Les munitions sont un ensemble composé d’un projectile (simple ou multiple), d’une charge de poudre, d’une douille et d’une amorce. Il existe potentiellement un nombre infini de munitions pour un même calibre. Ces variations sont un facteur important à appréhender pour le bon fonctionnement d’une arme : on parle alors d’adéquation arme / munitions.
Partir du principe que si ce sont des munitions de surplus, alors l’amorçage sera automatiquement corrosif. (Dans le cas présent du 7.62x54r bien entendu). STV importe majoritairement de la Chinoise (Code 61 ou 71 sur le culot) voir de la Roumaine qui le sont toutes. Les seules susceptibles de ne pas être corrosives sont les Hongroises (Etui gris acier + Code 21) distribuées chez ST.
Après avoir lu tout et son contraire, amorçage Berdan des fois oui des fois non. Dans le doute on rince, c'est ça l'idée.
Lors de la mise à feu de nos armes modernes, le percuteur initie la composition fulminante contenue dans la capsule d’amorçage en la précipitant sur l’enclume. Elle enflamme la poudre par le ou les trous d’évent de la douille.
La composition à base de fulminate de mercure fut la première employée. Celle-ci comporte deux problématiques d’importance : elle favorise la corrosion des canons et génère des émanations toxiques. Le premier point est particulièrement problématique pour la durée de vie des canons et conduira à partir des années vingt à sa substitution progressive chez un grand nombre de fabricants par le styphnate de plomb pour créer des amorces dites « non corrosives ». Depuis la fin des années 1990, les considérations sanitaires à propos de la présence de plomb dans les amorces conduiront à l’utilisation du diazodinitrophénol, composé organique, dans les amorces dites « non toxiques ».
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Plusieurs méthodes existent pour neutraliser les effets corrosifs des munitions de surplus. Voici quelques pratiques courantes :
Voici une méthode de nettoyage pour les munitions corrosives :
Pour un bon rinçage, utilisez le volume de deux bouilloires d'eau. C'est encore plus simples si tu dispose d'un nettoyeur vapeur.
Les calibres sont généralement dénommés en utilisant 3 systèmes de mesures différents : le système métrique, le système impérial anglo-saxon et la fraction de livre ancienne. Quel que soit le système employé, il est fréquent que la valeur mise en avant soit accompagnée d’un nom : la marque, le créateur…mais aussi parfois des indications d’ordre technique. Il s’agit d’une méthode qui permet de différencier plusieurs calibres de même diamètre.
Les dénominations des calibres désignent dans ce cas un diamètre en millimètres. Ce diamètre peut correspondre à celui du projectile ou du canon en plat ou fond de rayures. Parfois la valeur mise en avant est une valeur arrondie au millimètre. Souvent les calibres désignés à l’aide du système métrique sont accompagnés de la longueur de l’étui précédé d’un « x » qui est ici le signe mathématique « multiplié ».
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Les dénominations des calibres désignent dans ce cas un diamètre en pouce ou en fraction de pouce. Quand ils sont exprimés en pouce, ces calibres sont normalement précédés d’un « . » qui sous-entend « 0. ».
Ici, le chiffre 12 correspond à 1/12 d’une livre ancienne (d’une masse de 453,59 g) de plomb. Avec ce 1/12 de livre, on réalise une sphère. C’est le diamètre de cette sphère qui nous donne le diamètre de canon : ici approximativement 18,5 mm. Ainsi, plus le chiffre est élevé, plus le diamètre est faible. Cette dénomination de calibre est utilisée exclusivement pour les armes à canon lisse.
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