Cette page contient quelques petits conseils et des tests de tir à l'arc pour des débutants qui commencent à découvrir ce monde fascinant. Le tir à l'arc est aussi un art martial, avec un lot de technologie. Il est un bon complément du karaté et du jeu de Go, pour prendre le contrôle de son esprit.
J'ai découvert le tir à l'arc au cours d'un séjour d'été en camping-car dans le centre naturiste de la Sablière, en juillet 2008. J'ai trouvé l'activité amusante en pratiquant les arcs d'initiation avec d'autres débutants, mais sans plus. Un archer qui tirait en club, est arrivé avec son matériel olympique dans une valise et a monté son bel arc. J'ai maintenant le bon matériel, je m'entraine, mais la progression est lente.
J'ai choisi le tir à la cible avec un arc récurve olympique puis ensuite avec un arc à poulies (compound).
Je possède la SF Forged avec le branches SF Carbon FOAM et le viseur SF dont tu parles. Aucun problème, que du bonheur.
Il existe une grande quantité de sites sur le tir à l'arc, mais ils souffrent d'un problème récurrent, ce sont le plus souvent des coupés-collés d'autres sites. Leur touche d'originalité se limite souvent à rajouter des fautes d'orthographe aux textes plagiés. Des informations non fiables se trouvent ainsi colportées.
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J'ai testé cette butée paille de tir avec circonspection, à mes débuts, avec un arc conventionnel peu puissant. Le prix est très bas comparé aux butées en mousse dure. Je voulais pouvoir m'entraîner aussi hors du club. L'encombrement d'un mètre carré et la faible épaisseur me convenait parfaitement, elle peut rester dans le fond du coffre de la voiture. J'ai pris aussi le chevalet (de réalisation médiocre et trop court), mais après seulement quelques volées, les flèches traversaient la butée et ressortaient de plusieurs centimètres. Les pointes risquaient de s'émousser en tapant dans le bois.
J'ai donc décidé de suspendre la butée au lieu de l'appuyer sur le chevalet. Suspendre la butée a un autre avantage supplémentaire, elle reculera lors de l'impact (d'autant plus que les câbles sont longs) en absorbant une partie de l'énergie cinétique, ce qui diminue les contraintes sur la flèche et dans la paille. La meilleure solution est de ceinturer la butée avec une sangle cousue pour répartir les efforts et l'empêcher de glisser. Voyez la réalisation, cela fonctionne parfaitement.
Pour coudre la sangle autour de la butée il m'a fallu forger une longue aiguille dans une corde à piano, mes aiguilles de voilerie étaient trop courtes. Il faut nouer tous les points solidement. Pour ceux qui ne veulent pas se faire mal aux mains en tirant le fil, il existe la solution très rapide de coller la sangle avec une cartouche de silicone.
La butée est accrochée sous l'auvent de la cabane à outils. Le centre est fortement déprimé et la paille commence à se déliter. Le plus simple pour renforcer le centre est d'utiliser des dalles de moquette en 50*50, c'est un matériau très courant et facile à récupérer. Il faut les placer sur la face avant, la partie caoutchouc vers l'extérieur. J'en empile deux légèrement décalées au centre. Les deux indispensables carrés de moquette cloués en protection du centre, avant installation du blason (tir en plein air).
J'ai aussi commencé à tirer à l'arc à poulies, mais mes couches de moquettes ne suffisaient plus à arrêter les puissantes flèches. Faute de mieux, j'ai rajouté des épaisseurs de papier journal, mais ce n'est pas idéal, le papier pèse très lourd, cela nécessite plusieurs centaines de pages et il faut les remplacer très rapidement.
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Il existe une alternative à la sangle cousue en périmètre, qui est de réaliser une sorte de sac en toile de bâche ou en solide filet, d'un mètre carré. Si vous devez tirer avec un arc de plus de 30 livres, une telle butée est beaucoup trop légère. Avec un arc à poulies de 40 livres, à 30 mètres, la flèche traverse complétement une zone neuve (ne parlons pas du centre !) et l'empennage se déchire.
Le plus efficace pour absorber l'énergie cinétique est d'intercaler entre les couches de matériaux durs (caoutchouc, mousse, paillasson,…) des couches souples déformables. En passant à l'arc à poulies, beaucoup plus puissant, j'ai définitivement abandonné la butée légère pour passer sur une vraie butée solide Booster en mousse dure de 18 cm d'épaisseur et de diamètre 80 cm. Les butées mousse sont plus sérieuses mais ont le très gros inconvénient de coincer les flèches qui fondent la mousse et se collent. Elles sont très difficiles à extraire.
