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La Première Guerre mondiale a été une période d'innovation rapide dans le domaine de l'aviation militaire. L'une des avancées les plus significatives a été le développement et l'amélioration des mitrailleuses utilisées à bord des avions.

Genèse de la Mitrailleuse Moderne

La première mitrailleuse (arme à feu à fonctionnement automatique), la mitrailleuse Maxim, fut inventée par Sir Hiram Stevens Maxim (1840-1916), un concepteur britannique d'origine américaine.

Enfant, il fut frappé par le recul d'un fusil, ce qui lui donna l'idée d'utiliser cette force afin d'automatiser les fusils existants alors. Il déménagea en Angleterre en 1881 (naturalisé en 1899, il sera anobli par la reine Victoria en 1901 pour ses inventions, plusieurs étant à usage militaire), s'installa dans une grande maison à West Norwood puis reprit ses travaux sur la conception d'une arme automatique. Maxim fit breveter son invention et trouva un fabricant d'armes pour construire sa mitrailleuse à Crayford, dans le comté de Kent.

Adoption et Production de la Maxim

En 1899, l'Allemagne entreprit de nombreux essais de mitraillettes. Les Maxim s'avérerent plus performantes que leurs concurrentes, Hotchkiss et Skoda. L'armée allemande adopta logiquement la Maxim sous le nom de MG 08, MG signifiant en allemand Maschinengewehr (ce qui signifie mitrailleuse en français). Cette arme fut largement produite par les Arsenaux impériaux allemands et exportée par la suite dans de nombreux pays, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Chine, Espagne, Irlande, Pays-Bas, Pérou, Perse, Roumanie, Pologne, Roumanie, Serbie, Suisse, Turquie et Yougoslavie.

Différentes variantes de cette arme furent produites en Russie, en Autriche-Hongrie, au Royaume-Uni, en Espagne et bien sûr aux Etats-Unis. Les arsenaux chinois la copièrent comme mitrailleuse Type 24 à partir de 1935.

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La Maxim Gun : Caractéristiques et Dérivés

La Maxim gun fut la mitrailleuse la plus célèbre de Maxim. Elle utilisait des balles de calibre 7,7 mm (.303 pouce), pesait environ 27 kg, et mesurait 107,9 cm. Lourde, elle nécessitait une équipe de quatre hommes pour sa manipulation.

Dérivée de la mitrailleuse Maxim, elle fut fabriquée en Allemagne à partir de 1908 et resta en production environ quarante ans. D'une cadence de tir de 500 coups par minute, elle utilisait des munitions Mauser, calibre 7,92 mm en bandes souples ou métalliques de 100/250 cartouches. Son poids, non chargé était de 22 kg, sa longueur totale était de 118 cm (taille du canon seul, 68 cm). Fabriquée en acier usiné sauf pour le radiateur (tôle) et les poignées (bois), cette mitrailleuse à tir automatique était dotée d'un système de refroidissement du canon par liquide.

Mitrailleuses Allemandes : LMG 08/15 et Parabellum MG 14

La version LMG 08/15 (Luft Maschinengewehr), communément appelée Spandau d'après la ville de sa fabrication fut montée sur les premiers Fokker à mitrailleuse synchronisée et devint l'arme principale de tir vers l'avant à montage fixe sur les chasseurs allemands.

La mitrailleuse Parabellum MG 14, d'un calibre de 7,92 mm, et également dotée d'un manchon de refroidissement, fut aussi montée sur des avions et dirigeables allemands de la Première Guerre mondiale. Conçue par Karl Heinemann et construite par la Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), elle était montée sur un support orientable et manoeuvrée, souvent, sur des appareils biplaces, par les observateurs.

Mitrailleuse Vickers : Amélioration de la Maxim

La mitrailleuse Vickers était une mitrailleuse Maxim (principe d'utilisation de la force du recul) améliorée et modifiée de façon à la rendre plus légère. Elle existait en version mitrailleuse Vickers d'infanterie, anglaise ou française.

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Les particularités de cette dernière était la bande de 250 cartouches spécifique à la balle D et portant des renforts spéciaux en toile, le bloc d'alimentation particulier pour la cartouche D de 8 mm portant des guides spéciaux et deux cliquets supérieurs séparés au lieu d'être réunis. La hausse était graduée en mètres pour le tir de la balle D et l'affût était spécifique, type affût-trépied Vickers type J. Deux calibres étaient utilisés : 7,7 mm (.303 pouce) et 11 mm. Exclusivement de calibre 7,7 mm (elle n'existait en 11 mm que dans les Commissions d'expériences et de réception des cartouches).

