Que veut ce livre ? Etudier des communautés humaines que l'on dit abjectes et arriérées entre toutes. Celles des nègres australiens étaient indiquées. Quand nous nous mîmes à l'œuvre, le fouillis semblait inextricable. Les coutumes bizarres, incongrues, absurdes même, se multipliaient. Pourtant, elles s'éclaircissaient à mesure qu'on les juxtaposait : il fallait donc les réunir en grand nombre. Ensuite, il y avait à les rapprocher de faits similaires, quelle qu'en fut la provenance, il fallait éclairer la coutume d'Australie par l'ethnologie comparée. Alors nous eûmes une agréable surprise.
A son tour la sauvagerie des Antichthones jetait quelque lumière sur les sociétés barbares de l'ancien monde. Et nos ancêtres revivaient en un broussard dédaigné. Mieux que cela, ce Primitif prenait une vague figure d'homme universel.
Dans l'antiquité déjà, les bons esprits pressentaient que « Thulé cesserait d'être la borne de l'univers, et qu'élargissant sa ceinture, l'Océan découvrirait à l'homme une terre immense ».
A l'Australie manquent les avantages de relief, de configuration générale et de climat qui font de l'Ancien Continent une partie du monde privilégiée. Comparée à l'Europe, elle représente une « forme lourde et fruste, celle d'un bloc à peine dégrossi. » Elle est dépourvue de golfes profonds qui articuleraient sa masse, dépourvue surtout de hautes montagnes, nourricières de fleuves qui arroseraient de vastes bassins et les recouvriraient de fertiles alluvions.
Abord inhospitalier que celui des côtes N. et N. E. développant une longue barrière de récifs, n'ouvrant que de rares passages. Faible est la profondeur des mers qui entourent cette île énorme, faible aussi l'élévation moyenne de son plateau.
Lire aussi: Guide d'achat : cartouchière en cuir pour carabine
Le long du rivage oriental, un renflement, haut d'un millier de mètres, donne naissance au massif dit des « Alpes Australiennes, » dont les plus hauts pics dépassent rarement deux mille mètres, et feraient triste figure à côté du Gothard, du Mont-Blanc, du Monte Rosa.
En ces rochers bat, mais faiblement, le cœur du continent; de leurs pierres sourdent les fontaines de vie auxquelles l'Australie s'abreuve, et fussent-elles plus abondantes ! Vrai malheur pour une contrée, tropicale par la moitié de son étendue, que cette insuffisante réfrigération des vapeurs aériennes. Nul glacier n'ouvre ses écluses sous l'action des chaleurs estivales, les plaines ne se désaltèrent que grâce à des eaux d'orages et aux pluies intermittentes. Parfois le ciel a refusé ses ondées pendant vingt mois, même davantage. La terre défaille, sa progéniture tombe pâmée et agonise.
Mais des vapeurs se condensent soudain, des nuages -s'agglomèrent et crèvent au hasard, submergeant une plaine au - milieu d'autres qui restent chauffées à blanc. Le flot s'écoule en déluge, roule et emporte dans ses bruyantes cataractes des moutons qui se débattent et se noient, peutêtre avant de s'être désaltérés ; puis l'eau s'évapore, laisse un résidu de particules boueuses et fortement salines qui durcissent, en croûte.
Pourtant les creux recèlent encore de la bonne eau, après laquelle fouissent, dit-on, les émeus et autres oiseaux. Novembre et janvier passent pour des mois relativement pluvieux. Mais de violentes averses compensent mal une longue sécheresse ; un terrible orage qui éclate, ici ou là, ne rafraîchit pas une région.
Dans une plaine immense s'étendant en terrains onduleux, ne coulent que de maigres rus et ruisseaux; des rivières qui dans la saison humide se présentaient comme un chapelet de lacs, n'offrent plus en été qu'une suite de mares bourbeuses et souvent ne roulent que sous un lit de sable. Les trois grandes artères continentales, le Darling, le Mourroumbidji, le Murray, cheminent leurs deux mille kilomètres, mais sur ce long parcours elles n'épanchent point la vie à larges flots, puisque même après s'être réunies en un seul lit, elles n'ont pas le débit régulier de la Seine à Paris.
Lire aussi: Cartouchière de ceinture pour balles de carabine : ce qu'il faut savoir
Des collines fauves se prolongent en plaines grises. Telle, la région de la Buisse ou de l'Espinasse. D'innombrables buissons naissent après une ondée ; quelques averses les raniment de loin en loin. Ils ont tige maigre, feuille mesquine, rameaux décharnés finissant en piquants ; ils vivent de misère, leurs longs désirs sans cesse déçus s'aiguisent en rancune. Autour végètent des herbes dures et des carex tranchants : Maupin, Malespine et Cie.
