Les réalisations de Smith & Wesson sont si nombreuses qu'il est impossible de comprendre l'histoire des armes de poing modernes sans d'abord comprendre l'histoire de Smith & Wesson. Smith & Wesson était un leader de l'industrie en 1852 quand il a été fondé et l'est toujours, avec ses innovations dans le 21e siècle.
La société américaine est créée en 1852 par Horace Smith et Daniel B. Wesson. Elle s’appellera tout d’abord Volcanic Repeating Arms Company, en référence aux pistolets et fusils Volcanic qu’elle fabrique alors. L’année suivante, les 2 associés rachètent le brevet portant sur le chargement des culasses par l’arrière. Au même moment, le brevet déposé par Colt sur le revolver à barillet tombe dans le domaine public. La conjonction de ces 2 événements leur permet alors de concevoir le Smith & Wesson Model 1.
Entre 1870 et 1874, l’armée américaine commande 28 000 exemplaires du Smith & Wesson Model 3. Une version modifiée sera même créée quelques années plus tard pour l’armée russe, qui en commandera 131 000 exemplaires. 1887 marque la création du Smith & Wesson Safety Hammerless, revolver à double action et à chien non apparent.
En 1870 Smith & Wesson développe le premier revolver de gros calibre, le "Model 3 American". La contribution de Smith & Wesson à l'histoire des armes de poing et du développement des cartouches a continué à travers le 20e siècle.
Le premier revolver Magnum, le 357 Magnum, a été présenté par la compagnie Smith & Wesson en 1935. Véritable tremblement de terre dans l’industrie armurière, le .357 Magnum était originellement chambré par le Smith & Wesson modèle 27 dans une robuste carcasse "N frame" (1935). Toutefois, devant la pression du public, Smith & Wesson se résout à produire un "K frame" dans ce calibre : le modèle 19 (1957). Malheureusement, la piste est trop courte.
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Smith & Wesson a mis au point de nombreuses munitions comme le .22 Long Rifle, le .38 Special, le .357 Magnum, le .40 S&W, le .44 (American, Special et Russian), le .45 Schofield, le .460 Magnum et le .500 Magnum (le calibre le plus puissant jamais produit).
La .357 magnum a en effet été créée en 1935. Elle était le résultat naturel des nombreux essais fait à l'époque pour doper la .38 spécial, et qui avait fini par donner la .38-44 ( une .38 spécial super-vitaminée ). Ces essais de rechargement étaient entre autre mené par ... Elmer Keith ( le futur papa du .44 magnum ). La .38-44 était chambrée dans le S&W Heavy-Duty, un révolver de grande carcasse ( carcasse N ), pour avoir suffisamment de métal autour des chambre pour contenir les pressions.
La .357 fut chambré dans un revolver de carcasse N également. Et pour éviter toute erreur fâcheuse, l'étui fut allongé pour éviter que cette nouvelle cartouche soit chambrée dans un revolver de cal.38. En effet, la .357 développe des pressions triples de celle de la .38 !!
Concernant le nom "magnum", il a été inspiré par Holland&Holland, qui avait créé le .375 magnum en 1911, associant pour la première fois ce terme aux munitions.
Le calibre et le SW qui le tirait en 1er sortirent en 1935, C'est une 38 SP rallongée. La cartouche d'origine tirait une SemiWad en plomb durci. C'est également mon chargement prefere, hyper precise et puissante, c'est à mon avis et de tres loin, l'une des meilleures cartouches de revolver.
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Rien à voir avec l'année, c'est le calibre exprimé en millièmes de pouce américain. Soit 25.4 mm : 1000= 0.0254 X 357= 9.0678. L'appellation magnum vient, au départ, de la forme des bouteilles de champagne du même nom.
Lorsqu’en 1935, Smith&Wesson sort, avec le concours d’Elmer Keith (1899-1984), le premier 357 magnum, c’est le plus gros revolver de son temps et le plus puissant. Ce premier « registred magnum » est conçu autour de la solide carcasse N (la même que celle du 44 magnum de Clint Eastwood!). Commercialement c’est celui qu’on appellera plus tard le Modèle 27.
Mais c’est aussi l’époque de la Grande Dépression économique aux USA. Smith est aux abois et ne sait pas comment son arme sera reçue. S’il en vendra même. Toutes les commandes se sont effondrées et il a pris la difficile décision de garder ses meilleurs ouvriers quoiqu’il arrive.
