La mitrailleuse Vickers est une arme à feu à fonctionnement automatique conçue pour un tir soutenu avec une cadence de tir importante. Elle est une version améliorée et modifiée de la mitrailleuse Maxim, conçue pour être plus légère.
La première mitrailleuse (arme à feu à fonctionnement automatique), la mitrailleuse Maxim, fut inventée par Sir Hiram Stevens Maxim (1840-1916), un concepteur britannique d'origine américaine. Maxim peut être considéré comme le père de la mitrailleuse moderne. Enfant, il fut frappé par le recul d'un fusil, ce qui lui donna l'idée d'utiliser cette force afin d'automatiser les fusils existants alors. Il déménagea en Angleterre en 1881 (naturalisé en 1899, il sera anobli par la reine Victoria en 1901 pour ses inventions, plusieurs étant à usage militaire), s'installa dans une grande maison à West Norwood puis reprit ses travaux sur la conception d'une arme automatique.
La mitrailleuse Vickers était une mitrailleuse Maxim (principe d'utilisation de la force du recul) améliorée et modifiée de façon à la rendre plus légère.
Au point de vue proprement mécanique la mitrailleuse Vickers ressemble à la Maxim. L'énergie nécessaire étant produite par le recul aidé en cela par un renforcement de recul fixé à la bouche de l'arme.
L'arme était refroidie par eau à l'aide de manchon d'une contenance d'environ 4 litres. L’eau commençait à bouillir après un tir prolongé de 3000 coups à la cadence de 200 coups/ minute. Selon les conditions de tir et atmosphériques la perte était de ½ litre à 1 litre par 1000 coups. Aussi l’arme était munie d’un tube de condensation relié à un bidon d'environ 5 l.
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Elle existait en version mitrailleuse Vickers d'infanterie, anglaise ou française. Les particularités de cette dernière était la bande de 250 cartouches spécifique à la balle D et portant des renforts spéciaux en toile, le bloc d'alimentation particulier pour la cartouche D de 8 mm portant des guides spéciaux et deux cliquets supérieurs séparés au lieu d'être réunis. La hausse était graduée en mètres pour le tir de la balle D et l'affût était spécifique, type affût-trépied Vickers type J.
Deux calibres étaient utilisés : 7,7 mm (.303 pouce) et 11 mm. Exclusivement de calibre 7,7 mm (elle n'existait en 11 mm que dans les Commissions d'expériences et de réception des cartouches).
L'armée britannique avait employé avec succès une version de cette mitrailleuse dès la fin du XIXe siècle notamment lors de la guerre des Boers ou chaque bataillon d’infanterie fut doté d'une ou de deux sections. Mais les faibles performances de ces armes firent qu’elles furent pour un temps rejetées . Le problème ne venait toutefois que de l'affût à grandes roues qui était difficilement camouflable dans la brousse mais en 1908 un affût trépied lui fut substitué. En 1912 faces au regain de tension une version considérablement améliorée de cette mitrailleuse boit le jour.
À son introduction en 1912 l’Armée Britannique utilisa cette arme dans le Bataillons d’infanterie au sein de section de Mitrailleuses . La réorganisation de l Armée avec la motorisation touche les Machine gun Companies ou Squadroon . La fin du conflit entraîne la dissolution de nombreuses unités et les Unités de Mg n’échappent pas à la règle.
Cette arme avait une grosse cadence de tir soutenu Toutefois le canon ne pouvait que tirer 10 000 coups environ à la cadence de 200 coups par minute après quoi les rainures s’usant la précision de l arme devenait aléatoire et il fallait changer de canon .Ce qui n’était pas un gros problème D’ailleurs le 24 août 1916 al 100° Compagnie du Machine Gun Corps a High Wood a assurer avec 10 Vickers un feu continue durant 12 heures afin d’arrêter tout contre attaque allemande.
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En 1935, suite au développement du fusil-mitrailleur Vickers-Berthier pour l’infanterie, la société Vickers Armstrong a créé une version anti-aérienne. Celle-ci se distinguait par une très haute cadence de tir de 1000 coups par minute, optimisant ainsi les probabilités de toucher un aéronef. En plus d’avoir équipé les bombardiers anglais, la mitrailleuse Vickers K s’est illustrée en équipant les jeeps de la brigade commando S.A.S et du Long Range Desert Group, qui ont causé des ravages lors des raids contre l’Axe italo-germanique. À cette occasion, la mitrailleuse Vickers K était utilisée de manière adéquate, uniquement dans un bref laps de temps, évitant ainsi la surchauffe du canon. La mitrailleuse Vickers K fonctionnait par emprunt de gaz, avec une culasse semblable à celle des Vickers-Berthier. Elle utilisait principalement un chargeur tambour de 100 coups.
Les chiffres retenus sont les suivant :
| Année | Nombre de mitrailleuses produites |
|---|---|
| 1916 | 7429 |
| 1917 | 21782 |
| 1918 | 39473 |
Mitrailleuse destinée à l'armement de capot des avions. Tir synchronisé, commandé par le moteur qui actionnait la gâchette aux instants voulus. Refroidissement du canon obtenu par le courant d'air du vol qui traversait le manchon ajouré. Comportait un manchon de diamètre réduit et avait été construite directement pour l'emploi sur avion. Elle était parfois désignée sous l'appellation M.A.C.
La mitrailleuse Vickers présentée ci-contre fut introduite en France en avril 1915. Pour produire une interruption entre deux coups, il faut arrêter la culasse en position extrême arrière. déclancher la gâchette par un mouvement de 5 millimètres pour permettre la synchronisation. Nous avons donc été conduits à copier ce qui existait. La plupart des mitrailleuses VICKERS employées dans l'aviation se distinguent par des bandes de couleurs peintent au bout du manchon.
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