Le nouvel hybride Micro 4/3 Olympus Pen E-P7 est un appareil photo réussi doté d’un design vintage attrayant typique de la marque Olympus. Premier boîtier d'OM Digital Solutions depuis que cette division photo d'Olympus a pris son indépendance en début d'année, le Pen E-P7 s'inscrit dans une longue lignée d'appareils jouant la carte de la séduction grâce à un look à la fois rétro et élégant.
Comme souvent chez Olympus, le design est plus que réussi. C'est un des points forts de ce type de boîtiers qui est autant plaisant à utiliser qu'à regarder. Avec ses lignes rétro, il saura sûrement séduire et constituer une idée de cadeau original. Les finitions sont bonnes, même si un peu en retrait des appareils les plus haut de gamme, à l'image d'un OM-D E-M5 Mark III. Les petites touches chromées disséminées de-ci de-là viennent enrichir l'ensemble.
La prise en main est agréable, grâce à un gabarit et un poids très contenus. C'est un des attraits de la monture Micro 4/3 et de ces hybrides assez compacts. Grâce à une poignée suffisamment proéminente et un repose-pouce bien marqué, la tenue en main est efficace, tandis que les boutons de contrôle sont bien positionnés.
Mention spéciale pour l'interrupteur d'alimentation idéalement positionné et très facile à utiliser. Les molettes de contrôle sont au nombre de deux et permettent ainsi une pratique photo avancée aisée. Leur rotation est exemplaire, tout comme celle du barillet de sélection des modes photo.
Côté technique, rien de bien nouveau sous le soleil, mais des évolutions déjà vues sur les précédents appareils photo numériques du constructeur. Nous retrouvons ainsi le processeur TruePic VIII, le capteur de 20,3 mégapixels, la stabilisation mécanique dudit capteur sur 5 axes, la reconnaissance des yeux, une rafale annoncée jusqu'à 15 i/s et un mode vidéo qui autorise la captation en 4K UHD jusqu'à 30 i/s.
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L’Olympus Pen E-P7 s’équipe d’un capteur micro 4/3 Live MOS de 20,3 Mpx. On retrouve également le processeur Truepic VIII, déjà vu sur les Olympus OM-D E-M10 Mark IV et OM-D E-M5 Mark III. L’appareil devrait ainsi permettre d’obtenir une bonne qualité d’image.
L'Olympus Pen E-P7 emprunte aussi à l'E-M10 Mark IV le système d'autofocus à détection de contraste sur 121 points (avec détection d'œil et suivi de sujet), et la stabilisation 5 axes intégrée au boîtier offrant un gain de 4,5 stops en photo comme en vidéo (4K 30p). Les modes photo avancés chers à Olympus sont bien sûr présents, tels l'exposition multiple, le panorama, le bracketing ou le HDR.
L'obturateur mécanique reste limité au 1/4000s (1/6000s en obturation électronique), et la rafale atteint jusqu'à 8,7 i/s. Le Pen E-P7 dispose aussi des connexions Wi-Fi et Bluetooth, en communication avec l'application iOS et Android OIShare, qui autorise la prise de vue à distance et le transfert des images via Bluetooth, même boîtier éteint.
D'ailleurs, les modes photo sont parmi les gros points forts du Pen E-P7. La plupart des constructeurs intègrent des filtres ou des modes créatifs, mais Olympus fait quand même partie des références en la matière. Parmi les options disponibles, il faudra jongler entre les modes scènes, avancés ou créatifs. Ces derniers étant accessibles avec le barillet des modes photo, à ne pas confondre avec les profils colorimétriques disponibles grâce au levier de sélection positionné sur le devant de l'appareil.
Cette nouvelle option n'est pas sans rappeler le Pen-F et permet de passer rapidement d'un rendu photo classique à un mode noir et blanc ou en couleur spécifique. En tout, ce sont pas moins de 39 options qui sont intégrées dans le Pen E-P7 ! Ajoutons que bon nombre de ces réglages peuvent être modifiés pour renforcer ou atténuer leurs effets. Attention toutefois à ne pas tomber dans l'excès et le mauvais goût...
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Ce « mode créatif » permet d’accéder aux filtres Art d’Olympus - comme sur l’Olympus Pen-F en son temps. On retrouve avec plaisir la possibilité de créer ses propres profils, choisir l’intensité du contraste, de la netteté, du grain et régler finement la colorimétrie.
