Smith & Wesson et l’alphabet, c’est une longue histoire d’amour. Le classement de leurs modèles s’est pourtant fait dès le départ avec des numéros 1, 2… et en suivant la taille de leurs carcasses.
Au début du siècle, les représentants de Springfield dans les différents états US avaient la possibilité de demander la réalisation de séries spéciales, en quantité limitée. On en rêverait aujourd’hui ! Ce sera le cas en 1911 de Phil Bekaert, agent de Smith à San Francisco, qui commandera 1.000 revolvers en calibre 22LR en canon de 4 pouces, conçus pour être des revolvers polyvalents, aussi bien à l’aise en outdoor life qu’en tir et surtout réalisés sur la carcasse des 32 (carcasse I) plutôt que sur la minuscule carcasse M des Ladysmith qui tiennent plus de l’horlogerie que de l’arme de stand. On en avait enfin finit avec l’idée « petit calibre - petite arme ». Notez bien que l’idée n’est pas venu d’un constructeur mais d’un distributeur compétent.
Ce modèle sera appelé « 22/32 heavy frame target ». Son succès fut tel que quatre ans plus tard il devenait un modèle officiel de la marque et se trouvait produit en grande série. Il sera surnommé le « Bekaert » ou le « kit gun » du fait de son emploi idéal pour partir dans le wild. Parfait compagnon du pêcheur, du campeur ou simplement en cas d’invasion de boites de conserves zombies, ces petits revolvers en 22LR se bâtissent une solide réputation, au point d’être inclus dans la nouvelle dénomination de 1954, recevant le matricule « 34 ».
En France, ce modèle est relativement peu courant, sa fonction première, très américaine, d’être trimballé partout avec soi dans un sac à dos à la campagne, y étant quelque peu compromise par la loi qu’il convient ici de rappeler. En France c’est interdit absolument. On critique parfois l’utilité de ce genre de plate-forme. Or, par rapport à un pistolet automatique tout neuf, conçu on ne sait où, mais à 90% en zamac » de daube » comme un airsoft, il n’y a pas photo. Celui là ne partira sûrement pas à la ferraille une fois la période de garantie écoulée.
Notre arme de ce jour est un 34-1, produit de début 1960 à 1988 et son numéro de série le situe dans la fin des années 70 / tout début des années 80 au plus tard quand la production de Smith était encore faite avec de vrais ajusteurs professionnels dans des aciers magiques. Et croyez moi cela ce sent encore quand on tire le chien ou qu’on replace le barillet ! Le « deuxième âge » de Smith dans la désormais célèbre et courue « Smith Expérience » que Maître Flingus réserve aux initiés. Cette excellente arme se nourrira aussi de tout ce qui vous passera sous la main, de la 22 short à la CCI minimag. Son champ des possibles est infini.
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Un bon revolver, c’est aussi et d’abord une bonne prise en main. Votre vœux est exaucé ici avec cette bonne crosse pachmayr. Son caoutchouc remplira les paluches juste comme il faut pour un excellent contrôle et sans qu’elle ne tourne dans la main. Excellent bronzage et de très beaux marquages, « Smith et Wesson made in USA », peu de signes d’usure et très peu de signes de manipulations. Chien et queue de détente joliment jaspés à l’ancienne. Très bon état global pour une arme de plus de 40à ans. Très bonne mécanique, bien fluide. Même en double action. Il est possible même de faire des miracles, en cas d’ennui prolongé, avec le très net départ de la simple action. Difficile de faire mieux sur un automatique. Cette action est aussi fiable que polyvalente, agit sur une mécanique éprouvée.
