Cet article vise à explorer en détail les caractéristiques des munitions SFM 9mm PM, ainsi que leur contexte historique en France, notamment en relation avec le revolver MR73 et les pistolets-mitrailleurs (PM) de l'époque.
Il est essentiel de savoir interpréter les marquages sur les caisses de munitions pour comprendre leur contenu et leur période d'utilisation. Voici quelques exemples de marquages et leur signification :
La face interne du couvercle peut également contenir des informations, comme l'emplacement de la clé d'ouverture de l'emballage étanche et le numéro de lot de la caisse.
Il est important de noter que certaines caisses peuvent avoir des étiquettes de réemploi, indiquant que la caisse a été utilisée pour d'autres contenus après sa première utilisation.
Les caisses pour 675 cartouches de 7,5mm Mle 1929 balles C possèdent des marquages classiques à première vue. L'autre face de la caisse peut montrer une étiquette de réemplois. Sur les petits cotés, en plus des marquages, on trouve une étiquette de détail de la munition, et trace d'étiquettes de réemploi. Sur le fond est gravé le type et le n° de lot de la caisse et sur la face interne du couvercle une étiquette de contrôle, mise en 1982 sur la gravure du type. Ressaincourt était un dépôt de munition dans la région de Metz.
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La "vraie" caisse pour cartouches de 7.5mm indique une caisse de 2025 cartouches de 7.5mm Mle 1929 à balles traçantes de type A, étuis laiton, 178e lot de chez AVE pour 1961. En plus des bandes rouges des angles il y a un T rouge, la petite étiquette jaune donne le conditionnement à l'intérieur de la caisse, qui est une caisse n°3 MLe 1906-33. T12BA est le code caisse. Sur le couvercle des marquages de réemploie en unités. Sur les petits cotés des étiquettes des boites à l'intérieur, code caisse, tampon de visite en 1981 et le marquage du fabriquant de la caisse. A l'intérieur du couvercle les différentes étiquettes et la fiche de visite au dépôt.
Le revolver MR73, initialement conçu en .357 Magnum, a été adapté pour tirer des munitions de 9mm Para. Cette adaptation visait à répondre aux besoins des forces de l'ordre qui souhaitaient une arme fiable et puissante, tout en utilisant une munition courante et moins coûteuse.
Cependant, cette adaptation n'a pas été sans problèmes. Les munitions de 9mm Para, conçues pour les pistolets automatiques, pouvaient rencontrer des difficultés de chambrage dans le revolver. Certaines munitions restaient coincées dans le barillet, nécessitant une force importante pour extraire les douilles. De plus, le calibrage du barillet, adapté pour prendre la place du barillet .357, pouvait entraîner une perte de précision par rapport aux calibres .38/.357.
Malgré ces inconvénients, le MR73 en 9mm Para a été utilisé par certains services, notamment pendant le service militaire obligatoire, où il permettait de tirer avec les munitions de l'armée.
Pour permettre au MR73 de tirer des munitions de 9mm Para, l'ingénieur Pilorget a développé un système qui consistait à coincer une corde à piano dans l'étoile qui sert d'éjecteur sur les revolvers modernes. Ce système permettait de maintenir les cartouches en place dans le barillet, malgré l'absence de bourrelet sur les munitions de 9mm Para.
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Les avantages de ce système étaient l'absence de clips, la qualité de l'usinage, la précision de l'arme et le diamètre du canon adapté à la munition de 9mm Para. L'inconvénient était que, en cas de cartouches très chargées qui gonflent un peu dans la chambre, l'extracteur pouvait forcer pour extraire les étuis, entraînant un risque de neutralisation de l'arme si l'étoile éjectrice passait par-dessus l'étui resté dans la chambre de tir.
Certains témoignages indiquent que les munitions de 9mm françaises, fabriquées dans les années 1970 et destinées aux PM MAT 49, pouvaient avoir un amorçage corrosif. Cet amorçage pouvait provoquer des ravages sur l'arme si elle n'était pas nettoyée correctement après le tir.
Cependant, il est important de noter que les munitions SFM, qui ont pris le relais de Gévelot au début des années 1980, proposaient des munitions dont l'amorçage était moins dur et surtout non corrosif, plus adapté aux armes de l'époque.
| Marquage | Signification |
|---|---|
| 2208 cartouches de 9mm | Quantité et calibre des munitions |
| Pas de restriction d'emplois (PA et PM) | Munitions utilisables dans les pistolets automatiques et pistolets-mitrailleurs |
| 63e lot de l'atelier de construction de Tarbes pour 1960 | Lot de fabrication et année de production |
| T24CA | Code "produit" |
| 30 Kgs | Poids de la caisse |
| 0,016m3 | Volume de la caisse |
| Munitions à étuis laiton | Matériau des étuis |
| Balles traçantes (bandes rouges aux angles) | Présence de balles traçantes |
| Tampon de contrôle en 1966 (vs 66) | Date du contrôle de la caisse |
Les munitions SFM 9mm PM ont joué un rôle important dans l'armement des forces de l'ordre et de l'armée française. Leur utilisation, notamment avec le revolver MR73, a permis de répondre aux besoins de l'époque, tout en tenant compte des contraintes économiques et logistiques. La connaissance des marquages sur les caisses de munitions et des spécificités de ces munitions est essentielle pour les collectionneurs et les passionnés d'armes.
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