La question de l'armement des drones et des systèmes robotisés de combat suscite de vives discussions à l'échelle internationale, notamment en France, où cette capacité est en cours de développement. L'emploi de mitrailleuses et l'autonomie de ces systèmes sont au centre des préoccupations.
« En armant ses drones, la France rejoint le groupe des nations qui se sont déjà dotées de cette capacité ou sont en train de le faire », a souligné la ministre des armées. Cette expansion de la détention des drones armés confirme qu’il s’agit d’une capacité clé du combat de demain, comme l’ont été, à leur époque, le blindé ou l’avion.
Dès 2016, le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Lanata, s’était déclaré partisan de l’armement des drones. Dans ce contexte, les drones de type Reaper sont devenus des moyens incontournables dans les opérations au Sahel : ils permettent de surveiller, d’identifier et de suivre les cibles et permettront donc, à l’avenir, de les « traiter » en temps quasi-réel, alors qu’il faut aujourd’hui faire appel à des avions ou hélicoptères de combat, dont les frappes sont d’ailleurs parfois guidées par les drones de surveillance, mais sur fond de beaucoup d’inconnues et de lourdeurs : la disponibilité des appareils, la coordination parfois imparfaite de plusieurs moyens, des temps de déploiement sur zone importants, « alors même que l’opportunité de traiter la cible est souvent fugace ».
Dans la pratique, l’armée de l’air française ne disposera pas de drones armés avant 2019 : les six MQ 9-Reaper américains achetés en 2013 - année du début de l’intervention au Mali, puis dans tout le Sahel - qui sont actuellement déployés à Niamey (Niger), n’ont pas été équipés pour l’emport d’armes, ce qui nécessitera un « retrofit » qui ne sera pas possible avant 2020. Les six autres appareils commandés par la France en décembre 2015 doivent être livrés en 2019, et pourront donc être armés de missiles : les Hellfire américains - d’une portée d’une dizaine de kilomètres - sont les seuls adaptés pour le moment à ces aéronefs.
Mme Parly a réfuté par avance les réserves éthiques que cette mesure peut susciter, comme c’est le cas en Allemagne. « Je n’ignore pas les craintes et les amalgames. Non, un drone armé n’est pas un robot tueur. Ce sont deux systèmes qui n’ont rien de semblable. Cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés » (lire « Le Sénat sur la piste des Terminator).
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Le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, rappelle que « les drones sont déjà dans la boucle du feu puisqu’ils désignent les cibles et guident les missiles Hellfire des hélicoptères et les bombes des Mirage ».
La conférence d’examen de la Convention des Nations Unies sur l’emploi de certaines armes classiques (CCAC) a eu lieu à Genève durant la semaine du 13 au 17 décembre 2021. À l’ordre du jour de cette conférence figurait une potentielle interdiction des systèmes armés létaux autonomes (SALA) activement réclamée par une centaine d’ONG, de collectifs et d’associations s’opposant depuis cinq ans au développement des « robots tueurs ».
De manière très prévisible, aucun texte interdisant le développement et l’emploi de systèmes armés autonome n’a été signé par les pays participant aux discussions. Les États-Unis avaient prévenu qu’ils ne signeraient aucun accord contraignant à l’instar de la Russie et de la Chine pour qui l’intelligence artificielle et la robotique militaire constituent des priorités tactiques et stratégiques. Dès lors, obtenir à l’ONU une interdiction des SALA sans la signature des trois premières puissances militaires mondiales devenait très compliqué d’autant qu’aucun pays du « second cercle » : Inde, Pakistan, Iran, Turquie, Israël, Corée, Canada, n’était disposé à signer une interdiction unilatérale.
Potentiellement manipulables par des officines ayant intérêt à faire émerger des interdictions unilatérales, certaines ONG réclament de l’exemplarité de la part des pays européens face au reste du monde et demandent que la France et l’Allemagne signent l’interdiction des SALA.
