Le FM 24/29 M65 est une arme qui a suscité beaucoup d'enthousiasme chez certains officiers de l'époque (1965-1967). Devant les résultats obtenus avec cette arme, ils n'hésitaient pas à la décrire comme une arme de tireur d'élite ! (Propos recueillis dans certains courriers de l'époque).
Plusieurs témoignages et expériences d'utilisateurs mettent en lumière les qualités et les particularités de cette arme.
Gilles78 n'a malheureusement utilisé le 24-29 qu'en tir à blanc lors de sa PMS à l'été 1974 à Mourmelon, en même temps que les MAS49 qui étaient à l'époque tous deux en dotation dans les unités de gendarmerie mobile qui supportaient et faisaient une partie de l'encadrement de cette PMS. Il se souvient d'une arme relativement simple et efficace et très solidement construite (bien rigide en particulier par comparaison avec l'AA52), même si plus lourde que l'AA52 dont on rêvait et sur laquelle on ne faisait que de l'instruction montage/démontage. Il ne doute pas que ces modifications aient pu lui apporter une précision redoutable pour une arme fonctionnant à culasse ouverte, dès lors que la visée était rendue également réglable par clics. Evidemment gauchers totalement exclus !...
fcrozet pense que le génie de M. Tellié est pour beaucoup dans l'aboutissement de cette arme de concours. Malgré sa "classe" tardive, il a eu l'occasion de tirer avec un FM 24/29 "brut" mais neuf de sortie de Centre Mobilisateur qui n'avait rien de ridicule après un peu d'école et un bon prof.
toulon44 n'a malheureusement jamais eu l'occasion de tirer avec ce FM et n'a pour sa part utilisé que l'AA52 en version FM qui lui a laissé quand même un très bon souvenir. Ceci dit le père d'un ami serveur de FM 24/29 en 42 en tunisie et blessé lors de combats contre les paras allemand ne lui en a dit que du bien de part sa position au tir et sa précision malgré la visée déportée. Si un jour il a la chance de pouvoir en essayer un, il ne la laissera pas passer.
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Cette arme était encore en dotation dans les brigades et compagnies de gendarmerie en 1978. Aucun gendarme de la compagnie ne savait plus la démonter, venant de finir ses classes et déjà passionné, on lui avait demander d'en assurer le démontage et l'entretien. Ce FM l'avait impressionné par sa qualité de fabrication. Pour ceux qui veulent le voir en action, il faut regarder l'excellent week-end à Zuydcoote.
Il est fait brièvement mention de ce FM dans l'ouvrage de Jean Huon et Gaëtan Brunel "Le fusil-mitrailleur Modèle 1924 M 29" (où figurent des photos de l'ami Tomeï), paru en 2007 chez Crépin-Leblond. L'arme est présentée comme "FM Mle 24 M 29 de compétition", avec (mauvaise) photo de l'arme (J. Barlerin) et assez bon gros-plan de la hausse particulière.feder504 a eu l'occasion d'utiliser, uniquement à l'exercice, avec tirs à blanc, cette excellente arme, découverte en 1967-68 à l'ENSOA, lors des séances de combat sur le terrain, et il a appris à le démonter "sur le tas", durant ces fameuses séances de nettoyage, souvent nocturnes, qui duraient beaucoup plus longtemps que la séquence "tir" ! Pour le tir réel, c'est l'AA52 qui était en service.
feder504 se souvient d'une compétition "toutes armes" de grande envergure, organisée par l'École à Biard, près de Poitiers. Il aurait bien aimé participer à une "compétition entre FM", car il était loin d'être mauvais à ce jeu.
Le père de Verchère avait utilisé le 24-29 en AFN, concurremment au BAR ; il préférait le 24-29 et n'en a jamais démordu, malgré une formation ultérieure à l'AA52 lors de ses stages de réserviste. Quand il commandait la compagnie d'intervention du CM54 (Hte Saône) l'arme automatique était encore le 24-29 (fin des années 70), et il a alors pu assister à tous leurs tirs réels, y compris le fameux "tir en marchant" qui les amusait beaucoup...Ce qu'ils disaient, c'est que le 24-29 permet de faire des tirs d'une précision presque analogue au fusil, alors que l'AA52 n'est bon qu'à arroser un secteur (mais honnêtement, c'est ce qu'on attend d'une arme automatique : si la cible est bien définie, il est plus économique d'y mettre un simple coup de fusil).
Pour sa part, au milieu des années 90, Conservateur était dans une brigade territoriale de gendarmerie où le F-M 24/29 était accroché au râtelier de leur armurerie, à ne sortir qu'en cas de force majeure... Lorsqu'il a fallu sortir "l'artillerie" pour le plan vigipirate au moment des attentats de 95 et chercher Khaled Kelkal, ils avaient des MAT 49 et des fusils à pompe... le F-M toujours en réserve... En même temps, ils n'avaient jamais reçu aucune instruction sur cette arme ! Il ne sait même pas s'ils avaient des munitions !
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Leboulanger considère qu'il s'agit d'un excellent fusil bien de chez nous. Il est très surpris de lire que des cadres ne sachent pas le démonter. Une simple clavette à dévisser "en manivelle" et tout sort par l'arrière. Un gamin de dix ans saurait effectuer la manœuvre ! (Arme neutralisée comme il se doit)Il a souvenir qu'il était très dur à la détente. De l'ordre de 3 à 4 Kg . La queue de détente étant celle de devant, les petits doigts sont assez handicapés pour assurer confortablement ce tir.
Il y a eu même une tentative de l'alimenter par bandes si je me souviens bien. Gilles78 indique qu'un 24-29 en 308 NATO, avec alimentation au choix, si possible chargeur engagé par dessous, aurait été un concurrent non négligeable dans les programmes d'armes collectives des années 50 dans les rubriques endurance, précision, fiabilité.... Mais il aurait été inéluctablement dépassé en terme d'industrialisation avec son boitier totalement usiné dans la masse.
Son système de fonctionnement a été copié pour le design de la mitrailleuse MAC31 Reibel, dont la fiabilité était proverbiale (les pilotes et inverseurs d'EBR ont été les derniers à l'utiliser), et dont une version alimentée par bande pour l'aviation et l'équipement des forteresses est sortie en 39...
Lors de tirs avec différentes armes, la position du pouce est souvent étendue sans raideur en direction de la cible. Cette position est observée même en double action avec un revolver.
L'utilisation de systèmes HPA (High Pressure Air) dans l'airsoft suscite des débats et des incompréhensions. Ces systèmes, qui utilisent de l'air comprimé pour propulser les billes, sont parfois associés à la triche, à la recherche de performance excessive et à des comportements limites en jeu.
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| Argument contre | Contre-argument |
|---|---|
| Triche | La triche est possible avec tous les systèmes. |
| Cadence de tir excessive | Les AEG et GBB peuvent rivaliser. |
| Joule Creep | Peut être maîtrisé et affecte d'autres répliques. |
| Esthétique | Question de goût personnel. |
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