Autant que des tourmentes de sable, autant que des 55° C de chaleur, les premiers explorateurs disaient avoir souffert du terrible Spinifex ou Porte-Epines. La plante croît par touffes. Les jets, d'abord d'un pâle verdâtre, prennent la teinte des chaumes desséchés, s'affilent en dards, s'aiguisent en poignards. Malheur à qui l'approche !
Sous la forme d'un arbre de haute futaie, dans les régions fertiles, et sous celle d'arbuste, dans les terrains maigres, on rencontre une détestable ortie, la Laportea, d'autant plus dangereuse qu'elle est moins grande ; ses baies ont goût de framboise, mais on n'ose les cueillir. Rien qu'à passer on éternue quand souffle le moindre vent. Les feuilles sont garnies d'aiguillons qui brûlent comme fer rouge, et dont le venin fait les chiens hurler du haut de la tête, les chevaux ruer et se rouler sur le sol. On parle de piqûres mortelles.
Parce que la partie torride du centre est en triste condition : pensez] donc, rien que vingt pauvres centimètres de pluie par année, - mais l'on pense à forer des puits artésiens - il s'en faut que tout le continent ne soit qu'une a Terre de Désolation. » L'Australie n'a pas que ses garrigues, son Désert des Grès et sa Terre des N uyts.1 Pour peu qu'elle soit arrosée, la terre chauffée par le soleil tropical donne naissance à une végétation superbe.
Du temps où l'on se plaisait à décrier l'Australie, - c'était avant la découverte des placera et des pépites, - des savants élucubrèrent la théorie que cette ile, amas d'éléments confus, déversoir de balayures géologiques, avait été formée par des météorites, et peut-être par une comète tombée dans le Pacifique. On dit aujourd'hui que ce continent fut un des premiers à émerger des mers primitives, mais non pas un des plus rapides à se constituer.
Lire aussi: Cartouchière Fait Main : Guide Complet
Cette partie du globe a conservé une physionomie primitive dans sa flore et dans sa faune ; à preuve ses marsupiaux, les plus anciens et les moins perfectionnés des mammifères, ses protéacées, ses casuarines presque aphylles. Les premiers zoologues et les physiologistes se prenaient à croire qu'ils visitaient une autre planète.
Le désert absorbe un tiers du continent. Avant l'arrivée des colons, les deux autres tiers étaient couverts par la Prairie, par la Brousse et par la Forêt, chacune avec sa végétation propre. Le recensement de la flore opéré en 1888, constatait que sur neuf mille plantes, les neuf dixièmes environ étaient inconnus en dehors de l'Australie.
La végétation la plus spéciale se montre à l'angle S.O., vers la Rivière aux Cygnes et le détroit du Roi Georges. Quelques familles, répandues à profusion, déterminent la physionomie de vastes espaces. Ainsi dans la Prairie, le Panicum Iseviode, et l'Anthisteria ou Iierbe aux Kangourous ; les cavaliers disparaissent dans leurs fourrés. Abondent aussi les monocotylédones à tronc ligneux, dépourvu d'articulations, tels que les Kingia, dont quelques exemplaires dépassent neuf mètres de haut.
Quant à la fameuse Xanthorrhée, dite par les colons l'ArbreHerbu, elle croit un peu partout. C'est une amaryllide à feuilles longues et minces. De leur fouillis jaillissent des tiges élancées. Les plus hautes espèces atteignent six mètres, les plus basses, telles que le xerothis et le dasypogon sont dépourvues de tiges et poussent ras le sol.
La Xanthorrhée est pour nos sauvages la « plante des merveilles » comme le maguey pour les Mexicains et le cocotier pour les Malabarais. On en mange les racines et les jeunes pousses ; on en utilise la moindre parcelle : les feuilles pour litière, toits, abris et clayonnages ; elles sont tissées en canevas, nouées en filets, tordues en torches qui flambent en une flamme égale et vive, due à l'huile qu'elles contiennent. Elles suintent une sorte de caoutchouc fleurant le benjoin, qui durcit en une résine tenace ; nos chimistes la mélangent à des vernis.
Reconnaissant à ce roseau qui lui donne nourriture et boisson, feu et lumière, armes et outils, le nègre d'Australie ne veut pas séparer son existence de la sienne, se dit son enfant. Si bien que les Blancs, confondant l'homme et la plante, leur donnent la commune appellation de Black Boy, négriche ou négrillon.
