Le Kobudo, un art martial ancien, se distingue par son utilisation d'armes traditionnelles. L'utilisation des armes permet de faire apparaître un bon nombre de défauts d'un Budoka : la position des épaules, l'alignement des hanches, l'efficacité et la précision du geste. Il est ainsi possible de les corriger plus facilement.
Le Bô est le bâton de marche, compagnon indispensable de tous les pèlerins, marcheurs et marchands ambulants, pour aider à la marche ou à se défendre des animaux comme des brigands de grands chemins. Il servait également à l'origine à porter des paniers de chaque côté, le centre reposant sur les épaules. Il s'agit d'un bâton long, en général de 6 Shaku (1,80 m), fait de bois ou de bambou, parfois recouvert en partie par du métal. Un Bô de bonne taille se nomme Rokushakubô ce qui veut dire « Bô de six Shaku ». Son diamètre est généralement de 3 cm. Mais il existe une forme de Bô ou le bâton s'affine vers les extrémités pour arriver à 2 cm de diamètre tout en conservant son milieu à 3 cm. Cette épaisseur au centre permet une bonne saisie du Bô et les pointes deviennent dangereuses pour les yeux. Toutefois la forme la plus classique est un bâton droit de bout en bout, que l'on appelle Maru-bô (c'est-à-dire bâton rond). Il existe aussi un Bô à quatre facettes (Kaku-bô) et un autre à huit facettes (Rokkaku-bô). L'art martial dédié au Bô est le Bô-jutsu, un art martial en provenance d'Okinawa, mais d'origine chinoise sous le nom de Quanfa. Il faut savoir que si le Jô a été conçu pour bloquer le Katana, le Bô lui a été inventé pour contrer les lances. Une variante étonnante et peu connue s'appelle le Kuruma-bo.
Le Bokken (littéralement sabre de bois) ou Bokuto (nom généralement utilisé au Japon) est un sabre japonais en bois reprenant la taille et la forme du Katana. Il est employé dans l'Aïkido, le Iai-do, le Jodo, le Kendo ou le Ken-jutsu. Utilisé à l'origine pour l'entraînement, il est aussi devenu une arme de combat. Le Samouraï Myiamoto Musashi (1584-1645) est réputé pour ses combats au Bokken notamment lors de son duel contre Kojiro Sasaki avec un Bokken improvisé taillé dans une des rames de la barque qui l'emmenait sur le lieu du duel.
La plupart des Bokken sont fabriqués en Chine populaire, à Taïwan ou au Japon. Les premiers représentent la majorité des Bokken vendus comme jouets ou comme souvenirs, tandis que les Bokken taïwanais ou japonais sont plutôt destinés à la pratique des arts martiaux. Parmi les Bokken de fabrication japonaise, 90% sont issus de l'île de Kyushu, en particulier de la ville de Miyakonojo. Quatre essences sont utilisées dans leur fabrication: le chêne du Japon (blanc, plus dense, ou rouge, plus léger), le néflier (en japonais Biwa), le Yusu (dont on utilise le cœur, Sunuke), et l'ébène. Le chêne fournit un bois dur aux fibres serrées, résistant aux impacts. Le néflier et le Sunuke donnent un bois au grain très fin, donc des Bokken à la surface douce. Les Bokken en ébène sont plus lourds, très solides et résistants aux chocs.
Dans la fabrication d'un Bokken, le tronc est d'abord coupé en tranches longitudinales, puis mis à sécher à l'air libre pendant un an. Certains fabricants emploient des procédés de séchage mécaniques, qui raccourcissent ce délai à quinze jours, au prix d'une plus grande rétraction des fibres du bois, produisant des Bokken plus sensibles à l'humidité et plus cassants. Un patron permet ensuite de découper mécaniquement la silhouette du Bokken dans la tranche de bois, de tailler la pointe et le tranchant (Ha). Une fois la forme dégrossie, le Bokken est taillé à la main par rabotage successif à l'aide d'une vingtaine de modèles de rabots d'angle et de courbure différents.
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A l'origine, les meilleures qualités recherchées pour un Bokken se retrouvaient dans les bois « flottés », notamment dans les vieilles rames de bateau en chêne : bois séché très lentement dans ou au contact de l'eau, d'âge respectable et légèrement tordu par l'effort (et non taillé en arc). Une explication de cette préférence serait que la taille d'une lame courbe dans des fibres de bois rectilignes implique qu'une partie de ces dernières soient coupées, ce qui fragilise le Bokken. Il est en revanche possible d'éviter de couper les fibres si celles-ci ont été courbées par une action extérieure, comme dans le cas d'un bois flotté.
Il existe des variantes du Bokken, soit destinées à des types de travail technique spécifique, soit représentant des lames de longueur différente de celle du Katana.
C'est en fait la rame des pêcheurs mesurant environ 1,6 mètre de long. Elle est composée d'un manche rond et d'une partie plate se terminant légèrement en pointe. Selon un mythe d'Okinawa, les rames auraient été dès le début pensées pour être des armes afin que les pêcheurs puissent se défendre contre des pirates ou des voleurs de poissons au retour de la pêche, et ce, contre des armes plus conventionnelles. En réalité, l'île étant déjà conquise et les officiers japonais à la tête de la formation des marins, le but était simplement de former les pêcheurs à se défendre avec des armes à moindre coût contre une éventuelle invasion chinoise. La rame est donc restée une arme efficace. Un coup porté avec la partie plate de la rame est si puissant qu'il pouvait trancher une tête. Cette même partie était aussi utilisée pour projeter du sable ou des cailloux au visage de l'adversaire.
L'Eku est difficile à manipuler à cause de son déséquilibre, pourtant, les pêcheurs ont mis au point des méthodes d'une redoutable efficacité. Le Kata « Chikin Hakachu No Ekudi » demande simultanément souplesse, vitesse et puissance.
