La plupart des noms des rues de cette ville viennent des personnes notables qui les habitaient, et des lieux sur lesquels elles sont dirigées.
Elles tirent leurs noms des lieux de leur direction. C'est au haut de la rue de Paris qu'est placé le réservoir qui distribue les eaux aux divers quartiers de la ville, et que l'on nomme la belle Fontaine. Ces eaux viennent des sources nommées les Rouges-Fontaines, à cause des petites portes rouges qui ferment chacune d'elles. Ces fontaines paraissent remonter au XVe siècle.
Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il n'y en avait pas dans le XIIIe, lorsque Philippe-Auguste fit la conquête de notre province ; car Guillaume Breton, son historien, dans sa Philippide, livre V, dit, en vers latins dont voici la traduction : "Lisieux, qui manque de fontaines, mais qui, à leur place, se réjouit de boire les eaux fangeuses de marais dans lesquels le crapaud poursuit le crapaud, lorsque la grenouille s'unit à son mâle couvert de taches".
Le pré qui porte le nom de Pré des Rouges-Fontaines, dans lequel existent plusieurs de ces sources, fut acheté par la ville en 1469, vendu en 1543, et racheté en 1569 ; mais le gouvernement, s'étant emparé des biens des communes, le vendit le 18 octobre 1796.
Le 23 novembre 1794, dans un temps où l'on voulait abolir tout signe religieux ou monarchique, on donna à ce boulevard le nom de Pont-Châlier, afin de perpétuer la mémoire de ce fougueux disciple de Marat. La plantation que l'on y voit aujourd'hui eut lieu vers 1776.
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Cette place, qui était autrefois une espèce de voierie, avait, vers son milieu, un trou qu'il fut question de combler en 1793, afin d'y élever une montagne en l'honneur de cette partie de la Convention qui portait ce titre ; mais, après la chute de Robespierre, les idées se modifièrent, et, le 23 octobre 1794, elle reçut le nom de Place Victoire.
On nommait cette excavation le Trou de la Lanterne, à cause d'un pavillon de l'un des jardins de l'Evêché, qui avait vue sur cette place, et qui, étant vitré de chaque côté, avait la forme d'une lanterne.
Ce trou n'était pas encore comblé en 1796 ; car ce fut sur son bord que furent fusillés quatre individus, savoir : deux le 10 avril, un le 18 mai suivant, et un autre le 15 juin. Ils avaient été condamnés par un conseil de guerre.
Jadis fossé rempli de boue, dans lequel la bourgeoisie de ce temps tirait à la cible, qui avait succédé au papegault ou papeguai. Les spectateurs et les promeneurs étaient obligés de se placer sur les remparts et de passer sur le sentier assez étroit et escarpé qui se trouve à l'est et qui conduit à des jardins. Vers 1783, il fut comblé et planté, et, le 2 septembre 1809, on lui donna le nom de Boulevard d'Orbec.
Cette rue, qui traverse la ville dans sa longueur, depuis l'emplacement de la Porte de Paris jusqu'à celui de la Porte de Caen, comprenait une ancienne rue nommée Rue-Etroite, à cause de son peu de largeur ; elle existait du côté sud, depuis l'angle de la rue des Boucheries jusque vis-à-vis l'allée de la Ronce, et du côté nord, depuis cette allée jusqu'à la Place.
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Les accidents qu'occasionnaient ce rétrécissement en firent demander l'élargissement, et la Ville paya la moitié des indemnités accordées aux propriétaires : en 1828, elle paya 3,400 fr. et, en 1829, 25,000 fr., y compris les frais judiciaires.
Au haut de cette rue, à l'est, existait jadis une porte nommée Porte de Paris ; de chaque côté était une tour ; l'une d'elles, celle du midi, servait de prison ; un pont-levis et un fossé large et profond garantissaient la ville de ce côté ; une fontaine assez basse existait en dedans de la Ville, contre la tour au nord.
