Les cartouches à poudre noire de calibre .44 occupent une place particulière dans l'histoire des armes à feu. Elles sont associées à la conquête de l'Ouest américain et restent populaires parmi les collectionneurs et les tireurs sportifs.
L'histoire de la poudre noire remonte au VIIème siècle avec l'utilisation du feu grégeois. Au VIIIème siècle, les Chinois ont inventé la poudre noire, un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois. Vers 1150-1200, les Arabes l'ont utilisée, suivie par l'Europe vers 1280.
En août 1324, une des premières utilisations d'une bombarde en France est documentée pour l'attaque de la ville de la Réole. L'évolution de l'armement a conduit de la hacquebute à l'arquebuse vers 1370. L'arquebuse, ancêtre des carabines et fusils, a vu des innovations comme la platine à rouet vers 1510-15 et l'arquebuse à canon rayé vers 1520.
La platine à miquelet a été inventée vers 1600 en Espagne, et en 1703, Louis XIV a généralisé la platine à silex à la française. En 1728-40, la cartouche de guerre en papier est généralisée en France. Les travaux sur les agents chimiques explosant suite à un choc ont mené à la première platine à percussion par chien en 1808.
La fabrication de cartouches papier pour revolver calibre .44 est une pratique qui allie tradition et précision.
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Les cartouches finies doivent mesurer environ 34 à 35 mm sans le tourillon. Elles peuvent être stockées dans des boîtes de munitions « 44 x 45 Mag Pistol ».
L'utilisation de cartouches papier présente plusieurs avantages : gain de temps au stand, réduction des erreurs de charge, propreté accrue et plaisir de la fabrication. Cependant, il existe des inconvénients tels que le temps de préparation à la maison et les résidus de papier dans les chambres.
Certains tireurs utilisent du papier cigarette non traité, tandis que d'autres préfèrent du papier flash pour une combustion plus rapide. L'ajout de semoule permet de bien tasser le tout et d'éviter que la balle ne soit trop enfoncée dans la chambre.
L’arme ancienne du Far West / Western à poudre noire du 19éme siècle est l’objet qui symbolise le plus la conquête et la construction des États-Unis et son esprit aventureux de ces épopées. Ces armes à poudre noire authentiques sont aussi le reflet d’une époque où l’objet, outre son côté utile et technique avait une dimension artistique.
Les revolvers à poudre noire occupent une place particulière dans l’arsenal des armes à feu. Classés en catégorie D, ils sont accessibles aux personnes majeures sans formalités particulières. Le chargement manuel de ces revolvers fait partie intégrante de l’expérience. On y verse soigneusement la poudre noire avant d’y insérer une balle en plomb.
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Comme annoncé, arrivant au bout du bidon de A0, cela m'a décidé de tester d'autres poudres sans fumée pour le rechargement moderne du 11mm Gras. Mon premier choix s'est porté sur une autre poudre Vectan, la SP3, moins vive que la A0. Après quelques recherches, j'ai établi la charge de départ à 1,35 gramme et un escalier avec des marches de 0,05 gramme jusqu'à une charge 1,60 gramme.
Bien entendu, les autres données de chargement précédemment utilisés avec la poudre A0 n'évoluent pas, y compris les douilles, se sont toujours les mêmes et utilisées dans le même ordre. De même, tout comme avec l'A0, je n'utilise pas de Kapoc ou autre pour le bourrage de l'espace vide à l'intérieur de la douille. Là encore, pour chaque charge 5 cartouches seront tirée avec la hausse en position de but en blanc et 5 cartouches seront tirées avec la hausse en position classique au plus bas.
Avec 1,35 gramme de SP3: Ayant eu petit soucis avec une cartouche, je n'ai réalisé que 4 tirs en position de but en blanc, le premier arrivant dans le "7" à huit heures. Pour la prise de visée avec hausse en position classique, le groupement est meilleur avec un impact décalé vers le bas que je mets sur le compte de ma vue rendant parfois difficile une bonne répétitivité de ma prise de visée.
