C'est le point d'entrée dans le domaine de la prise de vue de petits sujets, photographiés de près, comme l'indique le terme. En règle générale, il est considéré que la proxiphotographie s'étend entre les rapports de reproduction 1:10 à 1:1.
Pourquoi ne raisonne-t-on pas en termes de distances au sujet, plutôt qu'au moyen des rapports de reproduction ? Parce que, pour un même rapport dimensionnel image/sujet, la distance plan du film/sujet (donc, la distance de prise de vue) varie en fonction de la longueur focale de l'optique utilisée. Plus cette focale est grande, et plus la distance plan du film/sujet est grande, pour un rapport de reproduction donné.
Pourquoi parler de la distance plan du film/sujet, plutôt que de la distance lentille frontale/sujet ? Comment pratiquer la proxiphotographie ?
Cependant, il est également possible de travailler avec un appareil (compact ou non) à viseur séparé. D'abord, parce que certains d'entre eux sont équipés d'un télémètre pouvant fonctionner à faible distance, et dont la version la plus perfectionnée intègre aussi un mécanisme de compensation de la parallaxe. Ensuite, et à défaut de ce télémètre intégré, parce que l'on peut parfois s'en procurer un, fourni en accessoire de la marque de l'appareil.
Le format 24 x 36 est économique en coût des surfaces sensibles, et les pellicules correspondantes permettent une plus grande autonomie. Les équipements et les accessoires sont moins onéreux et moins encombrants que pour les formats supérieurs. Le format 6 x 6 est apte à donner des négatifs ou des positifs plus grands et donc plus détaillés (à film et qualité des matériels identiques).
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Pour mémoire, le statif de reproduction (en règle générale vertical, mais parfois horizontal) est un assemblage mécanique ressemblant fortement à celui soutenant le corps de tout agrandisseur normal : une plaque de dimension plus ou moins grande, surmontée d'une colonne pourvue d'un mécanisme de translation le long de la dite colonne, plus un système de fixation du boîtier photographique.
Les statifs de reproduction étant d'un prix souvent conséquent, il est bon de savoir qu'en fabriquer un est facile, sans grande expertise en bricolage, ni outillage complexe. Encore plus heureux : la plupart des agrandisseurs peuvent directement (ou après de légères adaptations) faire office de statif. Le plus souvent, la seule opération à accomplir est de démonter le corps de l'agrandisseur et de lui substituer l'appareil de photographie, grâce au système de maintien basé sur une vis au pas Kodak, dans les deux cas.
Les piges, quant à elles, sont des systèmes mécaniques de matérialisation de la distance de mise au point. Le modèle le plus simple est une banale tige qui se fixe au boîtier au niveau d'un raccord spécifique ou du pas de vis Kodak. Si cette tige est fixe, elle ne peut donner qu'une valeur unique de distance à respecter. D'où la nécessité de disposer alors de tout un jeu de ces tiges, pour s'adapter à un nombre suffisant de cas différents.
Pouvoir se caler à la bonne distance du sujet n'est que la moitié du problème de la composition de l'image, car il reste encore à résoudre le besoin d'un cadrage conforme à son désir. La simple pige, sous la forme d'une tige, ne peut être d'aucune aide. Par contre, le cadre offre le moyen de maîtriser à la fois la distance de prise de vue et le champ de prise de vue.
Pas toujours, car son encombrement physique peut être une gêne, dans certains cas (animal craintif, accrochage dans les objets situés à l'avant-plan, etc.). Autre défaut, celui qui fait que le cadre est toujours de dimensions fixes, ce qui oblige à disposer de plusieurs d'entre eux pour faire face à différentes distances de mise au point.
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Certains objectifs disposent d'une plage de réglage de la mise au point descendant suffisamment bas pour que l'on puisse entrer dans la zone de la proxiphotographie, sans accessoire supplémentaire. Il faut noter au passage que ces objectifs macros sont spécialement optimisés pour donner des images de très bonne qualité aux courtes distances, contrairement aux optiques standards.
Les objectifs classiques, et notamment ceux des boîtiers compacts ou télémétriques, ne vont pas aussi près. Il faut alors s'aider d'accessoires plus ou moins coûteux et délicats à mettre en oeuvre. Certains sont utilisables avec des appareils reflex mono-objectifs comme avec des appareils reflex bi-objectifs, et même avec des appareils compacts (avec ou sans télémètre, et à optiques fixes ou pas).
Ces lentilles sont disponibles en diverses puissances optiques, assurant autant de gammes possibles de mise au point (en fonction de la focale de l'optique sur lesquelles elles sont montées). Si les lentilles additionnelles sont utilisées avec un appareil reflex mono-objectif ou bi-objectif, il suffit d'obtenir une image nette dans le viseur pour que la mise au point soit effectuée.
Bien entendu, avec un reflex bi-objectif, il faut avoir un jeu de deux lentilles additionnelles identiques à chaque fois (une pour l'optique de prise de vue, et une autre pour l'optique du viseur). De plus, avec le reflex bi-objectif, se pose aussi le problème du décalage des axes optiques (entre l'objectif et le viseur). Certains fabricants ont abordé cette contrainte avec le recours à un système de lentille additionnelle de viseur pourvue d'un décalage par lame prismatique.