Le pont-levis cessa d'exister lorsque l'on établit les boulevards de Pont-l'Evêque et d'Orbec ; on dit qu'il ne fut pas enlevé, et que les terres placées au-dessous et au-dessus le firent disparaître. La démolition de la porte et des tours commença en 1808. L'ouverture de la porte avait 10 pieds 10 pouces de largeur, et 17 pieds de hauteur.
A l'autre extrémité de cette rue, à l'ouest, existait une autre porte nommée Porte de Caen, flanquée de deux tours. On la démolit en 1798. On ignore la largeur et la hauteur de son ouverture.
Cette rue en comprenait jadis deux : l'une nommée rue du Doyenné, parce qu'elle conduisait à l'hôtel de ce dignitaire, et l'autre rue du Bailli, parce qu'elle était habitée par un bailli ou par une personne portant ce nom.
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Le 1er avril 1791, on donna à la première le nom de rue du Patriote et, le 23 octobre 1794, on nomma la deuxième rue de la Paix. Le 4 septembre 1809, elles reçurent ensemble ce dernier nom.
Cette rue fut anciennement nommée rue Cadoc. Ce nom avait été celui de l'un des principaux notables qui l'habitaient ; car, dans un cartulaire de l'évêché, on trouve un acte de fieffe, fait par Jean le Vicomte, d'une maison assise dans cette rue, et qui avait pour abornement une autre maison quoe quondam fuit Cadoc. Cet acte est de 1290.
On y trouve également que, le 8 février 1431, Antoine de Castillon, écuyer, seigneur du Bénercy, reconnut avoir pris à rente, de l'évêque de Lisieux, certaines places vides, avec des murailles et vieux édifices, qui, anciennement, appartenaient à un nommé Cadoc... jouxte la rue Cadoc d'un côté, et d'un autre côté les maisons de la haute rue de la Boucherie.
Cette rue fut, depuis nommée rue au Chapt. D'anciens titres la désignent sous ce nom, qui était celui de l'un de ses notables habitants en 1492. En 1775, lorsque l'administration municipale fit faire le recensement pour le logement des militaires, elle portait le nom de rue au Chat ; mais, depuis, elle a été nommée rue aux Char, par corruption de ce dernier nom.
Cette rue ou chemin existait dans le XVe siècle, sous le nom de rue des Places, et se dirigeait sur des places (Place-Victoire) qui appartenaient au chapitre de la cathédrale. Depuis, ce passage fut bouché par les jardins du Doyenné et de l'Evêché.
Le 6 avril 1839, le conseil municipal la nomma rue Olivier, qui était le nom du propriétaire sur le terrain duquel elle fut ouverte au nord. Ce terrain dépendait jadis de l'un des jardins de l'Evêché, nommé les Cascades, et fut abandonné à la Ville par M. Lefrançois, gendre de M. Olivier, sous la condition que la rue porterait ce dernier nom. Elle fut ouverte en 1847.
On dit qu'une autre rue, nommée rue Notre-Dame, partait de l'ancienne rue du Doyenné, longeait toute l'église cathédrale, et se rendait sur la place Saint-Pierre.
Anciennement rue Saint-Pierre, elle reçut, le 23 octobre 1794, le nom de Cul-de-Sac de la Fraternité, et, le 2 septembre 1809, celui de rue du Paradis.
Cette rue tirait son nom des boucheries qui y existaient, et qui furent reconstruites en 1832. L'on supprima alors la halle des merciers, au nord, sur la porte de laquelle était une statue de la Vierge, dans une châsse. On supprima également le Poids public, au midi, et on la transporta dans la Couture-du-Milieu.
Le terrain qui sert d'emplacement pour ce marché, était jadis le cimetière de la paroisse Saint-Jacques, mais sur un terrain plus élevé et soutenu par un mur. Il fut vendu le 3 mars 1794, et acheté par la Ville le 9 août 1810, moyennant 6,000 fr. En 1819, elle le fit entourer de bornes en pierre et de chaînes.