Autres les sylves du continent australien.
L’hiver s’installe peu à peu, et avec lui, une question qui nous brûle tous les lèvres : « Comment ne pas avoir l’air d’un employé des pompes funèbres tout en gardant un peu de style ? ». Comment ça, vous ne vous posez pas la question ? Alors on la pose pour vous ! Et la réponse se tient souvent dans… les accessoires. En effet, en cette saison, les accessoires portent très mal leur nom, puisqu’ils permettent souvent de donner une touche de couleur, un relief, un caractère supplémentaire à une tenue. Sac à dos, écharpe, et même chaussettes, chacun d’entre eux peut s’imposer comme ce qui va faire d’un look, un look qui « fonctionne ». De quoi ne plus hésiter une seconde à porter son éternel manteau noir.
La seule illusion que vous aurez aujourd’hui, c’est en regardant le motif de ces chaussettes de chez Happy Socks ! En effet, avec son effet géométrique, cette paire permet d’apporter un peu de profondeur tout en laissant apparaître des nuances de bleu particulièrement sympas. Côté fabrication, la marque a misé sur du coton bio (peigné), mais aussi sur un détail qui fait la différence lorsqu’on parle de confort : un talon et des orteils renforcés.
Est-ce que vous connaissez l’histoire du type qui avait la tête comprimée par son bonnet toute la journée ? Ce type, ça a peut-être été vous, mais désormais, tout ça, c’est terminé ! En effet, le bonnet « Ara » de chez Nitto Knitwear est pensé non seulement pour le style (il se décline dans un nombre incalculable de coloris), mais aussi pour le confort. Cet élément garantit une adaptabilité parfaite en fonction de la forme de notre crâne.
Bon, on ne va pas se mentir, l’hiver, c’est aussi une saison où il est plus probable que la pluie se pointe plutôt qu’en plein mois d’août. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’avoir un bon parapluie toujours sur soi ! Cette saison, notre cœur penche pour ce modèle de chez Charles Tyrwhitt. La marque anglaise nous donne un peu de son chic avec un parapluie tout en subtilité, mélange de bleu marine et de bleu cobalt sur le bord, qui se décline également aux couleurs du drapeau britannique dans un autre modèle, si on souhaite pousser le bouchon. Ses qualités ? Voilà un accessoire qui pourra nous suivre hiver comme été !
Quiconque dispose d’un passeport peut tout à fait être l’heureux propriétaire d’un… protège-passeport. Celui de chez Jules & Jenn est plutôt très sympa, non seulement parce qu’on aime son aspect bleu (décliné en deux autres coloris), mais aussi parce que son cuir de veau italien est de bonne facture, sans parler de sa fabrication italienne à la main, ce qui est toujours un petit plus ! Et même si la taille ne compte pas, celle de cet accessoire est parfaite pour accueillir tous les passeports : 10 x 14 x 0.9 cm.
Après Pierre Desproges, Pierre Niney et Pierre Perret, il va désormais falloir compter sur « Pierre » (tout court), le sac pour ordinateur de chez Hindbag ! Disponible en six coloris, on a misé pour ce très beau vert olive ; mais cette sacoche n’est pas qu’un physique, loin de là ! En premier lieu, on retrouve un rembourrage en mousse, ce qui nous semble assez utile pour protéger un ordinateur. Côté taille, si vous avez un appareil de 15 pouces… c’est tout bon, ce sac pourra l’accueillir ! Enfin, on aime son coton biologique assez robuste, qui traversera les saisons en toute détente.
Déjà parce que cette ceinture n’a pas d’oreilles, mais aussi parce qu’elle coche toutes les cases de la ceinture parfaite. Commençons avec sa couleur, que la marque nomme « pain brûlé », mais que nous qualifierons de marron, pour les plus simplistes d’entre nous. Il convient de préciser que comme nous l’habitude Bleu de Chauffe avec le reste de ses produits, cette ceinture est fabriquée en France, en l’occurrence à partir de cuir tanné végétal.