Avant d’évoquer Terminator, commençons par définir les six niveaux d’automatismes d’un robot armé. Les ONG évoquent constamment les « Robots tueurs » ou Terminator sans jamais s’intéresser à la définition de l’autonomie, aux contraintes opérationnelles, aux besoins des armées, aux réalités du champ de bataille.
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Le dernier niveau (L5) de ce classement correspond à celui d’un robot de type « Terminator » fortement ancré dans l’imaginaire « grand public », mais avec très peu d’intérêt opérationnel pour les forces armées. Les niveaux utiles s’échelonnent de L0 à L4 et ne disposent pas tous du même degré de maturité technologique.
Moscou tente un coup de pression avec son char BMPT Terminator. Ce mastondonte blindé devra protéger les chars russes déployés dans le Dombass et effrayer les troupes ukrainiennes. Il s'agit d'un blindé qui est entré en action dans le Dombass. Conçu par l'industriel Uralvagonzavod pour la guerre urbaine de haute intensité, sa mission est de protéger les blindés russes qui sont la cible de la résistance ukrainienne.
En déployant une compagnie de BMP-T Terminator, l'état major russe veut donc tenter de mettre un terme à ce désastre militaire. Ce blindé à plus de deux millions de dollars l'unité a fait ses preuves en Syrie. Il est rapide (65 km/h), d'un faible encombrement (7,20 mètres sur 3,80 mètres) malgré son poids (48 tonnes) et son armement. Il dispose de quatre lance-missiles antichars ou thermobariques, deux canons de 30 mm, deux lance-grenades et une mitrailleuse. Mais surtout, son épais blindage lui permettrait de résister aux missiles tueurs de chars qui ont décimés des compagnies de blindés.
Sur la toile, son entrée en action est largement commentée par les experts. Les pro-russes acclament eux son arrivée et espèrent qu'enfin, les chars russes T-72 circuleront en toute sécurité. Certains n'y voient cependant qu'une propagande destinée à rassurer les troupes russes. D'autres en doutent. D'une part du fait du nombre de Terminator déployés. Avec seulement neuf blindés, la protection des colonnes de chars n'est pas gagnée, comme le signale le ministère de la Défense britannique.
Bien qu’engagé depuis le mois de mai le BMPT “Terminator”n’a fait son apparition sur des vidéos de combats en Ukraine que ces dernières semaines. A sa sortie il y a quelques années cet engin a provoqué la curiosité de tous et n’a pas convaincu les acheteurs potentiels de son utilité.
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Le BMPT est le premier blindé destiné uniquement à la protection des unités blindées. Aucun autre véhicule au monde n’est spécifiquement conçu pour assurer ce type de missions. Le système a été conçu dès le départ pour la destruction des principaux ennemis du char de combat : hélicoptère d’attaque et soldats munis d’armes antichars.
Pour pouvoir traiter efficacement toutes les menaces du champ de bataille, le BMPT se voit doté de plusieurs systèmes d’armes différents : 2 canons 2A42 de 30 mm, d’une élévation en site de 45 degrés, 1 mitrailleuse PKT de calibre 7,62 mm, 4 missiles 9M120-1 "Ataka" téléguidés, 2 lances-grenades automatiques AGS-17.
Étant un véritable « garde du corps » des chars, le BMPT se doit d’avoir un blindage plus performant que ces derniers. Il est composé d’une partie standard plus épaisse, une couche réactive passive NERA, d’une couche intérieure de tissu de type Kevlar afin de stopper d’éventuels schrapnels et de plaque de protections réactives ERA disposées de part et d’autre du véhicule. Ainsi, le BMPT est parfaitement apte à résister aux différentes armes que peut lui opposer l’ennemi (missile antichar, lance-roquettes, mine terrestre, munition anti-blindage).
Le BMPT est littéralement bardé d’instruments de visée, il comprend, pour le tireur, un télémètre, un viseur laser et un système d’observation à mode de fonctionnement diurne, nocturne et par mauvais temps. Le commandant possède son propre système d’observation et de visée monté sur la tourelle.
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