Avec les appareils les plus simples (ni reflex, ni à télémètre), le travail se complique encore un peu plus. Cette fois, la pige ou le statif sont indispensables. Bien que l'on puisse essayer de se dépanner avec un pied photographique et un décimètre à ruban, pour des sujets totalement statiques.
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Si l'on travaille un peu au jugé (ni pige, ni cadre, ni statif), on commence par placer son appareil à la distance voulue, puis l'on consulte une table de mise au point (fournie avec le jeu de lentilles additionnelles) pour y lire la distance plan du film/sujet déterminée et en déduire à la fois le réglage de distance à reporter sur la bague de l'objectif (entre l'infini et son réglage minimum), et la ou les lentilles qui sont nécessaires. Après avoir monté cette ou ces dernières, on procède à la prise de vue.
Avec le statif de reproduction couplé à un appareil non reflex et/ou sans télémètre, la parallaxe n'est plus un problème, puisque le centre optique peut être matérialisé sur le plateau, au moyen d'un simple fil à plomb tendu entre le centre de l'objectif et la surface horizontale placée en dessous.
Avec les cadres, on choisit celui qui convient au sujet, et il ne reste plus qu'à obtenir les données manquantes (réglage de l'optique, choix de(s) lentille(s) additionnelle(s), etc.), toujours par les tables ou les formules mathématiques correspondantes. Et, il ne reste plus qu'à opérer, à la distance imposée par le cadre et sa tige de support.
Ils sont le premier moyen de s'initier à la proxiphotographie. Notamment, du fait de leur prix plus bas que celui d'un soufflet. Le kit standard comprend trois tubes utilisables indépendamment, ou combinés deux par deux, ou tous ensembles. Toutes les combinaisons possibles, plus la plage de mise au point de l'objectif utilisé, donnent le moyen de faire la mise au point en continu entre deux valeurs extrêmes. Venant s'intercaler entre le boîtier et l'objectif, il ne peut donc être employé qu'avec un appareil à optiques interchangeables, le plus souvent reflex.
Cette forte augmentation du tirage n'est pas sans conséquences sur l'ouverture photométrique de l'objectif. Or, "f" est la distance focale de l'objectif quand il est réglé sur l'infini. Il n'en va pas de même quand ce tirage représente un pourcentage notable de la distance focale déterminée avec un réglage sur l'infini. Dans de telles circonstances, les valeurs de diaphragmes gravées sur la monture n'ont plus rien à voir avec la réalité.
Si l'appareil utilisé dispose d'un système de mesure de l'exposition (automatique et/ou manuel), travaillant derrière l'optique (et/ou devant le film), ce phénomène est automatiquement compensé (de même que la présence de filtres, etc.).
La première sert à doser l'extension ou la rétractation du soufflet, et donc à faire la mise au point. Tandis que la seconde commande le déplacement en bloc de l'ensemble boîtier/soufflet/optique, par rapport à la tête du pied photographique ou du statif, et donc règle la distance séparant le sujet du dispositif de prise de vue.
Avoir un soufflet macro (et une optique de qualité), permet aussi, et accessoirement, de faire de la duplication de diapositives (N&B ou couleur), de négatifs (N& ou couleur), de photo-montages dits "sandwichs", de procéder à un éventuel recadrage lors de cette copie.
La plus classique reste la lumière naturelle, qui peut être exploitée directement et donc sans artifices, ou bien modelée et dirigée au moyen de panneaux réflecteurs et d'écrans coupe-flux, tenus par des assistants ou posés sur des pieds.
La lumière artificielle, si elle est employée, est plutôt issue d'un ou de plusieurs flashs, que de lampes survoltées dont le dégagement de chaleur peut vite être préjudiciable aux sujets fragiles, à commencer par tous ceux qui sont de nature biologique (animaux et plantes).
Pour l'emploi des flashs habituels, il doit bien être retenu que le nombre guide qui est fourni par le fabriquant, et qui permet de déterminer l'ouverture du diaphragme à afficher (en fonction de la distance au sujet, et de la sensibilité du film), n'est valable que dans une plage bien spécifique de distance.
Si l'appareil que l'on utilise est équipé d'un système de contrôle du flash, au moyen d'une cellule pouvant agir en mode flashmètre, et placée derrière l'objectif, toutes les rectifications nécessaires se feront automatiquement.
Il existe aussi une variante de flash qui est tout particulièrement adaptée à la proxiphotographie (macrophotographie...) : le flash annulaire, qui se fixe sur la monture de filtre de l'objectif. Cette fois, l'on dispose d'un matériel spécialement conçu pour les prises de vues à très courte distance, avec un capteur de contrôle de l'exposition placé au plus près du sujet. Autre avantage, la forme circulaire du tube à éclair, ce qui donne des images très bien éclairées, uniformément et sans ombres portées.
Que le flash utilisé soit de type annulaire ou classique, mais dans les deux cas pourvu d'un "computer", autrement dit d'un calculateur automatique de la durée de l'éclair, l'on bénéficie alors d'expositions très brèves, qui "figent" le sujet et limitent les risques de flou de bougé.
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