Envie de participer ?
Bandeau

La société Walther a été créée en 1886 par Carl Walther dans la ville de Zella St. Blasii, länder de Thuringe. À sa mort en 1915, elle est reprise par trois de ses cinq fils, Carl, Fritz, Georg et Hans Erich.

Genèse du Walther Model 4

À la fin de 1899, Browning produit le premier pistolet semi-automatique de poche, commercialement réussi, chambré en 7,65 Browning. L’arme prend la dénomination de Browning 1900. Elle est suivie en 1906 d’une autre arme chambrée en 6,35mm, premier véritable pistolet semi-automatique de poche. Les deux armes rencontrent le succès et l’industrie de l’armement commence à concevoir des pistolets pour les deux cartouches, dans l’espoir de profiter de la popularité de ces armes et calibres.

En 1908, Carl et son fils Fritz produisent les prototypes d’un pistolet de calibre 7,65mm (Venus-Pistol) et un autre de calibre 6,35mm. Si le Venus-Pistol ne voit jamais le jour, Walther commence à fabriquer son premier pistolet calibre 6,35mm en 1910, baptisé ultérieurement modèle 1. Il est légèrement plus petit et plus léger que le 1906 de la FN, mais de conception similaire, avec le ressort récupérateur sous le canon. Cependant, Walther copie le 1900 Mannlicher avec son canon fixe, son extracteur sur le dessus de l’arme ainsi qu’une glissière coupée à l’avant révélant le canon. De très bonne fabrique, le Walther est un succès immédiat, avec des ventes d’un peu plus de 30000 exemplaires en 1915.

Le modèle 1 est suivi par le modèle 2 et le modèle 3, simplifiés dans la conception, utilisant un marteau et un ressort compensateur placé autour du canon. Le modèle 3, chambré en 7,65mm Browning, apparaît pour la première fois en 1913. Le modèle 2, chambré en 6,35mm, apparaît l’année d’après. Le modèle 2 était plus petit et plus léger que le Browning 1906. Le modèle 3 était plus court et plus léger que le Browning 1910 mais avec une contenance d’une cartouche de moins. Le modèle 3 était plus court que le 1908 Pieper Bayard, contenait un coup de plus, et avait un design plus ergonomique.

Le Walther Model 4 : Une réponse aux besoins militaires

La Première Guerre mondiale exigeait une arme de poing plus adaptée à l’usage militaire, et la société Walther conçu le modèle 4 le plus rapidement possible en agrandissant simplement le modèle 3, lui conférant une plus grand poignée, un canon plus long, de meilleurs éléments de visée et un chargeur à grande capacité. Ils sont récompensés par une commande du gouvernement Prussien en mai 1915 pour 250.000 modèle 4. Fiable et facile à entretenir, l’arme gagne rapidement la confiance des soldats qui l’utilisent.

Lire aussi: Walther P22 Target : L'avis d'un expert

Le modèle 4 est un pistolet relativement simple fonctionnant par emprunt des gaz, avec un canon fixe, un extracteur externe, et un marteau non apparent. Sa caractéristique la plus inhabituelle est que (comme son prédécesseur le modèle 3) son extracteur et sa fenêtre d’éjection sont placés à gauche.

Les Variantes du Walther Model 4

En 15 ans de production, il y a eu 4 variations majeures du modèle 4 :

  • Première variante (première production de guerre) numéros de série 29.000 - 34.085
  • Deuxième variante précoce (production de guerre) 35.000-45055
  • Deuxième variante tardive (fin de guerre et production après-guerre 1916 à 1919 ?) 50.014-222.524
  • Troisième variante (production d’après guerre 1922-1923?) 229.572-261.451
  • Quatrième variante (production limitée, 1924-1929, précédent l’introduction du PP) 252.258-266.000 et 480.000 à 500.000

Les versions sont facilement reconnaissables à leurs stries de préhension placées sur la glissière (forme et nombre).

Le Walther PP et PPK

Au delà de sa carrière cinématographique, le Walther PP (né en 1929), avec son petit frère encore plus discret le Walther PPK (né en 1931), s’est imposé comme une des meilleures armes de sa génération. Nous devons à la firme de Carl Walther l’application de la platine double et simple action aux pistolets automatiques dès 1929.

