Les ventes de Militaria comptent de moins en moins d’armes, mais davantage de souvenirs, uniformes et œuvres d’art.
Les collections qui faisaient la richesse du musée de la 2nde Guerre mondiale ont quitté Tosny. Chaque pièce du musée de la Seconde Guerre mondiale a été expertisé par Aiolfi GBR avant la vente. « On met sous étiquette chaque objet puis, nous procédons à la mise en carton », ajoute Xavier Aiolfi. Les collections ont ensuite été acheminées vers Caen où elles sont réparties par lots. « Nous allons ensuite fixer les prix de base des enchères », précise-t-il.
C’est avec émotion que Valérie et Cathy Erisay ont accueilli Xavier Aiolfi et son équipe, début septembre au musée de la Seconde Guerre mondiale de Tosny. « On essaye de faire bonne figure, mais c’est difficile. Jean et Lucienne Erisay nous ont quittés au printemps dernier.
Xavier Aiolfi, spécialiste de l’histoire militaire de la Seconde Guerre mondiale, devant le V1 l’une des raretés qu’avait rassemblées Jean Erisay au sein de son musée. Ce missile fera l’objet d’une vente séparée des enchères prévues mi-novembre, à Caen. « Jean Erisay souhaitait que ce V1 revienne à un musée et reste en France. Il fera donc l’objet d’une vente mais restreinte », précise Xavier Aiolfi. « Il ne reste dans le monde qu'une vingtaine de modèles de ce missile et très peu dans un état de restauration équivalent à celui-ci. Il s'agit d'un missile classé dans la catégorie A1. Une autorisation qui est généralement délivrée à des musées.
À l’inverse, le Goliath, petit engin télécommandé inventé par l’armée allemande afin de déposer des charges explosives sous les chars américains, lui sera bien concerné par la vente aux enchères du 13 novembre. « Cette machine témoigne des évolutions technologiques apparues lors de la guerre. Elle était surnommée l’arme secrète d’Hitler », raconte Xavier Aiolfi. Là encore, Jean Erisay avait fait parler ses talents d’électricien : il est en état de marche.
Lire aussi: Le Javelot Vortex : Sécurité et Amusement
Le musée comprenait également plusieurs véhicules avec lesquelles Jean et Lucienne Erisay avaient l’habitude de sillonner les environs comme le side-car qu’affectionnait particulièrement l’ancien champion de motocross. « Nous souhaitions initialement garder ces véhicules qu’avait retapés papa.
« Nous avons fait don à la ville des Andelys des panneaux qui concernent la bataille et les bombardements des Andelys survenus en mai et juin 1940. « Elles ont davantage d’intérêt dans la région », glisse Valérie Erisay.
Une session de vente militaria (objets militaires et souvenirs historiques) débute ce samedi 12 novembre 2016, à Caen enchères, avec l'ensemble d'une collection liée à l'ex-Allemagne de l'Est. Un parfum d'Ostalgie. Xavier Aiolfi, collectionneur et fondateur de Aiolfi & partners, société organisatrice de ventes militaria, est à l'origine de cette nouvelle session d'enchères qui se tiendront pendant six jours à Caen. La vente débute ce samedi avec 230 lots liés à l’ex-Allemagne de l’Est. "C'est la totalité d'une collection constituée par un Belge, versé dans les objets militaires et les souvenirs historiques, et constituée dans la foulée de la chute du Mur de Berlin, en 1989 ", explique l'expert.
Son instinct ne l'a pas trompé: l'Ostalgie (jeu de mot entre Ost, "est" en allemand, et nostalgie) est actuellement très tendance en Allemagne. "Ces objets sont également très recherchés par les amateurs de décor industriel", poursuit Xavier Aiolfi. Les pièces qui seront mises en vente ce samedi devraient se négocier pour quelques centaines d’euros. Parmi les plus emblématiques figure "une Volvo du gouvernement est-allemand (mise à prix 4 000 €) ayant sans doute véhiculé Erich Honecker, qui a dirigé le pays jusqu’en 1989.
Parmi les uniformes qui seront mis en vente dimanche 26 novembre 2016, l'habit de cour, brodé d'or et doublé de soie, d'un baron italien, conseiller de Napoléon.
Lire aussi: Airsoft : Vente entre particuliers
D'ores et déjà, des clients étrangers se sont mis sur les rangs pour acquérir les objets mis en vente ce week-end.
« Caen enchères est la première salle des ventes en France pour le militaria du XXesiècle. » C'est Xavier Aiolfi qui le dit. Basée en Allemagne, cette société organise régulièrement les ventes militaria de Caen enchères, l'étude de Me Lô Dumont et Jean Rivola. Des morceaux de l'Histoire, dont les prix varient de quelques dizaines d'euros à des sommes nettement plus conséquentes. Local... Ça roule pour ce secteur du souvenir militaire de la Seconde Guerre mondiale.
D'un côté, des objets conservés, voire accumulés, par la génération de l'immédiate après-guerre, régulièrement remis sur le marché, notamment lors du décès de leurs propriétaires. En face, de nouveaux collectionneurs parmi la jeune génération. « Avec Internet, nous vendons aussi bien aux États-Unis qu'au Japon, et partout en Europe », énumère Xavier Aiolfi.
