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Tendre, parfumée et fondante… La viande de gibier peut devenir un véritable plat de chef si elle est bien préparée. La viande de gibier, qu’il s’agisse de sanglier, de chevreuil ou encore de faisan, est souvent plus ferme et plus riche en goût que celle d’un animal d’élevage. Alors, difficile de résister à un beau gigot après une belle journée de chasse !

Cuisiner le gibier, c’est un défi de taille pour sublimer sa puissance sauvage sans en perdre le cœur tendre. Dans ce guide, découvrez nos astuces de terrain pour dompter les saveurs intenses, maîtriser les cuissons parfaites et même lancer un appel gourmand avec des recettes inédites - du pulled chevreuil aux tacos jusqu’au sanglier façon hot-dog.

L'importance de la marinade

Souvent perçue comme une étape accessoire, elle est pourtant essentielle pour attendrir la chair, adoucir les saveurs parfois trop fortes et sublimer la cuisson. C’est une étape indispensable pour qui veut réussir une cuisine de gibier maison.

Avant la cuisson, quelle que soit votre viande (et votre recette), il existe une technique imparable pour l’attendrir tout en lui donnant un surplus de saveur : la marinade.

La marinade, c’est l’arme secrète du chasseur en cuisine. À la fois traitement préventif contre les fibres rebelles et vectoriseur d’arômes, elle mérite qu’on s’y attarde.

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Les éléments clés d'une bonne marinade

  • L’élément acide est celui qui va casser les fibres musculaires.
  • Un bon vin rouge fonctionne très bien pour le sanglier.
  • L’huile permet aux épices et aux herbes de bien enrober la viande.
  • Thym, laurier, romarin, ail, oignon, baies de genièvre ou poivre s’utilisent presque à chaque fois.

Ces mélanges peuvent être adaptés selon vos goûts et la recette que vous souhaitez réaliser.

Types de marinades

  • La marinade cuite : Classique redoutable pour les gros gibiers. Un vin rouge corsé, des oignons émincés, des carottes coupées en rondelles, un bouquet garni (laurier, thym, persil) font tourner en boucle sur feu doux. Laissez refroidir avant d’y plonger le cuissot de sanglier.
  • La marinade crue : Alliance du vin, d’huile d’olive et d’herbes fraîches. Le genièvre écrasé, les gousses d’ail émincées et le romarin haché transforment un simple rôti de biche en plat de chef.
  • La marinade « minute » ou rub : Pour les chasseurs pressés. Mélangez sel, poivre, herbes séchées et épices brisées (baies roses, coriandre). Frottez énergiquement la viande comme on prépare un appât.

Durée de la marinade

L’acidité du vin ou du vinaigre dans la marinade agit en force tranquille. Elle dénoue les fibres musculaires, prépare la viande à absorber les arômes. Pour un cuissot de sanglier adulte, prévoyez jusqu’à 48 heures d’immersion. Une biche ou un faisan ? 12 à 24 heures suffisent.

Techniques alternatives pour attendrir la viande

Si vous n'avez pas le temps de mariner, il existe d'autres méthodes pour attendrir la viande :

  • Le vinaigre : Grâce à ses substances nutritives et sa nature acide, il « desserre » les fibres de la viande. Laissez mariner vos morceaux dans un vinaigre de vin mélangé à des herbes, pendant une nuit au réfrigérateur, et vous verrez !
  • Le bicarbonate de soude : Autre produit miracle aux usages multiples ! Cet abrasif doux permet « d’adoucir » la viande, soit en quelque sorte de casser ses fibres. Son emploi réclame plus de précautions, car bien que non toxique, il laisse un goût peu agréable. Ajoutez 10 g (2 cuillères à café) dans ½ litre (50 cl) d’eau, plongez-y la viande et laissez reposer 2 heures au réfrigérateur. Rincez soigneusement. Vous pouvez aussi saupoudrer uniformément la viande de bicarbonate, éventuellement préalablement mélangé avec de la farine, et la placer plusieurs heures au réfrigérateur.
  • Le lait : Il est couramment utilisé aux Antilles dans de nombreuses recettes (et notamment avec le porc ou le cabri) pour rendre la viande moins ferme et lui donner un goût plus doux. Mais ça marche aussi avec le bœuf ! Mettez-le dans un saladier rempli de lait, entière ou en morceaux, et laissez-le mariner 5 à 6 heures au réfrigérateur, ou même une nuit entière pour une grosse pièce type rôti ou côte de bœuf. Allez savoir pourquoi, mais elle ressort hyper tendre !
  • Le citron : Couramment utilisé en Asie, il a pour effet de « cuire » la viande du fait de son acidité. Résultat, il nécessite moins de temps de cuisson et est plus tendre !
  • La papaye séchée : À l’instar du bicarbonate de soude, ses propriétés « dissolvantes » rendent la viande moelleuse à souhait.
  • Marteler la viande : Le martelage est une technique souvent utilisée par les chefs et les professionnels de la cuisine. Elle consiste à frapper la viande afin de briser les fibres contenues dans ses chairs. C’est un objet équipé d’aiguilles fines qui traversent la viande et qui brisent ainsi les fibres de la chair de façon plus profonde.