Ça n’est pas un, mais bien deux produits qu’on vous propose aujourd’hui ! Deux produits qu’on a décidé de réunir sous forme de lot qui, soit dit en passant, constituerait une très bonne idée de cadeau de Noël… Ce lot, c’est ce combo sac à dos + trousse de toilette de chez BILLYBELT, qui conviendra à plus ou moins tout le monde, baroudeur du dimanche ou sédentaire invétéré. Car oui, à moins d’être un kangourou, tout le monde a besoin d’un sac ou d’une trousse de toilette pour y ranger ses affaires ! D’un côté, on a donc le sac roll-top en polyester recyclé, qui, comme la trousse, se décline dans d’autres nuances de couleurs. Avec sa contenance de 25 à 30 litres, il saura accueillir nos petites affaires, et même notre ordinateur avec son compartiment matelassé. De l’autre côté, on retrouve donc la trousse de toilette, elle aussi en polyester recyclé, qui dispose non seulement d’une grande poche (ce qui semble logique), mais aussi d’une petite poche intérieure pour une meilleure organisation.
Peu nombreux sont les accessoires à représenter aussi bien l’hiver que les gants ! Mais attention, on ne rigole pas avec le froid… mais pas avec le style non plus, et c’est la raison pour laquelle on a misé sur cette paire de chez Paul Marius. Un modèle unisexe, en cuir d’agneau (pleine fleur) doublé laine, que l’on a choisi en coloris naturel, mais qui est également proposé en bordeaux ou en noir. On l’aime aussi pour sa confection italienne (napolitaine plus exactement), dans un atelier qui nous donnerait presque envie de lui rendre visite et le remercier pour nos doigts. Et pompon sur la pomponnette : ces gants sont disponibles dans plusieurs tailles.
Qu’est-ce qu’un habilleur de cou ? Une bonne définition pourrait être de découvrir Cinabre, cette marque française qui nous propose de quoi habiller… notre cou (original tiens). Cet hiver, notre must-have pourrait bien être cette écharpe « Cité Bergère », hommage à un lieu de Paris, mais pourtant fabriquée en Auvergne. Ce modèle en laine mérinos incarne toute la subtilité de la marque, notamment grâce à ses finitions faites mains, ou encore à ses fines franges. Par ailleurs, sa taille s’avère très polyvalente : 200 x 42 cm, ce qui permet de nouer son écharpe un peu comme on le souhaite.
Envie de remonter le temps ? Cette montre de chez Undone dénichée chez Ocarat possède un design directement puisé dans l’esprit des années 1930. Un esprit un brin vintage, qui n’est pas pour nous déplaire ! Ce modèle « Basecamp Cali Vintage » (qui porte donc bien son nom) possède un boîtier en acier inoxydable de 40 mm, qui abrite lui-même un cadran noir rehaussé de petits éléments jaunes. Côté mouvement, ce dernier est automatique, et la résistance à l’eau est garantie jusqu’à 100 mètres.
A Piece of Chic est le nom d’une jeune marque lyonnaise créée en 2011. Un beau projet que j’ai découvert en décembre dernier avec les premières photos des foulards en soie. Et que j’ai pu voir depuis en vrai dans un bistrot parisien lors d’une rencontre avec Sébastien Chirpaz, créateur de la marque. A Piece of Chic rend hommage à l’élégance des années 40, 50 et 60 avec un foulard qu’on n’enroule pas négligemment mais que l’on noue avec coquetterie.
Les imprimés créés par Stéphanie Carrion, styliste lyonnaise, se veulent rétro mais sans pour autant tomber dans le cliché vintage trop évident. Sébastien et Stéphanie imaginent des modèles qui s’inspirent de leurs passions pour l’automobile, le design, la mode, la musique, le cinéma et l’art.
Réaliser ses foulards dans la région de Lyon était pour Sébastien une évidence. La ville est la capitale de la soie depuis la Renaissance. De la préparation de la soie, à la confection des foulards, jusqu’à leur mise en packaging, toutes les opérations d’impression et de transformation sont réalisées par des entreprises du Rhône.
Pour sa première collection, baptisée « Chapitre I », A Piece of Chic propose 3 formats : un carré de 50x50cm, un carré de 70x70cm et une écharpe tubulaire de 140x15cm qui peut se porter autour du cou, de la taille ou autour de la tête chez la femme. Parmi les modèles proposés citons notamment « L’étoffe des héros » qui évoque l’épopée de l’aviation en reprenant des motifs art déco des années 30 et le modèle « Cafe Race » qui rend hommage aux gentlemens racers des années 60.
Si quelques boutiques proposent les foulards a Piece of chic depuis quelques semaines, ils sont à présent disponibles pour tous via la boutique en ligne de la marque. Le carré de 50x50cm est vendu 65€, tandis que le carré 70x70cm tout comme l’écharpe en soie sont à 89€.
tags: #sac #cartouchiere #panda #cie #avis