Le Jô ou bâton moyen est une arme traditionnelle japonaise en bois d'une longueur de 4 à 5 Shaku (environ 128 cm) et d'un diamètre de 2,6 centimètres environ. Il est utilisé en Aïkido (Aiki-jo), en Jodo ou en Jo-jutsu. Le Jô est réputé avoir été conçu par l'escrimeur Muso Gonnosuke qui, après une défaite face à Miyamoto Musashi, cherchait une arme suffisamment longue pour avoir un avantage d'allonge significatif sur le sabre, mais suffisamment court pour rester plus maniable que la lance (Yari) ou le Bô.
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Instrument agricole n'ayant subi aucune modification, le Kama est la faucille des paysans qui servait à couper les tiges des céréales et du riz. Le manche en bois mesure environ 30 cm et la lame, en acier, est légèrement courbe, perpendiculaire au manche et tranchante dans sa partie incurvée. Le Kama est utilisé seul ou par paire. Les techniques consistent à bloquer, piquer, parer, désarmer ou couper. Son maniement est réputé pour être un des plus difficiles dans l'art du Kobudo. La lame, très aiguisée, nécessite une concentration de tous les instants lors des entraînements. La moindre erreur peut être lourde de conséquence aussi bien pour celui qui le possède que pour l'autre. Pour éviter les accidents, son apprentissage commence avec des Kama tout en bois. Le passage à l'arme réelle, même avec les protections de lame, reste toutefois toujours très délicat.
Cette arme, très populaire entre le 12e et 16e siècle, est restée une des armes les plus courantes du Kobudo d'Okinawa, avec le Tonfa, le Nunchaku et le Bô.
Le Katana ou sabre long est le symbole type du Samouraï. De forme courbe à un seul tranchant, sa longueur varie selon les périodes et techniques martiales mais dépasse cependant les 60 cm. Il se porte dans le Obi, tranchant vers le haut. En règle générale, le Katana se manie à deux mains mais certaines techniques, comme la technique à deux sabres de Miyamoto Musashi, ou des techniques impliquant l'utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main. Le Katana porté avec un sabre plus court (le Wakizashi) forment à eux deux le « Daisho ». Sa fabrication est complexe et relève de l'Art. Terminée en biseau, la lame du Katana est traditionnellement forgée à partir d'un acier brut transformé en acier composite. Dur pour l'enveloppe, et plus mou pour le noyau. Ils sont chacun feuilletés de nombreuses fois, puis intimement soudés l'un à l'autre à la forge.
La lame ainsi que la poignée et le fourreau comportent plusieurs parties qui ont chacune leur nom ; ceci marque l'importance que la culture japonaise accorde au sabre. Il était considéré au Japon de l'ère Tokugawa (1603-1868) comme l'âme du guerrier.
Le Ko-dachi est un sabre japonais de petite taille (entre 40 et 65 cm). Souvent confondu à tort avec le Wakizashi, le Ko-dachi en est en fait l'ancêtre. Le Ko-dachi date de la période Kamakura (1185-1333) et le Wakizashi est apparu pendant à l’ère suivante, Muromachi (1333-1573). Sa forme étant basée sur celle du Tachi, il est donc souvent plus fin et plus courbe que le Wakizashi. S'il est parfois utilisé par paires, pour le combat rapproché, son usage exact est inconnu.
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Egalement connu sous le terme de Kuwa, cet instrument agricole n'a subi aucune modification. C'est la houe avec laquelle les paysans grattent la terre qui peut devenir une arme redoutable dans les mains d'un expert. Sa partie métallique (Kuwaba - le tranchant de la lame), perpendiculaire au manche, est affûtée pour tailler. Autant un sabre ou une lance attirait automatiquement l'attention d'un garde, autant la houe, faisant partie du quotidien agricole, n'attirait pas les suspicions. L'arme s'utilise dans tous les sens. Du côté de la lame pour trancher, crocheter un pied ou une arme, et les deux extrémités du manche servaient également pour des frappes efficaces. Le manche épais et solide pouvait contrer les coups adverses. Tout comme l'Eku, le maniement de cette arme est difficile à cause de son poids mais surtout à cause de son important déséquilibre.
C'est une variante étonnante et peu connue du Bo. Ce sont deux morceaux de bois, un long et un court, attachés ensemble. Mais le petit est le seul à pouvoir tourner autour d’un axe. « Kuruma » signifie « roue » et « Bo » bâton. Au Japon il est plus connu sous le nom de « Karasao ». La partie la plus longue mesure entre 5 et 6 pieds de long soit environ entre 1,50m et 1,80m. Plus près du fléau que du bâton, il semblerait qu’avant d’être utilisé comme arme, comme beaucoup d’ustensiles agraires d’ailleurs, il était utilisé comme outil de battage. Sa provenance n’est pas très claire, peut-être japonais plus qu’okinawaien.
Le Kusari-gama (ou ou Bakahatsu-gama) est une arme blanche composée d’une faucille (Kama) et d’une longue chaine (Kusari) lestée à son extrémité d’un poids servant à désarmer un adversaire ou bien l’assommer ou le tuer. Cette arme très prisée des Ninja avait de multiples applications.
Une matraque est basiquement un bâton, souvent de la longueur d’un bras fait en bois, en métal, en caoutchouc ou en plastique. Concernant le tonfa, également appelé tunkuwa, c’est tout simplement une matraque à laquelle il a été ajouté un manche perpendiculaire pour faciliter la prise en main. Le tonfa est le plus souvent en polymère ou en bois. Toutes deux sont des armes majoritairement connues car ce sont les armes utilisées par les forces de l’ordre, or, elles sont également utilisées dans les arts martiaux.
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