Au devant de ce cimetière, à l'ouest, était jadis une place que l'on nommait Place du Crochet, et anciennement Crocquet. C'était sur cette place que se vendaient les objets au poids, et que l'on pesait au moyen d'un crochet, tels que fil, chanvre, laine, etc. Dans l'acte qui fut dressé par Cosme Banery, sous-sénéchal de l'évêque Pierre Cauchon, qui occupa le siège de Lisieux depuis 1430 jusqu'en 1442, pour constater les droits de coutume dus à l'évêque, ont voit figurer en deuxième ligne la coutume du Crocquet.
A l'extrémité sud de la Boucherie existait un bâtiment que l'on nommait le Poids du Roi, et depuis Poids public. On y vendait la laine, la bourre, le suif. Tous les droits perçus appartenaient à l'évêque. A l'extrémité nord était une halle nommée Halle des Merciers. Lorsque le cimetière subsistait, il existait à l'extrémité la rue des Cuirs Verts, à cause des peaux que l'on vendait dans cet endroit.
Ce nom vient peut-être du latin faber, ouvrier, attendu qu'elle était originairement destinée à l'exercice des professions à marteau, telles que celles de ferblantier, chaudronnier, tonnelier, menuisier, etc. Peut-être aussi tire-t-elle son nom de celui de l'un de ses principaux habitants.
Il existait dans cette rue une maison qui renfermait des sculptures en bois fort curieuses, et qui devait appartenir jadis à une personne notable ou à un habile ouvrier. Il y a quelques années, M. Chalamel prit les dessins des sculptures de cette maison, et M. H....., membre de l'Institut Historique de France, composa une Notice assez curieuse sur cette maison ; elle fut imprimée à Paris, chez Ducessois, quai des Augustins, n° 55.
Malheureusement, des panneaux entiers en ont été enlevés, et ont ôté à cette maison ce qui faisait son lustre.
Ce nom lui vient de la rivière d'Orbec, dite quelquefois l'Orbiquet, voisine de cette rue.
Cette rue était jadis divisée en deux parties : la première à l'est se nommait rue de la Vache, et celle à l'ouest, rue d'Ouville. Le premier nom vient de ce qu'une enseigne représentant une vache existait au commencement de la rue ; car, avant le XVIIIe siècle, on ne désignait pas les maisons et les manoirs par des numéros, mais par des enseignes où étaient figurés des saints, des animaux, etc. La deuxième partie tirait probablement son nom d'un principal propriétaire. En 1809, on supprima le nom de la première, et on les réunit sous le nom de rue d'Ouville.
Lorsqu'on numérota les maisons pour la première fois, il n'y avait qu'une série de numéros pour toute la Ville ; mais, en 1825, on établit une série de numéro pour chaque rue.
Au haut de la rue de la Vache, au nord, existe une petite rue dont le nom vient probablement d'une enseigne, ou de ce que l'on vendait des moutons dans cette partie.
A l'extrémité sud de la place du Crochet (Marché aux Boeufs), existait une porte nommée Porte d'Orbec, et deux tours ; l'ouverture avait neuf pieds de largeur et quinze de hauteur; On commença à la démolir en 1808.
Avant la révolution, il existait dans cette rue un établissement nommé le Bon Pasteur, pour retirer du monde les personnes du sexe qui, après avoir mené une conduite scandaleuse, revenaient à des sentiments de vertu, et cherchaient à réparer des égarements passagers. On y renfermait aussi les jeunes personnes que leurs parents y faisaient mettre en vertu de lettres de cachet ou autres actes de l'autorité.
Cet établissement fut fondé, en 1709, par M. Léonor II de Matignon ; et, le 18 mai 1712, il acheta les bâtiments nommés le Manoir de l'Homme Sauvage, dans lequel cette communauté fut établie. La Maison était composée de six Soeurs, prises parmi celles de l'Hôpital-Général. Elle fut supprimée en 1790.