La capacité du Walther a n’être « jamais armé et toujours prêt à faire feu » offrait un avantage considérable sur les autres armes de défense comme sur celles des militaires. Luxe appréciable également, le levier de désarmement fait office de sûreté. Une première dans le monde des armes, maintes fois copiée par la suite après, par SIG notamment.

Lire aussi: Lunette de tir Walther 3-9x40 : notre verdict

Par leur démontage et leur ergonomie aussi, les Walther PP et PPK étaient innovants. Il suffit de retirer le chargeur, de tirer vers le bas le pontet, puis de ramener la culasse en arrière et de la soulever. Et, hop, tout est là, dans la main, démonté. Sans pièces qui volent ou qui se perdent. On comprend dès lors alors le succès immédiat que connu ce pistolet et les innombrables copies, parfois excellentes, qui ont suivi. Il reste aujourd’hui encore une arme moderne autant que classique.

Prévu initialement pour les emplois policiers les plus discrets, on peut trouver des PP en 22LR, en 6,35 et en 380 Acp mais plus souvent encore en 7,65 browning. Dans son excellente version franco-française produite par Manurhin, il équipa Police et Douanes françaises avant l’arrivée des MR73.

Les derniers Walther PP de production Walther sont sortis d’usine en 1999, soit une production s’étalant sur la période 1929-1999. Il en a été produit en tout à 940.000 exemplaires: 540.000 jusque 1945 sur le site de Zella-Mehlis,et encore 400.000 entre 1952 et 1999 par Manurhin à Mulhouse et Walther à Ulm. A noter qu’il été produit encore un peu plus de PPK (964.000) sans les productions américaines de ses variantes.

Avec un tel talent il n’est pas étonnant qu’il ait été abondamment source d’aspiration: SIG Sauer P230, Bersa Thunder 380 argentin, FEG PA-63 hongrois, Makarov PM soviétique, Carpati Md. 1974 roumain, Type 64 chinois, Vzor 50 de chez CZ… Tous lui doivent beaucoup.

Il est de fabrication Walther à Zella-Mehlis en Thuringe, l’usine d’origine de Walther avant la catastrophe (pour eux) de 1945 et son pillage par les américains puis son occupation par les soviétiques. Et avant son déménagement post 1947 à Ulm.

Lire aussi: Lunette de tir Walther : avis et performances

Le marquage et le chargeur

Tous ses marquages étant encore bien lisibles, outre le numéro de série coté droit - on découvre clairement deux aigles surmontant un N bien nets, un en culasse et un en canon. C’est le poinçon d’épreuve civil d’épreuve poudre vive pour le III°Reich. L’aigle à N n’est apparu qu’en 1940. Il est rare que ces marquages soient aussi nets car ils étaient frappés post bronzage et très finement chez Walther. Le temps, l’oxydation et les nettoyage trop appuyés les ont souvent affaiblis.

Le chargeur est un bon chargeur Walther marqué du logo de la marque et du troisième type civil d’avant guerre - à bord indenté conforme à la période de production. C(est le sien. Il est en parfait état.

État mécanique et rareté

L’arme est dans un état mécanique impeccable - ressort très fermes comme la percussion - Fonctionnement de culasse et démontage sans souci aucun. La souplesse des mécanisme (culasse, sécurité, détente….) sont d’une autre ère en ajustement et fermeté. Tout en étant agréable et souple.

Le canon est juste miroir, splendide, avec de très belle rayures. Neuf en fait en dépit de ses presque 90 ans. Calibre d’origine 7,65 browning. Arme 100% mono-matricule.

Ces armes purement civiles du III° Reich sont rares. Car la législation sur les armes était très dure paradoxalement et les nazis, qui avaient combattu d’autres forces politiques les armes à la main dans la rue pendant des années, ne rigolaient pas du tout sur le sujet de la détention des armes par les citoyens. Il fallait être membre du Parti ou des forces de l’ordre ou très bien vu (c’était souvent une récompense) pour en posséder une.

tags: #Walther #Model #4 #troisième #variante #histoire

Post popolari: