L'histoire des petits revolvers anciens est intimement liée à l'évolution de l'armement portatif. Ces armes, discrètes et facilement dissimulables, ont connu leur apogée au XIXe siècle, devenant un accessoire courant.
L'arme est probablement l'une des plus anciennes inventions de l'humanité. Dès la préhistoire, l'homme a utilisé des bâtons et des pierres comme projectiles. L'invention de l'arme a eu un impact considérable sur sa survie, lui permettant de chasser et de se protéger.
Initialement, les lames et pointes de flèches étaient fabriquées en silex. Vers 4000 avant J.C., le travail du métal se développa, et le bronze fut utilisé pour les lames, hampes, pointes de flèches et harpons. Le fer apparut vers 2000 avant J.C.
L'histoire de l'armement est une course constante à l'innovation.
L'origine de la poudre à canon reste incertaine, bien que de nombreux pays en revendiquent la paternité. La première mention écrite de la recette de la poudre apparaîtrait en Angleterre vers 1260. La poudre à canon, aujourd'hui appelée "poudre noire", est peu explosive. Inventée par les Chinois pour créer du bruit et de la lumière, la poudre d'artifice ne comportait initialement que deux ingrédients. Vers 1300, elle fut composée de trois éléments : le soufre, le charbon et le salpêtre.
Lire aussi: Tout savoir sur les présentoirs pour revolvers et pistolets
Les premiers canons étaient rudimentaires, souvent en forme de vase posé sur un support en bois. Rapidement, des fûts en fer soudés furent placés sur un affût. La poudre était enflammée en introduisant un fer rougi dans un petit trou sur le côté du canon. Le projectile, mal ajusté, rendait l'arme imprécise.
Les premières armes à feu portables étaient des canons miniatures, introduits vers 1380 et appelés "bâtons à feu". Composées d'un canon en fer fixé à une perche, elles furent rapidement remplacées par l'arquebuse, une arme pourvue d'un fût permettant de l'appuyer contre le corps.
Vers 1460 jusqu’à 1660, l’arquebuse, mot découlant d’hacquebute : C’est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer fixé sur le côté du fût et tenant une mèche.
Vers 1411, le fer rougi fut remplacé par une mèche à combustion lente maintenue dans un serpentin fixé sur le côté du canon. Si les premières découvertes en matière d'armes à feu concernaient les canons, c'est à partir de cette époque que les plus grands développements techniques furent apportés aux armes portatives. Les premières armes à feu à mèche étaient encombrantes et complexes à utiliser. La mèche incandescente, bien que pratique, rendait le tireur facilement repérable.
La solution à ce problème fut apportée en Italie, au début du XVIe siècle, par Léonard de Vinci. La platine à rouet utilisait un mécanisme à ressort pour faire frotter un morceau de pyrite sur une roue, produisant des étincelles pour enflammer la poudre. Cette invention permettait de transporter une arme chargée et prête à l'emploi. Elle permit aux cavaliers de tirer d’une seule main.
Lire aussi: Pistolet ou Revolver: Avantages et Inconvénients
Vers 1510-15 la platine à « rouet » (peut-être inventée par Léonard de Vinci, ou Johan Kuhfuss) permet un allumage sans mèche, sur le principe d’une roue rainurée (le rouet) entrainée par un ressort, et qui frotte sur une pyrite de fer mordue (tenue) par un « chien » produisant ainsi des étincelles, qui allument la poudre. Ce mécanisme fiable mais couteux et fragile sera principalement réservé aux arquebuses de chasse, et aux pistolets.
Inventée en Italie vers 1547, la platine à chenapan (ou à silex) simplifia le processus. Elle utilisait le frottement d'un silex contre une plaque d'acier pour produire les étincelles. Puis vint la platine dite à « Miquelet » inventée vers 1600 en Espagne, dont le mécanisme est extérieur.
Le pistolet à silex était généralement utilisé par les officiers.
Les répliques de pistolets à silex sont aujourd'hui prisées par les passionnés d'histoire et les amateurs de décoration authentique.
Au milieu du XIXe siècle, la libéralisation des pistolets de poche a créé un véritable engouement pour ces armes, accessibles à un public plus large.
Lire aussi: Fonctionnement d'un revolver et d'un pistolet : Le guide complet
L'apparition du revolver, arme de poing à barillet, a marqué un tournant décisif, offrant la possibilité de tirer plusieurs coups successivement sans recharger.
Le nom de Colt est indissociable des revolvers. Les revolvers Colt à poudre noire ont été utilisés par les civils pour se protéger et par l'armée américaine. Ils représentent le rayonnement de l'industrie américaine, qui a concurrencé l'armement européen.
