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À la fin de la guerre, l'armée française était équipée de divers matériels, anglais, américains, français d'avant-guerre, et même allemands. C'est ce qui explique les armements très hétéroclites des appareils utilisés.

Armement d'Origine Américaine

Certains, comme les chasseurs d'origine US, étaient armés de mitrailleuses de 12,7 mm ou, comme par exemple les Corsair, de canons de 20 mm.

La Mitrailleuse Browning .50 (12,7 mm)

Découvrez la très célèbre “.50 Browning” (calibre de 0.5 pouce, soit 12,7 mm), une cartouche américaine emblématique datant d’avant la Seconde Guerre mondiale. Cette cartouche US était initialement tirée à partir des mitrailleuses d’ailes ou de tourelles d’avions à hélices, engagées pour la chasse, l’attaque au sol ou le bombardement.

Son usage s’est ensuite étendu : on la retrouvait également à bord de vedettes fluviales, de chalands de débarquement, et elle servait de projectile secondaire par les chars de combat en complément d’obus antichars ou antipersonnel. Elle pouvait même constituer l’armement principal des véhicules blindés ou non, de toutes catégories.

C’est certainement la balle ou la cartouche la plus courante, avec celles du Mauser et du Lebel. Qui n’en a pas, un jour, découvert un spécimen ? Cette cartouche de mitrailleuse, mise en service en 1923, fut la plus employée de par le monde. Son étui est à gorge, généralement en laiton, bien qu’il ait aussi été fabriqué en acier laqué.

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Les Différents Types de Munitions .50 Browning

  • La cartouche à balle incendiaire M1 : Adoptée en 1941, cette cartouche est bi-ogivale et pointue. La balle est constituée d’un manchon en acier, obturé à la base par un bouchon en plomb. L’espace laissé libre entre le noyau creux et la chemise est occupé par une matière incendiaire. Sa pointe est de couleur bleu ciel.
  • La cartouche à balle perforante-incendiaire M8 : Adoptée en 1943, la cartouche à balle perforante-incendiaire M8 est également bi-ogivale et pointue. La balle comporte un noyau en acier dur, une base en plomb et une chemise en tombac. L’espace laissé libre au niveau de l’ogive est occupé par la composition incendiaire. Sa pointe est de couleur argentée.
  • La cartouche à balle perforante M2 : Plus légère (45,4 g) mais conçue de la même manière que la précédente, la cartouche à balle perforante M2 fut adoptée en février 1941. Sa pointe est de couleur noire.
  • La cartouche à balle traçante M1 : La cartouche à balle traçante M1, ogivale, pointue et à base plate, fut adoptée en 1931. La chemise est en tombac ou en acier cuivré. Elle renferme à l’avant un noyau de plomb et à l’arrière une composition traçante avec un plot d’amorçage.

Tableau des Cotes Moyennes de la Cartouche .50 Browning

Caractéristique Dimension
Diamètre de la balle 12,95 mm
Diamètre de l’étui au collet 14,08 mm
Diamètre de l’étui à la base 20,28 mm
Diamètre de l’étui au culot 20,35 mm
Longueur de l’étui 99 mm
Longueur totale 138 mm

Armement d'Origine Française

Les plus anciennes armes, d'origine française, étaient les mitrailleuses MAC 34 d'un type destiné à l'aviation, dérivé d'une arme MAC 1931 de "casemate".

Mitrailleuse MAC 34 de 7,5 mm

La mitrailleuse d'aviation modèle 1934 a été construite pour l'aviation par la Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault (MAC). La conception est dérivée de celle du fusil-mitrailleur modèle 1934 (qui ne sera pas fabriqué en série). La mitrailleuse MAC 34 tire des cartouches de 7,5 mm modèle 1929 C à balle légère. La cartouche a une longueur 76 mm et un poids environ 24 g. Le canon de l'arme est en acier forgé, sa température de revenu est d'environ 480 °C. Sa longueur est de 0,60 m.

La mitrailleuse de tourelle est dérivée de l'arme d'aile. D'autre part, les organes pneumatiques étant supprimés, les manœuvres d'armement, de détente et de sûreté sont assurées manuellement par des commandes mécaniques. Le montage est fait sur des tourelles SAMM de type divers suivant les époques et les appareils.

Du fait de la faible contenance des chargeurs rotatifs, ce type de mitrailleuse amena immédiatement à l'étude d'une nouvelle version : type "Mac 34 modifié 39" à bandes, dite "à alimentation continue". C'est cette version qui équipa les Bloch 174 et peut-être 175. Ces armes avaient été préférés à la mitrailleuse Darne Modèle 1933 qui pourtant était plus économique, fonctionnait à bande depuis les années 20, et qui fonctionnait tous aussi bien.

