliorations successives jugées nécessaires par l'armée.
L'armée britannique demanda à Webley & Scott, qui lui fournissait ses revolvers depuis 1887, d’étudier une arme plus légère et plus compacte. Les ingénieurs de Webley & Scott qui s’étaient mis à l’ouvrage en 1921, arrivèrent vite à la conclusion que l’objectif d’allègement qui leur avait été fixé ne pouvait pas être atteint sans une réduction de calibre.
Il apparaît qu’il existe une confusion entre les modèles Mark IV « Boer War Model » en calibre .455, conçu en 1897, qui est classé dans une catégorie spécifique, et le Mark IV en calibre .38. Afin de diversifier sa gamme de produits, Webley en établit également des versions en calibre .32 et en calibre .22, ces dernières étant surtout destinées aux tireurs sportifs. Le Mark IV en calibre .38 n’est donc pas un lointain parent du « Boer war model » en calibre .455.
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En 1927, la fabrication du Mark IV « Boer war » model avait été abandonnée depuis près de quinze ans au profit de celle du Mark V et du Mark VI.
Le Mark IV en calibre .38 n’est donc pas un lointain parent du « Boer war model » en calibre .455. Le Mark IV (1926) en calibre .38 constitue en réalité une version en petit calibre du Webley Mark VI de la première guerre mondiale.
Pendant la guerre de 1914-1918, le revolver Webley Mark VI était la principale arme de poing utilisée par la Grande-Bretagne et ses Dominions. Cette version, mise en production officiellement en mai 1915 (bien que la production ait commencé dès avril), conserve l'allure générale de ses aînées, mais est équipée d'un canon de 6 pouces et d'une crosse rectangulaire, et non plus "bird head".
Plus de 280 000 armes seront produites. Cette arme équipa les troupes de Sa Gracieuse Majesté, parmi d'autres armes de poing, durant cette grande Guerre, et restera emblématique de l'officier britannique. Elle assurera encore le "service actif" durant la seconde guerre mondiale.
Le Webley Mark VI est l'aboutissement d'une longue lignée de revolvers réglementaires anglais. Son calibre est le fameux ".455 Webley". Il a vu le jour en 1915, à la suite du Mk IV en 1899 (guerre des Boers), puis Mk V en 1913.
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Le Webley Mark VI, en tant qu'arme de service largement utilisée, a été associé à une variété de holsters, reflétant les différents besoins et contextes d'utilisation.
Les holsters militaires standard étaient généralement en cuir robuste, conçus pour protéger l'arme dans les conditions difficiles du champ de bataille. Ils étaient souvent dotés d'une bandoulière pour un transport aisé et d'un rabat pour sécuriser le revolver.
Des holsters civils et de police existaient également, offrant une plus grande discrétion et un confort accru pour un usage quotidien. A noter le marquage R.U.C sur le dos de l'armature de crosse. Ce marquage signifie que l'arme a été reversée, après la 1ère guerre, à la nouvelle force de police de l'ULSTER (Royal Ulster Constabulary). Cela ne signifie pas qu'elle n'ait pas effectué également un deuxième "tour d'opération" durant la seconde guerre, vu la pénurie d'armement de la Grande Bretagne à la suite de DUNKERQUE (toutes les armes disponibles ont été alors rassemblées pour ré-équiper l'armée britannique).
Inspiré par les créations des selliers du début du 20e siècle, certains holsters sont très différents des Slim Jim des origines et marquent une évolution très nette par rapport aux Mexican Loops du 19e.
Le revolver Webley MK IV est une arme de poing emblématique largement utilisée par les forces armées britanniques au cours du 20e siècle.
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Le Webley MK IV a été introduit dans les années 1920 et a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment par les forces britanniques. Il a continué à servir au-delà de cette période et a été employé dans divers conflits.
Le Webley MK4 calibre .38 fut créé par Webley & Scott en 1923 pour la Police Britannique. Il fut utilisé par la British Army à partir de 1942 et fut également distribué aux résistants.
Le Webley MK IV était principalement chambré pour le calibre .38/200, également connu sous le nom de .38 S&W. Ce calibre était spécifique au Webley et au Smith & Wesson Model 10.