Avec 1,40 gramme de SP3: Visée de but en blanc: le groupement est nettement mieux avec malgré tout un impact une nouvelle fois décalé vers le bas toujours pour le même motif. Visée position classique de hausse: idem
Avec 1,45 gramme de SP3: Visée de but en blanc: ça groupe de mieux en mieux Visée position classique de hausse: là aussi le groupement se resserre.
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Ayant tiré mon lot de 30 cartouches d'essais, il me restait plus qu'à recharger les 30 même douilles pour poursuivre les tests des charges à 1,50 g, 1,55 g et 1,60 g.
Un des avantages des PSF est l'absence de nécessité à nettoyer les douilles contrairement à la PN, ainsi le temps nécessaire pour le rechargement est réduit. Dans le cas de mes 30 douilles, le rechargement des 30 cartouches sera fait dans la soirée au retour du stand par:
Dès le lendemain, les tests de la SP3 ont pu se poursuivre.
Avec 1,50 gramme de SP3: Visée de but en blanc: le premier tir correspond à l'impact ayant poinçonné le "6" à 9 heures. Visée position classique de hausse: le groupement est plutôt étalé
Avec 1,55 gramme de SP3: Visée de but en blanc: le groupement se resserre par rapport à la précédente série Visée hausse position classique: toujours étalé. En fait les premiers tirs arrivant en limite de carton j'ai voulu légèrement baissé ma prise de visée sous le visuel pour compenser, dégradant ainsi la précision et le groupement.
Avec 1,60 gramme de SP3: Visée de but en blanc: le groupement s'est élevé et s'est légèrement décalé vers la droite par rapport aux précédentes séries. Le point moyen étant positionné à la jonction du "6" et du "7" à neuf heures.
Etant donné que les impacts avaient pris de la hauteur, avec la hausse en position classique les projectiles seraient passés au dessus de la cible. Aussi j'ai décidé de maintenir la hausse en position de but en blanc et d'exercer une contre visée pour tenter de positionner les impacts dans le centre de la cible.
Et là on se rend compte que de réaliser une contre visée avec une vison pas au top, ce n'est pas évident. Les 3 premiers tirs arrivent bien centrés en latéral mais trop haut. En fait lorsque je décale vers la droite ma prise de visée en partant du bas du visuel, je me rends compte que j'ai tendance involontairement à suivre le bord du visuel et donc de légèrement remonter.
Du coup je m'applique à donf pour les deux derniers tirs et je parviens à faire un groupement à cheval sur le "10" et le "9" à neuf heure.
Heureusement côté vitesse, le LabRadar n'a pas de problème de vue ou plutôt d'ouïe, il note tout:
Ces mesures nous informent que les vitesses sont moins régulières avec la SP3 comparativement avec la A0, ainsi les écarts types évoluent entre 5 et 8 m/s avec la SP3 pour 3 m/s avec la A0.
Avec 1,60 gramme de SP3 nous approchons des 400 m/s. En observant les douilles après tir, je pense qu'il doit être possible de pousser la charge à 1,70 gramme avec mon protocole de chargement et mon Gras. Nous devrions alors être légèrement au dessus des 400 m/s et plus proche de la vitesse initiale de la cartouche originale à PN.
Mais pour l'instant je vais rester à cette charge de 1,60 grammes de SP3 qui permet d'ajuster en hauteur les impacts avec une prise de visée de but en blanc sous le visuel de la C50. Il me reste plus qu'à développer mes capacités de contre-visée latérale !
| Caractéristique | SP3 | A0 |
|---|---|---|
| Régularité des vitesses | Moins régulière | Plus régulière |
| Écart type des vitesses | 5-8 m/s | 3 m/s |
| Vitesse avec 1,60 gramme | Approche 400 m/s | N/A |
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