La platine de notre 34 est directement dérivée du S&W 1905 troisième itération sorti en … 1907 ! Avec ses très bons organes de visée, réglables en tous les sens, cette arme vous permettra de profiter d’excellentes séances de tir sur gongs, aussi ludiques qu’amusantes. On sait tout de suite quand on à touché. Peu de choses au monde sont aussi satisfaisantes. Au moins pour Maître Flingus qui a conservé une âme d’enfant. Chambres très propres, beau canon de 4 pouces goupillé sur le dessus. Idéal pour exploiter les capacités de la 22 subsonique sans pour autant trop s’encombrer. J’ai mis une 22LR Blazer sur une des photos pour donner une idée de ce que ça donne.
On retrouve ici la conception, impossible chez nous, pour d’évidentes raisons légales, d’un revolver à emmener partout avec soi. Ni trop gros, ni trop petit grâce à sa carcasse J, carcasse supportant allégrement le 38 spécial sur d’autres modèles, il est d’une solidité à toute épreuve - « over builded » - diraient nos amis américains. Il est l’intermédiaire parfait entre poids et solidité. Le fait que son barillet n’ait que 6 coups est à mon sens un avantage : d’abord, vous n’aurez pas à réhabituez votre cerveau quand vous repasserez sur un autre revolver. Bref une arme modeste en apparence mais qui vous surprendra et que vous sortirez au stand bien plus souvent que vous ne le pensez. Un excellent révolver en 22LR que je recommande particulièrement dans le genre. Très bons cartons garantis et sans doute une des meilleures plates-formes révolver en 22LR. Il sera également idéal pour initier vos proche avec une arme légère et de peu de recul. Et surtout n’oublions pas que c’est un enfant très bien élevé.
A partir des années 1960, l’introduction des mêmes modèles mais en acier Inox (numérotation en 6x) constitua une véritable prouesse technique. Ces armes étaient destinées aux utilisateurs vivant au grand air ainsi qu’en milieu marin. La version inox du Smith 34 22LR est introduite en 1977. C’est notre Smith 63.
Si les américains sont connus pour leur amour des gros calibres, il ne faut pas ignorer que pour le civil urbain, dans la vie de tous les jours, le .45 n’est pas toujours portable. Ces armes robustes, fidèles au mécanisme top break étaient parfaites dans leur rôle d’arme de sac à main et de défense à avoir en permanence sur soi, sans avoir à craindre d’un recul punitif. Il leur fallait néanmoins un remplaçant plus moderne et notre Smith 34 devenu 63 fut chargé de ce rôle dans la gamme Smith.
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En tant qu’arme à porter en permanence parfois en double voir triple dotation, un revolver à canon ultra-court s’oubliait de part son encombrement plus que négligeable. Sa capacité à rester éternellement chargé et prêt à faire feu, présentait aussi en soi un intérêt réel. Si la ligne de visée n’a rien de comparable avec leurs frères à canon long, leurs qualités de pointage ont ici l’occasion de briller de façon étonnante. Que ce soit à bout touchant ou à 25m, vous seriez étonné des capacités d’une arme aussi réduite. Nous ne referons pas ici l’éternel débat pistolet contre revolver. Chacun à son rôle et ses missions. Mettez l’un à la place de l’autre et rien n’ira plus.
Du point de vue du tir de loisir, contrairement à ce que peuvent en dire certains détracteurs, le revolver en 22 LR est loin d’être sans danger. Voici donc une excellente arme que ce Smith&Wesson 63-3 en 22 Lr qui se nourrira de tout ce qui vous passera sous la main en 22, de la 22short à la CCI minimag. Son champ des possibles est infini. Tant à 25m sur du carton ou sur des gongs, la puissance récréative et de satisfaction de l’engin détonne.
Cette créature allie la chaleur de très belles plaquettes maison en bois quadrillées avec le poli glacé de l’acier inox nu. Ses plaquettes actuelles sont en parfait état, joliment vernies et bien proportionnées même pour une main moyenne à grande. Je le prends en main sans difficulté et même avec plaisir. Dans cette configuration, l’épaisseur de l’ensemble et sa silhouette sont très discrètes et en accord avec sa vocation. La compacité du terrible engin repose sur ces excellentes plaquettes, des courbes ultra étudiées et son acier inox affiné mais très costaud dans un état proche du neuf. Aucune rayure significative. Plus que très propre. Aucune oxydation évidemment. Toutes vis impeccables.