Les armes de cette période sont les mieux finies que sortira jamais la prestigieuse firme. Et pourtant la production d’avant la crise était déjà topissime. Et elle sera excellente encore jusque vers 1985/90. Bref, impossible de lancer une véritable série faute de ventes. Smith ne sort donc ces premiers « registered magnum » que sur commande. C’est au client de préciser ce qu’il veut comme organes de visée, sa longueur de canon (offerte de 3 pouce et demi à … 8 pouces et demi en 357mag !), son type de bronzage, ses plaquettes etc.
Moins de 5.000 produits de 1935 à 1939. Rien. A titre anecdotique, ces « futurs 27 » étaient vendus 60 dollars pièce mais une réduction substantielle était accordé aux officiers de Police et du FBI.
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L’économie de guerre se terminant, et allant beaucoup mieux, la première « vraie » série de 27 sera enfin lancée en … 1947 (!). 12 ans après sa naissance réelle. Le joujou sera un énorme succès produit jusque 1994 avec une reprise en 2008 sous la dénomination « Classic Model ».
Nous avons ici affaire à un très beau 27-2 en 357 mag. Il est en série-2 créée en 1961 pour une amélioration de la tige de barillet et produit jusque 1979. Notre exemplaire raconte la fin d’une période bénie de l’armement, du top qualité à l’ancienne - Période que j’appelle le “second âge de Smith” dans ma “Smith Expérience” qui consiste à faire comparer à mes amis et clients tireurs trois Smith représentatifs de chacune des trois grandes périodes de la marque pour moi.
Nous sommes ici face à une crème de revolver. Les finitions sont encore poussées avec un soin qui n’existe plus aujourd’hui. Surtout les ajustements, secret d’une mécanique de rêve. Le bronzage aussi. Sa qualité commence avec sa poignée enveloppante en bon noyer américain muni de son ovale de pouce et non d’une simple découpe comme sur les modèles plus récents. La carcasse est de type « square butt », finement striée, popularisée par le 1917. La carcasse est bien sûr ornée sur sa face droite du célèbre sigle de la firme de Springfield. Elle est complétée d’un bronzage de très haute qualité, supérieure aux production actuelle (notre arme est de 1977) bien noir profond et brillant à la fois.
La qualité du « second âge Smith » se voit notamment aux ajustements barillet/carcasse. Le déverrouillage du barillet est extrêmement fluide, sans à-coups et permet un rechargement rapide et sans défaut. idem à la jonction canon / Barillet avec une feuillure inférieure à 0,05mm (valeur à neuf !) . Un tout petit coup de poignet et le barillet est rengainé ! L’arme a tirée mais elle est dans un état impeccable.
Les chambres du barillet sont munies de drageoirs faisant entièrement pénétrer le bourrelet de l’étui à l’intérieur. Cette qualité d’ajustage permet une solidité accrue pour une masse réduite d’acier ainsi qu’un meilleur calage de la cartouche qui contribue à la précision. La crête de chien et la queue de détente sont élargies (et jaspées) ce qui était une option coûteuse mais aujourd’hui fort appréciable. La double action est un vrai bonheur ! La canon de 5 pouces est miroir de chez miroir avec de très belles rayures bien nette. Toujours un très gros potentiel.
Le guidon penté de type “baughman” est encore, à cette époque, taillée dans la masse du barreau et mesure plus de 3 mm d’épaisseur sur ce modèle. Le dessus de l’arme a été bronzé puis ensuite très finement sablé en usine pour gérer les reflets ( du grand art). Outre une mécanique de rêve, la prise de visée dans une hausse très agréable est facile à appréhender. Ce Smith de près de 50 ans est vraiment en excellent état.
Solide, fiable, extrêmement bien fabriqué dans ces années-là, précis et simple d’utilisation, il n’y a pas mieux qu’un S&W en 357 magnum. Calibre extrêmement répandu, bon à tout et qui permet d’utiliser un nombre infini de 38 spécial et autres wad-cutter. Une grosse arme mais tellement agréable qu’on ne s’en rend pas compte en main. Ceux qui regardent, en revanche, voient que vous avez du lourd !