Petit révolver de type "bulldog" probablement de fabrication Belge et possiblement à Liège comme le laisse penser le poinçon d'épreuve de cette ville sur du barillet (ELG couronné) poinçon utilisé depuis 1893 jusqu'à nos jours. Le R couronné est celui apposé sur les canons rayés de 1897 à nos jours.
Il s'agit d'un bulldog de fabrication belge (poinçon elg) de la fin du 19ieme siècle. C'est un révolver très répendu qui tirait des munitions à poudre noire (remplacée au début du 20ième siècle par la poudre sf): rien de militaire, arme civile.
Les usines belges ont inondé l'europe de ces petits révolvers revendu souvent par correspondance chez manufrance par exemple.
Les bulldogs sont libérés depuis 1987 et les revolvers que les collectionneurs ont baptisé de l’appellation générale de « Vélodogs » le sont depuis 2013. Il est vrai que la charnière 19/20e siècle a vu se développer d’innombrables petits revolvers.
La particularité des armes que nous étudions dans cette page est d’avoir un barillet non basculant dans lequel les cartouches doivent être chargées une à une et les étuis extraits un par un après le tir à l’aide d’une baguette basculante logée dans l’axe du barillet.
Le Webley RIC : ce revolver simple et robuste fut initialement acheté par la Gendarmerie Royale d’Irlande (Royal Irish Constabulary, en abrégé : RIC). Les premiers Bulldogs ont été commercialisés par Webley à partir de 1878. Ce type d’arme est apparu sur le marché en 1878 et son mécanisme relève de brevets de 1868. Le classement en catégorie D§e) du Bulldog et de ses copies ne fait donc aucun doute. Sauf les armes en calibre 6.35 et 7.65 qui, elle, sont surclassées par arrêté.
Au début de la première guerre mondiale la France manque d'armes de poings et se tournera vers différentes manufactures dont bien sûr l'espagne (Neutre et surtout voisine, ce qui évite de voir sa cargaison coulée par un u-boot...) En mai 1915 les commandes sont passées auprès de Gabilondo y Urresti à Eibar pour fournir 10 000 pistolets Ruby par mois.
Il faudra attendre février 1917 pour que les premiers revolvers "espagnols" soient livrés à la France. Bien évidemment, ces revolvers devront être chambrés en 8mm92!
On distingue alors deux modèles:
La particularité franco-française de notre revolver Mle1892 est bien évidemment son barrillet basculant sur la droite! Au final ces "92" espagnols n'ont quoi en commun avec notre 1892? Ce sont des revolvers à 6 coups... chambrés en 8mm92... avec un anneau de dragonne et... C'est tout! La France en réceptionnera 485280 exemplaires et il continueront leur service jusqu'en 1945.
D'ailleurs les Allemands noteront dans leur nomenclature les "92 espagnols" et du commerce Rev 634, 635 et 636 (f). Et le Mle1892 Français le Rev 637 (f).
A noter que de manière générale les revolvers "92 espagnols" à l'époque n'étaient pas considérés par leurs heureux récipiendaires ;généralement des officiers; comme des "ersatzs" de qualité inférieure mais bien au contraire comme des revolvers plus modernes de par leurs lignes plus américaines pourvus de départ de meilleure qualité que le 1892 et d'un canon rayé à un pas plus conventionnel pour une arme de poing contrairement au 1892 rayé à 1/240mm
Il est important de noter que les Orbea sont parmi les plus communs des "92 espagnols", avec deux variantes de fabrications et deux types de marquages. Soit la "Industrial Orbea", comme celui montré, soit Orbea Hermanos.
On estime que l'activité de collection a commencé dès l'homme de Néandertal. Cependant, le collectionnisme à grande échelle a débuté dans le monde antique grec et romain. Avec l'activité de collection s'est développé le goût pour la restauration et la conservation. Les collections artistiques étaient conservées dans les temples, les bibliothèques et les palais princiers.
Les objets de collection sont "sémiophores", porteurs de sens et empreints d'histoire. Ils constituent des traces de notre passé et véhiculent l'histoire du monde à travers les siècles.
Liège commencera à partir de cette époque à livrer au monde entier des armes ou des pièces d'armes . L'organisation particulière du travail armurier liégeois y est pour beaucoup.
Il n'y a pas de style particulier aux pièces produites à Liège car on travaillait "à l'oeil" c'est à dire en copiant sur un modèle confié par le "fabricant" le plus souvent suite à une demande d'un armurier ou d'une manufacture étrangère, sans calibre ni étalon .
tags: #revolver #Smith #& #Wesson #copie #belge