La mécanique, elle, est fidèle à la réputation de la firme de Springfield. Souple, avec une excellente sensation de contrôle de l’action de son doigt sur la détente. Ce n’est pas du MR73 mais c’est plus que très bon. C’est même excellent. L’arme est de 1992 - l’année de basculement définitif chez Smith dans cette catégorie. Si le canon n’est plus « pinned », le barillet lui est néanmoins toujours « recessed » (drageoirs en chambres). En 22 LR ! Signe de finitions encore excellentes des temps « avant ». Signe de qualité encore, il possède bien la pastille d’acier spécial qui borde le passage du percuteur.
La platine est dotée d’une sécurité supplémentaire mais invisible contre les risque de départ liés aux chutes sous forme d’une barre de transfert interne, amélioration introduite à la demande de l’US Navy en 1942. La crête du chien est du modèle fin, mais solidement quadrillée, elle ne peut vous échapper. Le précédent propriétaire avait mis une goutte de verni à ongle sur la vis de maintien de hausse. ce fût à la mode. C’est totalement inutile ici du fait d’un recul plus que très limité.
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L’arme, légère en soi du fait de sa taille, est « lourde » relativement à son calibre. La stabilité du tir et la gestion du recul en sont donc d’autant mieux maitrisées. Il est donc possible d’enchaîner à une vitesse sans pareil les six coups du barillet sans aucun remord d’avoir vidé plusieurs boîtes de cartouches en quelques minutes. L’intérêt du 22 Lr en carcasse I est de pouvoir accueillir un barillet à six chambres au lieu de cinq. L’accès au déverrouillage du barillet tombe directement sous le pouce. A leur éjection, les douilles tombent toutes seules sans être gênées par le rebord de la poignée. L’arme étant dans un état de quasi neuf, les marquages rayonnent, beaux, bien nets et bien lisibles. Les rayures éventuelles sur les photos sont comme d’habitude très largement exagérées par mes gros plans de folie. Mais ke préfère faire comme cela, vous le savez. Les pourtours des crans de verrouillage ne comportent aucune usure. Ce revolver a vraiment très peu vécu. Chambres absolument miroir et très propres.
Bien que ne mesurant pas plus de 5,1 cm, le canon offre de splendides rayures dont la longueur n’empêcheront pas de faire de jolis trous dans le carton… Vous serez surpris. Configuration très « Smith », cette arme pourtant faite à l’origine pour un port discret et une utilisation de défense, est dotée d’une hausse de visée réglable identique à un modèle de stand! Le guidon « penté » est taillé dans la masse avec un insert orange pour une meilleure acquisition. Et la dite prise de visée est vraiment excellente si vous souhaiter l’utiliser au lieu d’un tir de pointage tout d’instinct. Hausse et guidon sont en parfait état et sans aucun choc.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ ET ORIGINAUX DES VOLETS 1 ET 2 DE L’AUTORISATION. Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage.
| Modèle | Matériau | Calibre | Capacité | Longueur du canon | Caractéristiques |
|---|---|---|---|---|---|
| 34 | Acier carbone | .22 LR | 6 coups | 4 pouces | Modèle original "Kit Gun" |
| 63 | Acier inoxydable | .22 LR | 6 coups (anciens modèles), 8 coups (modèles récents) | 2, 3, 4 ou 5 pouces | Visées réglables, premier .22 LR en acier inoxydable |
| 650 | Acier inoxydable | .22 Magnum | 6 coups | 3 pouces | Visée fixe, barillet .22 LR en option |
| 651 | Acier inoxydable | .22 Magnum | 6 coups | 4 pouces | Visée réglable, barillet .22 LR en option |
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