Sans retoucher le viseur, je tire à toutes les distances, cible toujours à la même hauteur de l'oeil, soit : 20m, 15m, 10m, 5 m. La valeur à 1m est estimée sans tirer avec l'aide d'un copain, en se plaçant devant la cible. Ensuite 40m, 50 m. Cela se complique pour les distances plus grandes car le point d'impact descend très vite, mais il est utile d'avoir les valeurs à 60 et 70 m pour affiner les équations.
Il faut tirer plusieurs dizaines de flèches à chaque distance en obtenant le meilleur groupement possible, c'est à dire une majorité de 10 et quelques 9 sur cible de 40 cm à 30 mètres. On élimine les mauvaises flèches pour obtenir un centre de gravité fiable.
Le spine détermine le degré de flexion de la flèche. Le spine est l'enfoncement au centre (en millièmes de pouce), c'est tout ! Je place un petit laser perpendiculaire au centre de la flèche, tirant un carton à graduations, fines fixé à la flèche par pinces crocodiles. La lecture à la loupe du spot laser donne mieux que le dixième de millimètre. Attention que cela ne tombe pas sur les inserts des pointes ou n'abîme les plumes, dans ce cas de flèches trop courtes, il faudra compenser le résultat.
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Flèches fines alu /carbone ont un spine de 1463, elles sont trop souples. Le plus critique est la mesure de la déformation.
Correctif du forum : Seuls stab et berger sont en 5/16 UNF, les autres, 1/4, n°6, n°8, n°10 sont en UNC. Le constructeur l'indique clairement sur la notice livrée avec le matériel. Tous les réglages peuvent de faire avec peu de matériel. 3/16 pouce = Repose flèche et réglage des branches.
Les sites parlent de compenser le poids des plumes (environ un gramme) par du ruban adhésif. C'est une très mauvaise méthode car la surépaisseur accroche le berger et le porte-flèche. Pour garder un tube lisse, il faut coller une petite masse à l'intérieur du tube qui remplacera le gramme enlevé des plumes. J'utilise un morceau de vis Parker au bon diamètre. Le repérage de l'endroit où placer le lest se fait en marquant avec une étiquette le point d'équilibre à obtenir pour retrouver le foc des flèches normales et en faisant glisser un une masse équivalente à l'extérieur.
Quand l'encoche d'origine sur une flèche est difficile à décoller, il faut la laisser tremper dans l'eau bouillante pendant dix minutes, puis en la faisant tourner dans l'étau avec mordaches bois ou caoutchouc, elle sort mais trop déformée pour être récupérable. Sur l'arc récurve, le repose flèche escamotable est constitué par une corde à piano inox. D'origine l'extrémité est coupée au massicot et laissée brute.
Pour les arrêter proprement et sans dégâts, il faut les freiner progressivement sur quelques centimètres. Plus l'enfoncement sera grand dans la butée, moins la flèche subira de contraintes. La première fois que j'ai tiré avec des flèches non empennées, mes six flèches normales étaient bien groupées au centre de la cible de 80 cm à 18 m, une flèche non empennée était à la limite de la butée paille de 1.50m de diamètre et les deux autres dans le mur, dans trois directions différentes.
Du début de mouvement de la flèche au passage de l’encoche sur le repose flèche, il s’écoule 15 millièmes de seconde.
Septembre 2009 : Deuxième saison, changement de club. J’ai abandonné le récurve et je ne tire maintenant qu’en compound.
Petit gadget : J'utilise un compteur pour totaliser le nombre de volées à l'entrainement. Il revient à moins de 3 €, port compris chez Dealextreme (Desk Tally Counter ).
Arc de nouvelle génération, court à branches parallèles. Très rapide et très doux, ne vibre pas. Il est plus à sa place entre les mains d'un bon compétiteur. Je ne le maîtrise pas encore.
Une méthode de réglage soignée : « Comment tuner son Bowtech Destroyer » a été publiée sur : blog-archerie.com.
Chers étudiants et étudiantes en T.I.P.E ou autres formations, vous êtes nombreux à venir butiner sur ce site. Maintenant, au delà de la "théorie" qui vous mènent dans des calculs, il faut avoir à l’esprit que la recherche de performance est multi-factorielle, et elle se cache dans ce qui peut être considéré par le profane comme du superflu, mais le pratiquant découvre petit à petit la forêt qui se cache derrière l’arbre... Donc, avant de plonger dans les calculs, essayer de vous faire une idée de ce que peut être le tir à l’arc. D’abord de quel arc parle-t’on : arc droit (longbow), arc classique dit "Olympique", arc à poulies ? puis dans quelle condition tire-t’on : en salle à 18m, en extérieur sur terrain de foot/rugby de 30 à 70 m, en extérieur mais sur tout terrain et parfois dans les bois comme les parcours "Nature", "Campagne", ou animalerie artificielle "3D" ?
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