Mitrailleuse Vickers pour Avions

Mitrailleuse destinée à l'armement de capot des avions. Tir synchronisé, commandé par le moteur qui actionnait la gâchette aux instants voulus. Refroidissement du canon obtenu par le courant d'air du vol qui traversait le manchon ajouré. Existaient en deux calibres, 7,7 mm et 11 mm. Comportait un manchon de diamètre réduit et avait été construite directement pour l'emploi sur avion. Elle était parfois désignée sous l'appellation M.A.C.

Mitrailleuse Lewis

Army, la mitrailleuse de même nom fut montée pour la première fois sur un aéroplane début juin 1912. Les premiers modèles furent montés sur des Morane-Saulnier monocoque Type N à la place de mitrailleuses Hotchkiss dont les pièces mobiles étaient trop lourdes. La Lewis présentait en outre l'avantage d'être très maniable et d'être capable de tirer sous des angles variés.

Mitrailleuse des accompagnateurs d'aviation française, la mitrailleuse Lewis Mark 2 d'aviation est de conception britannique. Légère et facilement rechargeable, cette arme tire à une cadence de 550 coups par minutes. Refroidie par air, la mitrailleuse Lewis est montée en couple sur un cadre mobile.

Canon Hispano-Suiza de 37 mm

Sur une suggestion de l'As Georges Guynemer, la maison Hispano-Suiza effectua des essais de montage d'un canon semi-automatique d'infanterie de 37 mm tirant à travers le moyeu de l'hélice. Ce canon fabriqué par l'arsenal de Puteaux (TRP, Tir Rapide Puteaux, ou SAMC, Semi Automatique Moteur Canon), fut monté entre les deux rangées de cylindres d'un moteur en V de 220 ch, Type 8C. En 1917, le pilote René Fonck, testa ce canon monocoup à chargement manuel sur un Spad XII et abattit onze avions.

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Synchronisation du Tir : Fokker et Garros

Avant la guerre, deux brevets ont déjà été déposés en Allemagne, décrivant un système d'entraînement de l'arme par un moteur propulsif (Euler en 1912) ou sa synchronisation avec un moteur rotatif, l'arme étant commandée au pied par le pilote (Franz Schneider en 1913, que l'on peut considérer comme l'inventeur du principe).

Le constructeur se rabat alors sur un procédé moins ambitieux alliant une certaine synchronisation et un blindage de la partie de l'hélice située face à la sortie d'une mitrailleuse Hotchkiss. Certaines balles passent, les autres s'écrasent contre le blindage. Pour viser, il suffit de pointer l'avion lui-même. C'est avec la collaboration de Roland Garros, pilote à la MS.23, qu'il perfectionne ce dispositif et le rend opérationnel sur un Morane-Saulnier Type N. Ce dispositif monté sur un MS L Parasol permet au pilote de remporter trois victoires du 1er au 18 avril sur le front Nord. Mais le 19 avril 1915, Garros, touché par des Territoriaux bavarois affectés à la défense des voies, est contraint de se poser derrière les lignes allemandes au nord de Courtrai.

Une balle ayant atteint le moteur, il parvient à incendier son avion après s'être posé et s’échapper avant d’être finalement fait prisonnier, mais son arme de bord peut tout de même être inspectée et sa particularité attire la curiosité des Allemands: placée sur l'aile dans le champ de vision du pilote, elle tire dans l’axe de l’avion, entre les pales de l’hélice qui sont protégées par un déviateur. Le système est envoyé à Fokker qui travaillait sur le même sujet.

Il parvient à mettre au point un tir synchronisé à travers l'hélice d'une grande fiabilité avec une mitrailleuse Parabellum. Le crantage entre le moteur et la détente permet le déclenchement du tir, tandis que le système pneumatique joue sur la pression des gaz dans le moteur qui agit sur la détente de l’arme en réglant ainsi sa cadence (Brevet du 12.06.1916). Son système s’impose pour sa fiabilité auprès des autres constructeurs et motoristes et met en action jusqu’à 3 mitrailleuses fixes. Ce système est installé sur un monoplace d’avant-guerre sous la désignation Fokker M.5K/MG (MG pour Maschinengewehr; mitrailleuse), puis sur un Fokker E I.

L'Aviation Française en 1917

Pour l'année 1917 à 14 915. Comme il était impossible de présenter tous les avions construits pendant cette période, nous avons été obligés de faire un choix.

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