Mitrailleuse de 7,5 mm - Modèle 1934 M. Arme utilisée sous les ailes des T-6 ainsi que sur les MS "Vanneau" et les SIPA, en montage sur supports fixes, les bandes étant positionnées à l'intérieur des ailes.

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Mitrailleuse AA 52 (MAC 52) de 7,5 mm

Il s'avéra très vite que l’armée française (l'infanterie principalement mais aussi l'aviation) devait posséder une arme automatique de fabrication française, ce fut l’Arme Automatique type 52 fabriquée par la Manufacture d’Armes de Châtellerault. La mitrailleuse AA 52 (ou MAC 52) fut donc conçue et développée en raison des retombées directes des campagnes d'Indochine du début des années cinquante.

Cette arme fonctionne à culasse non verrouillée. La percussion de la cartouche déclenche évidemment l’action de projection de la balle, et la réaction provoque le recul de la masselotte et l’extraction-éjection de l’étui percuté, l’action se répète tant que la détente est actionnée. Ce système déjà utilisé par les pistolets-mitrailleurs notamment les Sten et les MAT 49, mais avec des cartouches courtes, devenait plus difficilement réalisable avec les cartouches type 1929, et la mise au point fut assez délicate.

L’arme était simple et relativement légère et pouvait donc aussi servir d’arme pouvant tirer à la hanche. Par la suite l’AA 52 fut modifiée pour tirer des cartouches OTAN de 7,62. Cette version calibrée à 7,62 mm est la AA 7,62 NF-1.

Les mitrailleuses AA 52 furent montées par deux sur les T-6 dans des carénages fixés sous les ailes, évidemment allégées des pièces inutiles et avec un système de déclenchement électrique. Très utilisée en Algérie pour tout un tas d’applications, elle ne semble pourtant pas avoir été utilisée sur les avions, seul quelques T-6 semblent en avoir été équipés en arme de capot avec tir synchronisé à travers l’hélice, et d'arme d'aile, mais sans que ces appareils aient été utilisés en opération.

Armement d'Origine Allemande

La cartouche réglementaire allemande pour arme longue en usage entre 1898 et 1945 était l’excellente cartouche de calibre 7,92 mm pour une longueur d’étui de 57 mm. Le calibre « 7,92 mm » fait référence au diamètre moyen du canon portant la munition adoptée en 1888 : dénommé «8×57 I » par la CIP, le canon est doté d’un diamètre 7,80 mm en plat de rayure et de 8.02 mm en fond de rayure pour un projectile de 8.09 mm. Celle-ci fût remplacée en 1905 par la munition dite « Spitzgeschoß » aussi appelé plus simplement « S ».

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Dès la Première Guerre Mondiale furent développées des munitions dont le projectile, qui outre du plomb, contenait une charge de phosphore blanc. Une version précoce de munition contenant du phosphore semble avoir été inspirée par des munitions britanniques de calibre .303 British fréquemment qualifiées de « smoke-tracers » par les anglo-saxons.

La munition allemande développée en 1916, elle fût dénommée « Pr.L » (sans doute pour Phosphor Leuchtspur, soit « traçante au phosphore ») et céda rapidement la place à une autre version dénommée « S.Pr » Spitzgeschos mit Phosphor : balle pointue au phosphore.

Munition Incendiaire "Flugzeugbrand" (F)

Finalement, la fin de la première guerre mondiale vu naitre une munition réellement « perforante et incendiaire » baptisée « Flugzeugbrand » soit « F », ce qui signifie « incendiaire pour avion ». Son noyau perforant, d’une taille conséquente est surmonté par une faible charge de phosphore blanc. Contrairement à la S.Pr, cette charge est uniquement libérée par le déchirement de la chemise à l’impact.

Munition Perforante et Incendiaire (K)

À la fin des années 30, les projectiles incendiaires au phosphore furent repensés, avec une munition qui constitue finalement la synthèse de la S.Pr. et de la F. Le « K » de la dénomination signale la présence d’un noyau (perforant) en acier, en Allemand « Stahl Kern ». Ici, le noyau en acier est traité de façon à augmenter ses capacités perforantes.

Le projectile d’une longueur de 37,30 mm pèse 10,15 grammes. Il contient un noyau en acier trempé de 2,4 grammes de forme ogivale pointue avec un pédoncule basal. Ce pédoncule de diamètre plus réduit que la tête du projectile baigne dans une charge de 0,5 gramme de phosphore blanc.

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