La cuisson : une étape cruciale

L’objectif ? Vous l’avez traqué, abattu, dépecé. Maintenant, place à l’étape décisive : la cuisson. Mais gare à l’erreur fatale, le gibier n’est pas une viande comme les autres. Trop cuite, elle se venge en devenant coriace. Sous-cuite, elle déçoit.

Pour éviter une viande sèche ou coriace, tout dépend du morceau et de la méthode. Les pièces nobles comme le filet de chevreuil ou la noisette de biche se cuisinent rapidement à la poêle ou sur la plancha, à feu vif.

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Retenez cette règle d’or : « Une cuisson rapide pour les morceaux tendres, lente pour les morceaux robustes. » Pour les cuissots de sanglier ou les épaules, optez pour un braisage à 110-120°C pendant plusieurs heures. Le collagène se transforme en gélatine, un vrai jeu de transformation pour une viande qui fond comme du beurre.

Températures de cuisson recommandées

  • Pour un chevreuil rosé, visez 58-63°C.
  • 52-57°C pour du rosé.
  • 62-68°C pour du bien cuit.

Conseils supplémentaires

  • Sortez le gibier du frigo 30 minutes avant cuisson pour éviter le choc thermique.
  • Évitez le sel précoce qui exsèche.
  • Ne piquez jamais la viande en cuisson : les sucs fuient, la sécheresse s’invite.

Le Faisandage : Une Tradition à Connaître

Comme toute viande, le gibier exige un minimum de préparation. Et la tradition veut même que l'on fasse faisander la viande quelques jours, une semaine en général, avant de la consommer. Mais savez-vous ce que signifie ce terme : "faisander" ? On vous explique.

Le faisandage fait référence à la maturation des gibiers. Le terme vient du faisan, gibier de chasse, dont la chair peut être sèche après abattage. S'il y a maturation de celle-ci, on lui accorde par la suite un goût plus prononcé et une texture plus tendre.

Accords et accompagnements

Les fruits rouges tranchent avec la richesse du gibier. Pommes caramélisées sur purée de céleri pour le sanglier, figues confites avec un chevreuil… Ces touches sucrées-délicates sont vos armes secrètes.

Une purée de panais adoucit le faisan, tandis qu’une poêlée de cèpes renforce l’âme forestière du chevreuil. Les légumes racines sont vos alliés : céleri-rave pour les plats en sauce, panais pour les rôtis. Et pour les puristes ? Une pointe de chocolat noir dans la sauce Grand Veneur n’enrobe le goût sans l’étouffer.

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Questions Fréquentes

Faut-il toujours mariner le gibier ? Non, mais c’est vivement recommandé pour les pièces épaisses ou le gibier à poil.

Peut-on réutiliser une marinade ? Non, surtout si la viande y a reposé longtemps.

Faut-il saler la marinade ? Oui, mais modérément.

Peut-on congeler de la viande déjà marinée ? Oui, c’est même une bonne astuce.

Conclusion

En suivant ces conseils et techniques, vous serez en mesure de transformer même les morceaux de gibier les plus robustes en plats savoureux et tendres. N'hésitez pas à expérimenter avec différentes marinades et méthodes de cuisson pour trouver ce qui convient le mieux à vos goûts personnels et aux types de gibier que vous cuisinez.

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