Pour autant, le Pen E-P7 réalise-t-il une prestation parfaite ? Comme toujours, certains points sont perfectibles, tandis que d'autres manquent cruellement. Par exemple, nous aurions apprécié des boutons un peu plus larges sur la face arrière, mais on ne peut pas tout avoir sur un appareil photo si compact.
Le gros manque provient de l'absence de viseur électronique. Si une griffe flash et un flash escamotable sont bien présents, la visée sur écran n'est pas aussi agréable qu'avec un bon viseur. D'ailleurs, l'écran est un peu daté et pas suffisamment défini pour répondre aux standards actuels. Le tactile n'est pas non plus multitouch.
Enfin, la connectique est relativement limitée. Point de prise casque ou micro, même si une prise HDMI type D est présente. Gros regret, L'USB-C n'est pas intégré, il faudra se contenter du format micro-USB.
Globalement, la réactivité du Pen E-P7 est bonne lorsque les conditions optimales sont là, mais la prestation n'est pas sans défaut. Le démarrage est un peu long avec l'objectif de kit, le temps de son déploiement motorisé réduisant son réveil. Avec une focale fixe telle que le M.Zuiko 45 mm f/1,8, on gagne plus de 35 % en passant de 0,9 s à 0,56 s, ce qui le place alors dans les bonnes références.
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Le problème vient plutôt de la performance en basse luminosité qui est vraiment amoindrie. Dans certains cas délicats, le Pen E-P7 n'arrive pas à accrocher le sujet, rendant la prise de vue complexe. Ce point est encore plus problématique lorsque le mode autofocus continu est utilisé. La détection des yeux dans ce cadre est un plus qui saura dépanner, mais qui ne propose pas des résultats suffisamment bons pour pouvoir l'utiliser les yeux fermés.
La montée en sensibilité reste donc limitée, avec un premier palier atteint à 800 ISO. Si le réglage à 1600 ISO reste envisageable sans trop de souci, la valeur 3200 ISO franchit un nouveau palier qualitatif. 6400 ISO abîme considérablement l'image, mais reste une des dernières valeurs utilisables. Les réglages supérieurs sont à réserver à des situations exceptionnelles.
La partie vidéo est aussi améliorée, à l'image des précédents boîtiers sortis par Olympus. Nous retrouvons donc la 4K UHD et un mode ralenti avec une cadence à 120 i/s, mais limité à la définition HD. À l'instar du mode photo, on retrouve un certain nombre d'options créatives, mais il ne faut pas compter sur le Pen E-P7 pour se positionner comme un appareil hybride orienté vidéo.
C'est d'autant plus le cas quand on analyse de plus près la qualité d'image vidéo qui n'est pas vraiment excellente. Le rendu fait ici bien pâle figure en face d'un très bon X-T30. Il faudra aussi compter sur un petit recadrage.
L’Olympus Pen E-P7 devra se différencier de son cousin l’Olympus OM-D E-M10 Mark IV, dévoilé il y presque un an - et dont il reprend un certain nombre de caractéristiques. Sur le plan des caractéristiques techniques, le viseur est d'ailleurs ce qui distingue principalement le Pen E-P7 de l'OMD E-M10 Mark IV. Pour le reste, les deux appareils partagent le même capteur Micro4/3 d'une définition de 20,3 MP, le même processeur TruePic VIII, et la quasi intégralité des fonctions pour des performances parfaitement similaires.
Très léger (337g nu avec batterie et carte SD), le Pen E-P7 ne mesure que 11,8cm de long pour 6,85 de haut et 3,81cm d'épaisseur. En vente dès la mi-juin pour 799€ boîtier nu, ou 899€ avec le zoom ED 14-42mm F3.5-5.6 EZ.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Capteur | Micro 4/3 Live MOS de 20,3 Mpx |
| Processeur | TruePic VIII |
| Autofocus | Détection de contraste sur 121 points |
| Stabilisation | 5 axes (gain de 4,5 stops) |
| Vidéo | 4K UHD jusqu'à 30 i/s |
| Connectivité | Wi-Fi, Bluetooth, micro HDMI, micro-USB |
| Poids | 337g (nu) |
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