Le week-end du 28-29 mai, nous organisons l'une de nos deux sessions militaria annuelles. Enfin, lors des deux dernières sessions, les 4 et 5 juin, Caen enchères dévoilera une étonnante collection : des chopes régimentaires allemandes. En usage jusqu'à la Première Guerre mondiale, elles étaient l'équivalent des quilles que ramenait le soldat français une fois son service militaire achevé. Autres originalités, des souvenirs des Jeux olympiques « de 1904 à 1948, avec notamment la flamme de 1936 ». Et, pour finir, le dimanche, sera mise en vente l'une des voitures d'Erich Honecker, qui dirigea la RDA de 1976 à 1989.
Un insigne, une médaille militaire, un uniforme, un sabre japonais, une baïonnette… sont porteurs d'histoires et d'Histoire.
Lire aussi: Tout savoir sur les arbalètes
Si le Salon de l'arme ancienne (42 edu nom s'il vous plaît) est prisé des collectionneurs (et quelques collectionneuses), il offre au visiteur une plongée dans le passé. Près d'une centaine d'exposants ont installé leurs stands, « uniquement des professionnels, venus de toute la France, de Pologne, de Belgique, d'Allemagne », souligne Dominique Liabeuf, président de l'Association des collectionneurs d'armes et d'uniformes du Poitou, riche de vingt-cinq membres, qui attendent entre 2.500 et 3.000 visiteurs sur la seule journée d'aujourd'hui.
Des chopes, des tenues nominatives, une grosse caisse Le Salon a réduit la voilure après la construction des halls du parc des expositions de Poitiers. Question de coût. Mais il tient bon et reste une référence sur le plan national.
« Cette année, après les attentats, de nombreuses bourses de collectionneurs ont été annulées comme nombre de manifestations accueillant du public. On est très vigilants sur la sécurité ici. Il devrait y avoir beaucoup de visiteurs, venus de loin, car la qualité des objets présentée est reconnue. »
Qualité que l'on remarquera dès l'entrée dans le Salon avec la présence fidèle de l'équipe de Xavier Aiolfi, commissaire-priseur, spécialiste européen des souvenirs historiques et militaires du début du XX esiècle. Les centaines d'objets présentés seront vendues lors de différentes enchères à Caen Enchères, notamment pour les réserves du Centre historique des parachutistes du Jour J à Saint-Côme-du-Mont. On admirera par exemple une centaine de chopes régimentaires de la Guerre 14-18, des tenues nominatives des armées alliées et allemandes de la Seconde Guerre mondiale, des uniformes attribués à des parachutistes qui ont sauté lors du débarquement, des radios, un ensemble sur les Jeux Olympiques de 1936 à 1980 ou encore la grosse caisse qui appartenait à l'orchestre américain de Glenn Miller. Des objets qui racontent une histoire, réunis en un musée éphémère passionnant.
D’ici la fin du mois de juillet, l’étude Rivola et Lainé de Caen organise sept ventes successives de Militaria. Avec le soutien d’un même expert, Xavier Aiolfi : « Depuis 10 ans, nous avons créé au sein de l’étude un véritable département Militaria, ce qui nous permet de proposer de grandes sessions de ventes deux fois par an ».
La série commence avec l’Armée française du Second Empire à la guerre d’Indochine (le 14 mai), et les armées alliées de la Seconde Guerre mondiale (les 20 et 21 mai). « Les souvenirs de le Première Guerre mondiale connaissent un regain d’intérêt depuis les commémorations en 2018, indique l’expert. Ceux de la Seconde deviennent plus rares et sont donc plus recherchés, surtout ceux qui concernent la France libre et la Résistance. Pour les autres conflits, les objets restent également relativement rares, notamment ceux relatifs aux troupes parachutistes ».
Illustration directe de ses propos, dans la vente du 21 mai figure l’équipement complet d’un bureau de renseignement français animé par le lieutenant Jean Genet, dont tout le parcours a pu être retracé.
Autres pièces remarquables, les affiches de la vente du 14 mai. « L’art de l’affiche de propagande a explosé pendant la Seconde Guerre mondiale, dans tous les pays belligérants. Ce sont des témoignages historiques très intéressants, mais également décoratifs du fait de leurs couleurs chatoyantes », détaille l’expert.
Tout aussi décorative, mais d’un format inattendu, une grande frise peinte à l’huile de 8,50 mètres de long, sera mise en vente le 14 mai à Soissons par Bruce Roelens. Il s’agit malheureusement d’une œuvre anonyme, mais elle est de très belle qualité, avec un format exceptionnel ».
« Nous avons également un obus éclaté transformé en autel de dévotion par l’ajout d’une Vierge à l’enfant en bois sculpté et peint (50 à 60 euros)… Les objets qui racontent l’Histoire, les souvenirs personnels sont toujours plus émouvants même si ce ne sont pas les plus chers », souligne Bruce Roelens.
Dans ses deux ventes (le 14 et 15 mai) dédiées à la Première Guerre mondiale, le commissaire-priseur présente une importante collection de casques et coiffures. « Voilà une dizaine d’années, les casques de cette époque ne valaient que quelques centaines d’euros. Désormais, ils dépassent les 1 000 euros ».
Pour exemple, le casque à pointe de troupe prussien surmonté d’un aigle de parade (2 000 à 3 000 euros) ou un autre originaire de Lippe et datant de 1842-1845 (1 000 à 1 200 euros).
tags: #vente #aux #enchères #armes #aiolfi