Le revolver Webley MK IV est un revolver à double action avec une capacité de barillet de six cartouches. Sa conception robuste et simple était adaptée à un usage militaire et policier. Il disposait d'une sûreté automatique sur la carcasse qui verrouillait le chien lorsque le barillet était ouvert.
L’histoire des revolvers Webley est relativement embrouillée et certaines similitudes d’appellation ne font que renforcer cette confusion.
Ce Revolver est utilisé par Indiana Jones dans certains films. Lorsque nous faisons connaissance avec le professeur Jones, sa silhouette, aussi iconique que Dark Vador ou Batman, s’engouffre au cœur de la jungle amazonienne, à la recherche de l’idole dorée de la déesse Chachapoya.
Plusieurs essais seront mis en œuvre, mais le seul revolver semi-automatique fiable reste le Webley-Fosbery, fruit du travail du lieutenant-colonel George V. Fosbery (1832 - 1907).
La force de ce revolver est de combiner les qualités d’une arme éprouvée et de lui appliquer un système de réarmement semi-automatique. Si ce mécanisme est hautement complexe et fragile sur les premiers pistolets, l’ingéniosité du lieutenant-colonel Fosbery assure au Webley-Fosbery un fonctionnement irréprochable conjugué à une « simplicité » de conception. L’idée est de rendre mobile l’ensemble canon / barillet sur la carcasse afin d’exploiter cette translation mécanique pour assurer le réarmement du chien et la rotation du barillet.
La première apparition publique du revolver semi-automatique Fosbery a lieu en 1900 lors d’une compétition sur le célèbre pas de tir britannique de Bisley. Après quelques perfectionnements, l’arme rencontre un certain succès auprès des compétiteurs. Elle présente en effet une rapidité de tir accrue et une réelle fiabilité de fonctionnement.
Bien qu’il soit relativement haut sur la main, ce revolver est confortable au tir et d’une grande précision. Les ouvrages traitant du sujet relatent d’ailleurs l’exploit du compétiteur américain Walter W. Si dès sa mise sur le marché, le revolver « Webley-Fosbery Automatic » (son premier nom commercial) a séduit un certain nombre de tireurs civils, sur le plan militaire, l’arme était irrémédiablement disqualifiée.
En effet, malgré la puissance de feu offerte, la fragilité du système et surtout son intolérance à tout corps étranger (poussière, sable, boue) ont invalidé tout usage opérationnel. De même, on peut s’interroger, d’un point de vue militaire, du réel apport d’un révolver « semi-automatique » par rapport à classique révolver double-action, moins coûteux, plus rustique et, finalement beaucoup plus fiable. Ainsi le Webley-Fosbery ne sera jamais adopté militairement.
C’est la firme Webley & Scott de Birmingham qui va assurer la production de cette arme, estimée à moins de 5 000 pièces, de 1901 à 1924.
Dans la veine de beaucoup de productions « confidentielles », chaque modèle comporte des variations de production (usinage de pièce, dessin et matière des plaquettes, différence de côte).
Sur le modèle 1901, la procédure de dépose du barillet est héritée des autres révolvers Webley. Ce démontage repose sur la mise en œuvre d’un levier présent sur le côté gauche de l’arme qui permet de désengager une clavette d’une gorge usinée sur l’axe du barillet.
Avec l’apparition du modèle 1902, le démontage du barillet se voit encore facilité : il suffit de faire pression sur le bouton-poussoir positionné sur la carcasse au-dessus du barillet.
Outre les différentes modifications « cosmétiques » du barillet (cannelure sur les productions précoces, dessins du chemin de came visible sur ce site !) et celle énoncée précédemment lié au démontage, le 1903 sera doté, vraisemblablement à partir de 1912, d’un barillet plus court. Cette modification paraît être liée à la généralisation de la munition de .455 Webley Mk.II.
Différentes longueurs de canons ont également été proposées : 4, 6 et même 7,5 pouces pour le modèle « Target ». Les dernières modifications dateraient de 1914 la Première Guerre mondiale ayant sans doute mis fin au perfectionnement de l’arme.
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