En 1792, les bâtiments furent convertis en prison ; mais, la maison d'arrêt ayant été transférée dans une partie du palais épiscopal, un décret du 15 février 1811 la concéda à Mgr l'évêque de Bayeux, pour y établir une école ecclésiastique qui, en 1816, fut transférée dans l'ancien couvent des Ursulines, qui servait alors de caserne.
L'ancien couvent du Bon-Pasteur, concédé à la Ville, fut démoli, et sur son emplacement on établit en 1827, l'abreuvoir que l'on y voit actuellement, et qui existait auparavant sur le boulevard Sainte-Anne ; mais, à cette époque, on construisit une voûte qui couvre la rivière dans toute la largeur du boulevard et l'on reconstruisit les latrines qui existent à son extrémité sud.
Dès 1820, l'administration avait fait couvrir un fossé assez malpropre qui partait presque de l'emplacement de la Porte d'Orbec et se rendait à l'abreuvoir. Le canal qui existe aujourd'hui conduit à la rivière les immondices de l'Hospice-Général.
Dans cette même rue existe un monastère de Carmélites, qui y furent établies en 1858.
Depuis la Porte d'Orbec jusqu'à la rue de la Barre, qui était alors un lieu inculte et marécageux, existait un fossé profond. Dans les temps d'hostilités, on le remplissait d'eau au moyen d'écluses qui étaient à la tour Bachelet ou Boesselet, sous laquelle passait la rivière d'Orbec.
Toute l'eau entrait d'abord dans les fossés, et inondait la campagne au midi. Lorsqu'après la bataille de Dreux, les débris de l'armée de l'amiral de Coligny voulurent surprendre notre Ville, le corps municipal ordonna, le 8 février 1562 qu'il serait placé des escluses et esseaulx près la tour Boesselet, pour faire regorger les eaux. On fit avertir les habitants du hameau des Loges de quitter leurs maisons et d'en enlever leurs meubles, attendu que leur territoire allait être inondé.
Dans les temps paisibles, on faisait paître l'herbe de ces fossés, alors sans eau, par des bestiaux. Le 5 mars 1563, le corps municipal loua pour un an, moyennant 20 sous, l'herbage des fossés de l'entour de cette Ville, depuis la Porte de la Chaussée jusqu'à la Porte d'Orbec, à charge de n'y mettre que des bêtes à laine.
Peu d'années avant la révolution, il fut question d'acquérir de M. de Bancas, gouverneur, les terrains situés entre le boulevard Sainte-Anne et les murailles, afin d'y faire une promenade. Mais la révolution arriva, les idées prirent une autre direction, et ce projet, qui, en se réalisant, aurait été un agrément pour la Ville, fut abandonné, et des particuliers sont devenus propriétaires de ces terrains.
L'extrémité nord de ce boulevard, près le pont de Caen, n'a été ouverte qu'en 1805. Avant cette époque, la rivière baignait le bas des maisons depuis le pont de Caen jusqu'au détour de la rivière d'Orbec.
Avant 1822, dans une partie de ce boulevard, l'eau provenant de la prise faite à la rivière de Touques ou Gacé, pour alimenter un moulin à tan, avait une direction qui lui faisait longer le milieu de ce boulevard, depuis son origine sur la voie publique jusqu'au prolongement de la rue Petite-couture. A cette époque, on la fit traverser le boulevard, on la couvrit d'une voûte, et on la dirigea sur une propriété particulière en dedans d'un mur, et ensuite à la rivière ; ce qui rendit cette partie de la voie publique plus sûre et plus agréable.
Voici un guide pour fabriquer une arbalète relativement facilement, bien que la version actuelle manque de puissance (l'arc fait moins de 80 livres, alors qu'il en faudrait au moins 100 vu les frottements).
Un système simple tiré de Webarcherie peut être utilisé. Il existe des systèmes très simples et d'autres très compliqués.
Il est rappelé que la chasse à l'arbalète est interdite en France, et que ça reste quand même un jouet très dangereux... à réserver aux adultes.
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