La recherche du grand gibier blessé est une obligation morale pour tout chasseur. Mais c'est aussi un acte indispensable d'éthique qui demande une sensibilisation et une formation technique pour tous ceux qui adhèrent à ce principe.
La recherche « au sang » n’est pas, comme on le croit souvent et à tort, une discipline exclusivement Germanique. Gaston Phoebus, Comte de Foix préconisait déjà au XIIIème siècle « l’emploi de brachets aptes à suivre la voie du sang ».
A cette époque, et même si les nobles faisaient de la chasse un entraînement à la guerre, il s’agissait aussi de récupérer la venaison à tout prix, le gibier procurant une source de protéines non négligeable dans un régime alimentaire parfois fort pauvre.
C’est ainsi que durant 48 ans, les gardes Allemands vont inculquer l’art de la recherche (discipline alors totalement maîtrisée en Allemagne) aux Alsaciens et Mosellans qui, lors du retour de l’Alsace Lorraine à la France en 1918 vont garder les méthodes de gestion Germaniques, et faire perdurer la recherche au sang du Grand Gibier.
L'acte de chasse ne s'arrête pas au coup de feu. La recherche du grand gibier blessé n’est pas comme certains le pensent encore, l’apanage de quelques chasseurs imprégnés de traditions cynégétiques germaniques qu’ils auraient importées dans les années soixante-dix. C’est, au contraire, un acte de chasse très ancien dont la nécessité impérieuse était de retrouver un maximum d’animaux blessés pour de simples raisons de survie.
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Ceci arrive à tout chasseur : malgré une bonne formation, un équipement sophistiqué et un entraînement régulier au stand de tir, sa balle n’atteint pas l’endroit souhaité. Et l’animal blessé s’enfuit. Même les champions du monde de tir ne réalisent pas que des 10, malgré les efforts de perfectionnement déployés techniquement ou pédagogiquement.
À la chasse, le stress, la surprise, l’arme ou la lunette déréglée et bien d’autres causes encore font que la faible zone vitale à atteindre ne sera pas touchée.
En 1980 naissait, sous l'impulsion de l'Association nationale des chasseurs de grand gibier et avec le concours de la délégation. Est du Club des amateurs de teckels, l'Union nationale pour l'utilisation du chien de rouge UNUCR, fondée sous le haut patronage de la direction de la protection de la Nature du ministère de l'Environnement, de l'Office National de la Chasse, de l'Office National des Forêts, de l'Union Nationale des présidents des fédérations départementales des chasseurs et de la Société centrale canine.
La tâche est immense : statistiquement, environ 10% de la totalité du tableau de chasse est considéré comme blessé mortellement.
Animée entre autres de la double intention de sensibiliser les chasseurs de grand gibier à un autre comportement après le coup de feu et de former des équipes performantes. Eassociation assure ces objectifs par l'organisation annuelle de stages et par la diffusion d'une cassette de sensibilisation et de promotion.
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Après 40 d’existence, l’UNUCR regroupe aujourd’hui environ 700 conducteurs agréés opérationnels, tous bénévoles, dans 85 départements.
C'est pour accentuer ce rôle pédagogique qu'il fut décidé d'écrire ce traité sous la plume de praticiens de la recherche parmi les plus confirmés actuellement. Du choix du chiot au règlement des épreuves, en passant par toutes les phases de l'éducation du chien, de la législation à la balistique etc... vous découvrirez tout ce qui peut vous intéresser et qui concerne la promotion et l'organisation de la recherche systématique de tous les grands gibier blessés dans le respect des traditions cynégétiques et des modes de chasse.
Aujourd’hui, face aux attaques de la chasse, et dans le cadre d’une éthique qui se doit d’être irréprochable, plus aucun animal ne devrait s’échapper blessé sans avoir été recherché à l’issue d’un acte de chasse. Des conducteurs de chiens de sang agréés sont à votre disposition bénévolement pour retrouver vos gibiers blessés.
Aidez-les en ne relâchant pas vos chiens derrière les animaux que vous avez blessés, en balisant l’endroit du tir, et en les contactant le plus tôt possible afin qu’ils puissent s’organiser pour intervenir.
Puisse la lecture d'un tel ouvrage sensibiliser tous les chasseurs et susciter des vocations de futurs conducteurs. C'est le voeu de tous les partenaires ayant participé à sa rédaction.
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