En 1971, Smith & Wesson lance pourtant sur le marché son modèle 66, version inox du Smith & Wesson modèle 19. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En 2014 puis en 2017, Smith & Wesson crée la surprise en réintroduisant le modèle 66 en canon de 4.25" puis 2.75". Forte de son expérience des générations précédentes, la marque a soigneusement revu sa copie et s’avère en mesure de nous proposer enfin, un revolver "K frame" qui ne craint pas le tir quotidien du .357 Magnum.
Ici le troisième verrou n’est plus un poussoir s’enchâssant dans l’avant de la tige d’extraction, mais un verrou usiné directement dans la carcasse et mû par un puissant ressort. Celui-ci vient s’imbriquer dans le bras support de l’axe de barillet, pour un verrouillage bien plus direct et plus plus robuste. Ce système inédit se voit baptisé "Ball Detent lock up".
Second point essentiel : l’indexage du canon. En effet, depuis l’abandon du canon vissé/goupillé pour le canon vissé/collé, une difficulté apparaît parfois sur les armes très fortement sollicitées. A la longue et sous l’effet de vibrations importantes, le canon peut se décoller de son filetage et se dévisser de la carcasse. Ici, ce risque est totalement éludé par l’adoption d’un canon en deux parties : le tube rayé en lui-même et le manchon en acier qui l’entoure.
Si le tube est toujours vissé-collé dans la carcasse, le manchon s’y voit lui enclenché par une découpe orthogonal. La beauté du système réside alors dans un épaulement sur la surface externe du canon interne (vous suivez toujours) coïncidant avec un évidement du manchon. Pour le reste, on profite des mêmes caractéristiques qu’un .357 Magnum de Smith & Wesson en carcasse "L frame", sans le moindre sacrifice de cartouche. Le barillet pourra loger 6 munitions et tourne dans le sens antihoraire. La détente est fidèle à ce que l’on attend d’un Smith & Wesson : nette et souple. En simple action on la pèse à 2.20 kg, et à 5.20 kg en double action. Les organes de visée se composent d’une hausse réglable et d’un guidon goupillé. Malgré sa carcasse modeste, ce Smith & Wesson 66 reste plaisant à utiliser grâce au grip synthétique. Une très belle réalisation de Smith & Wesson, qui console d’un coup de baguette magique tous les déçus des générations précédentes.
Le Smith & Wesson Model 686 est un revolver à double action reconnu pour sa robustesse et sa précision. Conçu pour les munitions .357 Magnum, il peut également tirer des cartouches .38 Special. Le Smith & Wesson 686 est parfait pour le tir sportif et les compétitions. Sa conception robuste permet une utilisation intensive sans compromettre la précision.
Classique parmi les classiques, le Smith & Wesson 686 est une véritable institution, appréciée des tireurs d’expérience comme des débutants. Si son apparition date de 1980, il a su évoluer pas à pas au fil des années pour rester dans l’air du temps sans pour autant renier son essence. Le modèle 686 de Smith & Wesson fonctionne en simple comme en double action. Il sera donc adapté à un tir de précision en stand à 25 m comme à un tir plus dynamique sur silhouettes métalliques.
Le barillet possède une capacité de 6 coups et tourne vers la gauche comme le veut la tradition S&W. Ce Smith & Wesson 686 possède un canon de 4", une taille moyenne qui s’avère la plus polyvalente de toutes. On possède ainsi un revolver qui reste maniable, rapide à pointer dans une perspective de combat ou de home défense (nous nous plaçons ici dans une perspective américaine cela va sans dire).
Les organes se composent d’une hausse à feuillet réglable (en dérive et en site) qu’on aligne avec un large guidon à lame strié. Celui-ci comporte un insert rouge qui guide l’œil pour une prise de visée plus rapide. De génération 6, ce 686 possède la serrure de sûreté qui équipe tous les revolvers Smith & Wesson depuis 2001. La poignée jouit ici d’un grip polymère aux empreintes de doigt marquées mais moins exubérantes que les Hogue habituelles.
Un revolver qui poursuivra encore longtemps sa route dans l’histoire armurière, tant sa pertinence et son efficacité son indémodables. Le trône du maître en la matière : Smith & Wesson.
Revolver Smith & Wesson 686 International Nouveauté 2015 Smith & Wesson - Série limitée à 150 exemplaires en France.
Smith & Wesson vous offre la possibilité de posséder un morceau d'histoire en devenir avec ces revolvers Classic. Ce sont les meilleures armes de poing possibles, dont le design rappelle les armes les plus célèbres et les plus recherchées que Smith & Wesson ait jamais construites.
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