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La Société des établissements de plein air au Québec (SEPAQ) regroupe 46 établissements sur 50 000 km2 au Québec. On y retrouve 23 parcs nationaux, 13 réserves fauniques/pourvoiries et 8 établissements de tourisme (villégiature). Il est donc important de connaître les règles de chasse au petit gibier dans ces zones.

Acteurs de la protection de la faune

Plusieurs acteurs sont impliqués dans la protection de la faune et la réglementation de la chasse au Québec :

  • Agents de protection de la faune : Ils patrouillent le territoire, sensibilisent, contrôlent et, au besoin, verbalisent les usagers qui ne respectent pas la réglementation.
  • SEPAQ (Société des établissements de plein air au Québec) : Elle gère les parcs nationaux et les réserves fauniques, où la chasse est réglementée.
  • Pourvoiries : Elles proposent des hébergements, des guides pour la chasse et la pêche, et des zones sauvages préservées.
  • SOPFEU (Société de Protection des forêts contre le Feu) : Ses pompiers sont spécialisés et dédiés uniquement aux feux de forêt.
  • Agents du Réservoir Gouin : Ils s’occupent principalement de la faune aquatique et des activités de pêche.

Réglementation de la chasse

La réglementation de la chasse vise à assurer la conservation de la faune et la sécurité des usagers. Les agents de protection de la faune jouent un rôle essentiel dans l'application de ces règles. Le rôle d’un agent de protection est de patrouiller le territoire, sensibiliser, contrôler et au besoin verbaliser les usagers qui ne seraient pas en règle.

Zones d'exploitation contrôlée (ZEC)

Nicholas, mon professeur de survie, d’outils et de construction/infrastructure, nous parle de son expérience en tant qu’agent de protection de la faune, principalement auprès des ZEC (Zones d’Exploitation Contrôlée), de grands territoires forestiers où la chasse, la pêche et d’autres activités d’extérieur sont pratiquées et doivent donc être règlementées.

Pourvoiries

Les pourvoiries, de façon plus générale, proposent des hébergements (chalets souvent isolés les uns des autres), des guides pour la chasse et la pêche et bien sûr des zones sauvages préservées et entretenues pour assurer une faune active et nombreuse. À part le métier de guide de chasse/pêche, les tâches sont les mêmes que dans n’importe quel lodge, par exemple, à savoir : accueil , transport et installation des clients dans leur chalet (parfois loin, très loin, le transport pout se faire un chaloupe, VTT (= quad), camion, skidoo (= motoneige) ou même avion ! Les employés sont également chargés de l’entretien et du ménage dans les infrastructures et de tous les services tels que le bois de chauffage, la préparation des véhicules et du matériel de chasse/pêche, selon la pourvoirie et selon le forfait que les clients choisissent.

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Réservoir Gouin

Pour terminer, on rencontre le chef d’équipe des agents du Réservoir Gouin, un immense territoire qui est, comme vous l’imaginez, composé d’énormément d’eau ! En gros, le réservoir Gouin, ça représente 5 000 kilomètres de rivage, 22 pourvoiries, 6 à 8 employés par an et pour s’y rendre de la Tuque, ça prend 3 heures de camion puis 1 heure de bateau vers le nord, rien que ça !! Le rôle des personnes qui y travaillent s’apparente à celui des agents de protection de la faune, avec qui ils travaillent et collaborent quotidiennement. Ils s’occupent principalement de la faune aquatique et des activités de pêche. Donc encore une fois, on retrouve comme tâches : l’accompagnement des usagers, les contrôles d’embarcations, du matériel et des prises, la verbalisation au besoin, l’enquête et la patrouille du territoire. C’est un espace tellement grand que les équipes sont également en contact avec les gérants de pourvoiries et les autres organismes opérant sur le réservoir.

Législation québécoise et les loups

En effet, pour toute personne intéressée à mieux connaître les loups, les seules options favorisées par le gouvernement québécois sont la chasse et le piégeage. La législation québécoise fait exclusivement la promotion de ces activités, laissant dans l’ombre d’autres modes d’interaction tels que l’observation animalière et les activités naturalistes. Ce focus unilatéral a de graves conséquences pour la communauté lupine, car il n’existe aucune limite réglementaire quant au nombre d’individus pouvant être tués.

Les loups de l'Est

Le principal danger qui guette ces canidés, précise le COSEPAC, « est sans doute la mortalité d’origine humaine par chasse et piégeage », permise à l’extérieur des aires protégées et facilitée par le réseau routier. Malgré cela, le gouvernement québécois encourage la chasse et le piégeage des loups, leur accordant le double statut de « petit gibier » et d’« animal à fourrure ». Il promeut activement le piégeage des canidés, notamment à travers un cours spécialisé, et n’impose aucune limite réglementaire quant au nombre de loups pouvant être chassés ou piégés.

En Ontario, les loups de l’Est sont classés « espèce menacée » depuis 2016 en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition, bénéficiant ainsi de mesures de protection contre la chasse et le piégeage mises en place par le gouvernement provincial. Par exemple, l’Ontario interdit de chasser ou de piéger les loups et les coyotes dans les parcs provinciaux Algonquin, Killarney, Queen Elizabeth II Wildlands et Kawartha Highlands et aux alentours de ceux-ci.

Au Canada, c’est en juin 2024 qu’Environnement et Changement climatique (ECC) accorde enfin le statut d’« espèce menacée » aux loups de l’Est. Ce changement de statut implique « qu’il sera interdit de tuer, de nuire, de harceler, de capturer, de prendre, de posséder, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger l’espèce ou toute partie ou tout produit dérivé de celle-ci. Il est également interdit d’endommager ou de détruire la résidence (par exemple, […] la tanière) ».

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Conseils pour les randonneurs en période de chasse

La période de chasse est quelque peu délicate pour les randonneurs. Croiser des personnes, fusil à la main, aux abords des sentiers n’est pas toujours rassurant. La relation entre randonneurs et chasseurs est parfois compliquée, car il faut partager un même « terrain de jeu ». Le premier point consiste à se renseigner sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse dans votre région. Généralement, la période d’activité principale s’étend de septembre à fin février. Toutefois, il est important de consulter les arrêtés préfectoraux pour connaître les jours exacts et les exceptions.

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